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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 22:32

Maintenant voici les orchis !

Leur nom vient du grec orkhis ( testicule ) allusion à la forme des tubercules, et nous ne vérifions pas, il faudrait essayer d'en déterrer et nous ne sommes pas là pour ça. Les observer de près nous suffit !

Les orchis ont un casque formé par les sépales et les pétales latéraux. Le labelle est très découpé en forme de corps humain, deux bras, deux jambes et entre celles-ci un appendice ... oui, un zizi, mais pas toujours !

D'abord l'orchis pourpre, aussi opulent que commun. Il doit son nom à son casque de couleur très foncée, son labelle est piqueté de taches roses plus ou moins vives. Ces taches sont pourvues de très petits filaments, duvets, poils ? Enfin ça doit faciliter le transfert du pollen sur l'abdomen des insectes pollinisateurs. On peut le voir aussi bien sur le bord des routes et des chemins que dans le vallon de Saint Genis.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Celui-ci commence à peine à s'ouvrir. En voici un plus clair.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

On le rencontre à chaque sortie au printemps. J'en avais déjà montrés, et je recommencerai sûrement.

L'orchis brulé ou néotinea ustulata est très discret. Par sa taille, souvent de l'ordre de 10 centimètres. Le voici à côté de polygales, ils sont de la même hauteur.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

et par la couleur de son labelle, blanc avec quelques rares points pourpres.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

En voici un rare, sa tige doit atteindre vingt centimètres et les fleurs nombreuses sont regroupées en grappe cylindrique bien régulière.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

C'est au sommet de l'épi de couleur très sombre que cette orchidée doit son qualificatif de "brulé".

Encore plus discret, l'orchis homme pendu ou orchis anthropophora dont la couleur dominante est le vert. Cependant comme chez l'homme il y a des jaunes,

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

des roses,

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

et aussi des rouges.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Leur forme de pantin désarticulé, aux membres pendants et raides leur vaut dans certaines régions le nom de pantine.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Exubérant, sautillant ou dansant, voici l'orchis singe ou orchis simia.

Sous un casque rose, ses bras et ses jambes ont l'air de partir dans toutes les directions.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

La fleur de forme ovoïde a 5 à 6 centimètres de diamètre.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Nous en avons trouvées aux couleurs plus vives, blanc et rose indien.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Pour distinguer l'orchis militaire, orchis militaris, de l'orchis singe il faut se pencher pour regarder la forme et la longueur des jambes. Celles du militaires sont plus larges et moins longues.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Avez-vous remarqué les poils sur le ventre ? Je crois que le singe en a aussi !

Et voici la découverte du jour, un orchis qui a une allure d'ange blanc ! Oui, regardez bien, les deux ailes dans le dos (sépales), des mains qui semblent se joindre (pétales) et une longue robe blanche, le labelle ! Je crois que Josette l'attendait depuis longtemps celui-ci.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Nous l'avons trouvé en groupes familiaux. Tantôt des fleurs blanches, tantôt des fleurs jaune pâle avec quelques points roses. Elle a un éperon de grande taille, et son labelle est dit "genouillé". Ce mot n'est pas dans le vocabulaire du Petit Robert, donc pas d'étymologie de ce qualificatif.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Et c'est après de laborieuses heures de recherches que Josette a fini par trouvé son nom : l'orchis de Provence.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite

Extraordinaire cerise sur la gâteau, il y en avaient aussi quelques rouges, mais s'appellent-elles de Provence ? Je n'en ai pas trouvé de rouge sous ce nom.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis, suite
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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Flore
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 16:27

Le vallon de Saint Genis est un des sites drômois célèbres pour la variété d'orchidées que l'on peut y trouver.

Comment y aller ? Par la D125 qui passe au pied des premières montagnes du Vercors qu'il faut quitter à Rochefort-Samson, en face de la mairie pour suivre la route des Ducs jusqu'à ce qu'elle se transforme en chemin.

C'est là qu'il faut s'arrêter.

Et attention en sortant de voiture, on peut piétiner des orchidées dès cet instant ...

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

En ce 2 mai toute la pluie qu'il est tombée la veille essaie de s'échapper en brouillard et brume qui masquent le sommet des montagnes. Le soleil joue à cache-cache derrière des nuages et nimbe les sommets d'une lumière voilée.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Nous sommes juste trois, peut-être un peu plus intéressées par la flore, et surtout plus disponibles ce jour-là, Jacqueline, Josette et moi. Nous sommes prêtes pour notre moisson virtuelle de quelques unes des cinquante variétés qui pousseraient dans le vallon de Saint Genis. Mais heureusement pour nous, elles ne poussent pas toutes en même temps ! Ça fait durer le plaisir.

