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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 13:53

Le trajet pour aller jusqu'à Eyroles est déjà une très belle promenade : on passe Crest, Saoû et son massif montagneux, le long du Roubion par Bourdeau et Bouvières, le col de la Sausse, le défilé de Trente Pas, Saint-Ferréol où il faut prendre à gauche et monter par une petite route toute en lacets sur le plateau jusqu'à Eyroles. C'est un petit village des Baronnies. Il compte 28 habitants au dernier recensement, ce qui permet d'affirmer que la population est depuis 1999 en forte hausse ...

Mais le village est si petit qu'on ne peut se garer que bien à l'extérieur. Nous nous sommes arrêtés au carrefour de la route de Sahune puisqu'un fléchage nous permettait de trouver ici un sentier pour démarrer notre randonnée de 11 kilomètres et 500 mètres de dénivelé ...

Une piste sur le versant de la Côte Bédouin file vers la montagne Ségala dans des terres blanches qui collent bien aux chaussures après les pluies abondantes des derniers jours.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Nous avons suivi un balisage rouge-bleu qui nous a bientôt fait quitter ces collines, traverser le vallon et passer par la ferme de Sigala où le maître de maison préparait le feu pour cuire ses terrines de pâté de lapin. Nous sommes arrivés beaucoup trop tôt : elles ne seront cuites que deux heures et demie plus tard, et nécessitent 40 jours de repos ...

Des brebis bêlaient dans une grande étable alors que des chèvres broutaient dans l'enclos voisin.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Un peu plus loin nous avons longé un village de maisonnettes de bois aménagées avec tout le confort (ventilateurs et toilettes au bord du ruisseau) et ce qu'il faut pour des moments de recueillement et méditation.

MGM - Eyroles et la montagne SigalaMGM - Eyroles et la montagne Sigala

Lieu de tranquillité au-dessus d'un paysage de marnes et au loin les célèbres vergers d'abricotiers de la région de Nyons. ...

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Au col de Brus nous nous sommes rendu compte que nous nous étions trompés sur notre itinéraire. Non, nous ne pouvons pas maintenant, en trouver un de substitution en allant vers Sahune, il n'y a pas de boucle. Alors nous avons pris à droite vers la Camade. Je commence à trouver que ces montagnes manquent de fleurs et en particulier d'orchidées. A peine ai-je fini de prononcer ces mots que des ophrys petite araignée étaient sous nos yeux !

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Et en assez grand nombre ! Les photographier avec un appareil complètement automatique dont je n'ai toujours pas trouvé la fonction macro est délicat ... J'ai souvent seulement les herbes derrière magnifiquement nettes !

Et à la croisée des chemins suivante le rose de quelques orchis pourpres illuminait la pelouse encore sèche et grise.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Des hélianthèmes des Apennins et des saponaires de Montpellier offrent leurs corolles s'étalent au soleil. Des thyms fleuris embaument du parfum que l'on connait bien, mais aussi de parfums citronnés et d'un autre qui ne tentent surtout pas Alféo, ni Michel.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
MGM - Eyroles et la montagne Sigala

A un carrefour où le fléchage nous indique de tourner à droite nous décidons de rester sur la crête pour prolonger notre tour et remplacer les kilomètres que nous avons escamotés au démarrage.

De temps en temps un champ fraîchement labouré nous permet d'apercevoir la plaine de l'Ouvèze, le village de Sahune et les montagnes à l'est..

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Nous continuons vers le sud au sommet de la Camade ... Mais le ravin que nous découvrons à notre droite dans lequel il nous faudrait descendre pour remonter sur la montagne en face ne nous incite pas à poursuivre. Décidément nous ne sommes pas très courageux aujourd'hui et rebroussons chemin.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Une clairière à l'abri du vent est un emplacement parfait pour notre pique-nique avant de revenir vers le chemin que nous avions dédaigné.

Dire que nous avons descendu rapidement jusqu'au ruisseau qui coule au creux du vallon est faible. La pente est telle que nous pouvons dire que nous avons dégringolé ...

Photo de groupe au bord du ruisseau.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Sur ses rives herbeuses nous avons trouvé des ophrys bourdons ; belle trouvaille.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le ruisseau est ravissant, et le chemin suit son lit jusqu'au deuxième pont.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le thym en fleur est trop tentant pour qu'on lui résiste plus longtemps, c'est le moment cueillette.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Et nous sommes ensuite arrivés assez rapidement aux voitures, même après une nouvelle halte botanique pour des orchis pourpres ! Ne nous serions-nous pas encore trompés à un carrefour ? Une moitié du groupe décide de reprendre le chemin depuis le début de l'itinéraire jusqu'au col de Fabre.

