Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 08:59
Mercredi 7 octobre 2009.
Ne pas se méprendre, il n'y a de commun entre Airbus et les Abattoirs que le fait que nous ayons visité ces deux lieux le même jour !
Encore plus tôt qu'hier, c'est à partir de 8h15 que nous attendons le minibus qui doit nous conduire à Blagnac pour la "visite Lagardère", c'est à dire de ce qui est visible par le grand public de la construction de l'A380.
En fait pas grand chose, car on n'approche pas du gros porteur, "seul véritable double pont" fleuron de l'aéronautique européenne. Il est bien protégé et on ne peut pas le prendre en photo.
Après avoir occupé notre attente dans la boutique de vente de souvenir (vêtement, maquettes, jouets et accessoires divers), nous avons d'abord visité une reproduction de salle de suivi des vols d'essai, avec le film du premier vol et quelques fragments de vols ultérieurs. Beaucoup de visiteurs de plusieurs nationalités alignés devant les ordinateurs, avec une guide ne parlant que le français, ça faisait un groupe dissipé.
Un bus nous a emmené jusqu'aux ateliers de montage où six  A380 sont en cours de montage. Un peu de logistique pour nous expliquer comment les éléments arrivent d'Espagne, d'Allemagne et de Grande Bretagne jusque devant nos yeux.
Nous avons de la chance car immédiatement après lorsque nous sortons face au tarmak de l'aéroport nous apercevons un convoi exceptionnel qui arrive,  un étrange véhicule surbaissé, à 10 esseuix  qui n'apporte qu'un des plus petits ensembles, l'empennage. Pour les grands éléments il faut regarder les images du site que voici  link    Nous pouvons aussi voir un avion-cargo gigantesque, le Béluga A300-600 ST que les gens d'ici appelle "la baleine". Tout à fait impressionnant. Tout comme l'A380 dont j'ai oublié de dire à quel point il l'est  !  Peut-être parce qu'on manque un peu d'échelle d'évaluation dans l'atelier de montage où les hommes qui s'affairent autour des avions ressemblent à des grosses fourmis ?
Et nous avons enfin cette échelle sur la piste devant nous : un A380 acheté par un prince (arabe ? c'est ce que l'on peut penser en voyant la calligraphie sur le fuselage) pour son usage personnel est devant un Airbus normal, à un pont qui parait en effet bien petit.
Ce A380 va pouvoir embarquer plus de 800 passagers ... et ce qui semble encore plus extraordinaire, c'est qu'il pourra les débarquer puis en réembarquer autant, dans un espace nettoyé, réapprovisonné, et tout et tout, en 1h30 !


Nous avons pu visiter la maquette commerciale, une toute petite partie de fuselage, qui permet aux acheteurs de choisir quelques équipements.
Retour en ville pour le déjeuner dans un beau quartier avec la très bizarre cathédrale Saint Etienne, et sa partie gothique si peu ajustée à ses bases romanes. Troublant ! Heureusement la fontaine est un élément apaisant de la place !


La rue Baragnon où nous allons déjeuner est bordée de beaux magasins, et d'hôtels particuliers. Les portes cochères entrebaillées m'invitent à entrer dans les cours souvent si belles. Parfois on y trouve aussi des compteurs à gaz qui ont l'air presque aussi vieux que les escaliers !

Quelques pas encore et nous sommes confrontés à trois sphinx qui nous demandent "quel est le mécréant qui a pris la décision de les poser au centre de la place de la Trinité ?" Bien que nous ne sachions pas répondre et passons ... Ah bon, ce n'étaient pas les sphinx mais moi qui me suis posée la question ?


Après le déjeuner nous allons sans enthousiasme débordant, enfin pour certains, vers le musée des Abattoirs, musée d'art moderne et contemporain et l' une exposition du festival "Le Printemps de Septembre à Toulouse". Ca ne s'invente pas, les anciens abattoirs étaient dans le même quartier que les hôpitaux ! Pour les mêmes raisons sanitaires ?
Le bâtiment a été joliment resatauré, et on sait à quoi s'en tenir dès la cour ...


Je vais faire court. Je trouve que l'art contemporain est trop conceptuel, et pas assez sensitif. Mais je suis prête à écouter quelqu'un qui voudrait m'expliquer que je me trompe ...
Donc je ne retiens que les grands rideaux de scène,celui de Picasso, "la dépouille du Minotaure en habit d'Arlequin", oeuvre majeure du fonds du musée, présenté avec celui de Salvador Dali par Jim Shaw en hommage à Jonathan Borofsky.


