Partager l'article ! Festival Saoû chante Mozart - Wolfgang intime - Crest: Samedi 10 Juillet 2010 - Orchestre et Choeur du Palais Royal, Jean-Philippe Sarcos ...
Voyages Filippiens - De Montmeyran aux antipodes,
recits de curieux naïfs et insatiables
(pour recevoir un e-mail a chaque nouvel article publié, inscrivez-vous pour la "Newsletter" là, tout en bas à droite... n'hesitez pas!)
Samedi 10 Juillet 2010 - Orchestre et Choeur du Palais Royal, Jean-Philippe Sarcos (Direction), Maïlys de Villoutreys (Soprano), Blandine Staskiewicz (Soprano), MathiasVidal (Ténor), Aimery Lefèvre (Baryton);
- Inter natos mulierim KV72
- Grande Messe en ut mineur KV427
Quelle oeuvre exceptionnelle cette Grand Messe en ut mineur ! Je laisse parler Philippe Andriot : " Oeuvre exceptionnelle dans la carrière de Mozart, elle est le résultat d'un voeu. Au printemps 1782, Constance Weber étant malade, Mozart entreprend d'écrire une messe qu'il fera exécuter lui-même à Salzbourg lorsqu'il pourra l'amener, guérie et devenuye sa femme dans sa ville natale et la présenter à son père."(plaquette programme 2010)
Quel ensemble exceptionnel que dirige Jean-Philippe Sarcos ! Il comprend un orchestre qui joue sur instruments d'époque et un ensemble vocal. Ils interprètent des oeuvres des 17ème, 18ème et 19ème siècles.
Ce sont tous de jeunes professionnels, leur
plaisir et leur désir de travailler ensemble est évident pour tous et encore plus pour les auditeurs des premiers rangs qui peuvent percevoir les sourires de bonheur et de connivence. Ils
constituent un important ensemble : environ 70 personnes. Les chanteurs du choeur sont habillés d'une soutane rouge qui donne une touche tout à fait personnelle à l'ensemble.
Les chanteurs, tout comme le chef d'orchestre Jean-Philippe Sarcos connaissent l'oeuvre par coeur ; ils ne tiennent pas leur recueil de partition devant eux, et ça c'est magique ! Disparu le bouclier (qui les protège de quoi ?) ou la barrière qui les sépare du public !C'est surprenant et enchanteur.
L'ensemble cherche à respecter l'esprit et la forme des interprétations d'époque. Les solistes ont été choisis avec la rigueur qui caractérise la démarche de l'ensemble et l'émotion ressentie à l'écoute de la Grand Messe est réelle. Avait-on déjà entendu un tel "Et incarnatus est", un des chants pour soprano les plus délicats à interpréter ?
Quel concert avons nous écouté ! Quand les acclamations et les applaudissements se sont tus,
quand les artistes se sont retirés, et que le public a commencé à s'exprimer nous avons entendu beaucoup de superlatifs : "exceptionnel, extraordinaire, merveilleux, admirable, inoubliable, lumineux, éclatant".
Assurément le public était encore sur un large nuage.
Et enfin quelle soirée car c'est un bonheur de pouvoir discuter dans la plus grande simplicité avec les artistes, une fois le concert fini ils sont détendus et disponibles et répondent avec bonne grâce à nos nombreuses questions.Ne veulent-ils pas nous révéler un peu de cette magie ? Par coeur et exigence ...
Je suis sûre que nous sommes nombreux à émettre un voeu : que l'ensemble du Palais Royal et Jean-Philippe Sarcos ne nous fassent pas encore attendre pendant quinze années avant de revenir nous enchanter au Festival de Saoû chante Mozart !
Commentaires