Il nous aurait fallu nous arrêter ce matin au chemin qui monte vers l'antenne, avant le village pour monter au sommet de la Côte Bédouin. Nous l'aurions tous fait facilement en début de course. Paysage superbe.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Le chemin suit la crête, à gauche Saint-Ferréol Trente Pas, à droite devant nous la montagne Sigala.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Un peu plus loin la Côte Bédouin a été défrichée et est maintenant couverte de thym, en fleur, c'est la saison ! Avec quelques arbustes d'ajoncs le contraste des couleurs est plaisant.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Après le col Fabre nous sommes revenus le long des vergers d'abricotiers et des vignes, entourés de clôtures électriques au ras du sol contre les sangliers et plus haut contre les chevreuils. Avec 3 habitants au kilomètre carré, les animaux sauvages doivent être rois dans ces montagnes.

MGM - Eyroles et la montagne Sigala

Pendant que nous marchions l'équipe qui visitait le village a trouvé sur un talus une famille nombreuse d'ophrys bourdons. Je vais consacrer une rubrique spéciale aux orchidées du jour !

MGM - Eyroles et la montagne Sigala
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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:47

Les sédums portent aussi le nom d'orpins. Il y en a une grande variété, et nous en avons rencontré deux mardi au pas des Blaches.

Je crois que la première est un sédum gazonnant. Il est encore vert parce que nous sommes juste au début du printemps, même s'il nous semble être en été. Il va devenir rouge assez rapidement, mais n'arrivera jamais à devenir un couvre-sol, ni donc un couvre-toit.

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Le second pourrait être de la variété orpin rougeâtre ... et le voir explique bien son nom ...

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Parmi les 41 variétés que comporte la famille des crassulaceae on trouve des feuillages jaunes, rouges, bruns, blanchâtres, et beaucoup plus rarement des verts. Ces plantes poussent dans les pierres, les graviers, les rocailles, les murs, les talus, la silice, la tourbe, les marécages, mais je ne vois pas de toits dans tous les milieux préférés.

Alors de là à penser que c'est pour ça que ça devient ce que l'on voit sur l'une des photos prises par un de nos amis, il n'y a pas loin.

Pauvres sédums sur le toit du bâtiment de droite, qui ressemblent beaucoup à de la paille cramée ... Et pauvres de nous si nous devons subir une "cinquième façade" de ce type là dans le parc, à côté de la salle des fêtes .... Où sera la verdure promise ?

Clin d'oeil aux membres du Collectif de Montmeyran 2015

Oubliez pendant quelques instants tous ces risques en admirant les espèces répertoriées sur le site Florealpes.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 15:48

Depuis la plaine de Valence on arrive à Savel en prenant la route vers Die ; au pont d'Espenel on traverse la Drôme et on remonte la vallée de la Roanne, on passe à côté de Saint Benoit, joli village perché sur les falaises dominant un méandre de la rivière, puis une gorge jusqu'à une route à gauche marquée Rimon et Savel. On s'arrête dans le premier village, au parking à gauche et les personnes qui viennent là pour la première fois expriment leur enthousiasme pour les paysages qui se sont succédés depuis notre départ de Montmeyran.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Aujourd'hui c'est Alféo qui nous mène à la demande de Josette. On le voit plus souvent parcourir les voies drômoises sur son vélo qu'à pied. Il doit bien maintenant avoir franchi 700 des cols de nos montagnes ; depuis ceux des grandes routes, mais surtout ceux qui ne furent fréquentés que par les chevriers accompagnant leurs troupeaux, ou par les colporteurs piémontais avec leurs baluchons ou leurs mallettes de petits trésors sur le dos et maintenant par les randonneurs et les cyclistes téméraires.

Après le café de Marie-claire, il est temps de vérifier les appareils photos et le réglage des GPS, trois aujourd'hui, ce n'est pas que nous ayons peur de nous perdre, c'est qu'il faut régler celui de Josette un peu récalcitrant.

Nous prenons la rue entre les belles maisons de pierre vers Pennes le Sec et les Blaches.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Vers le sud les montagnes à la pente assez raide sont découpées par le profond sillon de la Roanne.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Derrière nous l'Aiguille, arête rocheuse qui pointe une crête gigantesque vers le ciel. Les roches sont nues et nous voyons les circonvolutions, les strates courbes qui décrivent toutes les figures imaginables entre les lignes horizontale et verticales. Des dents isolées ou en groupe, des tranches, des crêtes et des rochers qui se sont détachés ; quel chaos ! Ça a dû chahuter ici lors des poussées telluriques !

La végétation est très variée suivant l'orientation : des forêts de sapins où fleurissent des violettes, des primevères, des hépatiques vers le nord ; des buis, des petits chênes et de rares fleurs vers le sud. Voici une orchidée en boutons qui sera la seule du jour, peut-être bien un orchis pourpre ?

