Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 16:57

FORET DE SAOU ET TROIS BECS
Il est difficile de parler de la forêt de Saoû en termes strictement objectifs. Les scientifiques disent que c'est le plus bel exemple de synclinal perché d'Europe, et le plus haut. Que c'est un extraordinaire lieu (extraordinaire peut dans son sens strict, être un mot scientifique) protégé par ses barrières naturelles, la flore et la faune y sont riches et variés.  Au centre de la Pangée, ce continent unique qui a éclaté il y a 200 millions d'années, le synclinal ne serait apparu qu'il y a 80 millions d'années, au moment de la formation des Pyrénées. Et c'est maintenant la partie la plus occidentale des monts du Diois.
Pour les Drômois, c'est un endroit mythique qui appelle à l'aventure à tout âge.  Depuis les pique-niques dominicaux et les parties de ballon sur la pelouse autour de l'Auberge des Dauphins, aux promenades tranquilles sur les chemins forestiers qui en font le tour, aux randonnées plus sportives autour de la Roche Colombe à l'ouest et des Trois Becs qui culminent à 1589 mètres à l'est, jusqu'à l'escalade supervisée ou non par une division du Club alpin français.
Et pour le promeneur de la vallée de la Drôme ? Une surprenante montagne vertigineuse que l'on voit de loin et qui aide à se repérer. Qui intrigue par ses hautes falaises et invite à la découverte. Alors de là-heut s'ouvre l'horizon sur tout un paysage impressionnant de pics, avec le Grand Veymont au nord-est  et au sud le Mont Ventoux, de vallées, celles de la Drôme juste en dessous,  du Rhône à l'ouest et de la Valdaine au sud. 
Quelle que soit la route par laquelle ce promeneur arrive, le spectacle est grandiose : la Roche Colombe en arrivant de l'ouest, le pas de Lauzun en venant d'Aouste, les Trois Becs depuis la vallée de la Drôme et depuis la route du col de la Chaudière, et le village de Saoû d'où qu'on vienne : c'est toujours très beau.

 Et moi , j'alimente mon mythe Forêt de Saoû-Trois Becs par des lectures sérieuses comme les Etudes drômoises, ou un peu plus faciles : Détours de France qui a fait un très bel article sur la faune et la flore il y a quelques années ; "Il était une fois la forêt de Saoû" et "La petite musique de Saoû" écrits par Pierre Vallier et illutré par Yvon Tardy pour le second, un curieux polar "Prise de Becs" écrit par Jean Yves Loude et la population de Saillans lors de la longue négociation de rachat de ce lieu par le département de la Drôme, les livres de photos de Didier Chapuis "Les quatre saisons de la forêt" et de Jean Louis Gonterre "Passion de la Drôme" avec quelques pages écrites par Henry Fuoc.
Et j'espère bien que ce n'est pas fini !

Et j'aime  partager mon bonheur à me promener ou à randonner dans cet endroit. Avec de nouveaux venus ou avec des personnes qui le connaissent bien mieux que moi.

VERS LES TROIS BECS
Alors, lorsque au cours de notre randonnée de mardi dernier au nord de Saillans, Marianne m'a parlé de sa prochaine sortie vers les  Trois Becs le vendredi suivant, je lui ai demandé de l'accompagner.

Cet endroit ne fait  pas rêver que moi. Sa réputation est si bien établie que lorsque nous avons montré ce massif à Wendy (l'Australienne d'Adélaide qui nous avait accueillis l'an dernier chez elle, cf les articles de la catégorie Océanie) dès son arrivée à Valence, elle nous a répondu : " Ah, les fameux 3 Becs, la montagne que tous les Dromois regardent le matin en se réveillant, et qui détermine l'humeur de la journée !"

Départ à 3 vers le pas de la Motte vendredi matin : Marianne, sa soeur Thérèse qui préparent un grand treck au Maroc et moi. Depuis la ferme des Auberts, point de départ classique des marcheurs de Saillans. Quelques minutes après la mise en route nous longeons une clairière où les charbonniers brulaient le bois récolté sur cette pente pour le transformer en charbon de bois. Les fours de métal restent ici abandonnés.


Après 2 heures de montée en sous-bois, en apercevant de temps en temps le point à atteindre à droite, et sur la gauche la haute falaise à franchir nous arrivons avec plaisir au pas de la Motte, où quelques feuilles commencent à changer de couleur.Un magnifique cairn renforce la signalisation du GR. Bien d'autres avant nous ont dû être heureux d'arriver là.

 Encore quelques pas et nous voici en face du "val perché" et des pentes vertigineuses qui font le tour intérieur du massif. Je ne me rappelais plus bien ces reliefs impressionnants. Le chemin en corniche nous dévoile quelques paysages variés : le Vercors au nord, la plaine de la Valdaine bien au sud, le Diois à l'est et tout le synclinal jusqu'à la Roche Colombe. Pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs à ce moment là !

Partager cet article

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Randonnées
commenter cet article

commentaires

Recherche

Liens