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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 14:10

ECOSSE - SKYE - Samedi 26 Mai 2007. Le petit déjeuner est strictment le même que les jours précedents. Copieux, riche mais ça manque d'originalité. Il faut dire qu'il n'y a qu'un supermarché à Broadford, qu'il y a beaucoup de choses, mais quand même, il n'y a que 3000 habitants dans l'île de Skye. Ca ne permet pas un choix de grande ville ! Nous avions remarqué, mardi soir en venant, dans le bus qui partait de Fort Williams une dame qui s'entretenait avec le chauffeur du bus (oui, il n'est pas interdit de parler au chauffeur en Ecosse) et qui lui disait qu'elle venait faire ses courses d'épicerie à Fort Williams depuis Skye. Meilleur choix, et prix incomparable. (Remarque personnelle : ça devait lui permettre de s'acheter plein de chips qu'elle dévorait ensuite tout au long du voyage, avec quelques bonbons aussi. Et elle devait le faire souvent à voir la place qu'elle occupait sur le siège !)
L'objectif du jour sera le jardin boisé "Woodland Garden" que j'ai aperçu un peu avant le pont de Kyle of Lochalsh lorsque nous sommes venues. Bus jusque de l'autre côté du pont puis nous longeons la route jusqu'au jardin.

Cécile qui ne l'a pas remarqué en venant a des doutes sur son existence. C'est vrai qu'il est un peu plus loin que ce que j'avais cru. Les km, et à fortiori les miles ne sont pas les mêmes suivant qu'on les parcourt à pied ou en voiture. Mais nous finissons par y arriver. A l'accueil nous déposons dans une boite le prix de la visite : il n'y a pas de contrôle, et nous sommes en Europe du Nord. Une documentation nous permet de parcourir les différents sites : fougères, rhododendrons, pins écossais, bambous, hêtres, hydrangeas ... Nous prenons notre pique-nique sur la pelouse centrale près du chateau privé, car on ne peut pas descendre juste au bord du loch.

Nous remontons doucement jusqu'à l'entrée entre les fuschias et les rhododendrons.

 Et reprenons la route encore plus longue au retour ! L'horaire du bus nous permet de passer à la poste où Cécile relève son courriel, pas assez de temps pour le mien. Nous passons à l'office de tourisme pour savoir comment nous rendre à Plockton la semaine prochaine. Le préposé nous conseille un taxi, et c'est en cherchant bien dans tout ce qui est affiché que nous trouvons un train. La nuit a dû être dure pour ce jeune homme car il faut dire qu'il y a en ce moment le  festival de rock de Skye, sur l'aérodrome de Broadford, heureusement à quelques km du village. Et pendant ces manifestations la bière coule à flots. Et certains des passagers des bus que nous empruntons ont bien besoin de leurs deux mains pour s'aider à tenir debout ...

Retour à notre B&B, et ce soir au menu je choisis du haggis dans des feuilles de filo. C'est encore bien bon. Ai-je déjà dit que je trouve la cuisine fort agréable cette année. Les cuisiniers ont-ils fait beaucoup de progrès avec le développement du tourisme international, choississons-nous mieux nos menus ? Peut-être un peu des deux. Une chose à regretter : nous mangeons bien, OK, mais il ne faut pas regarder au budget.

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 12:43

Vendredi 25 Mai 2007. Nous décidons d'alléger un peu notre petit déjeuner en supprimant le pain rôti, les toasts grillés suffiront pour accompagner un menu semblable à celui de jeudi. Nous allons essayer d'aller voir la réserve naturelle d'otaries à Kylerhea, sur la baie de Glenelg. Il y a là un petit bac qui permet la traversée à 2 ou 3 voitures à la fois, et sur l'autre rive, il y a de nombreux vestiges préhistoriques en plus d'un village délicieux (le village et le paysage, nous avions pu les apercevoir en 2003 alors que nous avions tenté de passer à Skye par ce bac. Mais la mer était un peu grosse, alors le bac était ancré à quelques encablures, balloté par les vagues, attendant un temps plus clément. Et Maïthé a été bien soulagée de voir que nous devrions passer ailleurs ... C'est vrai qu'il est vraiment petit ce bac !) Donc beau programme. A ceci près que le bus ne nous a pas emmenées à Kylerhea, mais à Kyleakin, juste au fond du loch plus au nord. L'accès à la réserve d'otaries n'est pas facilitée du tout. Peut-être est-ce normal si l'on veut protéger ces mannifères. Alors nous nous contenterons de faire le tour du port, jusqu'aux ruines de la forteresse qui en gardait l'entrée quelques siècles plus tôt.