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Au creux du vallon un ruisseau court en chantant et dépose sur chaque relief un peu du calcaire dont il s'est chargé dans les sous-sols. On dirait du travertin en formation. Allez, on saute de pierre en pierre !

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Maintenant nous montons jusqu'aux Gravelles. L'itinéraire est fléché chaque fois que pourrait se poser une question sur la direction à prendre. Un vrai plaisir en Drôme.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous allons pique-niquer au Pas des Blaches entre les rochers des Blaches, mais Alféo ne résiste pas au plaisir de faire découvrir sur la droite, en direction de Pennes le Sec le pas de Savel. C'est un effort largement compensé par le paysage que nous découvrons. Cette porte plutôt étroite entre le vallon de Savel et le plateau de Pennes le Sec est l'endroit idéal pour la photo de groupe, rapidement assise dans le thym après avoir appuyé sur le bouton de l'appareil photo posé sur une pierre auprès du précipice ...

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous revenons sur nos pas pour gagner le Pas des Blaches. Le sentier va bien plus à l'est, décrit un grand virage avant de remonter sous la falaise. Le point visé, c'est la grande porte tout en haut, à l'ouest.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Après, ça grimpe raide. Alféo dit "qu'il faut donner un petit coup de cul" pour monter les lacets serrés qui passent entre la haute dent où des pitons d'escalade scintillent

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

et les lames de roche qui forment le groupe qu'on croyait compact vu d'en bas.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Nous nous mettons à l'aise. T-shirts secs car nous avons mouillé nos chemises en montant, option doigts de pieds à l'air possible, et un bel emplacement au soleil radieux, face au Mont Ventoux tout au sud, au dessus de la tête de Marie-Claire.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Pas trop de vin de chicorée sous un soleil qui tape si fort ... Michel a dans son sac une bouteille de vin, et je n'ose pas dire ce qu'a Line dans le sien ! Il va falloir choisir car le sentier est aussi raide à la descente qu'à la montée ... Avec quelques lacets en devers, des traversées de marnes. Et surtout avec un paysage sublime.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

On redescend par Bramevache, en admirant le paysage que nous avions derrière nous ce matin. A l'arrière plan, au centre les Trois Becs sous un angle assez rare pour nous.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.

Des randonnées prochaines sont suggérées : aux Trois Becs, mais c'est un peu tôt, il faut laisser les fleurs s'épanouir ; au col de l'Aiguille, dans le massif juste en face : totalement nouveau pour tous, OK Alféo, parles-en à Josette !

Un peu de hors-piste à travers bois et champs pour éviter la route à la fin nous ont permis de voir des polygalas bleus, des lotiers jaunes, des vesces roses et des sédums. Des sédums, j'en parlerai dans une autre chronique, un bien autre sujet ...

Le gâteau de Nadine mangé à l'ombre d'un gros tilleul, en face de l'Aiguille a été très apprécié. Moment agréable où chacun a exprimé son enthousiasme les paysages parcourus aujourd'hui.

Et avec un dénivelé de ...? 650 mètres, mais le problème de réglage du GPS de Josette n'est pas résolu.

MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
MGM - Savel et Bramevache 12.4 km et dénivelé de 650 mètres.
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 14:43

Coucou, nous sommes revenus et avons trouvé une somptueuse jungle au doux parfum dans notre jardin ... Un mur de fleurs comme nous n'en avions pas vu depuis plusieurs années ! et tout un petit monde d'abeilles qui le butinait.

Retour des Pyrénées Orientales

Au premier plan les glycines, puis les lilas qui ferment la cour. Au-dessus les plus hautes branches de l'arbre de Judée couronnent ce bosquet. A gauche le cognassier est couvert de fleurs. Et derrière, au milieu de la pelouse le cerisier à fleurs élance ses bras roses vers le ciel ... Par terre, dans l'herbe qui nous arrive presque aux genoux, les pâquerettes et les ornithogales en ombelles profitent encore du peu de temps qu'il leur reste : Camille a sorti la tondeuse à gazon pour mettre un peu d'ordre dans tout ça ... Mais quelle chance d'être revenus assez tôt pour voir le printemps éclater dans notre jardin ...

Dans la région de Prades nous l'avons vu arriver et s'installer. Le soleil a réchauffé nos journées pendant tout notre séjour et accompagné nos promenades. Il a peu à peu fait apparaître du brun dans la neige et la glace qui couronnent le Canigou, la montagne mythique des Catalans, et ainsi alimenté les ruisseaux, les canaux et les fleuves côtiers qui ne sont pas encore pleinement remis des "épisodes cévenoles" de l'automne dernier.

Retour des Pyrénées Orientales

Je vous invite à un tour de Prades, comme Camille l'a fait avec moi.

Nous montons par des ruelles et des escaliers en passant à côté de l'ancienne tannerie et des bassins de lavage des peaux ou des laines.

