Deux randos en une seule !
C'est le projet de Robert aujourd'hui. Nicole nous assure que c'est toujours ainsi lorsque Robert nous emmène dans ce beau village médiéval dominé par l'église romane
et arrosé par la Rimandoule et le Roubion,
auprès duquel nous nous sommes arrêtés.
Nous traversons le village vers le centre, en croisant un insolite troupeau d'éléphants.
Belle clôture et fameuse image pour une artisan(e) qui doit travailler le métal !
C'est un chantier (la rue est défoncée et les engins se font entendre de loin).au coeur du village qui nous a obligés à changer d'itinéraire
et qui a troublé Robert ! A droite, nous
montons vers l'église. Mais non, c'est par là qu'il nous faudra revenir ! Demi-tour, descendons une calade
traversons le vieux pont
et le vieux quartier de la rive droite. Et nous
retrouvons (enfin, pour moi c'est une première et je me contente de suivre, je ne retrouve rien !) un grand mur aveugle où une cheminée fait un renflement en arc de cercle, et prenons le chemin à
droite qui va nous conduire à Saint Euphémie. C'est l'une des trois montagnes qui entourent Pont de Barret. Nous en aurons une deuxième à notre programme, Eson. Je n'ai pas retenu le nom de la
troisième.
Le sentier monte très vite. Nous laissons sur notre droite quelques ruines, le sentier pour aller à la statue de la Vierge juste au-dessus du village, et continuons sous les pierriers qui ont un
peu envahi le chemin très encombré de petites pierres. Heureusement quelques replats nous permettent de reprendre notre souffle.
Et d'admirer entre les buis et les
feuilles rousses des chênes la vallée du Roubion et les montagnes voisines.
En face , c'est l'Eson ... donc nous devrons
redescendre complètement jusqu'au village avant de remonter en face, sur la rive gauche !
Nous avons enfin atteint la plateforme de Sainte Euphémie, où une flèche nous invite à aller jusqu'au belvédère des Fours ... Impossible de résister, nous ne sommes pas montés jusqu'ici pour y renoncer !
Pause-banane (ou ce qu'on veut bien) au sommet des rochers qui dominent la plaine de Puy Saint Martin. Tout au fond entre les têtes d'Edgar et de Justin on aperçoit le sommet de RocheColombe.
Mais c'est le sommet derrière Jean François qui est l'objectif de Robert, et le nôtre bien sûr !
Il faut d'abord rejoindre nos amis un peu plus bas avant de contourner et poursuivre à droite.
Finalement ce n'est plus si difficile, jusqu'à ce que nous commencions à redescendre vers le village.
Quelle pente ! Nos adducteurs sont beaucoup plus sollicités que jamais ! Nous allons attraper des crampes ! Et lorsque Alain nous
donne les chiffres du moment nous comprenons : en 4 kilomètres nous avons monté et descendu 400 mètres !
Un instant de pause après la traversée du pont pour regrouper tout le monde, ou presque et pour regarder juste à côté du cimetière l'église
et ses trois absidioles toutes rondes.Nous
arrivons assez vite sur la corniche au-dessus d'une des barres de rochers qui ont donné son nom au village, Pont de Barret. Et z'ont eu très chaud à la parcourir, et z'ont mouillé leur chemise
avant d'arriver au replat d'Eson Bas, parfait pour le pique-nique.
Dans l'air froid et humide de ce jour nous ne pensons pas les faire sécher nos chemises, mais nous les accrochons quand même aux branchages : Michèle dont la gourde s'est renversée dans son sac (ça m'est arrivé une fois, et c'est très désagréable, on est entièrement mouillé, jusqu'au fondement ... ) a habillé un piquet fléché qui se retrouve avec le bonnet d'Ahmed !
Parfait ton bonnet Ahmed pour la
signalisation des jours de chasse. Avec le gilet jaune fluo de Robert, nous serons bien encadrés, et je n'aurai pas mauvaise conscience de laisser trop souvent le mien au fond de mon sac
!
Dès le dernier café bu nous plions
notre matériel et repartons vers Eson Haut en passant par un nouveau belvédère
Camaïeux de bruns et de verts sous le ciel très gris. Ce n'est pas tout à fait la même chose que sous le ciel bleu ...Mais d'ici quelques jours les
sentiers seront beaucoup plus colorés. Un crocus pointait son nez mauve tendre et le hellebores fétides, fleurs vert pâle sont épanouies depuis déjà quelques jours.
Nous avons
suivi la flêche "Ravin de Névelet". C'est par un large chemin forestier que nous sommes arrivés au village. Les rives du ruisseau sont maintenant des bois de buis, de hêtres et de chênes
aux chaudes couleurs rousses (tiens, certaines hêtres gardent eux aussi une partie de leurs feuilles en hiver !)
Des ruines de moulin, de terrasses éclatent et
commencent à devenir des tas de pierres ...
Nous sommes quelques uns à vouloir voir si l'église est ouverte. Quel majestueux escalier pour y accéder !
Pas de chance, Notre Dame la Brune (quel nom
superbe !) est fermée. Nous devons nous contenter du petit panneau qui indique que sa fondation date du 9ème siècle et sa construction du 12ème ; nef unique, voûte brisée, arc doubleau,
pilastres, abside circulaire décorée de cinq arcs aveugles ... et des photos qui nous font vraiment regretter de ne pouvoir entrer.
Il est temps de rejoindre les voitures et d'aller voir si le ciel est aussi gris chez nous ! Pas sûr il paraît que l'hiver arrive enfin !
Les chiffres du GPS d'Alain : 13 kilomètres et 800 mètres de dénivelé.


Commentaires