Avant la construcion du pont qui relie l'île à Kyle of Lochalsh la liaison par ferry arrivait ici, et le quai est encore immense, les hôtels et structures touristiques nombreux, et probablement sousemployées maintenant.


Changement de projet pour nous : nous allons marcher un peu vers Portree, le village le plus important de l'ile. Tour de ville, et de son port aux jolies maisons colorées.

 Plein de maisons nous proposent des chambres en location, nous aurions été plus au centre de l'île et le choix de nos rando aurait été plus important si nous étions venues jusque là. Nous allons faire un tour au nord de Portree, un sentier surplombe le Sound of Raasay et nous offre de beaux coups d'oeil sur l'île du même nom.

Bien sûr un elevage de saumons occupe le loch. Il y en a dans tous les lochs ouverts de la côte ouest des élevages de saumon. Il parait que ça polue intensément les lochs et que la faune naturelle a beaucoup de mal à survivre, dans le meilleur des cas.

 Quoiqu'il en soit, le paysage est superbe, le soleil brille et le vent souffle. Aussi notre regard porte loin, jusqu'au célèbre massif rocheux de Storr et son rocher solitaire nommé "old Man Storr". Retour à Portree par un beau sentier avec pierres partout : le long, et au sol.
Nous trouvons un pub qui donne de la musique gaellique toute l'après-midi. Beaucoup de violon, pas de cornemuse. Il y fait bon, alors ce sera un bon endroit pour attendre l'heure du bus. Cécile goûte pendant que je teste la bière de la maison. Excellente.


Retour à Broadford sous un ciel très gris, mais avec un bel arc-en-ciel à l'est, il y a du soleil quelque part !
Je goute au fish and chips ce soir. Il est lui aussi excellent, le hareng très frais, et les frites à la façon française, c'est à dire bien dorées et croustillantes. Attention, il faut les demander "french" pour les avoir ainsi. Sinon on risque des frites qui semblent autant cuites à l'eau qu'à la friture, flasques et molles ... Et c'est une recette, ce n'est même pas une erreur !

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 12:22

Jeudi 24 mai 2007. Les 3 chambres de Limestone Cottage sont occupées, aussi Kathie nous a demandé de choisir le service de petit déjeuner de 8h ou 9h. Après consultation des horaires de car et de nos nombreux projets, il nous semble nécessaire d'être matinales. Donc à 8 heures nous nous installons dans la salle où les flammes d'un feu de bois crépitent. C'est douillet, et ce serait parfait si nous avions la jolie porcelaine de 2003. Elle a été malheureusement remplacée par de la faîence joliment décorée, mais moins british. Menu : des céreales, des oeufs et toasts frits, des beignets de pommes de terre, des champignons, des tomates, et une saucisse arrosés de thé. Nous voici prêtes à affronter une journée de marche sous n'importe quel temps.
Petit passage au supermarché avant d'arriver à l'arrêt de bus qui est à l'autre bout du village. Pour le casse-croute de midi, quelques fruits suffiront ...
Nous devons apprendre à lire correctement les horaires : attention, certains bus ne roulent que pendant les vacances scolaires. Donc nous testons l'étanchéïté de l'abribus un peu plus longtemps que prévu. Le temps est donc incertain, aussi n'allons nous pas nous aventurer dans une longue promenade dans la lande. Les sentiers du Centre du Clan Donald à Armadale, ses jardins et le musée feront l'affaire pour la journée.


En cheminant à travers le jardin bien fleuri (eh oui, encore des campanules, agrémentées d'azalées cette fois) et très boisé nous arrivons au "musée des îles" qui retrace l'histoire de ce  royaume gaelique. Il atteint son apogée au Moyen-Age et Armadale en devient le centre au 15ème siècle. La vieille forteresse fut remplacée en 1790 par une résidence plus agréable qui brula en 1855. Une grande partie fût alors détruite. Les ruines en haut de la pelouse, face à la mer ont encore grande

allure.

