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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 20:28
Lundi 18 Février 2008
5 H 45 nous atterrissons à Sào Paulo ; nos montres à l’heure française, marquent 9 H 45. Nous avons quitté Milan il y a juste 12 H, et Montmeyran il y a 20 H. (ça, c’était ma séquence de femme de chiffres …).
Après une nuit aussi inconfortable que possible nous avons abandonné l’hiver français pour l’été tropical. L’air est saturé d’humidité, le violent orage d’hier a laissé des traces dans les rues et les quartiers que nous mettons des heures à traverser. La circulation est inextricable,   les rues saturées, des motos se faufilent entre les voitures en klaxonnant, des marchands ambulants proposent aux automobilistes de petits sachets de cacahuètes ou autres. Quelques maisons coloniales paraissent toutes petites au milieu d’immeubles récents. Des arbres aux fleurs bleues, violettes, jaunes ou rouges bordent les rues. Les façades semblent vieillies prématurément sous les assauts de l’humidité, de la chaleur et de la végétation envahissante. Dans les favelas la boue a provisoirement remplacé la poussière.
 Sào Paulo est devenue tellement étendue que je me demande si ses faubourgs n’ont pas rejoint Santos ! Mais nous finissons par en sortir et traversons une campagne bien verte et les « fleurs de carême » donnent aux forêts des allures de jardins enchantés.
Sào Paulo est construite sur un plateau à 900 mètres d’altitude, et pour joindre son port, Santos, l’autoroute dévale en quelques kilomètres l’immense marche qui les sépare. Les ouvrages d’art qui soutiennent les deux voies sont bien plus vertigineux que le souvenir que j’en avais gardé ! Mais ce qui a beaucoup changé en 40 ans c’est la circulation : les poids lourds se suivent en ligne serrée que notre bus double allègrement.
Nous rejoignons enfin notre navire, le Costa Victoria et notre cabine en début d’après-midi. Du balcon nous regardons la circulation fluviale, les enfants qui sautent dans l’eau sur l’autre rive et la favela lacustre. Oui, ça existe encore ces cités sur pilotis au dessus de l’eau. Il y a 40 ans le guide qui nous avait accompagnés dans un quartier semblable de Bahia Bianca nous avait expliqué le système économique qui  régissait la vie ici : les habitants mangeaient les crabes qu’ils péchaient juste en dessous, puis à leur mort, ils étaient jetés à l’eau pour nourrir les crabes …
Une vieille dame née en Angleterre et qui vit en Argentine depuis très longtemps m’a parlé de sa déception de voir que le fleuve de Santos est devenu une partie du port, alors qu’il y a 40 ou 50 ans, lors de sa première venue les rives étaient parfaitement sauvages et vertes … C’était donc ça, je n’avais pas du tout le souvenir de ces installations fluviales du port.
18 heures, le soleil tropical décline. La lumière sur le fleuve devient très intense et ravive les couleurs. Il est temps d’appareiller pour Rio de Janeiro. Trois mugissements de la sirène signalent notre départ. Et rapidement les côtes s’estompent dans la nuit.
C’est le moment de découvrir la vie à bord …   

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Published by Camille et Pierrette - dans Amérique du Sud
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commentaires

Philippe 18/03/2008 12:13

Bon sang quel début de récit ! On a hâte de connaitre la suite, oui on veut savoir comment est la vie à bord tabernacle!

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