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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 12:07
Dimanche 28 juin 2009 - Quatuor Debussy
C'est bien loin, à Anneyron, dans le nord de la Drôme que nous allons aujourd'hui écouter quelques "enfants" de la Région Rhône Alpes, le Quator Debussy. Distingué par plusieurs grands prix (Concours International de Quatuor à Cordes d'Evian en 1993, puis Victoire de la Musique, catégorie musique de chambre en 1996) il mène une carrière internationale de haut niveau tout en explorant de nouvelles voies, et en créant des spectacles qui réunissent plusieurs formes artistiques.
C'est la première fois que le Festival monte un concert si loin (?) au nord du département, presque plus près de Lyon que de Valence. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles ce concert est celui de la Région, représentée par son président, Jean Jacques Queyranne et une partie de son équipe. Les représentants de la municipalité et de la communauté de communes, l'attachée culturelle qui ont oeuvré à la réussite de ce concert chez eux sont nombreux. Ils fêtent cette année le deux centième anniversaire de la commune et la première visite du Festival Saoû chante Mozart.

Anneyron a une forte notoriété dûe en grande partie à quelques unes des entreprises qui y ont leur siège : Lafuma qu'on ne présente pas ; Jars qui produit de la céramique de grande qualité ; et Rodet qui, pour montrer son savoir faire en matière de mobilier de collectivités a offert quelques chaises au Président de la Région. Les musiciens du Quatuor Debussy tiennent à les essayer sans attendre, à juger si leur ergonomie est adaptée à leurs gestes professionnels :


Si Hervé Chiflet essaie de cacher son émotion, c'est que l'intensité dramatique de l'interprétation était grande, donc les sièges parfaitement satisfaisants !!!

Nous sommes arrivés un peu tôt et pouvons donc faire le tour du centre du village avant de prendre notre fonction de vendeurs de programmes, Etienne Schaerrer et moi.


























Quel curieux mur clocher fait de galets roulés et de briques ! Les murs de la nef datent aussi du 19ème siecle et sont faits des mêmes matériaux. Un artiste, Roger Contreras, expose au château de Larnage un ensemble d'oeuvres que ces galets et l'utilisation qui en est faite dans la région lui ont inspirées : vestiges de la nature et empreintes du travail humain symbolisé par des traces de roue de tracteur.


Et j'apprends en même temps que ces galets roulés si fréquents dans l'architecture villageoise de la Drôme des Collines n'ont pas été trouvés dans le lit des rivières, mais dans les champs, et qu'ils sont un dépot morainique cadeau de l'époque glaciaire.
Mais nous sommes là pour un concert, alors retour à l'église qui cache son trésor dans ses murs : le choeur réunit une abside, deux absidioles et une croisée de transept recouverte d'une coupole octogonale qui repose sur six piliers au chapiteau sculpté ! Le tout du 12ème siècle, alors que les fresques que nous pouvons encore distinguer dateraient de la Renaissance. Alain Balsan précise dans la plaquette-programme que "Notre Dame d'Anneyron est "l'un des fleurons aussi intéressant que méconnu de la Drôme romane"".


Il est 18 heures, les musiciens arrivent, constatent que l'église est pleine, ce qui en améliorera encore l'accoustique déjà bonne lors des réglages.
Christophe Colette, 1er violon nous parle  des relations Haydn- Mozart au travers de leurs compositions et présente la première partie, le Quatuor "L'Oiseau" op 33 de Haydn, oeuvre brève et gaie qui porte si bien son nom. En ouverture de la deuxième partie Alain Brunier, violoncelle, nous dévoile la génèse de la transcription pour quatuor à cordes du Requiem de Mozart. C'est pour moi la grande découverte musicale du jour ... Ce concert aussi joue sur les contrastes : à la joie de la première oeuvre succède le recueillement et l'émotion du Requiem ...


Et en bis le quatuor Debussy nous donne à réentendre le Lacrimosa, ultime composition de Wolfgang Amadeus Mozart.

Belle après-midi pour tous : le Quatuor Debussy a trouvé dans cette église la meilleur accoustique pour la version retranscrite du Requiem qu'il joue depuis quatre ans ; les auditeurs de la région ont enfin eu leur beau concert, et les organisateurs sont fiers de sa réussite. Gageons que c'est la premiere incursion d'une longue série pour le Festival Saoû chante Mozart à Anneyron, en Drôme des Collines !

A demain à Montélimar, où l'intensité émotionnelle ne sera pas moins vive avec Michel Portal !

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages musicaux
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