Retour des Pyrénées Orientales

Le clocher roman domine le centre de la ville du haut de sa bizarre pyramide qui le coiffe. C'est vrai que sans cet appendice il ressemblerait à ses nombreux voisins : bandes lombardes à arcatures aveugles qui soulignent avec les bandes en dents d'engrenages les étages, fenêtres géminées et gargouilles en fûts de canons. Mais que c'est bizarre et laid ce toit de béton pointu. Personne ne veut le descendre ?

Retour des Pyrénées Orientales

Le clocher est roman, l'église Saint Pierre du 17ème siècle, dépourvue de tout décor. Dans cette région l'extérieur est souvent sobre, c'est à l'intérieur que se groupent les fastes de l'art baroque.

Le retable du maître-autel dédié à Saint Pierre est un des plus grands de France. On le doit à Joseph Sunyer, sculpteur catalan du 17ème siècle. Dans l'article que j'ai trouvé sur cet artiste (cf lien ci-dessous) on lit aussi ceci en conclusion ou presque : "Vit-on jamais des ouvrages frappés avec plus de force, d'âme et de mouvement que ceux qui parurent alors dans cette contrée ? Mais aussi vit-on, dans aucune époque, moins de sagesse, d'harmonie, de simplicité et de cette élévation dont l'architecture reçoit le plus grand prix ?". Sévère, mais je trouve qu'on peut bien voir ainsi tout l'art baroque ... Les personnages dorés ou de couleurs vives sont nombreux , les symboles aussi. Les anges musiciens et leurs trompettes nous annoncent le bonheur au paradis, au côté de tous ces saints ...

Les chapelles latérales sont nombreuses et la plupart baroques également.

Retour des Pyrénées Orientales

Les rues à l'est de la ville et les places centrales sont le théâtre du grand marché du mardi.

Retour des Pyrénées Orientales

Celles à l'ouest restent beaucoup plus calmes. Et elles ne manquent pas d'attraits avec les encadrements des portes et fenêtres ainsi que les trottoirs de marbre rouge, de provenance locale.

Retour des Pyrénées Orientales

L'activité artisanale qui a laissé des souvenirs sur les murs et façades s'est éloignée. Les tanneries ont disparu, mais l'eau qui faisait tourner les machines court toujours dans des canaux souterrains et des rus que l'on entend un peu partout dans la ville. La rue des marchands ne présente que des vitrines vides, mais on entend derrière les rideaux plutôt crasseux qui dissimulent les boutiques des marteaux et des scies : de nouveaux magasins seront prêts pour le prochain et 65ème festival Pablo Casals.

Retour des Pyrénées Orientales
Retour des Pyrénées Orientales
Retour des Pyrénées Orientales

Le célèbre violoncelliste catalan avait trouvé refuge dans cette petite ville en 1939, après l'arrivée des franquiste en Espagne, et y a mené une vie modeste jusqu'en 1956.

Prades honore la mémoire d'un de ses enfants, le peintre catalan Martin Vivès en donnant son nom à un centre culturel.

Retour des Pyrénées Orientales

Joli bâtiment de pierres, galets roulés et briques, qui fut la prison de Prades avant d'être réaffecté !

A bientôt sur les chemins ?

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 20:36

ou "Barlie de Robert" ... que j'aime cet autre nom, ça a quand même plus d'allure que son troisième nom, "orchis géant" ? Scientifiquement "himantoglossum robertianum". Trop difficile à le mémoriser.

Orchis à longues bractées ...

Ce n'est qu'à notre retour que je l'ai identifié. Ce dont j'étais sûre ce 4 avril c'est que je n'en avais encore jamais vu de semblable.

Il est méditerranéen.

D'abord il est très précoce, et c'est la seule variété que j'ai trouvée en cette année de végétation tardive.

Il est de grande taille, ce qui m'a permis de le voir de loin au bord de la route. Au début de la floraison il est pyramidal, puis devient cylindrique, comme un épi très touffu, dense. J'irai jusqu'à dire qu'il fait l'effet d'une belle pagaille !

Orchis à longues bractées ...

Ses bractées, - parties intermédiaires entre les feuilles et la fleur, que l'on peut confondre facilement avec une feuille,mais aussi dans d'autres espèces à une fleur ou à un pétale ; enfin là on a du mal à les voir -

sont plus longues que les fleurs.

Orchis à longues bractées ...

Son grand labelle est quadrilobé, souvent de couleur rose. Les sépales forment un casque légèrement ouvert.

Il peut aussi avoir des parties violettes, pourpres et (ou) vertes.

Enfin il a une odeur de lis.

Orchis à longues bractées ...

Qu'apprends-je enfin ? Qu'il en a été trouvé à Saulce sur Rhône ? Y a pas des randonnées à organiser dans cette région de la Drôme, Josette que nous allions voir aussi s'il y a des variétés endémiques ou presque ?