Le musée nous raconte le Royaume des Iles, depuis sa fondation, ses luttes contre les Vikings ou les Ecossais, la puissance du Clan Donald, les autres clans des Highland ; les luttes entre clans à partir du 18ème siècle ; le mouvement de "clearances" qui désertifia toutes les Highland et poussa tant d'Ecossais à l'emigration vers les nouvelles terres d'Amérique, d'Australie et de Nouvelle Zélande. Il y a plusieurs façons de raconter cette révolution économique des clearances.
Celle qui relate le besoin pour les grands propriétaires d'augmenter le rendement de leurs immenses domaines en les consacrant à l'élevage extensif du bétail. La présence des fermiers locataires entravait ce projet. Ils furent alors chassés, avec vigueur, et leurs chaumières rasées ou brulées. Ils tentèrent de s'installer dans les villages côtiers et de travailler à la pêche ou dans les pêcheries, mais les habitants virent en eux des concurrents indésirables. L'enrolement dans l'armée ou l'émigration prèsentèrent alors les solutions de survie.
Dans le livre d'histoire "Scotland - History of a nation" de David Ross relate une période plus largement difficile, qui touchait les activités agricoles basées sur l'élevage et la récolte du varech, mais aussi sur les tentatives d'industrialisation : ateliers de tissage, pêcheries, mais trop isolés en raison du relief montagnueux. Concurrence internationale, dès le début du 18ème siècle. Chômage du au retour des soldats à la maison après la fin des guerres napoléonniennes. Pauvreté de la production agricole limitée au pommes de terre et de l'alimentation. Certains grands propriétaires sont confrontés à la banqueroute et acculés à se passer de leurs fermiers ...

Grande leçon d'histoire et de politique, en anglais bien sûr. Alors il est tant de prendre l'air ! Nous prenons le sentier rouge que nous combinons plus tard avec une partie du sentier bleu. Ce ne sont pas les fleurs qui ont donné leur couleur aux sentiers, comme on aurait pu le croire un moment

Buissons de fuschias, iris d'eau, mettent un peu plus de couleurs dans cette forêt un peu sombre. Mais le ciel y est sûrement pour quelque chose : les nuages sont nombreux , gris foncé et uniforme. Ils nous empèchent de voir au delà du Sound of Sleat le joli petit port de Mallaig d'où part un ferry qui rejoint Armadale.
Nous complétons notre boucle en allant jusqu'au quai où aborde le ferry. Un bar ne sert que des boissons fraîches, alors nous allons jusqu'à la boutique Ragamuffinre commandée par le guide "Scotland, the best". Quel choix de lainages doux et soyeux, du bien classique au plus original. Etrange dans cet endroit , mais il doit y passer beaucoup de monde.

Pour preuve le jeune couple que nous rencontrons à l'arrêt de bus. Ils viennent de Vancouver sur les traces de leurs ancêtres. Ils trouvent une certaine douceur au temps aujourd'hui. Comme quoi l'appréciation du temps est bien relative. Ca dépend seulement de nos habitudes !
En attendant le bus qui nous ramènera à Broadford, nous allons prendre un thé dans les anciennes écuries du Clan Donald Centre

 Choix du soir au restau : "Trésor de la mer" : c'est un gratin de poisssons très relevé avec une bonne bière blonde. Puis promenade digestive jusqu'à la point ouest de la baie de Broadford.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 17:54

Mercredi 23 Mai 2007. Le dernier arrêt prévu avant d'arriver à Broadford sera pour le château le plus photogénique d'Ecosse,  Eilean Donan Castle, qui figure sur l'une des cartes postales les plus vendues du pays. Il ne pleut pas, mais le ciel est obscur juste au dessus du loch Duich.

