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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 21:50

23 Mai 2009
Philippe Andriot considère que Don Giovanni, le dernier opéra composé par Mozart est "l'Opéra des opéras" ! C'est avec flamme qu'il nous parle des deux versions, la viennoise et la pragoise, des qualités comparées des publics de ces deux villes ; et surtout du héros, Don Juan qu'il considère plein de noblesse et de grandeur, même dans ses manoeuvres de séduction. (J'ai failli dire dans ses "pires" manoeuvres de séduction, mais ça c'est mon sentiment, car je trouve à ce séducteur insatiable bien des défauts, mais je ne comprends sûrement pas bien ... )


Marija nous accompagne une dernière fois jusqu'à l'Opéra et nous fait un joli cadeau qu'elle explique : "Lorsqu'on échange un cadeau avec un ami, si c'est une pomme que chacun offre à l'autre, il auront un seul fruit après l'échange ; mais si on lui offre une chanson, chacun aura deux chansons à la fin." Et elle nous chante le bonheur du voyageur qui prend la route ... Et dire que nous n'avons même pas un bouquet à lui offrir pour la remercier de tout : les lettons offrent des fleurs en toute occasion et nous n'avons pas su trouver un kiosque encore ouvert !


Philippe nous accueille à L'Opéra et nous accompagne jusqu'à nos places ... Et que c'est haut, incroyable nous sommes au "poulailler" juste au niveau du superbe plafonnier qu'il sera beaucoup plus facile de voir que la scène en bas, si bas en pleine perpendiculaire. Imposssible d'être plus mal placés ! Je me retrouve avec Janine sur une marche d'escalier presque face à la scène plutôt que sur un siège si latéral.
Le rideau se lève et surprise ! nous sommes sur le pont d'un bateau de croisière tout à fait actuel. Tenues légères pour une croisière en folie ? Pas tout à fait, mais Janine murmure : "Qu'est-ce qu'ils ont fait à mon Mozart ?"
Il reste que les voix sont belles. Ici Zerline er Don Giovanni.


 Premier entr'acte : les avis sont très partagés. Henry est ravi, Philippe furieux en raison de l'absence de mise en scène et de direction d'acteurs. Les voix et l'orchestre remportent une approbation générale.


Les applaudissements et les bravos sont généraux à la fin. Et nous avons remarqué que les enfants et les jeunes gens étaient nombreux, surtout autour de nous ! Ils ont l'habitude de venir pour quelques lati (1 lats  = 1.5 euro) voir et écouter le grand répertoire depuis le poulailler. La transposition dans le 21ème siècle les attire sûrement plus que de rester au 18ème !

C'est en échangeant sur nos douleurs à la nuque, aux hanches, aux genoux que nous nous installons dans le bus pour aller dîner. Henry prend la parole. Bref et précis : " nous avons assisté à un Don Giovanni qui va faire naître la polémique et nous diviser pendant longtemps. Par contre nous sommes absolumernt unanimes sur les places : nous n'avons jamais été aussi mal placés depuis 18 ans que nous voyageons ..."
Notre guide Philippe, responsable du choix de toutes les prestations n'avait pas dû comprendre que nous préférions des bonnes places aux concerts, et moins de restaurants à la mode ! Il est gêné et décide de réfléchir à la façon de nous dédommager. Pour ce soir les boissons seront à sa charge ...

Il est sûrement très troublé, ce monsieur si sûr de lui en général, car il a beaucoup de mal à trouver le restaurant qui nous attend : nous tournons un peu dans le quartier de la Tour Poudrière avant d'arriver au Kristapa où l'on une boisson citronnée nous attend à nos places : c'est la boisson nationale, du jus de bouleau. Les arbres sont "mis en perce" avant qu'ils aient des feuilles, puis les bouteilles sont enterrées pour être conservées.
La soupe à la choucroute, les pois noirs au lard et la tarte de carottes sont typiquement lettons, et généralement inscrits aux menus de fête.

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Published by Camille et Pierrette - dans Saoû chante Mozart
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