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:56

4 Avril 2015

Depuis Thuir, il faut prendre la D48 en direction du Canigou pour, au détour d'un virage, découvrir une grande cuvette sauvage couverte de garrigue et de forêts. Ils font un écrin au village de Castelnou, qui dégringole une colline.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Une tour de guet occupe encore solidement le sommet d'une colline. De sommet en sommet, elles permettaient de répandre rapidement l'alerte.

Le virage d'où l'on découvre ce paysage est pourvu d'un grand parking, d'une table d'orientation et d'assez d'espace pour que les occupants de plusieurs voitures puissent pique-niquer sans se gêner sous les cerisiers en fleurs.

Pendant cette halte j'ai trouvé de nombreux orchis à longues bractées, une nouveauté pour moi sur laquelle je reviendrai.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Un très grand parking payant est aménagé sous l'église bien à l'extérieur de l'enceinte de Castelnou.

Sainte Marie du Mercadal, l'église du marché qui est reconstitué l'été,a été construite au 13ème siècle bien en dehors des murs. Nous devons nous contenter de son gros clocher carré, de sa porte et surtout des superbes ferrures réalisées avec du fer extrait des mines voisines qui avait une qualité très appréciable, il ne rouillait et ne rouille toujours pas.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.
Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Au 21ème siècle l'accès principal au village encore entouré de remparts est la porte de Millars, flanquée de deux tours et d'un assommoir, presque comme au Moyen-Age !

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Passé cette défense, un panneau nous apprend alors un peu d'histoire. Castelnou fut fondé au 10ème siècle par le Comte de Besalu (je montrerai sous peu ce beau village de Catalogne espagnole). A l'époque il était dans le royaume d'Aragon. Il devint la capitale du Vallespir lorsque le Comte répartit ses biens entre ses deux fils et le resta pendant plus de trois siècles. Est-ce lorsqu'il entra dans le royaume de France par la signature du traité des Pyrénées (sous Louis XIV) qu'il s'assoupit jusqu'au 20ème siècle, réveillé par les curieux et nombreux princes charmants, les touristes ?

Les très belles maisons de pierre et de brique des carrers del Mig ou d'Avall sont souvent occupées par des boutiques d'artisans, d'artistes, de restaurateurs avenants.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

On trouve aussi des souvenirs plus originaux : quelques boulets de catapultes datant de 1286, époque des sièges des rois de Majorque !

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Souvenir plus pacifique, les fours à pain comme celui du carrer del Mig bien ventru au premeir étage, le rez-de-chaussée étant alors réservé aux animaux, maintenant aux boutiques

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Il y a aussi des rues bien tranquilles, presque des escaliers qui passent entre les jardins protégés par de hauts murs.

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.

Au sommet du village le château construit à la fin du 10ème siècle était le siège du pouvoir militaire et administratif de la région du Vallespir que le Comte de Cerdagne et de Besalu créa lors du partage des comtés entre ses fils. et c'est là que s'achève notre visite sous le soleil.

Mais n'est-ce pas une église romane qu'il y a tout en haut de cette montagne, très au sud ?

Pyrénées Orientales : Castelnou, un des Plus Beaux Villages de France.
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:21

Beau temps avec du mistral, Josette nous a préparé une randonnée abritée, dans les montagnes au nord de Saillans dans la vallée de la Drôme. Sûrement avec la complicité de Michel car Saillans est sa capitale de cœur : le beau village aux airs de Provence, au pied de la Forêt de Saoû est son berceau et il en a parcouru toutes les collines, les garennes et les halliers. C'est donc lui qui prend la tête de la troupe.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Mais pas avant que nous ayons tous admiré le soleil du matin qui illumine les Trois Becs, devenus célèbres dans toute la France depuis que la Forêt de Saoû a été l'une des vedettes de l'émission "des Racines et des Ailes" de la semaine dernière.

Nous avons pris le chemin de Véronne, derrière la mairie

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

où fleurissent des pervenches et dans les jardins, des amandiers.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Il est encore tôt, nous avons quitté Montmeyran à 8h30 alors que nous sommes passés à l'heure d'été dimanche. Le soleil n'effleure encore que les sommets et les ombres sont bien longues. Le creux de la ravine où le Rieussec court en roulant ses eaux claires aux reflets verts est encore sombre et froid. Dans la vigne de clairette une petite maison de pierre qui sert peut-être encore à déposer les outils et à "casser la croute" à l'abri des frimas. Un vigneron attache les ceps après la taille.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Nous avons marché pendant quarante minutes avant d'atteindre la maison forestière de Roury ... Michel y avait un camarade de classe qui faisait ce trajet deux fois par jour à pied pour aller à l'école. A cette époque là nombreux étaient les enfants qui bravaient tous les temps pour apprendre à lire et compter.

