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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:55

frise 21 25321 et 22 Mai 2010

Pluie sur le parebrise, neige sur les sommets de la chaîne du Pinde, brume dans les vallées,

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il est temps de se poser les bonnes questions quand nous arrivons au dessus de Métsovo au carrefour des routes de Trikala (vers les Metéores) et de Grevenà (vers la Macédoine). Monter 150 marches sous la pluie pour atteindre chacun des monastères à visiter pourrait leur enlever du charme ... Changement de programme, nous allons vers le nord-est et les sites de Virgina et Dio et nous visiterons les Metéores à notre retour.

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Nous traversons le domaine de l'ours le des Balkans (eh oui, la Grèce fait partie des tumultueuses Balkans... ) où il est particulièrement protégé. Il est devenu un argument de marketing écologique et touristique, mais aussi un sujet de conflit avec les bergers. A priori il ne semble pas roder autour des grandes routes. Plutôt belles ces routes, en très bon état, malgré des hivers qui doivent être rigoureux dans ce massif qui culmine à plus de 2700 mètres.

Des prairies avec des bergeries de tôle ondulée, des troupeaux, des torrents et des ruisseaux, des villages et aussi au fond de la vallée un autoroute en construction qui doit relier Igoumenitsa, le port du nord-ouest à la frontière turque. Le nombre de tunnels et de viaducs est assez impressionnant, bien que normal dans cette zone très montagneuse.

 

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Nous atteignons la vallée du fleuve Aliakmon, nous devrons trouver sur sa rive droite ce qui reste de Aigai, capitale de Philippe II, roi de Macédoine et père d'Alexandre le Grand, et surtout nécropole royale de Macédoine.

Le soleil est revenu. Le fleuve doit passer par une passe étroite car la route sur laquelle nous sommes, voie multi-séculaire, se remet à escalader une montagne, le Vermion. Ça grimpe si fort que la jauge de carburant qui nous indiquait une autonomie de 150 km la réduit subitement à 30, et même se met en alerte. Pas drôle du tout car il ne semble pas y avoir beaucoup de villages sur les trente prochains kilomètres. Et voici que nous entrons dans le brouillard, de plus en plus épais. On ne voit plus à 20 mètres, et ça continue à monter ... Ouf ! un hameau avec une station service, fermée ... C'est très très inconfortable car en plus nous ne rencontrons personne sur cette route. La tension est à son comble ... Ah, enfin, la route redescend, la jauge ne s'affole plus autant et nous arrivons à Véroia sans problème, après une bonne frousse. Le brouillard est derrière nous, une station service devant, où il est possible de payer par cartes bancaires Visa. Bon, le sésame figure sur la carte de Camille et le compteur de la pompe ne tarde pas à afficher 80 €. Mais la carte ne passe pas sur le terminal du pompiste qui commence à faire la grimace ! Heureusement la mienne est acceptée, ce qui ne rend même pas le sourire au commerçant.

 

Quelques kilomètres encore avant d'arriver à Vergina, qui cache bien ses trésors. Sans Guide bleu on ne s'arrêterait pas ici ! Ou seulement pour le vaste parking bordé de bistrots et restaurants à côté du site de l'ancien palais où plusieurs camping-cars vont passer la nuit. Nous nous arrêtons aussi là.

C'est le lendemain matin que nous commençons nos visites. Malheureusement le site antique est fermé, pas de palais, pas de théâtre, seule la tombe enterrée de Rhomaios est accessible.

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Elle porte le nom de l'archéologue qui l'a découverte en 1938. Impressionnante cette tombe du 3ème siècle av JC, n'est-ce pas ? A l'intérieur un trône de marbre et un lit de banquet. Et c'est tout ce qui est disponible ici.

Nous allons donc vers les tombes royales. Guide bleu dithyrambique. Et il a raison ! Dans le tumulus, là même où la tombe de Philippe II, fut découverte en 1977 par Manolis Andronikos, de l'université de Théssalonique les tombes ont été dégagées, et un musée construit pour présenter les fabuleux trésors qui ont été découverts ici. Il est ouvert au public de temps :c'est ce qui se fait de mieux en la matière.

Ambiance feutrée dans ce endroit dédié aux morts. Les vitrines sont faiblement et judicieusement éclairées, nous mènent doucement jusqu'aux tombes royales et peu à peu aux joyaux les plus exceptionnels. C'est Alexandre le Grand qui a veillé à la sépulture de son père mort assassiné. Et il lui a rendu hommage de façon fastueuse. La quantité d'or et de matières précieuses qui reposait aux côtés du roi est inimaginable. Et le tout finement travaillé par les meilleurs artistes et artisans.

Photos interdites, nous sommes étroitement surveillés par les gardiens. On comprend l'interdiction quand on voit le nombre de visiteurs. Nous sommes absolument désolés ! Nous ne pouvons que dire que c'est sûrement un musée tout à fait unique qui témoigne de façon très claire de l'habileté des artistes macédoniens et du degré de raffinement de cette civilisation.

A bientôt, prochaine étape Dio.

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
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commentaires

C&N 05/07/2010 21:21


Ah bon mais moi je croyais qu'il faisait super chaud...? il pleut en Grece? et on peut se plaindre au SAV? grosses bises. C.


Camille et Pierrette 06/07/2010 17:50



Nous croyons t'avoir dit sur une carte postale qui t'arrivera bientôt qu'il pleut presque autant en grèce qu'en Ecosse ! La différence, c'est que le soleil est beaucoup plus chaud quand il se
montre !



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