Et le très émouvant "Tombeau pour SAWTCHE Saartje Baartman" de Serge Pey. La personne à qui l'artiste rend hommage a impressionné des générations de visiteurs du Musée de l'Homme au Trocadéro. C'était la "Princesse hottentote" ou par dérision la "Vénus callipyge".  Née en 1789 en Afrique du Sud elle avait été emmenée en 1810   en Angleterre où elle était  montrée comme "bizarrerie" dans les foires. C'est vrai que sa morphologie attirait l'attention, en particulier ses fesses sur lesquelles on autait pu poser un plateau. Elle subit le même sort en France où elle mourut en 1816. Cuvier fit un moulage de son corps exposé au musée de l'Homme jusque dans les années 70 du 20ème siècle, alors que son corps était conservé dans du formol ... Après la libération de Mandela en 2004, le peuple d'origine de Sawtche demanda la restitution de son corps. Et il fallut des palabres un peu compliquées pour que le Musée des Arts premiers qui le détenait alors veuille bien ne plus le considérer comme partie de son patrimoine artistique et immatériel, et le rendre.
La forêt de fins bâtons décorés occupant une partie de ce vaste espace très sombre m'avait d'abord fait penser à de l'art aborigène, mais les animaux représentés n'étaient pas de cette culture.
Voici un détail des grandes fresques de craie blanche tracées sur les panneaux noirs qui entourent complètement la salle.


Des vraies pattes de volailles et des antilopes entourent la silhouette féminine. Un grand cercle de tomates en cours de séchage ou de pourrissement mettait une belle note de couleur dans cet ensemble, et a aussi généré pas mal de commentaires dans notre groupe ...
Quelques oeuvres d'artistes comme Saura ou Dubuffet sont d'une approche plus facile. Et les mosaïques de l'atelier Heidi Melano d'après des tableaux deFernand Léger qui font le tour extérieur du bâtiment terminent avec bonheur pour tous cette visite !


Le joli manège du jardin Raymond VI nous retient. On le dirait sorti d'un livre illustré du 19ème siècle avec des animaux étranges !


Une fourmi, une tortue et un poisson géants, un "rhinograde" articulé, tout ce bestiaire fabuleux est fait de bois, de nacre, de cuivre et de laiton. Il y a aussi un vélo volant et regardez-bien, vous aurez encore quelques surprises.
Conçu en 1990 par une association  (AISP) comme outil de réinsertion et de (re)socialisation il fut construit sous la direction de Gérard Pujols, artiste plasticien.


Les jardins qui portent le nom d'un grand prince toulousain du 12ème siècle sont entourés de l'hôpital de Grâce avec son beau dôme, et d'un bâtiment à l'allure très défensive qui est maintenant le Centre anti-cancéreux. Palette de rouges (plus que de roses) et de verts.
Nous nous divisons. Et nous retrouvons à 6 à vouloir visiter la fondation Bemberg. Une carte collective  fonctionne si mal que finalement je passe en-dessous de la barre de contrôle. Et quelques uns de ces six passent sur une autre carte ... Et à notre sortie au métro Esquirol les trois qui ont monté les escaliers à pied nous retrouvons en face d'une brigade de contrôle qui examine les "titres de transport" juste àdevant la sortie. La carte que je tiens n'a qu'un passage pour trois personnes. Et les trois autres n'ont pas de carte ... Le jeune contrôleur un peu englué par nos explications pas claires du tout, veut que nous nous regroupions avant de se raviser et de demander l'avis de son chef ... qui, à la vue de la carte renonce ... Nous avons eu chaud, et sommes passés près d'une amende assez chère, je crois.
Retour à l'hôtel d'Assézat et sa si jolie cour avec tour d'orgueil, et la seule oeuvre que nous ayons pu photographier, car l'appareil est interdit à l'intérieur.
















Le 1er étage est réservé à la Renaissance avec des pièces meublées à l'italienne et à la française et des objet de collection de toute l'Europe.
Le deuxième étage est consacré à une fabuleuse collection de tableaux français des 19ème et 20ème siècles. Parmi lesquels pas moins de 32 Bonnard. Ca va faire une belle introduction à la visite de l'exposition de Lodève que nous allons prochainement voir, Camille et moi !

Partager cet article

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Les Copains d'Accord
commenter cet article

commentaires

Recherche

Liens