 Au loin, c'est clair, et ça doit être Skye. Ca nous rassure pour notre avenir !
Tour de l'île, visite du château. Et aujourd'hui il doit y avoir un visiteur de marque. Alors que nous faisons la visite seulement aidées de cartons explicatifs il est, lui, accompagné d'un monsieur en kilt et chaussettes à la couleur du clan, chaussé des légers souliers de cuir au laçage qui monte jusqu'aux mollets que je n'avais vu jusqu'alors que sur des photos, et il reçoit l'historique de pièces d'argenterie, de meubles etc... en passant par les mariages et les dots et quelques combats. A l'étage au-dessus, il y a même des couvertures en lainage du même écossais que le kilt et les chaussettes ! (Je me rappelle que nous avions vu à Inveraray, fief du clan Campbell, la moquette, les doubles rideaux, l'uniforme du personnel du château, à leur couleur. Il y avait même en vente à la boutique des pantoufles bleues et vertes.Et nous avions remarqué sur les photos de mariage exposées sur les meubles d'un salon qu'il y a de légères variantes suivant les cousinages ou les descendances en ligne directe).
Nous finissons la visite par la cuisine et les réserves, et c'est très réussi : les tables sont recouvertes de plats très appétissants, sur l'évier quelques poissons et du gibier attendent d'être préparés, et la maîtresse de maison donne quelques instructions au maître d'hôtel et à sa cuisinière. Tout ça en résine d'un si bel effet qu'on gouterait bien un peu du pudding qui rafraîchit sur la fenêtre !
Mais pour nous ce sera repas léger au visitors centre, près d'une fenêtre donnant sur le château pour en profiter jusqu'au bout. Nous n''avons jamais été deçus par les soupes que nous avons mangées dans les châteaux et musées, et celle d'aujourd'hui est excellente.
Reprise de la route, passage sur l'île par le pont de Kyle of Lochalsh. Le passage n'est plus soumis à péage, il me semble que nous avions payé en 2003. Et arrivée à Broadford où nous avons réservé un B & B pour 6 nuits, dans une petite maison ancienne de carriers, qui est couverte de fleurs en été ; mais nous arrivons un peu tôt cette année, les jardinières sont presque vides. Installation rapide, et nous allons à l'office de tourisme chercher notre matériel de base : horaires de bus et cartes de rando.
Et tout de suite nous commençons par un tour à l'ouest, au pied des Red Cuillins (752 m), les collines qui dominent Broadford et sa baie. Nous passons au large des anciennes carrières, traversons des ruisseaux, des chemins et même un hameau avec église en ruines avant d'arriver à quelques fermes en exploitation. Elevage de bovins, et je peux enfin montrer à Cécile des vaches de race Highland : poils longs et frisés et cornes immenses.

 Retour au village pour le repas du soir. Nous n'avons que l'embarras du choix pour les restaurants, il y en a au moins quatre au village. Et cette année je ne me laisserai pas avoir avec un contresens pour "scallops", je mangerai des coquilles St Jacques aussi souvent que je le pourrai. Et sans plus attendre d'ailleurs. 


Nous quittons le restaurant un peu tard, et il fait encore grand jour :  nous sommes sous le 57ème parallèle, presque à la latitude de St Peterbourg, donc très au nord, là où les nuits sont si courtes en été !
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 21:38

Mardi 22 Mai 2007. Le ciel est gris lorsque nous nous apprêtons à quitter le château-auberge de jeunesse de Balloch. Passage à l'office de tourisme pour obtenir les horaires du bus qui va nous conduire cet après-midi jusqu'à l'auberge de jeunesse de Laggan, au bord du canal de Calédonie (ne pas confondre Calédonie qui est un autre nom pour l'Ecosse avec la Nouvelle Calédonie qui fut sûrement baptisée par quelques colons écossais nostalgiques ou une administration pénitentiaire pas moins nostalgique). Et profitons des heures qui nous restent avec Céline et Nadège pour aller découvrir les traces de civilisation disparue sur l'île la plus importante du loch Lomond, Inchcailloch. Le loch Lomond est le loch le plus populaire d'Ecosse, car le plus proche et donc le plus accessible depuis Glasgow. C'est aussi la plus grande réserve d'eau naturelle d'Ecosse, 30 km de long; sur 8 de large vers le sud. A Balmaha nous pouvons prendre un bateau qui nous conduira, à notre convenance sur Inchcailloch . Pour le retour, il nous suffit de donner rendez-vous au batelier qui reviendra nous chercher à l'heure convenue. L'île est une réserve naturelle, et par le temps gris que nous avons, les visiteurs sont rares. La signalisation est convenable, et nous trouvons des panneaux didactiques en divers points.


Le cimetière est le premier "vestige" accessible sur notre chemin. Quelques belles pierres sculptées à peine rongées par les lichens sont fleuries de campanules. Et les informations affichées nous expliquent la vie religieuse et les rites mortuaires : en général les funérailles étaient bien arrosées, et certaines tellement qu'il fallait revenir le lendemain pour ensevelir le mort qui avait été un peu oublié lors des libations. nous poursuivons vers les aires de battage des récoltes ; quelques bases de murs jallonnent le chemin. Et au creux d'un vallon nous apercevons une biche toute blanche  intriguée par les marcheurs que nous sommes, mais pas autant que nous par sa couleur. 


