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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:13

frise 11 10 13 069Le mistral poussait les nuages vers le sud alors que j'arrivais chez Robert et Nicole pour un départ à 8h30.

"Nous allons à Savel pour la boucle de Bramevache" me dit Robert. Cette information me fait jouer aux devinettes. Savel ? Ah oui ! Je me rappelle la sortie depuis Saint Benoit en Diois jusqu'à Rimon et Savel. C'était un jour de début de printemps de 2009. Mais "Bramevache" quel nom étrange ; je suis curieuse de voir l'endroit qui le porte !

Pour aller à Savel il faut partir en direction de Die, prendre le pont d'Espenel et la route de la vallée de la Roanne. Après Saint Benoit et un passage de route taillée dans le rocher, il faut prendre à gauche vers Savel et Rimon. Quelques épingles à cheveux plus haut, après des buis "sculptés" en forme de canards on arrive au village.

 

Le paysage de cette vallée est superbe et les souvenirs sont nombreux. Il y a trente ans nous venions passer au bord de la Roanne de joyeuses journées d'été. Les rires de nos enfants qui se baignaient dans cette superbe rivière aux eaux claires éclataient d'une rive à l'autre. Ceux des parents ne tardaient pas à s'y joindre. Baignade, pique-nique, jeux, ce sont maintenant nos petites enfants qui s'y adonnent accompagnés de leurs parents ! 

 

Nous sommes donc à Savel, 557 mètres d'altitude. Le parking est juste en face de cette lame de roche qui jaillit bien au-dessus de son socle.rd11 10 13 001Le village est tout petit, un peu isolé, mais des familles y vivent. Des volets sont ouverts, des courges murissent au soleil, des jouets attendent que les enfants rentrent de l'école.. rd11 10 13 003Nous sommes partis par la rue à gauche,rd11 10 13 073avons traversé le village et sommes descendus dans la vallée  à son pied pour traverser un gué, et  gravir la colline en face. Le sentier monte régulièrement à l'ombre des arbres. Un vaste panorama sur Savel et ses terres rd11 10 13 014s'est ouvert lorsque nous avons quitté le couvert de petits chênes, juste avant de passer la "porte" entre la croupe du sommet de droite et l'arrête qui descend.rd11 10 13 016 Le chemin est devenu large comme une avenue au-dessus de la forêt de la Roanne, de sa vallée encaissée et de la route qui monte vers le "pays du Désert", capitale Saint Nazaire le désert. C'est le pays de Mimi !

rd11 10 13 019 L'itinéraire 130 que nous suivons depuis notre départ ne passe pas par Pennes le Sec, mais nous si ! C'est un curieux village d'une quinzaine d'habitants, mais équipé comme un chef lieu de canton : une caserne de pompiers, une salle des fêtes, une piscine, un temple, une église, un restaurant, des chalets meublés, des chambres d'hôtes, une école (fermée) et une grande mairie qui sont le fait d'un mécène grenoblois, Charles Piot.rd11 10 13 029 D'après la carte que nous avons vue, il y a tant de chemins de randonnées et de "lames de calcaire tithonique" équipées pour les grimpeurs que ce village doit être un lieu de séjour idéal pour sportifs.

Allez, on continue vers les "lames de calcaire tithonique" (??? va -t'on comprendre ce que c'est en les voyant ?)

Robert nous a dit que nous nous installerions au sommet des rochers, pas loin de celui qui a large trou carré nommé le "trou de serrure" pour le pique-nique ... Il faut encore marcher et monter avant d'y arriver. Et maintenant au soleil qui tape plutôt bien. Encore une vraie température d'été !

Dans les rochers des Blaches, au creux de la grande faille de gauche de la photo de départ, il y a un replat idéal pour le pique-nique. Au-dessus de Pennes le Sec et son pays, à l'abri du vent , bien exposé au soleil, entre les lames de roche à l'estrd11 10 13 035et un rocher plus compact à l'ouest où de petits pitons scintillent, montrant le chemin des grimpeurs,rd11 10 13 034nous avons passé deux heures de repos : repas, petit somme, lecture du journal (eh oui, Ahmed passe prendre le Dauphiné avant le départ et le prête !) bavardages, élaboration de projets de rando et de plans pour les manifestations de l'association, partage du gâteau de Mimi, du chocolat de Claudette, du café de Robert et de Michel, de l'infusion d'Alain ...

Et photo de groupe ! Il a fallu cinq prises cette fois, avant d'obtenir celle qui pourra passer dans le Dauphiné avec un texte d'Hubert cloué à Montmeyran depuis quelques semaines. Merci Hubert de faire le rédacteur sans participer.rd11 10 13 043Et après tant de soleil nous devons enfiler un coupe-vent ou une polaire, pour supporter le vent sur l'ubac où nous allons marcher.

Le sentier descend très vite par quelques lacets serrés jusqu'à un large chemin au pied des rochers.rd11 10 13 045Voici la végétation des flancs au nord : mousses et lichens. Superbes !rd11 10 13 048Robert me fait marcher, il me dit que nous allons prendre le chemin que nous voyons en face, un peu en dessous des falaises de la forêt de l'Aup. Mais il faut aller le chercher complètement au bout du vallon, à l'est, si loin que ce n'est même pas sur la photo !rd11 10 13 050Ai-je oublié que cet itinéraire 130 porte le nom de "Bramevache" (que l'origine de ce nom doit être intéressante !) : il faut passer un endroit qui porte ce nom avant de penser à revenir.

Cet endroit est une prairie au bout du vallon qui semble un peu abandonnée.! Qui pourrait mener des troupeaux ici en 2011 ?rd11 10 13 056En face nous avons encore un panorama extraordinaire dont la toile de fond est constituée des Trois Becs. C'est le paysage qui a fait perdre le sens commun aux vaches qui se sont mises à bramer au lieu de meugler ?

rd11 10 13 058Tant d'âpre beauté mérite bien une petit pause d'admiration.

Autour de traces de torrent le terrain se change en marne à-pic. C'est aussi impressionnant qu'étroit.rd11 10 13 060Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'à la route. Et Robert disait juste, c'est bien le chemin de l'adret que nous avons pris. En face de nous les rochers des Blaches où nous étions ce matin, et tout au fond Bramevache dominé par les rochers du Château.rd11 10 13 067La route atteinte est celle qui relie Savel et Rimon. Dommage que nous devions terminer ainsi. En fin de parcours ça brûle toujours les pieds le bitume, même si nous n'avons parcouru qu'une douzaine de kilomètres, avec un dénivelé de 630 mètres !

Je crois bien que j'ai attrapé un coup de soleil, le visage aussi me brûle.

 

PS. "Tithonique" (lames de calcaire tithonique) qualifie une couche de calcaires du Jurassique supérieur : dépôts formés par décantation en haute mer. Ils contiennent des fossiles, ammonites et micro-organismes.

Mince, on ne les a même pas cherchés !

Ca, c'était pour ceux qui ne connaissent rien en géologie, comme moi, mais qui auraient bien aimé en savoir plus !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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