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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:34

frise12 01 24 043La Clastre, La Claste, mais quel est ce village ? Je connais bien Piégros-La Clastre, mais La Clastre ? Voilà ce que je m'étais dit en lisant le message de Josette hier : "départ à 9 h pour La Clastre, ferons l'ascension du Puyjovent, 13 km et 350 mètres de dénivelé".

Eh bien La Clastre est une des deux communes qui ont été réunies sous le nom de Piegros-La Clastre en 1872, mais  nous avons si peu l'habitude de l'appeler ainsi que nous étions perdus !

La Clastre a  dans la vallée de la Drôme, et Piegros sur la première ligne de collines au pied du synclinal perché de la Forêt de Saoû.rd12 01 24 003

En face du village perché de Mirabel que nous voyons par dessus le mur du cimetière, point de départ de notre tour. Un peu de pain d'épices de Josette, de biscuit de Claudette, de café de Jeannette avant de partir rd12 01 24 004vers le sud-est, à gauche du village. Vraiment Puyjovent est la colline qui porte deux pylônes, complètement à droite ? Nous allons vérifier encore aujourd'hui que ce n'est pas le but qui compte, mais le chemin pour y accéder !

 

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rd12 01 24 018Et il est superbe ce chemin dans une pinède, avec pour horizon les crêtes nord de la Forêt de Saoû : l'Encrier, l'emplacement de la chapelle Saint Médard, et jusqu'au ^pas de Lauzun.

Voici le château de Piegros perché en haut de son mamelon. Il est privé, nous n'irons pas. Il a été accessible au public pendant les Journées du Patrimoine, mais aujourd'hui nous ne pouvons l'admirer que de loin entre les flèches de cyprès et l'Encrier encore à l'ombre.rd12 01 24 021Endroit idéal pour la photo de groupe, mais nous cachons presque le château !rd12 01 24 024Voici quelques visages du bonheur,rd12 01 24 030des petits bonheurs du jour devrais-je dire. Celui de profiter de la possibilité physique de marcher. Celui d'être dans un groupe de copains. Celui de profiter du ciel bleu et du soleil. Celui de profiter du paysage exceptionnel de notre belle Drôme. Celui de faire un effort prolongé qui met de bonne humeur. Celui d'être conscient de tout ça ! Ce n'est que plus tard que nous en discuterons, nous nous contentons alors rd12 01 24 036de savourer le moment et le paysage. Vue inhabituelle sur le château et sa longue galerie au soleil que nous découvrons.

Moment de botanique sur les primevères déjà  fleuries : fleurs mâles à pistil vert et fleurs femelles à étamines oranges vivent à proximité pour favoriser la fécondation par les insectes pas si nombreux fin janvier ! Nous allons avoir une année riche en botanique. Et ceux qui râlent un peu pour les leçons de Josette ou les photos de Pierrette qui font perdre du temps sont si contents de profiter aussi d'une halte de faire semblant de râler !rd12 01 24 037

Nous continuons par des chemins qui desservent des maisons, des fermes, des ateliers un peu isolés sur leur flanc de montagnes, mais si la vie y est aussi belle que la vue ils ont bien de la chance les habitants ! rd12 01 24 046Imaginons un bain dans cette baignoire sous le grand arbre, à droite la Cresta, la montagne pyramidale qui domine Saillans, au fond le Glandasse enneigé qui scintille sous le soleil, les Buts de l'Aiglette et de Saint Genys, le Grand Veymont et au premier plan les camaïeux de gris, de brun des grands arbres nus, de vert des prairies et des forêts d'épineux et parfois une grosse tache orange des branchages de saules ...

L'itinéraire n'est quasiment pas marqué, et il faut se référer constamment à la carte IGN sur laquelle Josette a trouvé cette randonnée.

En traversant un bois de fayards Michel et Michel imaginent l'organisation à mettre en place pour récolter le bois des arbres les plus vieux ...rd12 01 24 050Un peu plus loin en sortant du bois nous arrivons au Collet. Encore un endroit privilégié, au paysage somptueux avec Cresta et Glandasse en face. Encrier et pas de Lauzun à droite, hors champ.rd12 01 24 054Il est presque midi et Hubert demande la pause pique-nique depuis déjà un moment. Voici un champ bien abrité qui ferait bien l'affaire ! Juste en face du synclinal à un endroit d'où l'on voit les deux versants, le Grand Pomerol et le dessin du sillon central.

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Le guignolet de Mado, le vin de Michel, les sablés de Mado et d'Elisabeth, le café de Claudie et quelques autres contributions collectives enrichissent le panier de chacun. Merci à tous !