Notre attention a été éveillée et nous avançons maintenant en cherchant entre les campanules et l'ail en fleurs des viellies pierres et quelques animaux sauvages. D'autres biches de couleur fauve, un faon, et encore une biche blanche. Nous arrivons à l'hypothèse d'une consanguinité inévitable dans cette île relativement modeste qui pourrait conduire à des phénomènes de dégénérescence ? Nous redescendons vers une plage pour photo de groupe. Quelques batiments de bois sous les bousquets nous laissent penser que c'est un lieu de bivouac.


Poursuite du tour pour arriver au point culminant (ou presque) où nous pique-niquons. Avec aussi chacune notre petit paquet de chips, base élémentaire de la nourriture écossaise : nous avons vu dans les rues d'Edimbourg même des bébés manger des chips ! Bien sûr encore des campanules , de l'ail et des fougères tapissent les sousbois.


Retour à la civilisation en début d'aprèsmidi, tour du joli village de Luss qui sert régulièrement de cadre pour des films. Mais ce jour là c'est un vrai mariage qu'il y a, avec joueur de cornemuse en kilt, comme il se doit, à la porte de l'enclos de l'église. (Bien sûr, en Ecosse, ce sont les hommes et seulement eux qui portent les kilts. C'est aujourd'hui un vêtement de fête, mais autrefois c'était un équipement multi-usages : couverture, linge de toilette, vêtement ... ).
Après un épouvantable thé dans un non moins épouvantable salon de thé, nous nous séparons, Céline et Nadège retournent vers Edimbourg, Cécile et moi partons vers Skye en bus. Plutôt virils l'accueil et la conduite du chauffeur. Et même, nous le verrons plus tard franchement désagréables, ce qui est extrèmement rare en Ecosse. En général les Ecossais sont d'une extrème courtoisie, tout particulièrement vis à vis des Français avec lesquels les relations sont excellentes, voire chaleureuses depuis le 13ème siècle et la "vieille alliance" . C'est en 2001, lors de notre premier séjour écossais, qu'un monsieur croisé dans la rue nous en a parlé, et donc des longues relations de soutien entre Français et Ecossais contre l'Anglais !
Après Crianlarich la route et le chemin du WHW suivent souvent les mêmes vallées. Et nous pouvons apercevoir quelques marcheurs encapuchonnés sous la pluie qui tombe serrée dans ces montagnes. Les lochs sont plus nombreux que dans mon souvenir, et  aujourd'hui ils sont dans le brouillard. La halte au chalet de Kinghouse sera très reconfortante pour les randonneurs. Nous y avions passé queques heures et pris un repas de haggis avec Bernie et Bernard en 2003. Il y a eu beaucoup de repas haggis cette année là. Et ceux qui disent que c'est terrible n'en ont sûrement pas gouté !
Dommage que Cécile dorme tant et ne puisse pas profiter mieux de ce paysage de landes.
Changement de chauffeur à Fort Williams qui est le terme du WHW. C'est aussi une grande ville touristique et de montagne, au pied du Ben Navis, point culminant de Grande Bretagne, et le long du "Great Glen", la grande faille qui coupe l'Ecosse en deux, du nord-est au sud-ouest avec le fameux loch Ness et le loch Linnhe.
Etape à Laggan, comme prévu. La pluie s'est arrêtée pour notre sortie de quelques miles  le long du canal et dans la montagne. Il y a des bruits d'eau et de torrents partout le long du chemin. Mais l'idée de la pluie ne nous empèchera pas de bien dormir.

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:31

Lundi 21 mai. L'Université Royale d'Edinburg (c'est la structure qui accueille le Docteur Céline Filippi, chercheur en biologie, et notre fille  cadette), est en congé jusqu'à mercredi matin. Donc nous embarquons toutes dans la voiture de Céline en direction de l'ouest. Nous avons pour ce soir une chambre réservée à l'auberge de jeunesse de Balloch, au bord du loch Lomond, et visiterons les régions traversées . Je demande à traverser Stirling pour montrer à Cécile cette belle ville royale (il y en a beaucoup des villes royales en Ecosse) au coeur médiéval. Mais finalement Cécile n'en a rien à faire de la vaste forteresse qui domine la ville. Nous parvenons avec beaucoup de mal à trouver enfin la direction de Drymen. Et dans un joli paysage de prairies et de bocage un petit panneau portant la mention de "priory" (prieuré) nous tente. C'est au milieu du seul "lac" écossais (en effet, les autres pièces d'eau sont dénommées "lochs"), le "lake of Menteith" que nous allons trouver ce qui reste de Inchmahome priory.