Je vais présenter en plusieurs articles ce que nous avons trouvé aujourd'hui car je pense qu'il ne faut pas plus de 16 photos par chroniques pour qu'elles s'affichent correctement.

On commence par les ophrys, ces étranges orchidées qui ressemblent à des insectes. Elles sont merveilleusement organisées ! Chaque espèce a besoin d'une espèce particulière d'insecte pour sa pollinisation. Non seulement elle a pris l'aspect de la femelle ad hoc, mais elle émet aussi des effluves qui ressemblent à ses phéromones, ce qui provoque des pseudocopulations furieuses (ça, je l'ai trouvé dans les textes, parce que je ne l'ai pas encore vu ...)

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Voici me semble-t'il un ophrys aranifera ou ophrys araignée. Le labelle beige-brun est pourvu de poils, sauf sur la macule, la tache en H en haut du labelle (le pétale qui simule le corps de l'insecte femelle).

Le labelle de l'ophrys petite araignée est entouré d'une bande jaune bien nette. Entres les trois sépales placés derrière la tête de la fleur les deux pétales supérieurs ressemblent à des antennes. Et le bec au dessus de la tête est le gynostème ou périanthe, enveloppe de protection de l'appareil reproducteur ...

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Il y a assez peu de fleurs le long de la tige.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

C'est par touffes que nous l'avons trouvée.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

L'ophrys mouche est encore plus discrète que l'araignée. Elle est d'une taille très modeste et on peut facilement passer à côté sans la voir.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Les sépales sont verts, les deux pétales-antennes bruns, ainsi que le bec ; la macule est claire.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Les fleurs sont peu nombreuses le long de la tige, et les feuilles rassemblées en rosette au pied de la plante.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Les couleurs de l'ophrys bourdon lui permettent de ne pas passer inaperçue.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Les sépales et les petits pétales antennes sont roses, le labelle roux, la macule plus ou moins grande au dessin irrégulier peut avoir plusieurs couleurs. Enfin le bec est jaune.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Et pour en finir aujourd'hui avec les ophrys, voici la spécialité locale, l'ophrys de la Drôme.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

Sépales et pétales supérieurs roses, bec bien de profil sur la photo précédente rose-jaune, et le labelle très sombre avec une large macule claire.

Elle peut vivre en touffes elle aussi, mais il n'y a que 3 à 4 fleurs par tige en général.

Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis
Orchidées de début mai du vallon de Saint Genis

A un peu plus tard pour les orchis !

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 05:25

Au cours de toutes les recherches qui ont été menées par les membres du "Collectif de Montmeyran 2015", Jean Pierre et Yvonne ont ramené une photographie de la salle des fêtes peu après sa construction.

Quant à moi, j'ai trouvé des informations historiques dans les opuscules écrits par trois habitants de Montmeyran.

Dans Montmeyran au cours de l'Histoire de France de monsieur Charles Ponson je n'ai relevé pour cette chronique que l'abandon progressif du village fortifié à partir du 17ème siècle. Les habitants se sont installés en bas du village déserté, dans les quartiers Ladevaux, des Cantons puis le long de la grande voie de communication menant de Crest à Valence. En 1733 la nouvelle église Saint Blaise fut construite, bizarrement orientée, chevet au sud.

En 1847 un terrain a été acheté à la famille Néry-Durozet pour construire une école, la mairie et faire une grande place. La mairie et la place sont celles que nous connaissons.

Dans Montmeyran monsieur l'abbé Vincent décrit ainsi le village au 19ème siècle : "maisons, façades et croisées ont le luxe du confortable et de la régularité ; mais l'art est banni des édifices publics."

Souvenirs montmeyranais : la salle des fêtes

C'est sûrement la raison pour laquelle monsieur Maurice Pollet, maire de Montmeyran de 1925 à 1943 a décidé la construction d'une salle des fêtes, très coquette et assez grande d'une architecture Art Déco, tout à fait innovante à l'époque. Placée au milieu du magnifique parc que possède Montmeyran (après la donation de madame Leydier née Néry-Durozet, dernière descendante de cette famille), avec bancs et éclairages publics de même style, le modernisme de l'ensemble marquait la volonté du conseil municipal d'aller de l'avant sans porter atteinte à l'ensemble du quartier. Monsieur Maurice Pollet est qualifié par monsieur André Milhan dans Notes historiques sur la commune de Montmeyran " d'où j'ai tiré ces renseignements, d'excellent premier magistrat municipal, maire d'une qualité exceptionnelle à qui la commune garde beaucoup de gratitude".