Tout est rangé ? Nous n'avons rien laissé, oublié ? Alors nous pouvons repartir en passant par le sommet, juste au dessus de nous, où le vent souffle, siffle, ronfle, mugit dans les structures et les paraboles des pylônes.rd12 01 24 074Avis : il n'est pas nécessaire de marcher pendant des heures pour admirer le paysage à 360° que l'on a depuis la plateforme technique : une route y arrive, et il y a de l'espace ! Mais nous, c'est le chemin qui nous convient ...rd12 01 24 076Des nuages se sont amoncelés sur le Vercors et filent assez vite vers le Sud. Les prévisions météo plutôt mauvaises étaient peut-être justes ?

Maintrenant nous redescendons, mais ne retrouvons pas l'itinéraire prévu. Un peu plus loin nous avons la confirmation de sa modification.

Nous traversons de beaux hameaux, ici un escalier qui doit être vraiment très vieux, (sa maison aussi ...)rd12 01 24 095là un puits qui a réussi à passer le temps ...rd12 01 24 081tout comme cette clôture de verger !rd12 01 24 101Des cabanes des champs, ou des vignes nombreuses dans la vallée de la Drôme, ont été transformées et vivent une nouvelle vie de résidence secondaire.

Michel nous raconte la sienne, près de Saillans. Neuf mètres carrés, une table escamotable, un trou pour garder les produits au frais, une cheminée ... Il faudra nous la montrer ! Josette nous organisera une sortie autour de Saillans, là où sont les racines de Michel.

Une belle allée de muriers taillés très courts est l'opportunité pour Josette de nous raconter "ses" élevages de vers à soie. rd12 01 24 105Car dans les années 50 la maîtresse distribuait à chaque élève une petite boite (environ 10 grammes) d'oeufs gros comme des graines de colza, avec force recommandations pour leur permettre d'éclore. Surtout il fallait les garder bien au chaud pendant la nuit (pas de chauffage dans les chambres à l'époque) en leur faisant partager le lit. Il paraît que dans certaines maisons on n'hésitait pas à leur faire partager la chaleur de la chemise de nuit  !

Au bout de quatre à cinq jours des vers de deux millimètres apparaissaient. Il fallait les nourrir des toutes jeunes feuilles qui venaient de jaillir des bourgeons. Il avait fallu pour ça réussir l'éclosion simultanée des oeufs et des bourgeons de mûriers. Puis au fur et à mesure de la croissance des vers, ils étaient capables de dévorer des feuilles de plus en plus épaisses. Après un mois environ venait le temps des cocons : des rameaux de bruyère étaient posés sur les plate formes d'élevage, et les vers devenus énormes commençaient à tisser, avec un léger bruit. Plus de nourriture, seulement du travail. Et lorsque le cocon devenait silencieux c'est qu'il était terminé. Venait le moment de les vendre aux ramasseurs, aux filatures qui allaient les ébouillanter avant de procéder au décoconnage !

Et l'argent ainsi collecté grâce aux soins des enfants dans ces années là alimentait le "sous des écoles".

J'espère que j'ai bien relaté toutes les opérations, toute correction est bienvenue ! A mettre dans les commentaires !

J'adore tous ces récits dela vie locale, moi qui ignore ce qu'elle était ici !

Nous avons traversé le village de La Clastre, n'avons pas pû admirer le choeur de l'église construite au 11ème siècle, car elle est fermée.

Donc c'est la fresque républicaine qui clôturera la journée !rd12 01 24 117Le ciel est bien gris alors que nous repartons, nous avons même eu un peu de pluie. Ca ne nous fait que plus apprécier notre belle sortie qui nous laisse les joues en feu : effet conjugué du vent et du soleil !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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commentaires

marguerite 06/04/2012 20:51

Hubert avait très bien choisi votre petit coin pique-nique à l'abri du vent : en effet, il y a plus de 30 ans de cela, notre ami André BALLOFFET, que certains montmeyranais ont connu, y avait pensé
pour construire sa maison que, finalement pour des raisons d'eau, il monta pierres par pierres, aidé par femme et enfants, un peu plus bas au Collet. Quand elle fut presque terminée, il l'a vendue
à des étrangers... Souvenirs, souvenirs... et plus bas vous êtes passés devant une vieille ferme au bout d'une allée de mûriers : Blaïne, habitée dans les années 70 par 3 jeunes célibataires venus
de Paris, du Nord, du Massif Central, très accueillants et qui emmenaient les jeunes (belles?) drômoises dans de belles ballades à cheval... ce fut le début de notre histoire... Marcel et
Marguerite

Hubert SIRVENT 25/01/2012 13:13

Bravo Pierrette
Tu as vraiment un talent de narratrice hors du commun, à quand un ouvrage sur tes sortieq et voyages multiples je pense que tu en as le talent

Bisous