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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:40

frise 11 11 29 018Le vent avait viré pendant la nuit, en amenant la douceur du sud, surprenante pour cette fin de novembre. Heureusement  les nuages étaient à la traîne. Peut-être allions-nous randonner pendant une des dernières belles journées de l'année ?

Départ depuis le cimetière de Combovin (heureusement que Josette avait été très précise sur le point de départ dans son message de lundi ...) rd 11 11 29 001

Nous partons par un sentier qui monte à l'assaut des collines au-dessus du village, ancien itinéraire 151, sous de petits  chênes (la fiche les dit rouvres, mais ceux-ci ne poussent pas en sol calcaire, ce sont plutôt des pubescents). Il y a encore des champignons ! Michel est rapidement chargé de rassembler ceux que nous trouvons pour les conserver à l'huile. Ils seront parfaits servis à l'apéritif du prochain cochon de lait grillé !

Les trouvailles botaniques sont assez rares en novembre. rd 11 11 29 004

Les célèbres chardons protégés ont encore belle allure, même tout secs. Combovin fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors où il est interdit de prélever des fleurs. Récolte virtuelle !

Après le sentier forestier qui traverse une partie de la réserve de chasse de la Chauméane, nous croisons une route, rejoignons un chemin forestier dont les lacets nous font grimper doucement jusqu'au plateau qui domine le vallon au fond duquel la Véore prend sa source.rd 11 11 29 005Pas de pause reconstituante dans les randos de Montmeyran car avant le départ il y a dégustation de douceurs et de café apportés par quelques participants. Mais ça doit être insuffisant pour les plus grands qui ont besoin de fruits secs ou de barres vitaminées en cours d'ascension ! Il faut dire que le sac rempli de champignons et la serviette humide  exigent des efforts supplémentaires.rd 11 11 29 007 Au pas de Boussière le chemin est coupé par la route du plateau de Marquet, endroit bien connu de tous ceux qui ont pratiqué le vélo. Ils sont nombreux parmi nous à l'avoir maintenant troqué contre les bâtons de marche ... La randonnée est un sport plus doux.rd 11 11 29 011Il aurait dû y avoir une table d'orientation à cet endroit, mais il ne reste plus que le socle, et le superbe paysage des falaises voisines,rd 11 11 29 012et de la plaine qui se dilue au loin dans la brume.rd 11 11 29 014En bordure de plateau le vent souffle, nous allons marcher à plat, aussi est-il temps de renfiler les coupe-vent.

Nous traversons des prairies où les troupeaux ont été ramenés depuis longtemps. Les bergers des estives ont reçu l'ordre de redescendre avant les quelques jours de mauvais temps de septembre.

Des panneaux informent les randonneurs que les troupeaux sont gardés par des patous et conseillent de s'arrêter lorsqu'un de ces chiens approche en aboyant, de ne pas crier et de ne pas jeter de pierres. Nous en entendons un, suffisamment loin pour pouvoir continuer sans ralentir.

Nombreuses sont les brebis avec leurs agneaux dans la prairie que nous devons traverser après la ferme de Mourras. Et quel joli spectacle que celui des petits sous la mère ! Leur queue beaucoup plus longue que ce que nous voyons d'habitude (tiens, on la leur coupe donc ?) danse de plaisir dans tous les sens !rd 11 11 29 019Le soleil a presque disparu pendant notre ascension, heureusement les endroits bien à l'abri au milieu des genévriers ne manquent pas pour notre pique-nique.

Lagon bleu de Claudie, vin de noix de Pierrette, (non, ce n'était pas le "vin de noix de la veille" d'Hubert, mais nous avons failli le croire !) corbière de Michel, il y a l'embarras du choix pour accompagner notre repas. Par contre les croquants d'Hubert sont bien de la veille, et délicieux. Merci Hubert, il te faudra recommencer.

Claudie a tenu à ce que nous massions les épaules de son Michel, endolories par le sac de champignons. Les photos sont privées ...

Pas de prolongation du temps de repos, il ne fait pas assez chaud. rd 11 11 29 024Nous sommes tout près du doigt de Josette, et allons revenir par l'autre versant du vallon, dès que nous aurons passé le pas du Buis, celui que René, de Beauvallon, ne veut plus passer pour y être venu trop souvent ! Je me demande pour ma part si ce n'est pas la première fois que je viens ici.rd 11 11 29 029

On a vite compris d'où vient le nom de cet accès au plateau. Les buis sont abondamment de chaque côté du sentier, presque jusqu'à l'endroit où l'on surplombe la source. Mais elle doit être bien au fond du vallon, nous ne la voyons pas plus que nous ne l'entendons.rd 11 11 29 033A l'est la route d'accès au plateau, et le sentier que nous avons parcouru ce matin.

Nous descendons par un grand chemin forestier empierré, qui devait  permettre aux attelages de mules d'accéder aux forêts qu'aux années 1950, mais n'est plus fréquenté que par des marcheurs. Et pour eux, il n'est pas nécessaire de l'entretenir après chaque grosse pluie : des pierres sont arrachées et roulent sous nos pas.

Quelques branches de houx garnies de baies  dépassent de sacs. Elles vont faire de jolis bouquets pour Noël.

A un détour le donjon de Barcelonne se découpe en haut de sa colline. Je suis maintenant sûre que c'est la première fois que je passe par ici, au sommet des Terres Blanches.rd 11 11 29 043

Nous avons la possibilité de passer par la chapelle de sainte Marguerite, mais la fatigue qu'affichent Michel et Michel nous en dissuade !rd 11 11 29 044Dommage, encore une fois le groupe n'est pas tout à fait complet !

rd 11 11 29 037

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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commentaires

Celine 30/11/2011 22:11

Hummm... on a pas le droit de ramasser de fleurs dans un parc naturel, mais les champignons y a pas de probleme????

Camille et Pierrette Filippi 02/01/2012 14:17



Après consultation je vois que le règlement intérieur du Parc Régional Naturel du Vercors prévoit une demande d'autorisation à adresser à l'administration dudit parc ... et d'attendre sûrement
une réponse avant de se lancer à la recherche des tant convoités champignons qui appartiennent toujours au propriétaire du terrain sur lequel on les trouve. Mais en général il est admis que l'on
puisse effectuer un "prélèvement" d'au plus 5 kilos sans être verbalisé.


Le cas de ramasseurs étrangers qui avaient récolté plusieurs centaines de kilos pour les vendre sur des marchés espagnols ou italiens a défrayé la chronique cet automne 2011. Les champignons ont
été saisis et les récolteurs arrêtés.



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