Les maires suivants qui y ont apporté des "améliorations" au cours de ses 80 années de vie lui ont fait perdre les beaux ornements de façade et en même temps beaucoup de son caractère. Mais elle a gardé ses formes typiques.

Souvenirs montmeyranais : la salle des fêtes

Les élus municipaux actuels, suivant les décisions prises par leurs prédécesseurs pendant les derniers mois de leurs mandats, s’apprêtent à modifier substantiellement l'ensemble : ils veulent construire un vaste multi-accueil dans la partie droite du parc, ne laissant qu'un étroit passage entre la salle de fête et la crèche. Suprême offense au parc, ce bâtiment serait doté d'un toit végétalisé semé de sédums qui ont une grande chance de devenir assez rapidement semblables au toit végétalisé qu'a remarqué une des nombreuses personnes qui soutiennent notre action.

Souvenirs montmeyranais : la salle des fêtes

Notre salle des fête plantée au milieu de son parc mérite mieux que ça, et c'est la raison pour laquelle nous poursuivons nos efforts avec détermination pour que ce beau projet de multi-accueil (trop grand ? trop coûteux ?) soit réalisé ailleurs.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:08

28 avril 2015

Nous étions tout simplement ravis en voyant la première ophrys petite araignée de la saison au carrefour de chemins après le col de Brus à Eyroles. Etait ce parce que nous marchions dans l'attente de ce moment depuis plus d'une heure ? Ou parce que cette orchidée est très discrète et qu'il faut être attentif pour la voir ?

Flore d'Eyroles

La tige pas très grande, entre 12 et 40 centimètres porte souvent quatre fleurs vertes et marron de 13 à 18 millimètres. il peut y en avoir plus, mais dans ce cas j'ai remarqué que les fleurs inférieures, sûrement passées deviennent beige.

Flore d'Eyroles

Son nom savant est ophrys litigiosa : on peut imaginer qu'à l'origine de ce litige est la difficulté de la distinguer de l'ophrys araignée dont la fleur est un peu plus grosse.

C'est la marge jaune ou verdâtre très nette autour du pétale de la petite araignée qui fait la différence.

Flore d'Eyroles

Dans les ouvrages de référence consultés, l'attention est tirée vers le petit appendice dans l'échancrure du labelle brun clair. Peut-être que l'ophrys araignée n'en a pas ?

Flore d'Eyroles

Il faut aussi remarquer la petite rosette des feuilles juste à la base de la tige.

Flore d'Eyroles

Deuxième rencontre de la journée à côté du petit pont, l'ophrys bourdon. Après l'ophrys petite araignée voici une autre orchidée qui se donne des allures d'insecte pour attirer un partenaire pollinisateur.

Flore d'Eyroles

Le labelle très élargi et étalé muni d'un appendice assez grand, de couleur jaune est surmonté de trois sépales, deux roses en position d'antenne, un jaune qui ressemble à un bec.

Flore d'Eyroles

Cette ophrys vit souvent en famille, dans des pelouses sèches sur sol calcaire.

Flore d'Eyroles

Il faut aussi observer la macule, dans cette variété elle ressemble à un col posé en haut du labelle.

Flore d'Eyroles

Nous avons aussi rencontrer de nombreux orchis pourpre. L’opulence de cette fleur est somptueuse. Elle est toute ronde, bien pleine et charnue. Ses couleurs varie du grenat foncé au rose clair.

Flore d'Eyroles

il parait que c'est l'une des plus fréquemment rencontrées. Mais elle semble tellement généreuse qu'elle n'est jamais banale.

Flore d'Eyroles

Son casque, et encore plus son grand labelle peuvent varier du pourpre le plus profond au rose.

Flore d'EyrolesFlore d'Eyroles

Je crois avoir remarqué que les plus claires n'ont pas d'appendice dans l'échancrure du labelle, ou qu'il est à peine visible.

Flore d'Eyroles

Il faut également être attentif au feuillage pour identifier toutes ces orchidées. Les orchis pourpres ont des feuilles rassemblées à la base de la tige, longues et pointues avec des nervures longitudinales.