Il est absolument nécessaire de passer à la chose la plus urgente du moment : pique-niquer au soleil, sur cette belle pelouse qui entoure les ruines gothiques. Des canards viennent partager notre repas, et des huîtriers au grand bec rouge surveillent le lac de la plus haute pierre du choeur de la chapelle. Que la chaleur de l'après-midi est douce ! Et maintenant visite des lieux. De l'abbaye fondée en 1238 par le seigneur des lieux, Walter Comyn, et rasée lors de la prise du pouvoir de l'église d'Ecosse par les protestants dirigés par John Knox, au 16ème siècle. (Il ne reste plus en Ecosse un seul monument de l'église catholique intact. Et quelques ruines traversent les siècles avec encore beaucoup de force et de grandeur, comme la cathédrale d'Elgin). Les pierres de la salle capitulaire sont ourlées par les fleurettes roses d'érodium, et un peu plus loin les campanules (les blue bells)fleurissent et embaument toute l'île et ses sousbois. Il y a quelques traces de tempêtes passées

 et de gros arbres à la souche arrachée sont quand même bien verts. Le soleil, le clapotis de l'eau, les fleurs et leur parfum nous accompagnent tout autour de l'île. Encore un coup d'oeil à ces ruines grandioses et il est l'heure de reprendre la route, avec Cécile à la barre

en attendant l'arrivée de notre marin. Nous reprenons la route avec un passage au chateau de Gartmore. Jamais nous n'avons vu autant de lapins que dans le parc de ce château ! Il en sort de tous les bosquets de rhododendrons, de derrière les grands chênes, d'entre les campanules, de dessous les narcisses ! Céline et Nadège nous précisent que les Ecossais ne mangent pas de lapin. Il semble qu'ils ne cherchent même pas à s'en débarasser.

Nous traversons tranquillement le parc du château, ouvert à la circulation publique pour nous rendre à Drymen, village où nous aurions fait étape si nous avions parcouru le WHW. Le ciel est franchement gris, et le loch Lomond est sous une petite pluie grand-bretonne. Alors nous continuons jusqu'à l'auberge de jeunesse de Balloch. Quelle belle surprise que nous a fait Céline : c'est un château (victorien ?) avec grand parc, et salles d'apparat ! Voici la vue depuis la terrasse, pelouse, bosquets de rhododendrons et loch Lomond en arrière plan. Nuit seigneurale sinon royale !

 
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 19:47

ESTUAIRE DE FORTH ET MER DU NORD

Dimanche matin 20 Mai Céline a prévu un pique-nique au bord de la mer, de l'autre côté de l'estuaire du fleuve qui baigne Edimbourrg, le Forth.
Toutefois , la matinée est laborieuse car je ne veux pas partir avant que nous ayons corrigé l'article pour le programme du festival de Saoû qu'Henri m'a demandé. Alors, avec toutes les qualités critiques de mes filles (constructives, les critiques) elles tentent de couper, découper, étriller, écarteler,  réduire mon texte. Et nous débattons vigoureusement de l'utilité de chaque groupe de mots. Enfin nous arrivons aux trois pages demandées, avec paragraphes, titres et soustitres. Que j'envoie bien vite à Henry qui, avec Anne assistent à la remise de diplôme de leur fille Bérangère, à New York. Chacun ses joies avec ses enfants !
L'eau du port d'Anstruther doit être autant de l'eau de la mer du Nord que du fleuve Forth, et arriver jusque prend du temps, surtout par un beau dimanche ensoleillé de vacances universitaires. Nous sommes tout près de St Andrews, le plus bel endroit d'Ecosse pour se livrer au joies du golf, ou du moins le plus célèbre.



Malheureusement nous arrivons trop tard pour prendre le bateau qui nous aurait emmenées sur l'île de May, lieu de nidification de macareux. Les horaires de ce bateau varient en fonction des marées et ne peut laisser passer l'heure de départ. Dommge. Nous nous contentons d'un pique nique , d'une belle promenade sur le sentier côtier  jusqu'à Pittenween, joli petit port de pèche et de regarder les oiseaux qui sont sur ce bord de la plage.


