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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:00

Nous avons déjeuné, assez mal, dans le restaurant Pescarus où il doit être indispensable d'emmener les touristes. C'est au bord d'un des nombreux lacs du nord de la ville, que nous avons à peine aperçus. Par contre nous avons encore vu des chiens errants comme à chaque étape. Mais ceux du parking du restaurant sont plutôt dodus ... Il y a un vrai problème de chiens vagabonds en Roumanie, dont Eugénia nous a parlé hier alors qu'une manifestation en faveur de ces chiens se faisait bruyamment entendre à côté du palais du Parlement. L'orateur jappait presque dans son micro. Mais revenons au restaurant pour touristes.

Des salles immenses qui peuvent accueillir des centaines de personnes. Des tables et des sièges en grand apparat. C'est oriental ce juponnage ? Couleurs différentes suivant les pièces.

 

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Une grande estrade avec musiciens traditionnels, violons et cymbalum accompagnent des danseurs qui passent ensuite entre les tables avec un chapeau à la main. Poisson poêlé et légumes de conserve à peine tiédis, suivis d'une glace industrielle comme on en trouve en promo dans tous les supermarchés ne nous ont pas retenus très longtemps à table, et tant mieux.

Retour en ville par une belle avenue traversant un bois. Le centre de chaque grand carrefour est doté d'un monument, aujourd'hui nous avons contourné celui dédié aux héros de l'aviation ; hier non avons vu celui à la gloire des héros des services sanitaires pendant les guerres.

Miron, notre chauffeur qui parle plutôt bien le français nous a laissés place de la Révolution. C'est le moment de faire le tour des monuments, tous importants. Dans notre dos l'hôtel Athénée Palace Hilton, tout de suite à gauche la salle de concerts Athénée, c'est là que nous irons ce soir, que dis-je, cet après-midi, écouter Gidon Kremer et son orchestre.Rd 09 21 (89)En face de nous c'est le roi Carol I qui chevauche devant la bibliothèque de l'université . Bien sûr sa statue n'a pas toujours été ici !Rd 09 21 (83)

En face de nous le mémorial de la Révolution. Une obélisque blanche transperce un cocon noir. Pour Eugenia le cocon, c'est la patate pleine de trous à et vide du communisme ... Il y a d'autres interprétations tout aussi riches et imagées !

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Au fond le grand bâtiment blanc est le palais du Sénat, néo-classique, achevé en 1948. Il était le siège Comité central du Parti communiste. Et c'est de ce  balcon que Ceausescu prononça son dernier discours le 21 décembre 1989. Plutôt essaya de prononcer un discours,mais après huit minutes de parole, lorsque la foule cria "A bas Ceausescu" il s'enfuit alors que l'armée tirait sur les manifestants. On se rappelle qu'il fut jugé et exécuté le 25 décembre.

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Juste devant le Sénat (transféré depuis peu au palais du Parlement) cette statue m'intrigue beaucoup.Cet homme brisé et reconstitué doit être un symbole fort, mais de quoi ?

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De l'autre côté de la rue Victoriei, l'église Cretulescu de 1722 restera pour nous mystérieuse ... Nous n'avons que jeté un regard sur elle à chacun de nos passages !

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Et enfin l'ancien Palais Royal transformé en Musée national d'Art. Il paraît que c'était un petit palais, mais il reste beaucoup trop grand pour que je puisse faire entrer toute sa façade dans mon appareil photo ! Je dois me contenter d'un détail, celui de l'entrée (belle marquise là encore) de la Galerie d'art roumain.

 

Le droit à photos est trop élevé, je ne l'ai pas pris. Et il y avait tant à voir que je n'aurais pas pu écouter et prendre des photos dans le très court temps de notre visite.