Nous avons aussi croisé du lin de Montpellier dans un écrin d'ajoncs,

Flore d'Eyroles

des saponaires de Montpellier,

Flore d'Eyroles

et des hélianthèmes blanchâtres.

Flore d'Eyroles

Le parfum enivrant du thym en fleur, qui couvre tout la crête de la Côte Bédouin, doit inciter les lapins et les chevreuils à mener autour des jeunes abricotiers et des vignes des sabbats les nuits de pleine lune ...

Flore d'Eyroles
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 13:53

Le trajet pour aller jusqu'à Eyroles est déjà une très belle promenade : on passe Crest, Saoû et son massif montagneux, le long du Roubion par Bourdeau et Bouvières, le col de la Sausse, le défilé de Trente Pas, Saint-Ferréol où il faut prendre à gauche et monter par une petite route toute en lacets sur le plateau jusqu'à Eyroles. C'est un petit village des Baronnies. Il compte 28 habitants au dernier recensement, ce qui permet d'affirmer que la population est depuis 1999 en forte hausse ...

Mais le village est si petit qu'on ne peut se garer que bien à l'extérieur. Nous nous sommes arrêtés au carrefour de la route de Sahune puisqu'un fléchage nous permettait de trouver ici un sentier pour démarrer notre randonnée de 11 kilomètres et 500 mètres de dénivelé ...

Une piste sur le versant de la Côte Bédouin file vers la montagne Ségala dans des terres blanches qui collent bien aux chaussures après les pluies abondantes des derniers jours.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Nous avons suivi un balisage rouge-bleu qui nous a bientôt fait quitter ces collines, traverser le vallon et passer par la ferme de Sigala où le maître de maison préparait le feu pour cuire ses terrines de pâté de lapin. Nous sommes arrivés beaucoup trop tôt : elles ne seront cuites que deux heures et demie plus tard, et nécessitent 40 jours de repos ...

Des brebis bêlaient dans une grande étable alors que des chèvres broutaient dans l'enclos voisin.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Un peu plus loin nous avons longé un village de maisonnettes de bois aménagées avec tout le confort (ventilateurs et toilettes au bord du ruisseau) et ce qu'il faut pour des moments de recueillement et méditation.

MGM - Eyroles et la montagne SigalaMGM - Eyroles et la montagne Sigala

Lieu de tranquillité au-dessus d'un paysage de marnes et au loin les célèbres vergers d'abricotiers de la région de Nyons. ...

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Au col de Brus nous nous sommes rendu compte que nous nous étions trompés sur notre itinéraire. Non, nous ne pouvons pas maintenant, en trouver un de substitution en allant vers Sahune, il n'y a pas de boucle. Alors nous avons pris à droite vers la Camade. Je commence à trouver que ces montagnes manquent de fleurs et en particulier d'orchidées. A peine ai-je fini de prononcer ces mots que des ophrys petite araignée étaient sous nos yeux !

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Et en assez grand nombre ! Les photographier avec un appareil complètement automatique dont je n'ai toujours pas trouvé la fonction macro est délicat ... J'ai souvent seulement les herbes derrière magnifiquement nettes !

Et à la croisée des chemins suivante le rose de quelques orchis pourpres illuminait la pelouse encore sèche et grise.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Des hélianthèmes des Apennins et des saponaires de Montpellier offrent leurs corolles s'étalent au soleil. Des thyms fleuris embaument du parfum que l'on connait bien, mais aussi de parfums citronnés et d'un autre qui ne tentent surtout pas Alféo, ni Michel.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
MGM - Eyroles et la montagne Sigala

A un carrefour où le fléchage nous indique de tourner à droite nous décidons de rester sur la crête pour prolonger notre tour et remplacer les kilomètres que nous avons escamotés au démarrage.

De temps en temps un champ fraîchement labouré nous permet d'apercevoir la plaine de l'Ouvèze, le village de Sahune et les montagnes à l'est..

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Nous continuons vers le sud au sommet de la Camade ... Mais le ravin que nous découvrons à notre droite dans lequel il nous faudrait descendre pour remonter sur la montagne en face ne nous incite pas à poursuivre. Décidément nous ne sommes pas très courageux aujourd'hui et rebroussons chemin.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Une clairière à l'abri du vent est un emplacement parfait pour notre pique-nique avant de revenir vers le chemin que nous avions dédaigné.

Dire que nous avons descendu rapidement jusqu'au ruisseau qui coule au creux du vallon est faible. La pente est telle que nous pouvons dire que nous avons dégringolé ...