Cet emplacement est plus proche des forêts que du village, mais rudement bien exposé en plein soleil. Les fruits du merisier en fleurs n'étaient-ils pas un peu moins acides ici qu'ailleurs ?

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Nous avons suivi le chemin forestier de Saint Christophe de la forêt du Grand Barry qui nous a mené tranquillement, en pente douce jusqu'à la chapelle. Nous avons croisé de nombreux défilés de chenilles processionnaires, que quelques uns d'entre nous ont écrasé de toute la force de leurs talons. Nous en entendions parlé depuis deux jours sur Radio Bleue Drôme-Ardèche, c'est donc un vrai sujet d'actualité. Il faut les craindre, elles sont redoutables pour les animaux, voire mortelles. En ressentant des piqures Claudette s'est demandée si quelques poils urticants n'avaient pas atteint une de ses chevilles, mais non, c'était beaucoup plus anodin.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

De temps en temps les arbres s'écartent et le regard porte sur les montagnes du nord-est. Elles sont encore bien enneigées. Nous avons eu de la pluie dans la vallée la semaine dernière, mais c'était de neige à 2000 mètres d'altitude. A l'arrière-plan le sommet le plus haut sur la photo est le point culminant du Vercors, le Grand Veymont, à droite le Glandasse, à gauche la (le ?) Moucherotte, et devant, toujours plus à gauche les deux sommets noirs sont les Buts de l'Aiglette et de Saint Genis. Superbes ...

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Et c'est ainsi, tout simplement, sans gros effort, que nous sommes arrivés à la chapelle Saint Christophe. J'y suis venue souvent, mais c'est la première fois que j'emprunte cet itinéraire, alors c'est encore une découverte.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Il est tôt pour le pique-nique, mais le cimetière, protégé par des buis est un parfait endroit de pique-nique. Nous allons faire comme en Amérique du Sud, manger avec les morts pour les honorer, et même boire à leur souvenir. Pas de récipient plus petit Jeannette et Denise pour goûter au vin dont Michel nous régale à chaque randonnée ? Vous n'avez pas l'habitude des rando à la journée et ne saviez pas qu'il fallait avoir un verre ?

Josette a pris sa montre GPS qui va devenir la mémoire du groupe, ou du moins sera un instrument pour graver cette mémoire dans l'ordinateur de Josette. Mais pour le moment la notice est trop grosse pour être avalée d'un coup : 50 pages, alors c'est juste pour que nous la voyions qu'elle l'a prise.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Photo de groupe sur le muret du cimetière, un peu avant qu'un autre groupe nous rejoigne.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Une équipe nombreuse de randonneurs voironnais est arrivée alors que nous avions presque fini de manger. Discussion, échanges ... Ils sont plus de 500 dans leur club de marche, et sont venus en 2 autobus pour randonner entre Mirabel et Saillans. Nous avons l'air d'artisans à côté d'eux. Cependant Jean Paul qui venait avec Monique de Die y est reparti à la course : parmi nous il y a aussi des personnes très performantes !

Nous avons cédé la place et sommes repartis par le GR9.Tout d'abord une pente qui impressionne un peu lorsqu'on la regarde d'en bas. Col de la Tuilerie, le grand chemin forestier se transforme en sentier bordé d'hépatiques en fleurs, qui monte encore mais plus gentiment.

Nous avons passé le Serre des Trois Bornes, et laissé à notre droite le chemin qui monte de Montclar. Celui que nous prenons descend fortement, les pierres sont nombreuses et nous obligent à regarder nos pieds. Col de Pourcheton, Puymorel et nous sommes arrivés à l'altitude des vignes, là où le regard embrasse la vallée et les Trois Becs.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Saillans est juste au fond de la vallée, où nous y attend une "colombina", gâteau de Pâques italien que Claudette nous a ramené. Délicieusement parfumé, ça rappelle le pannetone de Noël ... Nous avons tout fini, Michel, en pensant à toi qui nous avais quitté depuis bien longtemps.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

En revenant nous avons remarqué que la Drôme est laiteuse et très grosse aujourd'hui, et encore plus cet après-midi que ce matin. Son courant est impressionnant. Est-ce l'effet de la fonte des neiges, ou une forte pluie plus récente sur l bassin versant ?

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:28

Le temps est beau, le vent léger. Robert a choisi une randonnée bien classique, agréable en toutes saisons : la Grande Dent de Combovin. Des narcisses en avril, du muguet en mai, des champignons en automne, et aujourd'hui en mars qu'y trouverons-nous ? Jamais banal le plateau de Marquay et ses voies d'accès.

