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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 21:21

Le château de Suze la Rousse, ancienne forteresse médiévale Suze 02fut très agrémenté à la Renaissance, tout en gardant son caractère défensif. C'est alors que la cour d'honneur a été réalisée, et en dernier lieu la façade nord, la plus élégante avec 14 fenêtres à meneaux surmontées de blasons et de clefs à trophées et ancres marines qui rappellent la puissance militaire de la famille de La Baume-Suze.Suze 01

Le département la met à disposition régulièrement pour l'organistion de concerts.  Madame Geneviève Pimont en est la très agréable hôtesse.

2014b

C'est ici que nous faisons étape ce soir pour entendre la

Quatuor Debussy

interpréter

Mozart : Petite musique de nuit, sérénade en sol majeur KV 525

Haydn : les sept dernières paroles du Christ


Mot d'accueil du président david Colon et remerciements au département, à l'association des Châteaux de la Drôme et aux mécènes dont la part dans notre festival est deux fois plus élevée que la moyenne nationale, et en particulier ce soir à la BNP qui soutient le festival depuis plus de 20 ans.

C'est la première fois que le festival programme la Petite musique de nuit. Henry Fuoc devait la juger trop célèbre, trop connue, un peu trop galvaudée ! Et dès son premier festival David Colon la programme ... Taquinerie ou façon légère de commencer  cette soirée très sérieuse ? J'opte pour la seconde hypothèse.Suze 03Et nombreux sont les auditeurs ramenés à leur enfance Suze 04et à leur découverte de Mozart en entendant le premier mouvement très gai de cette sérénade qui en comprend quatre ...

Grand succès et sourire sur tous les visages à la fin de l'oeuvre de Mozart sûrement la plus vulgarisée.Suze 05La deuxième partie, contemporaine de la première (1787) est d'un tout autre ton. Hervé Chiflet qui en a écrit le commentaire présenté par le programme monte sur scène pour tenter d'allumer les sept bougies que doit souffler le récitant. En vain, il faut renoncer à la lumière des bougies. Donc passons à l'introduction de l'oeuvre dont j'ai retenuSuze 06"L'évêque de Cadix commanda en 1785 une musique spirituelle instrumentale destinée à illustrer les "Sept dernières paroles du Christ" et à être jouée pendant l'office du vendredi saint. Joseph Haydn écrit : "... Après un prélude approprié, l'évêque montait en chaire, prononçait l'une des sept paroles et la commentait. Ce commentaire terminé, il descendait de la chaire et allait s'agenouiller devant l'autel. La musique était jouée pendant la pause ... Ce ne fut pas si simple de faire se suivre les pièces demandées, sept adagios qui devaient avoir chacun une durée de dix minutes environ sans lasser l'auditeur ..." Suze 08

Dire que ce que nous avons entendu est un concert me semble réducteur, et nous avons été sous le charme de tout ce que nous avons entendu .

La musique est si belle, si imprégnée de solennité et de ferveur et évoque si bien les angoisses et souffrances du Christ ; le texte écrit par François Bihant, pas facile, assemble de façon si intime les Ecritures et des interpellations constantes du compositeur, "Joseph" Haydn, que le public est captivé, ému et retient réellement son souffle. Suze 09Pour le rôle de l'évêque de Cadix, prononcer une des sept paroleset la commenter entre chaque adagio, c'est  Etienne Schaerrer, membre de Saoû chante Mozart qui a été choisi. Et qui réussit d'une façon admirable. Son phrasé clair, son ton grave, le découpage et le rythme de ses phrases nous rendent accessible ce texte de cârème encore plus exigeant dans cette douce soirée d'été.

La musique ? elle décrit t la tendresse, le désespoir, l'espérance, le doute, la détresse, l'espoir, et la paix retrouvée.

Et la qualité des silence entre paroles et musique ... Exceptionnelle !

Jésus remet son esprit entre les mains de son père, la lumière qui a diminué tout au long des paroles s'éteint, le silence se fait puis éclate la violence des grondements du tremblement de terre ...

Qui "secouent" non seulement Jérusalem mais aussi tout le public. IL faudra quelques secondes pour que se lève une ovation.Suze 10

Les sourires reviennent, les artistes reçoivent les produits des Huileries Richard, et les invités de la BNP vont pouvoir apprécier le buffet qui leur est offert dans les salons du château et sur les terrasses ouvertes sur une douce nuit provençale étoilée.

Christophe Colette, premier violon me dira alors que la qualité de l'écoute a porté les interprêtes tout au long du concert.

 

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Saoû chante Mozart
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