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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 08:42
8 Mai 2009
L'impression la plus immédiate que nous avons en débarquant à l'aéroport de Funchal est l'émerveillement : nous sommes entourés de fleurs, de palmiers, et de plantes de serre !
L'autoroute pour rejoindre la ville enjambe entre les nombreux tunnels des vallées profondes, vert sombre. Beaucoup de villages aux maisons blanches et aux toits de tuiles rouges nichent sur les collines, entourés de vergers et de jardins. Nous dominons de haut l'Océan Atlantique qui a du mal à attirer nos regards essentiellement retenus par toute la verdure fleurie que nous traversons.

Notre résidence se situe à l'ouest de la ville, et s'étage sur la colline. Un riche massif fait écran à la rue.


Nous sommes déjà ici au deuxième étage. Le jardin occupe l' étage 0, et protège les fenêtres des appartements du premier et du second .


Notre appartement est au troisième niveau, et lorsque nous rejoignons, sur le même plan la piscine nous pouvons admirer les fougères arborescentes dont la tête arrive ici.


Le septième étage est occupé par un autre jardin ... Un tour "chez nous" avant d'aller découvrir la ville


et nous rendre compte rapidement que ces jardins luxuriants n'ont rien d'exceptionnel, c'est  la végétation de l'île !
Un massif somptueux (je vais arrêter de qualifier les espaces verts ou fleuris, car je n'ai pas assez de synonymes pour éviter les répétitions : pendant 8 jours nous avons découvert une très riche flore !) de fleurs jaunes nous attire de l'autre côté de l' Estrada Monumental qu'empruntent à pied la plupart des touristes résidant à l'ouest de la ville. Nous mettrons quelques jours à trouver qu'elles sont de la famille des mimosas.


Le canyon creusé par la Riviera Seca est profond. Quoiqu'en dise son nom ses rives sont suffisamment humides pour permettre à une végatation dense de lianes et d'arbres d'occuper les terrasses qui y ont été construites.


Et sur l'autre rive deux arbres se mèlent : le jacaranda aux fleurs bleues et le chorisia speciosa aux graines soyeuses, semblable au kapok. De la famille des baobabs il faut faire attention à son tronc recouvert de grosses épines grises. C'est un moyen d'autodéfense contre d'éventuels prédateurs animaux.


La voute bleue des fleurs de jacarandas au dessus de l'Avenida Infante va masquer les deux premières journées grises. Le vent du sud apporte des nuages qui sont bloqués sur notre côte par les montagnes.

 
Des jardins suspendus déversent leur floraison de bougainvillées vers les rues.


Certaines sont bordées de tulipiers du Gabon qui offrent leurs grosses fleurs rouges aux insectes butineurs et à nos regards.


En dehors de la ville les fleurs sauvages du bord des routes n'ont pas fini de nous surprendre : des massifs d'hortensias fleurissent dans les forêts de mimosas ! Ne pas dire à un Madeiran que ce mimosa est presque blanc, il est jaune ! Ne pas lui dire non plus que c'est vraiment un tout petit jaune pâle.



A l'ouest, au-dessous du village d'Achadas da Cruz, dans les jardins marins presque abandonnés les cannes à sucre fouettées par les vents et les embruns sont redevenues sauvages, et les succulentes sont énormes.


Sur la falaise les vipérines bleues voisinent avec des estrellias échevellées qui ressemblent plus à des échassiers dégingandés qu'à des oiseaux de paradis






Ici ce sont des rhododendrons  redevenus sauvages, et comme en Ecosse ils sont violets. Est-ce une variété plus propice au retour à la nature ?

















Et ces arums comment sont-ils arrivés au bord de la route ?
Les agapanthes ont l'air de pousser comme des mauvaises herbes. Cette année la végétation est en retard, car il a fait très froid (il a neigé trois fois durant l'hiver, du jamais vu !) et leurs fleurs commencent à peine à s'ouvrir. Une ou deux semaines plus tard ça fera le ravissement des visiteurs.

















Quelques fleurs du bord des routes sont restées de belles inconnues et nous n'en avons saisi qu'une image fugitive.

A 1300 mètres d'altitude et au dessus, c'est une lande qui occupe le terrain. Bruyères, ajoncs et fougères disparaitront même totalement pour laisser la roche volcanique à nu au dessus de 1800 mètres.



Nous avons fini par apercevoir quelques touffes de fenouil qui était si abondant au 15ème siècle qu'il est à l'origine du nom de la capitale provinciale, Funchal.


Les fleurs sont si présentes et symboliques de Madère qu'il y a un fleuriste à l'aéroport qui offre les variétés les plus spectaculaires, protéias, estrellicias et anturiums, dans des emballages spéciaux pour cabines !


La végétation est beaucoup plus luxuriante que ce que j'ai dit, et nous y reviendrons tout au long de notre visite ...

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
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