Eugenia nous a accompagnés dans notre visite de la galerie d'art médiéval roumain. Nous avons traversé en un temps record des salles aux vitrines très riches. Ici sont rassemblés des objets parmi les plus précieux. Icônes, objets sacerdotaux, orfèvrerie, iconostases sauvées de la destruction communiste, vêtements d'officiants, manteaux de cérémonies, manuscrits enluminés ...Éblouissant !

A la fin de cette visite expresse nous nous sommes séparés en deux groupes, ceux qui souhaitaient un temps de repos avant le concert rentraient à l'hôtel laissant que ceux qui voulaient continuer leur visite traverser la place tout à l'heure.

La galerie d'art moderne roumain occupe les étages supérieurs. Et là, nous avons fait des découvertes passionnantes. Voici deux noms auxquels j'ai attaché des liens de sites avec photos pour que nous partagions le plaisir de ces découvertes. Nicolae Grigorescu considéré comme un des plus grands peintres roumains est très bien représenté, Stefan Luchian qui fut son élève est entouré de trop de ses contemporains pour en faire la liste, et n'en choisir que quelques uns serait injuste !

Je me suis surprise à regretter de ne pouvoir mieux regarder les oeuvres de l'avant garde roumaine, et de ne pouvoir m'arrêter plus longtemps dans la salle où sont exposées quelques sculptures de Constantin Brancusi ...

En fin de visite j'ai été ravie de retrouver Françoise très intéressée elle aussi et aussi marrie que moi de devoir quitter ce musée.

Merci à Michel et Camille qui attendaient dehors, assis au soleil que nous ayons fini notre visite !

 

Entrer dans l'Athénée ne nous a pas laissé indifférents. Cette salle consacrée à la musique est  l'oeuvre d'un architecte français, Albert Galleron. Décor riche ou chargé ? A chacun d'apprécier ! Voici pour l'entrée et les escaliers.

Rd 09 21 (100)La salle de concerts de 1000 places est entourée d'une fresque qui représente l'histoire du pays, de la conquête de la Dacie par Trajan jusqu'au couronnement  de Charles de Hohenzollern qui devient le roi Carol I premier roi roumain.Rd 09 21 (102)La coupole est impressionnante ! Tant de sirènes et de tritons ne sont pas tombés depuis plus d'un siècle qu'ils y sont accrochésRd 09 21 (108) qu'ils tiendront bien encore quelques jours !

 

Rd 21 09 (283)Cet ensemble participe sûrement à l'exceptionnelle acoustique de la salle où l'orchestre de cordes Kremerata Baltika dirigé par Gidon Kremer également soliste Rd 09 21 (112)ont interprété "the Art of instrumentation" d'après J. S. Bach (hommage à Glen Gould) et l'Octuor en ut majeur op.7 d'Enesco. 

Les avis ont été très partagés dans notre groupe sur la première partie. Voici quelques exemples : Philippe Andriot a trouvé "cette blague très élaborée, mais ni drôle ni gaie", Henry Fuoc a été bouleversé et heureux, Etienne Schaerrer passionné ! Quant à moi, je me suis fichtrement ennuyée.

L'octuor d'Enescu était beaucoup plus intéressant, même si cette musique composée par un jeune homme de 19 ans était très savante. Et subtile.

 

 

Nous avons fini la journée dans un restaurant du centre ville à la déco folklorique, avec musiciens et danseurs, terrasse ouverte sur le voisinage pour les fumeurs, et une nourriture bien agréable. Les menus des dîners sont beaucoup plus riches que ceux des déjeuners. Et après une entrée de crudités, un bol de chou râpé cru est servi en accompagnement de la viande !

Rd 09 21 (134)La nuit était bien agréable lorsque nous sommes rentrés. Nous avons veillé à ce qu'aucun chien errant ne s'approche d'Anne II. Mais en arrivant Casa Capsa nous avons trouvé Jean François pour le moins dépité que nous ne nous soyons pas rendus compte qu'il manquait ! Je suis sûre qu'Anne I ne déléguera plus cette vérification !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Voyages musicaux
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