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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 19:34
12 Mars 2009
Soleil magnifique, prévision météo optimum : je pense que ce matin Robert retenu chez lui a dû regretter de ne pas accompagner les 20 personnes qui partaient pour Lussas sous la houlette de René.
La carte de la région de Lavilledieu que nous avons consultée au démarrage nous signale plusieurs points intéressants le long de notre parcours du jour : un lieu d'escalade, l'oppidum de Jastre-Nord, le Camp de César et un dolmen. Nous en avons des raisons d'avancer aujourd'hui !


De grandes dalles calcaires tapissent le chemin bordé de murets de pierres sèches. Buis et chênes constituent l'essentiel de la végétation.
L'Issard de Madame est une clairière et un carrefour de chemins. Elle avait été rendue cultivable il y a quelques siècles, après avoir été dégagée par brûlis et défrichage. Le terrain ainsi gagné portait le nom d'issart. Nous sommes à quelques pas du lieu d'escalade, et pas de mur à l'horizon ... C'est une gorge qui se dévoile un peu plus loin.


Nous sommes au sommet du point d'escalade sur notre droite. Il domine la Louyre qui n'a quasiment plus d'eau. Ce ne fut pas toujours le cas, les loutres y ont été si nombreuses qu'elles lui ont donné leur nom ... Et il a fallu une belle force pour creuser les méandres qui se dessinent à nos pieds.


Sur l'ancienne route d'Aubenas à Lussas l'horizon s'est élargit et nous voyons bien les sommets qui entourent Aubenas. Ils sont tous couverts de neige.
L'oppidum de Jastres-Nord, juché sur la colline qui domine la plaine et l'Ardèche est éclairé par le soleil. On peut déjà distinguer un énorme rempart ceint de tours rondes ou quadrangulaires.


Il me plaît de croire que les chênes magnifiques qui sont là sont de la même époque que le rempart, 2ème et 1er siècles avant notre ère. J'imagine bien les Helviens, peuple qui occupait cet endroit avant la conquête romaine, accompagnant le druide pour quelque cueillette à la serpe d'or !


L'hypothèse que cet oppidum aurait pu être la capitale des Helviens est émise par  des historiens. link


Qu'ils sont beaux ces arbres juste à côté de ce qui devait être la porte d'accès à la ville. Trop près de cette porte pour me laisser poursuivre mon rêve de chêne. Par contre les pierres travaillées en crapaudine ne laissent pas de doute sur l'emplacement de la porte.


Malgré nos tours et détours entre le rempart, les quelques traces de ce qui fut une ville gauloise, et le bord de la falaise qui domine Aubenas il n'est pas l'heure du pique-nique. Ce sera pour le Camp de César, autre oppidum sur une colline voisine. L'occupation a dû y être d'un caractère bien différent car on n'y voit qu'une enceinte de pierres sèches, ça excite beaucoup moins notre imagination. Il est l'heure de manger, c'est l'appétit qu'il faut exciter maintenant.
Nous avons bien marché ce matin aussi prenons nous un long temps de repos et de discussion sur cette falaise qui domine la plaine d'Aubenas défigurée. Les urbanistes marchent totalement sur la tête : nos belles terres cultivables sont livrées aux batisseurs de supermarchés, d'entrepôts, d'usines, de lotissements, de super-routes alors qu'il y a des millions de personnes en insuffisance alimentaire dans le monde ! Il fut un temps où toutes ces infrastructures étaient construites sur les terrains les moins adaptés à la culture ! Je n'ai aucune image à montrer, je trouve que c'est un paysage lamentable.
Nous avons eu le temps de discussions diverses, et Bruno, chasseur de bécasses m'a parlé de cette activité. Je croyais que cet oiseau était en voie de disparition. J'apprends qu'il est très surveillé, sa population bien identifiée et quantifiée par une organisation internationale qui couvre l'ensemble de sa migration. Ah bon, c'est un oiseau migrateur ? Qui passe l'hiver dans nos contrées humides et pas trop froides ? Bruno me dit que le Club National des Bécassiers link dont il fait partie examine l'ensemble des aspectsde la vie des bécasses car l'intérêt des chasseurs est de préserver cet oiseau.


Il est temps de repartir vers Lavilledieu qui a l'air de s'étendre beaucoup avec des constructions industrielles toutes récentes.
Heureusement nous rejoignons bientôt des sentiers creux bordés de murs de pierres sèches. Buis et chênes sont clairsemés car les pierres et rochers sont nombreus dans les enclos.


Les tailleurs de pierre n'ont pas eu à aller bien loin pour trouver de quoi construire ce curieux dolmen dont la grande pierre de couverture n'est tenue que par deux côtés.


Hubert a eu un peu peur qu'elle tombe et l'a heureusement maintenue !


C'était une chambre funéraire recouverte d'un tumulus de cailloux et de terre.
Nous avons fini par quelques kilomètres de route goudronnée. Et c'est bien dommage.
La randonnée du jour était superbe, au dénivellé cumulé limité (350 mètres) ce qui nous a permis de parcourir ses 15.7 km à une bonne moyenne.
A quand un autre des quatre oppidas ou un autre des six cents cinquante dolmens ardéchois ?

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Published by Camille et Pierrette - dans Randonnées
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