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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:08
Aujourd'hui, petit tour dans la vieille ville, l'ancien "village" de pêcheurs en cours de transformation, qui commence à devenir un endroit très prisé.
En passant par le parc Santa Catarina, bien sûr et le jardin public.

















Le vieux quartier commence au Marché des Travailleurs, le Mercado dos Lavradores. On dirait que le tulipier du Gabon planté devant l'entrée ouest est un point de rendez-vous !


Des azulejos représentent  les marchands des années 1930.
















Nous pouvons vérifier tout de suite que ça n'a presque pas changé : les "espadas" sont présentés de la même façon sur les bancs des poissonniers et les fleuristes ont leur costume traditionnel, jupe rayée, gilet rouge et petites bottes de cuir. Elles ont abandonné le bonnet ! Profusion de fleurs à tous les étals.


Les métiers sont regroupés par zones. A l'ouest les fleuristes, à l'est les poissonniers. Voici la spécialité locale, l'espada, long et mince poisson noir, ici débarrassés de sa peau ;  le thon n'a pas l'air rare et son prix est beaucoup plus bas qu'en France.
Le couteau qu'utilisent avec dextérité les commerçants est impressionnant.


















Coquillages et poissons de toutes les couleurs. Nous sommes au Portugal, donc la morue est bien sûr présente Elle vient de Norvège ; des îles Lofoten ?
Le bâtiment à deux étages comporte une cour intérieure jalonnée d'arcades. Les vendredis et samedis elle est occupée par les marchands de légumes et de fruits. C'est une image très colorée depuis la galerie supérieure.


Ce samedi matin alors que les quatre navires de croisière sont toujours au port, les curieux sont très nombreux dans les allées. Et il est un peu difficile d'approcher les stands pour voir de près la richesse du choix.
































Les bananes, oranges, pommes, avocats, papayes, fruits de philodendrons (ces longs fruits verts qui ressemblent à de gros concombres) au goût d'ananas et de banane, pommes cannelle, tomates en arbres, fraises, canne à sucre, et tant d'autres sont un vrai plaisir des yeux et un doux régal ! Les guirlandes de piments complètent le décor.
Les balances utilisée par les marchands sont diverses, les plus anciennes sont scellées dans les galeries,


certains commerçants sont équipés de caisse avec bande de papier pour la note. Et il faut se méfier un peu de ceux qui font leur addition bien vite dans leur tête et réclament un prix faramineux ! J'ai demandé des détails, ma marchande a tourné les talons sans rien dire et j'ai reposé mon paquet et suis allée faire mon marché ailleurs ...
Dans la galerie supérieure un étonnant magasin de vins est entièrement tapissé de bouteilles. Nous y goûtons un délicieux Madère seco, bien doux au palais qui sera parfait à l'apéritif. Et un Madère doux qui fait penser au vin de Maury et s'accordera très bien avec les desserts au chocolat. La livraison est assurée à la résidence. Parfait !

Quelques maisons du quartier sont récentes et de couleur très vive. Il faut oser. Nous en verrons d'autres ...


Il est temps de choisir un petit restaurant dans ce quartier, où la cuisine sera faite avec les produits du marché.
Nous en trouvons un juste en face, en soussol où les clients commencent à arriver.
Marie Pierre et Sylvain, grands amateurs de croisières que nous avons vus de passage à Montmeyran juste avant notre départ avaient particulièrment apprécié "la poncha", apéritif local à base d'aguardiante (rhum local) que nous voyons préparée à la table à côté. Nous aurions oublié sans ça ! La voici qui arrive.


Nous déjeunons de petits calamars grillés servis avec des pommes de terre et des crudités. Tout est délicieux, à un prix agréable.
Maintenant  il nous reste à visiter le quartier. Les rues sont ornées de guirlandes de fleurs en papier : hier, 1er mai c'était la fête de Saint Jacques. Une procession a parcouru les rues avec la statue du saint portée par quatre hommes. Nous arrivons un peu tard !
Nous passons d'abord par le fort Sâo Tiago, construit au 17ème siècle pour compléter à l'est les fortifications du port. Aujourd'hui il accueille le Musée d'Art Moderne, et est fermé pour préparation d'une nouvelle exposition. Il doit aussi accueillir quelques manifestations de prestige !


















L'église de Socorro domine le fort. Elle est consacrée à Saint Jacques et a revêtue elle aussi son décor d'apparat.
A l'intérieur la statue est encore sur son brancard fleuri, telle qu'elle a sillonné les rues hier.





























La Capela do Corpo Santo, est entourée de petites maisons de pêcheurs à deux pièces mais derrière des immeubles plus importants grignottent l'espace.


Nous rejoignons le centre ville par une rue tranquille, jardins suspendus, cours encore fraîches à cette saison. En été la température peut être très élevée et transformer Funchal en chaudron. C'est la raison pour laquelle la bourgeoisie a fait construire de belles demeures en altitude.

















Le restaurateur nous avait signalé une grande manifestation pour l'après-midi à la cathédrale : la remise des diplômes universitaires. En uniformes aux revers riches en pins, chapeau à galons, grande cape repliée, bas prunes pour les garçons, gerbe de fleurs, dossiers galonnés, les étudiants arrivent accompagnés de leurs parents, de leurs amis, de leurs compagnons. Les sourires sont à la fois heureux et un peu tendus. Et si fiers pour les parents !



























Le Musée d'Art Sacré, installé dans l'ancien palais épiscopal est notre prochaine étape. Le guide Nelle Evasion le présente comme le "reflet de l'apogée de l'économie madérienne". Tout particulièrement au deuxième étage où est présentée une riche collection de tableaux de Primitifs Flamands. Le Musée prétend qu'il s'agit de la deuxième plus importante collection de tableaux de l'école flamande du monde. Peut-être est-ce un peu exagéré, mais c'est fastueux et surprenant. Ces trésors proviennent du commerce du sucre. Les Flamands appréciaient beaucoup le sucre produit à Madère et les producteurs se faisaient payer en trésors artistiques de l'époque.


Grand escalier du palais épiscopal et hall d'entrée pavé de petits galets de basalte.
Quelques fleurs en rentrant au Pestana Miramar ! Massif de roses trémières.


et le dernier  coup d'oeil du jour sur le port !

Bonsoir !

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
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