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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:05

24 Janvier 2011

Voyager en hiver peut être une aventure ... Henry et Anne Fuoc ont expérimenté l'"impréparation des aéroports européens" aux grandes tempêtes de neige de décembre 2010. Pour nous, le groupe de Saoû chante Mozart à Salzbourg, nous n'eumes qu'un petit retard à l'arrivée dûe à une confusion dans l'exécution des ordres par les prestataires ...

Nous avons attendu avec patience, en pensant aux grands voyageurs que furent la famille Mozart dont les hivers n'interrompirent pas les si nombreux déplacements au-delà des Alpes et des frontières du petit état qu'était alors Salzbourg ! C'était il y a plus de deux siècles, avec des moyens de transport et de haltes que nous ne pouvons même pas imaginer !

Alors, après avoir survolé les plateaux du Jura légèrement pris dans la brume, rd Salzbourg 001la Bavière sous d'épais nuages, atterri à Munich sur des pistes où un ballet de chasse-neige et de camions d'évacuation de cette neige devait composé avec celui des avions, attendre au chaud l'arrivée du bus entre une grande vitrine de sandwichs et viennoiseries et un Starbuck coffee était relativement confortable !  rd Salzbourg 004La neige tombait bien sur l'autoroute jusqu'à Salzbourg, mais la circulation était fluide. Sur notre file. Car il arrive parfois aussi des accidents dans ce pays où l'on fait mieux face à de rudes conditions hivernales ; un camion en portefeuille provoquait de nombreux kilomètres de bouchon dans l'autre sens ... Notre premier concert n'etait qu'à 19h30, ça donnait un peu de souplesse !

Nous avons pu aller "déjeuner" d'un bon goulash vers 16 heures, tout près de l'hôtel, à pied. Cri derrière moi, quelqu'un était tombé. Camille était sur le dos, et vigoureusement remis debout par Pierre. Merci ! Grondée, j'ai offert mon bras à Camille qui a enfin bien voulu le prendre, et nous avons continué d'un pas ferme ... Au cours du repas Henry nous a  annoncé la défection d'Harnoncourt et de Gidon Kremer qui ne veut jouer le concerto d'Alban Berg que sous sa direction ... Le nom des remplaçants ne nous est pas communiqué ...C'est pour le concert de mercredi soir.

 

Nous n'avons eu que quelques minutes avant la conférence de Philippe Andriot pour le concert de ce soir.

- W. A. Mozart : Quintette à cordes en ut majeur KV 515 ;

- Jörg Widman : Duos pour violon et violoncelle ;

- Heinz Holliger : Trois esquisses pour violon et alto ;

- W. A. Mozart : Quintette à cordes en sol mineur KV 516.

interprétés par Christian Tetzlaff (violon), Antje Weithass (violon), Tabéa Zimmermann (alto), Hanna Weinmeister (alto) et Marie-Elisabeth Hecker (violoncelle)

En préambule Philippe nous rappelle que les rapports qu'entretenait Mozart avec Salzbourg, sa ville natale sont toujours très commentés et très contrastés. On va jusqu'à dire que Wolfgang éprouvait de la haine pour elle. ? Pour  Colloredo, le dernier prince-archévêque, sûrement, et il lui fut très difficile de travailler pendant presque 10 ans sous ses ordres. A la fin de sa vie il disait simplement qu'il ne se sentait pas chez lui, à Salzbourg ...

Et maintenant les oeuvres du soir :

- Les quintettes (rayonnement et lumière pour le quintette en ut majeur ; angoisse et douleur pour celui en sol mineur) que nous écouterons ce soir ont été composés en 1787 à Vienne et furent un immense succès.  Tout comme l'opéra Don Giovanni également composé en 1787, l'année du décès de Léopold, père de Wolfgang. Philippe nous rappelle que les périodes de difficultés, d'épreuves et de déchirement ont été celles des plus grandes oeuvres de Mozart ...

- Jörg Widman, clarinettiste extraordinaire venu jouer à Lyon plusieurs fois. Compositeur toujours intéressant et original.

- Heinz Holliger est un hautboïste magnifique, venu diriger plusieurs fois l'orchestre national de Lyon qu'il subjugue ... Quant à son activité de compositeur, Philippe ne nous en révèle pas grand chose !

- et enfin Tabea Zimmermann est une des plus grandes altistes européennes.

 

Et nous sommes partis pour la grande salle du Mozarteum. Par les transports en commun : l'hôtel Europa est juste à côté de la gare de chemin de fer et de bus, idéal pour nos déplacements dans la ville que nous n'allons pas quitter durant notre séjour. Il neige encore . Place Mirabell une oeuvre d'art contemporain est emmitouflée sous un manchon blanc ; nos pas crissent rd Salzbourg 006alors que nous rejoignons la salle de concert en regardant de tous côtés : statues d'art contemporain, églises à dômes et coupoles, architecture baroque des palais.rd Salzbourg 011

Contraste ! Les stucs, les cristaux, les ors et les tuyaux d'orgue brillent de tous leurs feux dans la grande salle à la douce température ! Quel écrin néo-baroque !

 

Le concert est superbe. Écouter les compositions de Mozart est toujours un grand plaisir. Entrecoupé de musiques contemporaines remarquablement interprétées, aux notes surprenantes (parfois agressives ? Des grincements, des pleurs déchirants des instruments et aussi les voix chantantes des duettistes font aussi partis de ces oeuvres). Les deux compositeurs sont là pour recevoir les applaudissements nourris.

Et nous pouvons prédire quelques polémiques pour le repas du soir, que nous prendrons au restaurant panoramique de l'hôtel, quinze étages au-dessus de la si frêle Sissi qui occupe le centre du jardin juste devant nous.

rd Salzbourg 015

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Voyages musicaux
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commentaires

Marie-France Unal 29/01/2011 23:54


Merci à vous,j'ai lu avec plaisir votre premier chapitre. Une petite compensation à mon absence à ce voyage.


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