Sur le chemin du retour nous passons par Kellie Castle dont le jardin clos et les serres sont ouverts à la visite publique. La pespective depuis la cour du château sur l'Isle of May est magnifique. Dommage que le grand parc soit devenu un peu sauvage ! De temps en temps nous voyons quelques nuages qui semblent crever juste au dessus d'Edimbourg, sur l'autre rive. Mais ces nuages vont si bien au ciel écossais !
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 13:47

Edimbourg - Randonnée en Ecosse 
L'escale montmeyranaise a été de courte durée : rentrée de Bavière mercredi 16, le jeudi 17 le programme est chargé : lessives, accueil d'Anne et de ses enfants qui tiendront compagnie à Camille pour ce grand wee-end de l'ascension, début de la rédaction de l'article qu' Henry m'a demandé ; le 18 vérification du sac que j'avais préparé avant le précédent voyage, révisions de l'article et départ pour Grenoble où je rejoins Cécile car nous partons ensemble le samedi matin. Pour deux semaines de petites rando en Ecosse. Nous avons dû abandonné l'idée initiale de parcourir le West Highland Way (WHW) car Cécile s'est blessé un genou cet hiver, et je me suis fait une petite entorse lors du week-end des Copains d'Accord à Montpellier. Nous avons revu notre projet de façon moins ambitieuse : au lieu de parcourir les 150 km du WHW, nous irons dans l'ile de Skye, où nous avons réserver un B&B à Bredford pour 6 nuits, puis à Plockton, si ravissant village du nord-ouest écossais, et tous les jours nous marcherons autour de ces points. Le voyage que nous avions fait en 2003 avec Christian, Maîthé et Pierre dans cette partie de l'Ecosse nous avait  comblés de grands espaces sauvages, de montagnes qui plongeaient dans la mer, de lochs fermés et ouverts, de ruisseaux et de quelques pubs. Alors je veux faire découvrir les Highland à Cécile qui a surtout visité Edimbourg et Glasgow.
Par Easyjet et Genève on rejoint directement Edimbourg. Et ceci à un prix très interessant si l'on si prend bien à l'avance. OK l'avion a une heure de retard, mais mes préventions contre un lowcost ont été balayées. Il manque juste le rafraîchissement  normalement offert dans la matinée par une compagnie normale. Pour la différence de prix, on peut faire l'achat avant de décoller !
Donc l'avion avait une heure de retard. Mais à Edimbourg, il y avait de gros embouteillages pour rejoindre l'aéroport, donc Céline et Nadège y sont arrivées encore plus tard que nous : elles n'ont pas eu à nous attendre.
Déjeuner dans un pub du quartier et tour à pied en ville. Découverte des trésors français et dauphinois contenus dans nos sacs pour les émigrées : vermicelle et chocolat noir qu'elles nous avaient demandés, auxquels nous avons ajouté des radis tout roses, des asperges de Montmeyran et des artichauds poivrade. Autant de produits frais qu'il est absolument impossible de trouver en Ecosse en mai. Même avec l'Europe et la mondialisation, l'uniformisation n'est pas pour demain ! Et promenade en ville : traversée des Meadows le grand parc juste à coté de l'appartement de Céline, de la vieille ville par Victoria Street, Princes Gardens, et labo où elle travaille encore pendant quelques jours . Nous apprécions à sa juste valeur sa place devant une large fenêtre ouvrant sur le château. "Plus belle place du labo" nous dit-elle. C'est peut-être bien vrai ! Mais il semble qu'en Ecosse aussi la recherche manque de crédits : il n'y a pas de sièges pour tous les chercheurs. Alors les places sont occupées en alternance, bureau et ordinateur ou paillasse d'essais.
A travers de grands jardins et espaces verts nous rejoignons le Royal Botanic Garden qui est un passage obligé de chaque voyage en Ecosse pour la famille Filippi. Ce jardin est si beau, si grand , si riche et les saisons si différentes, que c'est chaque fois un moment privilégié. Les jardiniers de l'école britannique ont beaucoup de talents (ils sont peut-être aidés par le climat ?).

