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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 22:52

24 11 00

Il y a bien longtemps qu'Henry Fuoc voulait organiser un nouveau voyage à Vienne et nous parlait de ce projet avec une gourmandise communicative ! A côté de nos propres rêves de palais, de princesses, de valses, de Danube, de concert de 1er de l'an, de gourmandises fabuleuses, de peintures dorée de Klimt et torturée de Schiele, de nos souvenirs de Grande Histoire, il avait su faire naître des visions et envies de tranches de vie de Mozart, d'écoute de meilleurs orchestres du monde dans quelques unes des plus belles salles de l'histoire de la musique  ... Et ce matin, nous avons pris le départ pour Vienne ! 24 11 01

Sous l'immense verrière du hall 2 de Roissy Charles de Gaulle nous nous sommes comptés et recomptés,  il manquait quelques participants. Anne Fuoc qui veille toujours à tout et à tous nous le confirme. Guy Berthoud a été hospitalisé, Bob Gentilini et Marie-José sont restés auprès de lui et de Marie-Jo ... En leur absence les discussions seront moins animées, en particulier celles d'après spectacles !

Dès l'arrivée à Vienne les couleurs sont affichées, la ville vit sous le signe des arts : les salles de l'aéroport arborent des partitions musicales et le baiser de Klimt. C'est exactement pour ça que nous sommes venus !

Il est tout juste 16 heures, nous sommes à deux heures d'avion à l'est de Paris, presque à la limite du fuseau horaire, la nuit tombe alors que nous nous dirigeons vers la ville en longeant une raffinerie puis des hectares de serres. Les lumières du Ring brillent nombreuses alors que nous faisons notre premier tour de ce grand boulevard bordé de palais du 19ème siècle devenus hôtels, cafés, magasins de luxe, bureaux et banques. Nous sommes allés juqu'au nouvel Hôtel de Ville dont le parc scintille des riches éclairages des fêtes de Noël accrochés dans les arbres et autour des cabanes du marché de Noël. 24 11 02Demi-tour devant l'église Votive pour rejoindre notre hôtel, juste en face du Pavillon de la Sécession dont la coupole faite de 3000 feuilles de laurier dorées lui vaut le surnom pas très élégant pour le temple des artistes sécessionnistes de "chou fleur".

Nous avons eu du mal à nous retrouver tous à 17h30 dans la salle de réunion où se tiendront tous les jours les "Causeries de Philippe Andriot" ; les couloirs de l'hôtel ne communiquent pas tous et les ascenseurs pour descendre puis remonter ont un fonctionnement mystérieux !

Nous sommes quelques uns à avoir vu, vendredi soir sur Mezzo en direct, l'Idoménée de Mozart qui est au programme de la soirée et en avons trouvé la mise en scène de Damaino Micheletto très surprenante ! La conférence est la bienvenue pour nous préparer au spectacle.24 11 03Nous avons visité le Theater an der Wien où a eu lieu la représentation  pendant l'entr'acte. Il a été fondé en 1801 par Emanuel Schikaneder, également librettiste de la Flûte enchantée. Il fut considéré comme "le plus richement équipé et un des plus grands théâtres de son temps" (Grove's dictionary of Music and Musicians). Cette appréciation est encore actuelle.24 11 04

Mozart a su faire du "livret piteux de Varesco" un opéra-seria génial, à la très belle musique (j'emprunte ceci à Philippe Andriot, je n'oserai jamais porter un tel jugement, je me contente d'aimer ou ne pas aimer ... ). L'orchestre dirigé par René Jacobs est parfait, tout comme le sont les chanteurs, largement ovationnés. Je mets en lien une critique qui correspond assez bien à ce que nous avons majoritairement ressenti ! Même la mise en scène sur la plage jonchée de débris de naufrages et de tempêtes était moins bizarre qu'à la télévision ! Quant à Electre, elle est non seulement surprenante, mais exceptionnelle comédienne, quelle énergie !

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Nous avons terminé cette soirée d'ouverture de notre voyage en dînant dans un des plus anciens restaurants de la vieille ville, près du port de croisière pour Bratislava, le Reichenberger Griechenbeisl où des "noques aux poireaux" accompagnaient une savoureuse goulash de veau. Parfait pour une froide soirée au bord du Canal du Danube !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Saoû chante Mozart
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