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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 21:38

Mardi 22 Mai 2007. Le ciel est gris lorsque nous nous apprêtons à quitter le château-auberge de jeunesse de Balloch. Passage à l'office de tourisme pour obtenir les horaires du bus qui va nous conduire cet après-midi jusqu'à l'auberge de jeunesse de Laggan, au bord du canal de Calédonie (ne pas confondre Calédonie qui est un autre nom pour l'Ecosse avec la Nouvelle Calédonie qui fut sûrement baptisée par quelques colons écossais nostalgiques ou une administration pénitentiaire pas moins nostalgique). Et profitons des heures qui nous restent avec Céline et Nadège pour aller découvrir les traces de civilisation disparue sur l'île la plus importante du loch Lomond, Inchcailloch. Le loch Lomond est le loch le plus populaire d'Ecosse, car le plus proche et donc le plus accessible depuis Glasgow. C'est aussi la plus grande réserve d'eau naturelle d'Ecosse, 30 km de long; sur 8 de large vers le sud. A Balmaha nous pouvons prendre un bateau qui nous conduira, à notre convenance sur Inchcailloch . Pour le retour, il nous suffit de donner rendez-vous au batelier qui reviendra nous chercher à l'heure convenue. L'île est une réserve naturelle, et par le temps gris que nous avons, les visiteurs sont rares. La signalisation est convenable, et nous trouvons des panneaux didactiques en divers points.


Le cimetière est le premier "vestige" accessible sur notre chemin. Quelques belles pierres sculptées à peine rongées par les lichens sont fleuries de campanules. Et les informations affichées nous expliquent la vie religieuse et les rites mortuaires : en général les funérailles étaient bien arrosées, et certaines tellement qu'il fallait revenir le lendemain pour ensevelir le mort qui avait été un peu oublié lors des libations. nous poursuivons vers les aires de battage des récoltes ; quelques bases de murs jallonnent le chemin. Et au creux d'un vallon nous apercevons une biche toute blanche  intriguée par les marcheurs que nous sommes, mais pas autant que nous par sa couleur. 


Notre attention a été éveillée et nous avançons maintenant en cherchant entre les campanules et l'ail en fleurs des viellies pierres et quelques animaux sauvages. D'autres biches de couleur fauve, un faon, et encore une biche blanche. Nous arrivons à l'hypothèse d'une consanguinité inévitable dans cette île relativement modeste qui pourrait conduire à des phénomènes de dégénérescence ? Nous redescendons vers une plage pour photo de groupe. Quelques batiments de bois sous les bousquets nous laissent penser que c'est un lieu de bivouac.


Poursuite du tour pour arriver au point culminant (ou presque) où nous pique-niquons. Avec aussi chacune notre petit paquet de chips, base élémentaire de la nourriture écossaise : nous avons vu dans les rues d'Edimbourg même des bébés manger des chips ! Bien sûr encore des campanules , de l'ail et des fougères tapissent les sousbois.


Retour à la civilisation en début d'aprèsmidi, tour du joli village de Luss qui sert régulièrement de cadre pour des films. Mais ce jour là c'est un vrai mariage qu'il y a, avec joueur de cornemuse en kilt, comme il se doit, à la porte de l'enclos de l'église. (Bien sûr, en Ecosse, ce sont les hommes et seulement eux qui portent les kilts. C'est aujourd'hui un vêtement de fête, mais autrefois c'était un équipement multi-usages : couverture, linge de toilette, vêtement ... ).
Après un épouvantable thé dans un non moins épouvantable salon de thé, nous nous séparons, Céline et Nadège retournent vers Edimbourg, Cécile et moi partons vers Skye en bus. Plutôt virils l'accueil et la conduite du chauffeur. Et même, nous le verrons plus tard franchement désagréables, ce qui est extrèmement rare en Ecosse. En général les Ecossais sont d'une extrème courtoisie, tout particulièrement vis à vis des Français avec lesquels les relations sont excellentes, voire chaleureuses depuis le 13ème siècle et la "vieille alliance" . C'est en 2001, lors de notre premier séjour écossais, qu'un monsieur croisé dans la rue nous en a parlé, et donc des longues relations de soutien entre Français et Ecossais contre l'Anglais !
Après Crianlarich la route et le chemin du WHW suivent souvent les mêmes vallées. Et nous pouvons apercevoir quelques marcheurs encapuchonnés sous la pluie qui tombe serrée dans ces montagnes. Les lochs sont plus nombreux que dans mon souvenir, et  aujourd'hui ils sont dans le brouillard. La halte au chalet de Kinghouse sera très reconfortante pour les randonneurs. Nous y avions passé queques heures et pris un repas de haggis avec Bernie et Bernard en 2003. Il y a eu beaucoup de repas haggis cette année là. Et ceux qui disent que c'est terrible n'en ont sûrement pas gouté !
Dommage que Cécile dorme tant et ne puisse pas profiter mieux de ce paysage de landes.
Changement de chauffeur à Fort Williams qui est le terme du WHW. C'est aussi une grande ville touristique et de montagne, au pied du Ben Navis, point culminant de Grande Bretagne, et le long du "Great Glen", la grande faille qui coupe l'Ecosse en deux, du nord-est au sud-ouest avec le fameux loch Ness et le loch Linnhe.
Etape à Laggan, comme prévu. La pluie s'est arrêtée pour notre sortie de quelques miles  le long du canal et dans la montagne. Il y a des bruits d'eau et de torrents partout le long du chemin. Mais l'idée de la pluie ne nous empèchera pas de bien dormir.

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
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