A peine entrés dans Combovin, il faut prendre la route de Branchet qui va vers les falaises du Vercors. On s'arrête à la ferme d'élevage d'ovins et on continue à pied par une grande route forestière. Il faut monter longtemps en pente plutôt douce jusqu'à parvenir à un carrefour et prendre à droite la grande voie qui part à l'assaut du plateau. Nous quittons la fraîcheur des ombres de la forêt pour des prairies découvertes.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Maintenant le paysage se dégage et nous pouvons voir une partie du chemin parcouru, sous les falaises en face. Nous arrivons sur le plateau, entre des bosquets de buis qui protègent très efficacement du vent. Trop tôt pour pique-niquer ? Alors on poursuit vers le point d'accès du sentier par lequel nous redescendrons. Ce sera plus exposé en face ? On y va malgré les objections. Le paysage sera moins ouvert et moins beau ? Comptons sur Robert pour nous trouver une prairie abritée et en belvédère. En face de nous l'érosion a découpé les escarpements et nous voyons nettement un homme debout de pierre encore dans l'ombre. Mais le soleil lui a déjà atteint les épaules.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Dans le ciel quelques vautours fauves du Vercors tournoient au-dessus de nous. Nous ne sommes pas du bétail dont il faut débarrasser la montagnes, nous sommes des marcheurs au repos ! Allez ailleurs ! Et ils nous quittent avant même que nous nous agitions pour la photo de groupe.

GREB - La Grande Dent de Combovin

A envoyer à Justin. Bien qu'il ne soit pas venu, avec le récit de Denise il arrivera bien à faire un article pour le Dauphiné ! Merci Justin.

Nous reprenons notre ascension vers la ruine. A l'ombre il y a de la neige, et même une congère en appui sur une barre de roches. Voici la particularité de notre randonnée de mars : de la neige tardive.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Et ceux qui sont restés les plus jeunes et les plus taquins préparent quelques boules pour une bataille.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Nous ne sommes pas allés jusqu'au rocher appelé le Grande Dent. Dès que nous avons trouvé le sentier qui dégringole la falaise nous l'avons pris. La distance parcourue par le grand chemin en pente légère est assez longue ; par contre ce sentier dévale dans les failles, à travers les pierriers et les éboulis impressionnants, et c'est très rapidement que nous retrouvons la route forestière parcourue ce matin.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Les performances du jour ? Pas de messieurs avec équipements électroniques pour nous les délivrer ? Pas d'informations de ce type.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 06:55

Josette etait retenue par un gros rhume et avait confié la conduite du groupe à Rachèle qui est venue avec les meilleurs marcheurs de l'après-midi, ou les plus disponibles ce jour-là.

Josette avait suggéré d'aller faire le tour de la montagne d'Eson au-dessus du Roubion et de Pont de Barret. Rachèle a préféré celui de la montagne de Briesse. Moi aussi, je ne connais pas encore cette montagne.

Nous avons laissé les voitures près du cimetière, juste derrière l'église Notre Dame le Brune, au chœur tout en rondeurs.

MGM - La montagne de Briesse

Dès le départ le sentier grimpe sur cette montagne sèche, entre les buis et les petits chênes. Le temps est franchement maussade. Il y a même quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais le chemin est superbe.

MGM - La montagne de Briesse

Les oiseaux s'affairent à la construction de leur nid, et lance leurs trilles dans le vallon. Derrière nous la montagne de Saint Euphémie se découpe bien entre les branches nues des arbres.

MGM - La montagne de Briesse

Ça monte bien, et nous profitons des temps de regroupement pour herboriser, Serge et moi. Et tu nous manque Josette aussi pour répertorier les fleurs, chercher et trouver si elles sont mâles ou femelles ! Un peu plus tard, je suis même le "serre-file", car en prenant des macro- photos et en les vérifiant on est vite devancé !

Maintenant je peux ajouter aux fleurs des précédentes randonnées, violettes, primevères, hellébores et lauriers des bois, les hépatiques ou anémones hépatica, une renonculacée des sous-bois dont les feuilles persistantes ressembleraient aux lobes du foie ... C'est une très jolie fleur d'un bleu intense, ponctué du blanc d'une couronne d'étamines.

MGM - La montagne de Briesse

Serge me dit qu'à l'époque où les herboristes étaient ou moines ou sorcières, ils estimaient que les plantes aux propriétés curatives révélaient sur quels organes leurs propriétés s'exerçaient par leur aspect : l'hépatique sur le foie, et la pulmonaire officinale sur les affections des poumons ... Aujourd'hui on lui reconnaît des vertus "émollientes, adoucissantes, expectorantes, dépuratives, diaphorétique (qui facilite la transpiration, et anti-inflammatoires". Pas mal pour cette plante aux feuilles tachées de blanc, et dont la fleur s'ouvre rose et devient bleue après le butinage.

MGM - La montagne de Briesse

Quant au tussilage que l'on reconnait facilement grâce à sa tige assez longue qu'on dirait couverte d'écailles, ses capitules et ses feuilles peuvent être consommées en infusion ou en salade. Elles ont un effet apaisant sur l'asthme, le coryza, la teigne et les éruptions cutanées ...