Photo de groupe au bord du ruisseau.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Sur ses rives herbeuses nous avons trouvé des ophrys bourdons ; belle trouvaille.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le ruisseau est ravissant, et le chemin suit son lit jusqu'au deuxième pont.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le thym en fleur est trop tentant pour qu'on lui résiste plus longtemps, c'est le moment cueillette.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Et nous sommes ensuite arrivés assez rapidement aux voitures, même après une nouvelle halte botanique pour des orchis pourpres ! Ne nous serions-nous pas encore trompés à un carrefour ? Une moitié du groupe décide de reprendre le chemin depuis le début de l'itinéraire jusqu'au col de Fabre.

Il nous aurait fallu nous arrêter ce matin au chemin qui monte vers l'antenne, avant le village pour monter au sommet de la Côte Bédouin. Nous l'aurions tous fait facilement en début de course. Paysage superbe.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le chemin suit la crête, à gauche Saint-Ferréol Trente Pas, à droite devant nous la montagne Sigala.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Un peu plus loin la Côte Bédouin a été défrichée et est maintenant couverte de thym, en fleur, c'est la saison ! Avec quelques arbustes d'ajoncs le contraste des couleurs est plaisant.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Après le col Fabre nous sommes revenus le long des vergers d'abricotiers et des vignes, entourés de clôtures électriques au ras du sol contre les sangliers et plus haut contre les chevreuils. Avec 3 habitants au kilomètre carré, les animaux sauvages doivent être rois dans ces montagnes.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Pendant que nous marchions l'équipe qui visitait le village a trouvé sur un talus une famille nombreuse d'ophrys bourdons. Je vais consacrer une rubrique spéciale aux orchidées du jour !

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:47

Les sédums portent aussi le nom d'orpins. Il y en a une grande variété, et nous en avons rencontré deux mardi au pas des Blaches.

Je crois que la première est un sédum gazonnant. Il est encore vert parce que nous sommes juste au début du printemps, même s'il nous semble être en été. Il va devenir rouge assez rapidement, mais n'arrivera jamais à devenir un couvre-sol, ni donc un couvre-toit.

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Le second pourrait être de la variété orpin rougeâtre ... et le voir explique bien son nom ...

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Parmi les 41 variétés que comporte la famille des crassulaceae on trouve des feuillages jaunes, rouges, bruns, blanchâtres, et beaucoup plus rarement des verts. Ces plantes poussent dans les pierres, les graviers, les rocailles, les murs, les talus, la silice, la tourbe, les marécages, mais je ne vois pas de toits dans tous les milieux préférés.

Alors de là à penser que c'est pour ça que ça devient ce que l'on voit sur l'une des photos prises par un de nos amis, il n'y a pas loin.

Pauvres sédums sur le toit du bâtiment de droite, qui ressemblent beaucoup à de la paille cramée ... Et pauvres de nous si nous devons subir une "cinquième façade" de ce type là dans le parc, à côté de la salle des fêtes .... Où sera la verdure promise ?

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Oubliez pendant quelques instants tous ces risques en admirant les espèces répertoriées sur le site Florealpes.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 15:48

Depuis la plaine de Valence on arrive à Savel en prenant la route vers Die ; au pont d'Espenel on traverse la Drôme et on remonte la vallée de la Roanne, on passe à côté de Saint Benoit, joli village perché sur les falaises dominant un méandre de la rivière, puis une gorge jusqu'à une route à gauche marquée Rimon et Savel. On s'arrête dans le premier village, au parking à gauche et les personnes qui viennent là pour la première fois expriment leur enthousiasme pour les paysages qui se sont succédés depuis notre départ de Montmeyran.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Aujourd'hui c'est Alféo qui nous mène à la demande de Josette. On le voit plus souvent parcourir les voies drômoises sur son vélo qu'à pied. Il doit bien maintenant avoir franchi 700 des cols de nos montagnes ; depuis ceux des grandes routes, mais surtout ceux qui ne furent fréquentés que par les chevriers accompagnant leurs troupeaux, ou par les colporteurs piémontais avec leurs baluchons ou leurs mallettes de petits trésors sur le dos et maintenant par les randonneurs et les cyclistes téméraires.

Après le café de Marie-claire, il est temps de vérifier les appareils photos et le réglage des GPS, trois aujourd'hui, ce n'est pas que nous ayons peur de nous perdre, c'est qu'il faut régler celui de Josette un peu récalcitrant.

