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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:25
Mardi 29 avril 2008

A 10 heures nous sommes 16 personnes à partir pour Chateaudouble, guidés par Rachel en direction du Pont des Sarrazins. Cet endroit m'intrigue beaucoup car nous en parlons depuis que je marche le mardi après-midi, avec ungoût d'efforts et de gourmandises dans la voix. Il semble que se soit à réserver aux jours de grande forme ...

Nous avons déjà plusieurs fois emprunté le sentier de départ, grimpé au serre de l'Ane où nous nous regroupons, et cette fois-ci nous suivons le fléchage de l'itinéraire 91, Pont des Sarrazins. Nous franchissons des collines de calcaire aux chemins de pierres, admirons des orchidées de différentes tailles et couleurs. J'avais imaginé que l'une ressemblait à un gracieux danseur en collant fushia, pendant que l'autre aurait pu être une demoiselle en robe de bal. Tout faux ! les botanistes en ont décidé autrement, leurs noms sont orchis singe et orchis militaire. On n'a pas les mêmes yeux ni la même imagination.


Et nous sommes ainsi arrivés au sommet d'une colline d'où nous pouvons voir le pont des Sarrazins. Non, pas au pied de la chaîne, mais presque à son sommet, dans la ligne blanche des falaises. Décidément c'est mon jour pour corriger mes préjugés ... Et je vais apprendre que ce pont est une arche de pierre qui ressemble à une entrée de grotte dont le plafond a dû s'effondrer en ce chaos rocheux et ensoleillé que nous découvrons après quelques heures de marche.
 Allons-nous devoir nous installer autour de ce monticule de terre humide pour notre repas ? contourner le pilier nord, mais le chemin est si étroit ? Enfin nous trouvons un passage en tunnel à l'arrière, un peu plus haut. Attention, ça glisse, et la marche est haute !


Un chemin se découpe dans la falaise, en demi-tunnel, bien abrité du vent, mais pas totalement de l'eau qui s'égoutte au dessus de nos têtes. D'étroits goulets s'ouvrent tout au long du sentier vers l'intérieur d'un gouffre ou d'un réseau souterrain. Attention à Thalie, la chienne de Rachel, qu'elle n'aille pas  les explorer, nous ne sommes pas équipés pour y aller la chercher !

Après notre pique-nique nous reprenons ce chemin qui nous offre un panorama grandiose. Attention aux pierres qui roulent, aux racines et aux souches qui nous tendent des pièges ... Nous sommes vraiment en bordure de la falaise.
La descente est superbe, le soleil nous chauffe agréablement, nous admirons les petites fleurs : polygalas blanches ou bleues, cytises, encore quelques autres orchidées, cistes blanches au coeur jaune ... Ca nous prend beaucoup de temps à Angela et moi de les regarder, de les photographier, d'essayer de les identifier. Et nous sommes les dernières.

Au repère du Corbeau nous prenons le chemin de la table d'orientation et des ruines de Chateau Rompu en passant à côté d'un superbe épicéa, pour aller admirer la plaine et le village de Chateaudouble, et nous reposer un peu. Goûter aussi si nous voulons. Et c'est l'heure de ma pomme !
                                                                  (photo d'Angéla Félicien)

Cette si belle randonnée et cet endroit étrange m'incitent à un peu plus de recherches. Et je trouve dans l'ouvrage de Jean-François Duvic, "Gens de la Raye, chroniques d'un petit coin de la Drôme" de bien précieux renseignements, et beaucoup d'hypothèses que je vous livre (et préférez la lecture de ces chroniques qui nous permettent d'assimiler un peu mieux ce pays que nous avons parfois choisi pour sa beauté et dont nous ignorons l'histoire, nous les gens qui ne sommes pas d'ici.)
La grotte aurait servi de repaire à des envahisseurs sarrazins pour y cacher leur butin ...
Mais elle aurait aussi pû être l'issue d'une mine secrète d'où l'on aurait cherché à extraire quelque métal précieux ou des pierres ?
Mais une autre légende prétend que ce serait l'oeuvre d'un géant qui serait venu ici il y a très longtemps. Et n'est-il pas curieux de savoir que des archéologues qui examinaient des tombes très anciennes derrière une ferme , au sommet d'un Serre y découvrirent "la sépulture d'un géant, au corps très bien conservé". Leur rapport est conservé aux archives de Valence ...

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Published by Camille et Pierrette - dans Randonnées
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commentaires

angèla 18/06/2008 21:13

bien plus poétique la mariée avec le danseur en collant .Les botanistes manquent vraiment D'IMAGINATION................

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