4 mars 2008
réveil à 7 heures. Nous avons déjà contourné la plus grande partie des îles pour arriver à Stanley la "capitale". Nous avons du soleil, la mer est calme : temps idyllique pour arriver sur une terre
britannique ... Nous longeons une partie assez plate des îles avec des plages de sable.
Pendant que nous profitons du paysage depuis notre balcon nous devisons avec nos voisins, Marie Pierre et Sylvain grands amateurs de la Bretagne qui profitent du temps calme pour nous apprendre
quelques proverbes bretons :
"Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer",
"Quand le goëland se gratte les glands, il fera mauvais temps, s'il se gratte le cul, il ne fera pas beau non plus"
et enfin "Qui pisse au vent se rince les dents" ...
Pour sûr, ils connaissent des bretons, alors que nous c'est seulement la Bretagne ! Pendant ce moment de culture française, nous continuons notre approche et constatons que nous sommes dans un lieu
un peu spécial : des avions militaires anglais survolent les îles, la côte et le navire aussi ... Nous ne savons pas quelle était la présence de l'armée de la nation-mère avant 1982, mais elle est
tout à fait effective en 2008.
La profondeur du chenal qui arrive au port de Stanley ne permet pas l'approche du Victoria, aussi est-ce en chaloupe que nous allons aborder. C'est un exercice que nouis n'avions pas encore
pratiqué, ça fait aussi un entraînement de sauvegarde.
On peut se poser la question de la limite écologiquement acceptable du débarquement de 3000 personnes dans un territoire qui compte 2500 habitants dispersés sur un ensemble plus grand qu'il y
paraît quand on jette un coup d'oeil à la carte de l'Atlantique sud. C'est sûrement une des raisons qui font que nous n'avons que deux heures d'escale. Ca ne nous permet pas de nous répendre
partout et d'envahir toutes les côtes. Et c'est un peu dommage car si la plaquette touristique que nous remettent les dames du centre d'accueil des touristes s'appelle "Penguin news", c'est qu'il y
a beaucoup plus de manchots que d'habitants ! Et de tant d'espèces : le manchot royal, le manchot sauteur de rochers, le manchot de Magellan, le manchot Gentoo accompagnés de l'albatros à
sourcils bruns, et d'éléphants et lions de mer ...
Nous devons limiter notre visite au bourg et à sa grève. Beaucoup de souvenirs de batailles et de naufrages. Des monuments aux morts, des monuments aux marins, des pubs avec whiskies et "fish and
chips", des bancs commémoratifs, des boutiques de lainages (l'élevage des ovins est une activité importante des îlesMalouines) ... heureusement sur le parvis de la cathédrale une grande arche
construite avec les os de machoires de deux baleines bleues nous permet de ne pas nous croire sur les îles britanniques métropolitaines ...
Pas le temps d'aller bien loin, donc les recommandations d'éviter les 117 champs de mines sont superflues pour nous car il reste entre 10 et 30 % des munitions déversées pendant la guerre
contre les envahisseurs argentins.
Juste le temps de visiter les boutiques à touristes et d'envoyer quelques cartes postales : original des cartes revêtues de timbres des iles Falkland !
Il est temps de rejoindre la quai et notre chaloupe, et rentrer à bord. A 18H nous appareillons et avons le temps de voir l'île orientale d'éloigner. Oh, mais ce sont des dauphins qui sautent au
loin, tout près d'une plage de Berkeley Sound ! Belle vision que la dernière image des îles Falkland !