Nous prenons la rue entre les belles maisons de pierre vers Pennes le Sec et les Blaches.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Vers le sud les montagnes à la pente assez raide sont découpées par le profond sillon de la Roanne.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Derrière nous l'Aiguille, arête rocheuse qui pointe une crête gigantesque vers le ciel. Les roches sont nues et nous voyons les circonvolutions, les strates courbes qui décrivent toutes les figures imaginables entre les lignes horizontale et verticales. Des dents isolées ou en groupe, des tranches, des crêtes et des rochers qui se sont détachés ; quel chaos ! Ça a dû chahuter ici lors des poussées telluriques !

La végétation est très variée suivant l'orientation : des forêts de sapins où fleurissent des violettes, des primevères, des hépatiques vers le nord ; des buis, des petits chênes et de rares fleurs vers le sud. Voici une orchidée en boutons qui sera la seule du jour, peut-être bien un orchis pourpre ?

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Au creux du vallon un ruisseau court en chantant et dépose sur chaque relief un peu du calcaire dont il s'est chargé dans les sous-sols. On dirait du travertin en formation. Allez, on saute de pierre en pierre !

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Maintenant nous montons jusqu'aux Gravelles. L'itinéraire est fléché chaque fois que pourrait se poser une question sur la direction à prendre. Un vrai plaisir en Drôme.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous allons pique-niquer au Pas des Blaches entre les rochers des Blaches, mais Alféo ne résiste pas au plaisir de faire découvrir sur la droite, en direction de Pennes le Sec le pas de Savel. C'est un effort largement compensé par le paysage que nous découvrons. Cette porte plutôt étroite entre le vallon de Savel et le plateau de Pennes le Sec est l'endroit idéal pour la photo de groupe, rapidement assise dans le thym après avoir appuyé sur le bouton de l'appareil photo posé sur une pierre auprès du précipice ...

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous revenons sur nos pas pour gagner le Pas des Blaches. Le sentier va bien plus à l'est, décrit un grand virage avant de remonter sous la falaise. Le point visé, c'est la grande porte tout en haut, à l'ouest.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Après, ça grimpe raide. Alféo dit "qu'il faut donner un petit coup de cul" pour monter les lacets serrés qui passent entre la haute dent où des pitons d'escalade scintillent

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

et les lames de roche qui forment le groupe qu'on croyait compact vu d'en bas.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous nous mettons à l'aise. T-shirts secs car nous avons mouillé nos chemises en montant, option doigts de pieds à l'air possible, et un bel emplacement au soleil radieux, face au Mont Ventoux tout au sud, au dessus de la tête de Marie-Claire.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Pas trop de vin de chicorée sous un soleil qui tape si fort ... Michel a dans son sac une bouteille de vin, et je n'ose pas dire ce qu'a Line dans le sien ! Il va falloir choisir car le sentier est aussi raide à la descente qu'à la montée ... Avec quelques lacets en devers, des traversées de marnes. Et surtout avec un paysage sublime.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

On redescend par Bramevache, en admirant le paysage que nous avions derrière nous ce matin. A l'arrière plan, au centre les Trois Becs sous un angle assez rare pour nous.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Des randonnées prochaines sont suggérées : aux Trois Becs, mais c'est un peu tôt, il faut laisser les fleurs s'épanouir ; au col de l'Aiguille, dans le massif juste en face : totalement nouveau pour tous, OK Alféo, parles-en à Josette !

Un peu de hors-piste à travers bois et champs pour éviter la route à la fin nous ont permis de voir des polygalas bleus, des lotiers jaunes, des vesces roses et des sédums. Des sédums, j'en parlerai dans une autre chronique, un bien autre sujet ...

Le gâteau de Nadine mangé à l'ombre d'un gros tilleul, en face de l'Aiguille a été très apprécié. Moment agréable où chacun a exprimé son enthousiasme les paysages parcourus aujourd'hui.

Et avec un dénivelé de ...? 650 mètres, mais le problème de réglage du GPS de Josette n'est pas résolu.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 14:43

Coucou, nous sommes revenus et avons trouvé une somptueuse jungle au doux parfum dans notre jardin ... Un mur de fleurs comme nous n'en avions pas vu depuis plusieurs années ! et tout un petit monde d'abeilles qui le butinait.

