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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 22:09

Pour finir notre tour trop rapide et trop superficiel de cette île, ma foi surprenante, nous avons traversé l'"Isla Baja" de Garachico jusqu'à chez nous, à la Punta del Cangrejo.

Garachico un peu à l'écart des grands itinéraires fut le port le plus important de Ténérife aux 16ème et 17ème siècles, avant qu'une irruption du volcan Trejero en 1706 engloutisse pratiquement toutes ses installations. 

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Le petit château-chapelle-fort de San Miguel est l'un des seuls bâtiments qui témoignent de sa prospérité perdue. De glorieuses familles de gouverneurs ont dû l'occuper, les blasons en gardent le souvenir.

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La "Puerta de Tierra" fut construite en 1602. Y passaient des marchandises du monde entier, car Garachico était une plaque tournante, son commerce, exportations et importations, portait sur des marchandises locales, vin sucre et cuir ; européennes, des tissus d'Angleterre et de France  ; américaines, l'indigo ; asiatiques, des épices ; et enfin africaines avec des esclaves.

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Aujourd'hui il y a un port de plaisance à l'ouest de la ville, et à l'est des piscines naturelles formées dans la lave solidifiée permettent la baignade.

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Promenade dans les ruelles étroites qui laissent passer peu de soleil, quelques jardins et le clocher de l'église.

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Nous quittons la côte nord par Los Silos et El Palmar en traversant de petits villages entourés de champs de cultures maraichères. A El Palmar des carrières sont creusées dans un ancien cône volcanique fait de cendres. La terre brune qui en est tirée est épandue dans les champs pour en améliorer la rétention en eau.

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Nous n'avons pas le temps d'aller jusqu'à la pointe à l'extrême ouest, au phare de Teno et nous contentons de l'extraordinaire paysage depuis Los Portelas : en face la montagne sauvage, au nord comme au sud l'Atlantique. Que nous pourrions voir beaucoup mieux si un vent venant d'Afrique, directement du désert, la calima, ne soufflait pas aussi fort en transportant tant de particules de sable qui opacifient l'air. On se croirait dans une brume.

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Nous arrivons enfin à Masca, une des perles de Ténérife. (Les marchands des beaux magasins spécialisés essaient de faire croire que les perles de Ténérife se portent en bijoux, mais celles-ci sont importées et viennent de Tahiti, du Japon, ou d'Australie. Il n'y a pas de perles de nacre à Ténérife, les eaux ne sont pas assez chaudes.)

Nichée au creux d'un ravin ce village a failli disparaître il y a quelques années lors d'un incendie qui ravagea la région et détruisit une partie importante de la forêt de pins canariens.

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Un ruisseau parcourt le fond du ravin, et le creuse un peu plus à chaque pluie. Il facilite aussi le tracé d'un chemin qui va du village jusqu'à la côte en deux bonnes heures. Les agences de voyage proposent une sortie organisée : accompagnement en voiture jusqu'à Masca, descente à pied jusqu'à la plage, récupération par un bateau qui ramène les randonneurs jusqu'à Puerto de Santiago. Ça doit être absolument exceptionnel et pas fatiguant, le dénivelé à la descente ne compte presque pas !

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Nous avons continué la route en lacets serrés pour passer le col vers Santiago del Teide et n'avons même pas pu en voir le sommet enneigé illuminé par le soleil couchant, l'opacité de l'air nous en empêchait.

C'est vendredi que nous avons vu l'extrémité côtière du sentier, alors que nous avions choisi une sortie en mer pour voir les baleines globicéphales (seulement au dessus du niveau de la mer) qui élèvent leurs petits entre Ténérife et la Goméra. Ce que l'on en voit est assez peu, et en fin de sortie nous nous sommes dit qu'il aurait mieux valu aller faire le tour de La Laguna que nous avons manquée ou de Santa Cruz dont nous avons vu si peu !

Finalement Ténérife est beaucoup plus intéressante que ce pensions, et huit jours bien insuffisants pour la visiter sans frustrations !

Aurons-nous le temps de revenir avant que nous n'ayons plus qu'envie de chauffer ici nos articulations et membres douloureux qui nous retiendront à la douce ombre des grands palmiers ?

Derniers mots : le site auquel arriveront ceux qui cliqueront sur "baleines globicéphales" au dessus est une merveille que nous aurions bien aimé découvrir en préparant notre voyage !

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Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
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