Aujourd'hui nous arrivons dans le détroit de Magellan ! Cette pensée nous réveille bien avant le lever du soleil (7H04) et nous sommes surpris par l'embrasement du ciel de la terre de Feu.
Encore un regard à la passionnante carte de la région
Nous avons bien de l'avance sur l'horaire quand nous accostons à Punta Arenas (la Pointe de Sables) qui est la principale ville de le Patagonie chilienne (120 000 habitants sur une population totale de 150 000 pour la région ; la ville de Puerto Natales, au fond d'un fjord profond sur la côte ouest en compte 20 000 ; et les 10 000 restant sont dispersés sur le reste du territoire : ils ne doivent pas se monter sur les pieds, aussi grands soient-ils !).
Punta Arenas fondée en 1848 fut un lieu pénitentiaire avant d'être le principal port entre l'Atlantique et le Pacifique qui permettait un passage plus facile que le contournement du Cap Horn. Bénéficiant en 1867 du statut de port franc elle devint une ville importante. La rue vers l'or et les guerres européénnes favorisèrent l'afflux de nouveaux émigrants au début du 20ème siècle, et compte aujourd'hui le quart de sa population d'origine croate.
Elle a perdu une grande partie de son activité maritime depuis l'ouverture du canal de Panama, mais elle est le port actif du sud du Chili, qui expédie le produit de l'élevage ovin, des conserveries et accueille de nombreux touristes.
Matinée libre sous un ciel un peu gris. Il y a des banques partout autour de la place et quelques DAB qui nous permettent d'obtenir des pesos chiliens : 700 pesos pour 1 euro ! Alors que nous avions un peu plus de 4 pesos argentins pour 1 euro ... La poste pas loin nous permet d'envoyer quelques cartes et de faire nos achats de timbres de collection. Nous allons faire plaisir à samuel aussi ! J'aime bien voir qu'il y a presque autant de librairies que de banques et que les libraires accueillent gentiment les flaneurs. Les boutiques et les étals d'artisanat local nous rappellent "furieusement" nos achats au Pérou en 1975, bonnets à oreillettes, pulls à lamas, bracelets de laine ...link
Nous ne sommes que 22 personnes pour la randonnée, français, italiens, espagnols et allemands ; et notre guides'exprime en espagnol, c'est Valeria qui traduit. Heureusement qu'elle est très polyglotte.
Nous avons dévoré l'encas que nous avions reçu pour la rando, sommes rentrés à la tombée du jour, sous la pluie ... qui a finalement peu cessé det aprèsmidi là !
Le temps de tout nettoyer au retour : chaussures, jean, et de ne plus paraître si mouillée, il était quasiment 21h lorsque je suis sortie de la cabine pour diner !
Camille, quant à lui, était assez déçu de sa sortie trop rapide, heureusement agrémentée d'une démonstration de tonte de mouton, et d'une toute petite dégustation de pisco qui rappelait encore le Pérou.
Spectacle du soir par une troupe folklorique chilienne qui nous changeait bien de la troupe du Victoria !
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