Retour des Pyrénées Orientales

Au premier plan les glycines, puis les lilas qui ferment la cour. Au-dessus les plus hautes branches de l'arbre de Judée couronnent ce bosquet. A gauche le cognassier est couvert de fleurs. Et derrière, au milieu de la pelouse le cerisier à fleurs élance ses bras roses vers le ciel ... Par terre, dans l'herbe qui nous arrive presque aux genoux, les pâquerettes et les ornithogales en ombelles profitent encore du peu de temps qu'il leur reste : Camille a sorti la tondeuse à gazon pour mettre un peu d'ordre dans tout ça ... Mais quelle chance d'être revenus assez tôt pour voir le printemps éclater dans notre jardin ...

Dans la région de Prades nous l'avons vu arriver et s'installer. Le soleil a réchauffé nos journées pendant tout notre séjour et accompagné nos promenades. Il a peu à peu fait apparaître du brun dans la neige et la glace qui couronnent le Canigou, la montagne mythique des Catalans, et ainsi alimenté les ruisseaux, les canaux et les fleuves côtiers qui ne sont pas encore pleinement remis des "épisodes cévenoles" de l'automne dernier.

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Je vous invite à un tour de Prades, comme Camille l'a fait avec moi.

Nous montons par des ruelles et des escaliers en passant à côté de l'ancienne tannerie et des bassins de lavage des peaux ou des laines.

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Le clocher roman domine le centre de la ville du haut de sa bizarre pyramide qui le coiffe. C'est vrai que sans cet appendice il ressemblerait à ses nombreux voisins : bandes lombardes à arcatures aveugles qui soulignent avec les bandes en dents d'engrenages les étages, fenêtres géminées et gargouilles en fûts de canons. Mais que c'est bizarre et laid ce toit de béton pointu. Personne ne veut le descendre ?

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Le clocher est roman, l'église Saint Pierre du 17ème siècle, dépourvue de tout décor. Dans cette région l'extérieur est souvent sobre, c'est à l'intérieur que se groupent les fastes de l'art baroque.

Le retable du maître-autel dédié à Saint Pierre est un des plus grands de France. On le doit à Joseph Sunyer, sculpteur catalan du 17ème siècle. Dans l'article que j'ai trouvé sur cet artiste (cf lien ci-dessous) on lit aussi ceci en conclusion ou presque : "Vit-on jamais des ouvrages frappés avec plus de force, d'âme et de mouvement que ceux qui parurent alors dans cette contrée ? Mais aussi vit-on, dans aucune époque, moins de sagesse, d'harmonie, de simplicité et de cette élévation dont l'architecture reçoit le plus grand prix ?". Sévère, mais je trouve qu'on peut bien voir ainsi tout l'art baroque ... Les personnages dorés ou de couleurs vives sont nombreux , les symboles aussi. Les anges musiciens et leurs trompettes nous annoncent le bonheur au paradis, au côté de tous ces saints ...

Les chapelles latérales sont nombreuses et la plupart baroques également.

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Les rues à l'est de la ville et les places centrales sont le théâtre du grand marché du mardi.

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Celles à l'ouest restent beaucoup plus calmes. Et elles ne manquent pas d'attraits avec les encadrements des portes et fenêtres ainsi que les trottoirs de marbre rouge, de provenance locale.

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L'activité artisanale qui a laissé des souvenirs sur les murs et façades s'est éloignée. Les tanneries ont disparu, mais l'eau qui faisait tourner les machines court toujours dans des canaux souterrains et des rus que l'on entend un peu partout dans la ville. La rue des marchands ne présente que des vitrines vides, mais on entend derrière les rideaux plutôt crasseux qui dissimulent les boutiques des marteaux et des scies : de nouveaux magasins seront prêts pour le prochain et 65ème festival Pablo Casals.

Retour des Pyrénées Orientales
Retour des Pyrénées Orientales
Retour des Pyrénées Orientales

Le célèbre violoncelliste catalan avait trouvé refuge dans cette petite ville en 1939, après l'arrivée des franquiste en Espagne, et y a mené une vie modeste jusqu'en 1956.

Prades honore la mémoire d'un de ses enfants, le peintre catalan Martin Vivès en donnant son nom à un centre culturel.

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Joli bâtiment de pierres, galets roulés et briques, qui fut la prison de Prades avant d'être réaffecté !

A bientôt sur les chemins ?

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 20:36

ou "Barlie de Robert" ... que j'aime cet autre nom, ça a quand même plus d'allure que son troisième nom, "orchis géant" ? Scientifiquement "himantoglossum robertianum". Trop difficile à le mémoriser.

Orchis à longues bractées ...