MGM - La montagne de BriesseMGM - La montagne de Briesse

Nous sommes arrivés au point culminant de notre promenade juste à l'heure du pique-nique. Quelques crocus offraient leur corolle autour de nous. Ils ont eu aussi droit à un examen attentif : plante "trimère" m'a dit Serge. C'est à dire que chaque élément est formé de trois parties semblables : trois sépales, deux fois trois pétales, trois étamines, et un pistil qui porte trois ovaires.

MGM - La montagne de BriesseMGM - La montagne de Briesse

Après quelques gouttes qui ont à peine dérangés notre repos nous sommes redescendus. Devant nous trois personnes n'ont pas eu le temps de voir une plateforme de pierres avec un grand cairn, parfaits pour la photo de groupe incomplet mais .

MGM - La montagne de Briesse

La descente sur Pont de Barret est longue et pleine de pierres qui nous obligent à regarder plus souvent nos pieds que le paysage devant nous, les toits de tuiles romaines du village déjà provençal groupé entre les montagnes, le long du Roubion dont la force motrice était captée par de grandes usines textiles maintenant transformées en appartements et magasins.

MGM - La montagne de Briesse

Dernières fleurs du jour, celles des buis. Mais nous ne nous attardons pas trop, car elles dégagent une odeur désagréable, proche du pipi de chat.

MGM - La montagne de Briesse

Et je vais terminer sur une note originale, le train électrique que nous avons vu dans une grande cour. Impressionnant ! Pour une fois ça vaudra les rondeur d'une abside.

MGM - La montagne de Briesse

Doit vivre dans cette maison un grand enfant !

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 20:53
Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

Au palais Garnier c'est bien plus qu'une remise à niveau ! Nous n'étions pas revenu dans le quartier Opéra depuis que nous avions quitté Paris, Autrement dit, depuis bien des lustres ! Mais ce quartier qui fait partie de l'éternel Paris ne change pas.

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

Et l'opéra pas beaucoup non plus. Avant de quitter Paris il y a si longtemps, conscients de tout ce que nous n'avions pas visité pendant que nous y habitions nous avons essayé de combler quelques trous inexcusables par des visites de derniers moments : parmi lesquelles les foyers, escaliers et sous-sols du Palais Garnier. Nous en avons gardé un souvenir ébloui.

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

Nous n'avions pas vu la grande salle, celle au célèbre plafond de 1964, conçu par Marc Chagall. Dans une telle salle toute de rouges et d'ors, au décor surchargé de cariatides, de guirlandes de fleurs et d'instruments de musique,

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

au rideau de scène somptueux peint en trompe-l’œil, choisi par l'architecte Garnier lui-même pour rappeler l'année 1669, date de la fondation de l'Académie Royale de Musique,

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

le plafond surprend. A l'époque de sa pose, jugé anachronique, il a été l'objet d'une controverse, mais Chagall était l'ami du ministre de la culture de l'époque, André Malraux ... Anachronisme ? Je ne serais pas loin de le penser cinquante ans plus tard ! Les personnages qui illustrent quelques unes des œuvres les plus importantes dues à des compositeurs majeurs ressemblent plutôt à des elfes qu'aux anges musiciens qui soufflent, sous le plafond dans leurs longues trompettes ... Ce plafond reste un des éléments majeurs d'attraction de l'Opéra Garnier.

Le Lac des Cygnes, Giselle, Daphnis et Chloé, la Flûte enchantée ...
Le Lac des Cygnes, Giselle, Daphnis et Chloé, la Flûte enchantée ...
Le Lac des Cygnes, Giselle, Daphnis et Chloé, la Flûte enchantée ...

Le Lac des Cygnes, Giselle, Daphnis et Chloé, la Flûte enchantée ...

Mais le rideau se lève, nous sommes là pour un ballet beaucoup plus que pour le plafond !

Le Chant de la Terre de Gustav Malher interprété par l'orchestre de l'Opéra, chorégraphié par John Neumeier, dansé par les danseurs de l'Opéra de Paris. La perfection, la grâce des mouvements des danseurs qui semblent danser avec le plus parfait naturel, alors qu'il faut tant de travail pour l’acquérir sont admirables. Par moment la musique est très ténue, mais la poésie et l'émotion dégagées par ce ballet, le décor et cette ode à la nature en font un spectacle inoubliable.

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

Pour finir la soirée voici sur la façade la représentation de la danse par Jean Baptiste Carpeaux. Enfin, une copie de Paul Belmondo, l'original est au musée d'Orsay dans l'espace très intéressant consacré au Palais Garnier.

Paris : remise à niveau 2 : le palais Garnier

Merci nos amis pour cette soirée de grâce !

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