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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:09

frise 11 01 20Le temps est très beau ce matin, mais froid, il a fallu gratter les pare-brise avant de partir. De la neige est annoncée pour la fin de la journée, mais au nord du Var, donc nous avons au moins une belle journée devant nous ...

Nous ne sommes que 14 à n'avoir pas craint la température et à être prêts à partir pour la vallée de l'Eyrieux. Merci Robert d'avoir trouvé une randonnée qui se combine bien avec mon activité de fin de journée à Saint Laurent du Pape ...

Nous laissons les voitures à la gare des Ollières. Il n'y a plus de "Tacot" depuis longtemps, mais la gare est toujours là avec une grande place autour, et la voie qui a été transformée en longue promenade à la pente douce.

Nous partons vers l'est, passons devant une église du plus style fin du 19ème siècle et prenons une rue qui monte vers de nouveaux quartiers dominés par une ferme et sa bergerie.rd11 01 20 016

C'est là que nous prenons un chemin qui passe entre des cerisiers, et se dirige vers le fond d'un vallon.rd11 01 20 018

Un oiseau s'élève d'un mouvement lent de ses grandes ailes grises. Que l'envol du héron est lourd alors qu'il est si grand, mince et élancé lorsqu'on le voit au sol !

Ce sentier rejoint au Serre un GR que nous allons longuement suivre. L'ascension nous a donné chaud, et nous devons enlever une première couche de coupe-vent ou de polaire, alors que le soleil n'a pas encore réussi à passer l'écran des branches.rd11 01 20 020

Je reconnais ce chemin où nous avions trouvé des champignons la fois précédente. Nous étions venus plus tôt dans la saison. Ce que nous trouvons aujourd'hui ce sont des arbres que le poids de la neige de décembre a cassés.

Nous soufflons un peu auprès d'un château d'eau, juste le temps de l'a pause-banane.rd11 01 20 023

Et repartons vers Conjols par le Pertus du Souffre, en profitant des curiosités qui nous entourent. Ici c'est le tronc d'un pin qui décrit une grande courbe horizontale avant de s'élever. Qu'est-ce qui l'a empêché de pousser tout droit ? La cause a disparu. Mais il y a beaucoup de grosses pierres, de rochers le long du chemin.

rd11 01 20 026Nous avons gagné l'adret de la montagne et la végétation est maintenant sèche. Des buis, des chênes verts ont envahi les bords du chemin qui surplombe l'Eyrieux que des châtaigniers, arbres à pain de la vieille Ardèche, devaient occuper il y a de nombreuses années.rd11 01 20 028Voici un pierrier à traverser, et ensuite, Robert  on continue en varappe pour escalader jusqu'au sommet de la falaise ?rd11 01 20 032

Non, le sentier continue à gauche, bien empierré. Il devait permettre aux paysans d'avant la mécanisation d'accéder à leurs terres. Ceux que Jean Ferrat chantait dans sa chanson "la Montagne".rd11 01 20 040Nous dominons l'Eyrieux que le soleil a maintenant atteint. En hiver une partie des rives ne doit jamais en bénéficier. Le regard porte très loin sur toutes les montagnes du sud de l'Eyrieux.rd11 01 20 033

Quelques centaines de mètres plus loin c'est Conjols qui se dévoile entre les buis. Son exposition est telle qu'il bénéficie de chaque rayon de soleil hivernal.rd11 01 20 036bC'est un hameau important, avec sa rue des Belges, sa place de Narvik ... En cinquante ans sa population a complètement changé ! Il est habité toute l'année.

C'est bien ensoleillé, mais pas totalement à l'abri du vent, et nous avons tourné, tournicoté, pendant plus d'une demi-heure pour trouver l'endroit idéal de pique-nique.Finalement nous avons abandonné l'idée de nous installer à lsa hauteur, trop humide vers la source, trop de vent dans les prairies, pas dans les jardins ou les espaces privés ... alors nous sommes repartis par le chemin de retour jusqu'à trouver un petit espace au creux de rochers, au soleil, parfaitement abrité.rd11 01 20 046

Amhed, Ange et Gérard ferment la marche. Sont-ils encore en train de se refaire l'histoire du rugby de leurs tendres années, Toulon , Narbonne, Dax et bien sûr La Voulte avec Herrero, Camberabero, Spanghero et Albaladejo ... ou des maisons de retraite du temps où leur prix n'engloutissait pas l'intégralité des pensions perçues (lorsqu'elles sont suffisantes ! ).rd11 01 20 047

Tout le monde s'est installé au soleil, repas et temps de repos. "Pas trop long, précise Robert, Pierrette a à faire dans la vallée !". Voilà qui me donne le sens de ma responsabilité sur la durée de la pause. Heureusement que la température m'aide, elle est agréable mais pas vraiment favorable à la sieste.

Nous descendons dans la vallée par un grand chemin dont le pavage est par endroit encore très régulier. Ailleurs des pierres roulent sous les pieds et il faut faire attention à ne pas se tordre une cheville. Voire s'en casser une, comme s'est arrivé à Cécile il y a déjà quelques mois, elle éprouve encore beaucoup de difficultés à marcher. Courage,  reviens avec nous aux beaux jours !rd11 01 20 051

Robert porte très régulièrement son gilet jaune-fluo qui doit nous éviter de nous faire prendre pour du gibier. Merci pour ton sens de l'organisation et des responsabilités.rd11 01 20 053

L'eau chante au creux des vallons, et saute en cascade ici ou là. Jean François aurait bien aimé aller se percher plus haut, mais il y a trop de broussailles autour des pierres à escalader, un peu trop glissantes.

Nous arrivons à l'ancienne voie du Tacot, le long de l'Eyrieux. rd11 01 20 055

Un mimosa va fleurir sous peu, des canards et un cormoran pêchent dans la rivière. Le ciel est devenu tout gris et de temps en temps de petits points blancs papillonnent autour de nous. Ce ne sont ni des pétales de cerisiers, ni des cendres, et c'est très frais et humide. Hé oui, des flocons de neige, heureusement très rares.

Mais quelques minutes après le départ de tous mes compagnons, ils sont devenus plus nombreux, et visiblement il y a eu une vraie averse de neige sur les montagnes ! Nous avons eu bien de la chance ...

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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