Ce n'est qu'à notre retour que je l'ai identifié. Ce dont j'étais sûre ce 4 avril c'est que je n'en avais encore jamais vu de semblable.

Il est méditerranéen.

D'abord il est très précoce, et c'est la seule variété que j'ai trouvée en cette année de végétation tardive.

Il est de grande taille, ce qui m'a permis de le voir de loin au bord de la route. Au début de la floraison il est pyramidal, puis devient cylindrique, comme un épi très touffu, dense. J'irai jusqu'à dire qu'il fait l'effet d'une belle pagaille !

Orchis à longues bractées ...

Ses bractées, - parties intermédiaires entre les feuilles et la fleur, que l'on peut confondre facilement avec une feuille,mais aussi dans d'autres espèces à une fleur ou à un pétale ; enfin là on a du mal à les voir -

sont plus longues que les fleurs.

Orchis à longues bractées ...

Son grand labelle est quadrilobé, souvent de couleur rose. Les sépales forment un casque légèrement ouvert.

Il peut aussi avoir des parties violettes, pourpres et (ou) vertes.

Enfin il a une odeur de lis.

Orchis à longues bractées ...

Qu'apprends-je enfin ? Qu'il en a été trouvé à Saulce sur Rhône ? Y a pas des randonnées à organiser dans cette région de la Drôme, Josette que nous allions voir aussi s'il y a des variétés endémiques ou presque ?

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:56

4 Avril 2015

Depuis Thuir, il faut prendre la D48 en direction du Canigou pour, au détour d'un virage, découvrir une grande cuvette sauvage couverte de garrigue et de forêts. Ils font un écrin au village de Castelnou, qui dégringole une colline.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Une tour de guet occupe encore solidement le sommet d'une colline. De sommet en sommet, elles permettaient de répandre rapidement l'alerte.

Le virage d'où l'on découvre ce paysage est pourvu d'un grand parking, d'une table d'orientation et d'assez d'espace pour que les occupants de plusieurs voitures puissent pique-niquer sans se gêner sous les cerisiers en fleurs.

Pendant cette halte j'ai trouvé de nombreux orchis à longues bractées, une nouveauté pour moi sur laquelle je reviendrai.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Un très grand parking payant est aménagé sous l'église bien à l'extérieur de l'enceinte de Castelnou.

Sainte Marie du Mercadal, l'église du marché qui est reconstitué l'été,a été construite au 13ème siècle bien en dehors des murs. Nous devons nous contenter de son gros clocher carré, de sa porte et surtout des superbes ferrures réalisées avec du fer extrait des mines voisines qui avait une qualité très appréciable, il ne rouillait et ne rouille toujours pas.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.
Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Au 21ème siècle l'accès principal au village encore entouré de remparts est la porte de Millars, flanquée de deux tours et d'un assommoir, presque comme au Moyen-Age !

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Passé cette défense, un panneau nous apprend alors un peu d'histoire. Castelnou fut fondé au 10ème siècle par le Comte de Besalu (je montrerai sous peu ce beau village de Catalogne espagnole). A l'époque il était dans le royaume d'Aragon. Il devint la capitale du Vallespir lorsque le Comte répartit ses biens entre ses deux fils et le resta pendant plus de trois siècles. Est-ce lorsqu'il entra dans le royaume de France par la signature du traité des Pyrénées (sous Louis XIV) qu'il s'assoupit jusqu'au 20ème siècle, réveillé par les curieux et nombreux princes charmants, les touristes ?

Les très belles maisons de pierre et de brique des carrers del Mig ou d'Avall sont souvent occupées par des boutiques d'artisans, d'artistes, de restaurateurs avenants.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

On trouve aussi des souvenirs plus originaux : quelques boulets de catapultes datant de 1286, époque des sièges des rois de Majorque !

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Souvenir plus pacifique, les fours à pain comme celui du carrer del Mig bien ventru au premeir étage, le rez-de-chaussée étant alors réservé aux animaux, maintenant aux boutiques

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Il y a aussi des rues bien tranquilles, presque des escaliers qui passent entre les jardins protégés par de hauts murs.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Au sommet du village le château construit à la fin du 10ème siècle était le siège du pouvoir militaire et administratif de la région du Vallespir que le Comte de Cerdagne et de Besalu créa lors du partage des comtés entre ses fils. et c'est là que s'achève notre visite sous le soleil.

Mais n'est-ce pas une église romane qu'il y a tout en haut de cette montagne, très au sud ?

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.
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