Mardi 29 Janvier 2008
Le Montmeyran Groupe de Marche (MGM) comprend 28 personnes aujourd’hui que Rachel emmène à Puy-St-Martin. Je n’ai jamais marché vers ce village. Sa situation et son environnement sont superbes, ça va encore être une belle randonnée.
http://www.puysaintmartin.com, pour tous les renseignements pratiques.
Nous nous garons sur la place de la mairie et gravissons la colline que nous venons de descendre en voiture jusqu’au pied de l’éolienne toute
nouvelle qui domine le village.
Puis nous empruntons
la large voie tracée autour du gazoduc qui apporte le gaz de ville à la Drôme, jusqu’à apercevoir le hameau de Saudon vers lequel nous bifurquons.
Attention aux pierres qui roulent dans les chemins … Rachel rappelle qu’il est impératif de porter des chaussures montantes, quelle que soit la
randonnée !
Une croix de fer forgé ancienne nous y accueille. Les vieilles maisons sont joliment restaurées ou en cours de restauration. Beau
hameau.
Et nous continuons vers Soyans. Encore ? Et oui, et derrière les ruines de château le mur de rochers de la forêt de Saou se découpe dans le
soleil. Vision superbe, comme toujours …
Bon, cette fois-ci c’est le moment de quelques recherches historiques. Et j’ai trouvé sur Google une « Biographie du Dauphiné » d’Adolphe Rochas riche en renseignements. Nous revenons encore une fois dans les guerres de religion. Ce château fut la propriété de Monsieur La Tour du Pin Montauban, baron de Lachau et dernier chef militaire des protestants du Dauphiné. (début du 17ème siècle). Il essaya de rallumer ces guerres civiles, mais Lesdiguières et ses troupes investirent le village et assiégèrent le château pendant 5 jours. Les attaques endommagèrent les fortifications et rendirent la défense du lieu imposssible. Alors de nuit, Montauban et ses hommes l’évacuèrent en descendant par des cordages dans un précipice réputé infranchissable et se réfugièrent au château de Mévouillon. (recherches à faire … ) Ils durent cependant se rendre, mais il semblerait que ce soit Montauban qui ait imposé les conditions de sa rédition, qui lui furent plutôt avantageuses. Et c’est ainsi qu’il obtint le privilège de conserver deux pièces de canon au château de Soyans qui ne furent enlevées qu’en 1790, par les patriotes de Séderon …
Mais revenons au 21ème siècle, par une belle après-midi de janvier. Le soleil se voile et nous nous recouvrons tous pour éviter de prendre froid.
Et un peu plus loin, dans une partie boisée du chemin nous avons la halte goûter. Les madeleines de Maguy, les rochers de Chantal, les craquants de Simone et le biscuits à la cannelle et aux noix
de Mado ravissent tous les palais. Et j’ai omis les diverses pâtes de coing et autres gâteaux … Les marches se sont-elles pas seulement des prétextes pour profiter des talents pâtissiers de
toutes ces dames ?
A travers bois, par un chemin en balcon au dessus de la plaine nous bouclons notre randonnée, en passant à côté d’un chêne vénérable ; il faudrait presque être 4 personnes pour l’encercler !
A 17H45 nous sommes aux voitures, après avoir parcouru 11 km dans les temps. Dénivelé pas bien important
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C’est assez discret le caractère gothique
dans sa version provençale ! Et je viens d’apprendre que la première église Notre Dame des Anges du 13ème siècle a été détruite par les protestants (nous sommes sur des terres de
guerres de religion cette semaine encore) puis reconstruite au cours des 16ème et 17ème siècles. C’est sûrement pour ça qu’elle est si peu gothique !
Avant de repartir à l’ascension du sommet du volcan.
Mur de laves grises et rougeâtres d’un côté, et colonnade de laves de 200 mètres de haut de l’autre. Et d’en haut, coup d’œil à 360° sur les Préalpes drômoises, les cheminées de
la centrale de Pierrelatte, les Cévennes et le Coiron, et la centrale nucléaire de Cruas dont les 4 cheminées sont en fonction aujourd’hui. C’est assez rare.
Les
chatons des noisetiers sont déjà sortis, et les bourgeons des amandiers prêts à éclater. Après les froids très vifs que nous avons eus en décembre la douceur des journées de janvier tourneboulent
la végétation !


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