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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 22:00

Lundi 25 Février 2008 Puerto Madryn - Eléphants de mer

Nous arrivons en Patagonie ! Le "pays des Grands Pieds" ? - Les Espagnols qui arrivèrent ici les premiers avaient-ils les pieds beaucoup plus courts que ceux des habitants primitifs qu'ils trouvèrent ici ? -

Nous nous sommes levés à 6 H ce matin pour profiter du contournement de la péninsule Valdès et de l’entrée dans le Golfo Nuevo jusqu’à Puerto Madryn où nous ferons escale pour la journée. Pas de chance, le brouillard nous cachait tout le paysage, et le petit déjeuner sur la terrasse du 11ème pont

exigeait la forte motivation qui était la nôtre ! Nous avons fini par revenir dans notre cabine pour attendre le moment où nous verrions l’accostage, toujours dans le brouillard. La jetée est bien longue, et le port en eaux profondes (180 mètres) permet l'accostage de gros navires comme le Costa Victoria.

Il a fallu un moment certain pour que nous puissions enfin sortir et rejoindre le bus qui allait nous emmener vers la Punta Delgada, lieu de fécondation et de naissance des éléphants de mer. C’est une espèce de mammifères marins rare et nous ne voulions pas rater cette occasion d’en voir.

 

Nous avons parcouru 160 Km sur un plateau recouvert de steppe. Quelques arbustes rabougris constituent la nourriture principale des troupeaux de moutons élevés dans les estancias de quelques centaines de milliers d’hectares. Nous avons eu la chance de voir également quelques animaux sauvages qui vivent également dans ces pâturages : des guacanos qui ressemblent à des petits lamas roux, des nandous qui doivent avoir beaucoup de points communs avec les autruches. Nous n’avons pas vus de maras que nous aurions pu confondre avec des lapins, mais qui vivent en famille.

 

De la faune marine nous ne verrons pas les lions de mer, les dauphins ni les baleines. En effet, les baleines n’arrivent qu’en juin pour repartir en décembre. Notre guide nous explique qu’elles viennent de plus en plus nombreuses, et qu’elles restent longtemps. Elles apprécient les contacts avec les hommes et jouent même avec leurs visiteurs ! Ce sera pour une autre fois, aujourd'hui nous

devrons nous contenter du squelette du centre des visiteurs  ! Quant aux lions de mer nous en verrons plus au sud.

 

Pendant les 50 derniers Km la piste traverse une steppe herbeuse où des chevaux redevenus sauvages paissent. Nous apercevons même un petit troupeau de vaches : il y a des tentatives d’introduire des pâturages et des bovins dans cette région.

 

Puis nous arrivons enfin à Punta Delgada, ses installations de surveillance scientifique (la péninsule est déclarée patrimoine mondial Unesco avec tout ce qui en découle), et son phare au sommet de la falaise.

 

En bas, il y a quelques éléphants de mer. Eh oui, seulement quelques ! Car la saison de la reproduction est déjà bien avancée et les gros males, chefs de harems sont déjà repartis et ne reviendront qu’en décembre pour assurer la reproduction, et les femelles pour mettre bas leur petit dont la gestation dure environ 1 an. Il y a là deux groupes, à peine une vingtaine d’animaux. Si gros, si ronds qu’ils ont beaucoup de mal à bouger. Ils ouvrent de temps en temps deux immenses yeux  globuleux et sombres, moins souvent une large gueule rougeâtre ; et  s’envoient avec leurs nageoires quelques petits cailloux sur le corps. Attendent-ils que la marée soit haute pour aller chercher leur nourriture en mer ? Pour le moment ils s’économisent !


Au loin posés sur le rocher quelques pétrels géants, et d’étranges oies au ventre doré et rose.

 

Nous remontons les 180 marches pour revenir en haut de la falaise et rejoindre le restaurant de l’estancia où Camille m' attend en compagnie de Dorly et Ruth deux dames avec lesquelles nous avons établi d'agréables relations. Il est presque 16 H et nous ne savons plus très bien si nous avons encore faim. Mais finalement quand les plats d’agneau grillé arrivent nous leur faisons honneur. Le climat et la végétation permettent l’obtention de moutons et agneaux à la chair savoureuse, naturellement salée (il y a de grandes salines dans la péninsule) et peu grasse.

 

Il y a aussi une boutique dans l'établissement avec tous les souvenirs dont peuvent rêver les touristes, des cartes postales et même une boite à lettres de "Correo Argentino" qui me permet d'envoyer mes cartes avec timbres argentins . Car la prochaine escale sera au Chili.

 

Il est temps de rentrer à Puerto Madryn, et même de réembarquer car nous allons appareiller à 20 heures. Dommage que nous n’ayons pas vu grand-chose de cette petite ville en dehors d'un quartier de villégiature en bord de mer, et de la zone industrielle très active avec son usine d’aluminium qui occupe une grande partie de la population.

                                                                               Au revoir, Argentina !

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Published by Camille et Pierrette - dans Amérique du Sud
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