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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 14:43

Nous sommes dans l'année du 100ème anniversaire d'Olivier Messiaen, et il n'est pas difficile d'imaginer qu'il a été programmé comme jamais en 2008, tout particulièrement à Berlin, pendant notre voyage !
Heureusement que Philippe Andriot nous a donné quelques clefs, ouvert quelques portes et permis de regarder vers le ciel pour écouter ces oeuvres, tout au moins en ce qui me concerne. Car chaque jour à partir du 10 octobre une oeuvre de ce compositeur français contemporain était inscrite au programme du concert quotidien.
Nous avions écouté à Cluj Napoca, en décembre dernier le Cycle des Chants de Terre et de Ciel, en prélude à cet anniversaire. Au moins, une chose est certaine, Saoû chante Mozart n'est pas une association sectaire !

Philippe nous a rappellé que O. Messiaen est un grand mystique, et un passionné d'ornithologie. Sa musique est toute de ferveur et de spiritualité, parfois heureuse et proche de la béatitude, parfois pleine de questionnements et de douleurs.  Et les oiseaux sont toujours très présents dans son oeuvre. Il associe les couleurs et les sonorités.

C'est un admirateur de Debussy, de Stravinsky, de Varèse, de Jolivet, d'Albeniz ...

Personnage à plusieurs facettes, il est aussi très humain, fier de ses talents jusqu'à être un peu vaniteux. Les titresqu'il fait figurer sur sa carte de visite sont si nombreux qu'un grand carton est nécessaire !

Riches de toutes ces rappels ou informations nous allons assister à nos concerts :

- au programme du 10 octobre "Visions de l'Amen" pour deux claviers composées en 1943. Les deux pianistes jouent avec prudence, mais par coeur cette musique sûrement difficile à mémoriser. Bravo messieurs ! De la musique traditionnelle indienne précède et succède à cette oeuvre ; et Philippe nous précise que c'est parfaitement cohérent puisque Messiaen était passionné par les rythmes indiens.

- le 11 octobre "le quatuor pour la fin du temps" succède au 12ème concerto pour piano de Mozart. Composé en 1941 dans un stalag pour les instrumentistes qui se trouvaient là avec Messian, il réunit un violon, un violoncelle, une clarinette et un piano.  Au cours du dîner les discussions portaient aussi sur le plaisir pris à l'écoute de cette oeuvre.

- enfin le 12 nous avons écouté au Konzerthaus "les Offrandes oubliées", oeuvre méditative composée en 1930, en trois parties  : la Croix, le Péché, l'Eucharistie. La deuxième partie fait penser à Stavinsky, ce qui me fait approuver Philippie Andriot lorsqu'il me dit que le péché est le plus agréable !

Mais je n'ai toujours pas rejoint Ginette dans son goût pour ce compositeur !
                                                  

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Published by Camille et Pierrette - dans Saoû chante Mozart
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