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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 02:44
Samedi 23 février 2008
Je n'ai pas été très juste avec Buenos Aires dans mon récit d'hier. J'ai omis volontairement de parler de notre visite au quartier le plus couru par les touristes, la Boca et la rue Carminito. Véritable musée ouvert avec ses maisons de tôle ondulée brillamment colorée, c'était l'endroit où les émigrants italiens arrivaient au début du 20ème siècle. Ils construisaient très vite une cabane avec les matériaux les moins chers, la peignaient de couleurs vives et ne pouvaient plus en être délogés. C'est resté longtemps le quartier du prolétariat de Buenos Aires, c'est maintenant le quartier des artistes et des marchands de souvenirs. Et les façades aux couleurs vives, les fresques et les mannequins de personnages célèbres  (les silhouettes de Carlos Gardel, Maradona et Evita Peron sont souvent rappelées) font du bien sous le ciel très gris de ce jour.
Camille s'achète une superbe casquette qui va le protéger de la pluie intermittente. Paiement en euros ou en dollars, ça ne pose pas de problème, et monnaie rendue en pesos. A nous la gymnastique de conversion. Un peu délicate chez le marchand de cartes postales où les prix sont affichés en $, dollars ? Quelle drôle d'idée, là j'ai du mal avec la conversion !

Retour au bateau pour se préparer pour notre soirée tango. Dans un établissement au nom de "esquina Carlos Gardel" qui accueille un nombre impressionnant de spectateurs pour un diner-spectacle. Le repas est typique : deux chaussons de viande traditionnels précèdent un énorme morceau de viande. La cuisson lente à basse température donne un résultat très intéressant.

Au dessus de la scène où vont se produire les danseurs de la troupe, les musiciens s'installent : accordéons, bandonéons vont nous déverser tous les tangos célèbres et quelques autres. Séquence d'introduction, chanteur aux accents tendres et enfin les danseurs espoutouflants de dextérité. C'est beaucoup plus élaboré que ce que nous pensons le tango argentin ! C'est même un exercice de précision qui doit exiger un bien long apprentissage pour que chaque danseur finisse son numéro dans toute son intégrité physique.












                                                    

                                              

Samedi matin. Nous n'appareillons qu'à 13 heures et disposons donc de notre matinée. Je veux en profiter pour prélever quelques pesos vers le terminal des bus pas loin de la gare maritime, aller à la poste pour acheter des timbres actuels et essayer de trouver un marchand philatéliste pour mon jeune ami Samuel et moi. Les 4 heures que j'ai devant moi doivent me permettre aisément tout ça. Camille préfère rester à bord.
Une nuée de taxis noir et jaune nous sollicitent dès que nous quittons la gare. Mais le terminal de bus est tout proche, alors je vais aller à pied. La largeur de la rue rend la traversée un peu délicate mais j'y arrive. Mais  trouver le distributeur semble un peu délicat aussi je demande à deux jeunes policiers où il se trouve. Avec un peu d'appréhension, j'ai gardé une mauvaise image des argentins en uniforme. Mais voici une idée préconsue qui tombe : ces policiers décvident de m'accompagner. Le premier distributeur ne fonctionne pas, le second non plus. L'un de mes guides abandonne son accompagnement et le second ne me quitte pas avant que j'ai mes billets dans mon portefeuille ! Serviable et courtois, et très appréciés des gens qui les sollicitent régulièrement. Merci beaucoup monsieur le policien argentin !
La poste est fermée le samedi, et il est encore bien tôt, Buenos Aires semble à peine réveillée. Je pars à la recherche de la boutique philatélique vers le Plaza de Mayo, c'est un peu loin, excellent après deux jours sans escale. Je n'ai pas pris une rue très commerçante, les rares magasins sont fermés, alors en une heure j'atteins mon but. Pas de boutique ou alors elle est fermée, bien que les magasins commencent à ouvrir à 1H. Je vais, je viens et je renonce à trouver des timbres de collection !
Retour vers le port, en empruntant la Calle Florida, voie piétonne aux beaux magasins de luxe, vêtements, cuirs, beaux objets, et belles façades anciennes de certains bâtiments : j'ai du temps, je peux flaner et profiter de la rue qui s'anime.
Je peux même passer à la "Gallery Pacifico" qui est un superbe centre commercial, architecture intéressante et boutiques euh ... intéressantes ou splendides  ?
Et les prix sont toujours marqués en $ alors que j'ai des pesos argentins en poche. Mais peut-on imaginer un pays où les prix ne sont pas mentionnés en devise nationale ? J veux en avoir le coeur net et entre dans un magasin pour demander : $  ne désigne pas des dollars, mais des pesos argentins !
A midi je fais la queue au contrôle de police du bateau pour réembarquer. Trois heures de marche en ville m'ont fait le plus grand bien. J'ai l'impression que c'est par l'intermédiaire des jambes et des pieds que je me fais rentrer un endroit dans le coeur ou dans la tête !

Bizarre, j'ai acheté des timbres à la boutique de cartes postales du port et ils sont marqués DHL. L'acheminement du courrier serait donc privatisé en Argentine ?

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Published by Camille et Pierrette - dans Amérique du Sud
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