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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:29

frise12 01 12 008Aucune des objections émises par les uns ou les autres n'a pu fléchir la décision de Robert, nous irions en Ardèche, randonner dans les montagnes autour de Saint Cierge ! Que le ciel y était pourtant gris, bas, chargé de brume et de nuages ...

C'était toujours aussi gris lorsque nous nous sommes arrêtés sur l'immense parking de la grande église de Laval. C'est vraiment étrange de trouver des équipements aussi importants pour une paroisse qui semble petite.rd12 01 12 002

On prend à gauche vers la croix, puis tout de suite à droite vers les montagnes que nous avons montées d'un pas vif pour nous réchauffer. Le froid transperçait mon pantalon et je regrettais bien de n'avoir pas mis de collants. Mais les prévisions météo n'envisageaient que du soleil. Ceux qui avaient mis leur vêtements de velours avaient un net avantage ce matin, n'est-ce pas Gérard ?

J'ai participé à une randonnée semblable il y a quelques années, mais je ne reconnais rien ce matin.

Nous arrivons à Tallans, une ancienne ferme constituée d'imposants bâtiments dont une partie a été restaurée. Le brouillard en estompe les toits.rd12 01 12 005Ça me fait toujours un grand plaisir de voir tous les soins que reçoivent ces vieilles pierres pour continuer à traverser les siècles.

Cependant des parties n'ont pas dû changer depuis bien longtemps, rd12 01 12 007et cette fenêtre à l'appui couvert de sédum et de lichen doit être ouverte sur le chemin depuis des lustres. Tout près un pommier du Japon est déjà en fleurs : contrastes de l'hiver 2012 qui n'est pas assez froid ...

Nous avons atteint le plateau et devons poursuivre sur la route. Le brouillard se fait de plus en plus dense, froid et humide.rd12 01 12 008Si nous continuons à nous éparpiller nous allons bientôt nous perdre !

Nous sommes d'ailleurs déjà perdus, mais tous ensemble : le groupe à l'arrière reste un long moment à étudier le GPS d'Alain avant de prendre la décision de rebrousser chemin. Nous tournons le dos au Serre de Praly où il est prévu que nous pique-niquions. Demi-tour !

Et c'est une vraie chance car maintenant le brouillard s'éclaircit au fur et à mesure que nous avançons.rd12 01 12 011La chasse est fermée dans certaines régions, mais pas celle au sanglier en Ardèche. Une battue est même organisée juste là où nous comptions aller.rd12 01 12 012Mais heureusement la petite ligne tout au bas du panneau qui nous avertit nous invite à rejoindre les chasseurs qui veulent expliquer leur intérêt, que dis-je ? leur amour de la nature.

Un bois occupe les pentes du Serre. Des chênes rouvres, des genévriers poussent entre les rochers recouverts de mousse et de lichens.rd12 01 12 014Il y a encore des champignons en ce début de janvier. En voici des bleus qui font penser à des compositions magiques ou diaboliques.rd12 01 12 016Et pourtant il y en a de bleus particulièrement comestibles. Non, merci pas pour moi !

Nous choisissons un peu plus bas un endroit bien dégagé où de jeunes chênes repoussent. Il faut choisir une touffe d'herbe un peu rare pour nous isoler un peu du sol froid.rd12 01 12 020D'ici nous avons une belle vue sur la vallée, et dans la trouée entre les deux montagnes nous apercevons le Rhône.rd12 01 12 018Des chiens aboient, des coups de fusil claquent. Non, ce n'est pas Michel qui pourtant se prend pendant un instant pour un chasseur. Mais c'est un bâton de marche qu'il ajuste !rd12 01 12 021Nous ne nous sommes pas attardés à boire le café, avons rangé nos sacs, renfilé nos gants et sommes remontés presque en haut du Serre. Après quelques hésitations nous avons réussi à descendre à Celles les Bains.

Passage par l'une des sources, ferrugineuse,rd12 01 12 024et à ce qui reste des  ruines de l'établissement thermal du docteur-chercheur J. A. Barrier qui soignait des cancers, la tuberculose et ... des diarrhées.

Pendant que certains goûtaient des kakis dans un jardin, invités par la propriétaire, Ahmed trouvait au-dessus du village assez de pieds de moutons pour faire une belle poêlée. Ce n'est pourtant pas ça qui nous a fait perdre le chemin, avancer en randonneurs sauvages et finalement  éclater en deux groupes : ceux qui refusaient de descendre dans le ravin d'un ruisseau, et les autres. Il ne faudrait pas se séparer ainsi ...

J'ai fait partie du premier groupe qui a rapidement rejoint la route en sautant, glissant par un passage à sangliers.rd12 01 12 027Nos compagnons étaient encore en haut de la colline où nous les avons rejoint à une ferme fortifiée,rd12 01 12 028avant d'arriver à Laval, de poser nos sacs dans les voitures et de remonter en face, vers Vieux Rompon, sa chapellerd12 01 12 041et ses vieilles ruelles bordées de maisons séculaires sous le soleil enfin arrivé.

Nous avons conjecturé sous les murs où des pierres fichées en haut, bien alignées, en pente faible se rejoignaient au dessus d'une ouverture. Et nous avons été d'accord pour penser qu'elles devaient permettre de recueillir l'eau de pluie dans une citerne à l'intérieur des bâtiments.rd12 01 12 036Nous ne les avions pas remarquées lors de nos passages précédents.rd12 01 12 038Depuis combien de lustres cette porte envahie par le lierre ne s'est-elle pas ouverte ? Et qui viendra la délier de son maléfice ?Enfin je veux dire la rouvrir ...

Il y a aussi une ferme avec des ânes et des chèvres dans ce hameau qui domine toute la vallée..

Après l'avoir admirée, nous rebroussons chemin pour revenir à nos voitures et rentrer. Nous avons 15.6 km avec un dénivelé de 560 mètre. Grâce à toutes les erreurs et les crochets ! Et en plus nous allons rentrer tôt !

Non, Gérard, les dames n'en profiteront pas  pour avancer leur repassage !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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