 

 

 

 

 

C'est la pleine saison des rhododendrons, et c'est une vraie fête.
A 20 heures Céline prend la voiture qu'elle a réservée auprès du club auquel elle a adhéré : moyennant une cotisation mensuelle modique, elle peut utiliser une voiture pour une  durée variable. Moins cher que la location; souple, et moins encombrant que la propriété d'une voiture dans une ville comme Edimbourg, cette formule semble avoir beaucoup d'avantages. Elle ne rendra la voiture que mardi soir après nous avoir accompagnées juqu'au loch Lomond, et le coût variable qui tient compte de la durée et de la distance réelle effectuée lui sera facturé un peu plus tard.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 20:57

Balades mozartiennes (suite 2)
Concerts et atmosphère

Les Concerts
Mais les voyages de Saoû chante Mozart sont avant tout des voyages musicaux. A chaque jour son concert et sa causerie de Philippe Andriot, journaliste à France Musique et co-directeur artistique du festival. Les interprètes sont souvent excellents, mais quelques rares concerts nous rappellent que c'est un privilège d'entendre de bons concertistes !

Concerts publics à Prague au Théâtre des Etats, là même où Mozart remporta les triomphes de la Clémence de Titus et de Don Giovanni. Nous y voyons une Flût enchantée très maçonnique. 
Nous découvrons une spécialité praguoise, le théâtre de la Lanterne magique plein de poésie. A la très belle Maison Municipale de style Secession que nous avons pu visiter avant le concert du Prague Symphony Orchestra c'est Serge Baudo, ancien chef de l'Opéra de Lyon qui dirige le concert.

Nous avons régulièrement le bonheur de quelques concerts privés. A chacun de nos voyages à Prague nous pouvons ainsi écouter le Nonette Tchèque. Et le traditionnel concert à la villa Bertramka où Mozart séjourna régulièrement chez ses amis Duzek, nous a permis d'entendre le quator Kocian.

Par l'intermédiaire des Prémontrés de Bonlieu-sur-roubion et grâce au latin, langage encore universel, Henry a pu monter un concert de l'avant au monastères des Prémontrés de Tepla, où nous avons entendu une chanteuse au registre étonnament large.

 En mai, en Bavière, concert exceptionnel dans l'église de Wies. M. Anton Guggemos, organiste titulaire a organisé un récital très émouvant. Puis sa gentillesse,  sa bonne humeur et sa parfaite connaissance de son isntrument ont permis à certains de prendre une grande leçon d'orgue, et aux autres d'y assister.

Témoignages

Les voyages de Saoû chante Mozart sont aussi des balades, du shopping (plus facile à Prague que dans les villages bavarois), des discussions et une atmosphère. Et pour le dire, je vais laisser parler quelques participants auxquels j'ai demandé ce qu'ils aimaient dans ces voyages.

... La culture, le tourisme, et Mozart. Les résidences hors des chemins battus. Une organisation sans faille. La personnalité de'Henry et d'Anne, les connaissances et l'humour de Philippe Andriot sont le lien du groupe ... 
                                   Annie et Pierre

... Pour voyager avec mes amis...
                                   Jean Louis

... La musique ancienne et les visites rassemblés. Et un rapport qualité/prix exceptionnel ...
                                   Alain

... Le programme est toujours bien choisi. Et le plaisir de retrouver des amis. Ravie ...
                                   Marie Claude

... La musique, l'ambiance, le plaisir de retrouver des gens sympathiques rencontrés au cours des voyages précédents. Quand on voyage seule, ici on n'est pas isolée. Le plaisir de retrouver Henry et Anne, amis d'enfance ...
                                  Biche

... Maintenant que je suis veuf, je retrouve des gens que je connais, des amis que je vois aussi en dehors de Saoû ...
                                  Bob

... Pour la musique, pour les visites hors des sentiers battus, et pour retrouver les mêmes personnes, lier et maintenir des relations amicales. Parce que nous trouvons toujours le temps d'un petit café dans la matinée. Parce qu'il y a des moments de liberté et de respiration. Quelle que soient les prévisions météo, le soleil nous a toujours accompagnés : c'est toujours le soleil du président !... pour la présentation et le débriefing des oeuvres et de l'interprétation ...
                                  Anne et Bertrand

... Au moins une fois par an pour bouger et rencontrer des gens avec lesquels je me sens de niveau. Ca m'apporte intellectuellement beaucoup, aussi bien par la musique que par les visites. Je suis seule et très isolée, et pendant ces voyages je retrouve mon monde ...
                                 Odile

... Tout. L'amitié, la convivialité, le côté culturel des visites, la musique, les commentaires des participants, les causeries de Philippe, l'ambiance que font régner Anne et Henry. C'est encore plus flagrant pour moi qui vit seule toute l'année ...
                                  Alice

... Parce que les lieux de séjour sont très bien choisis. L'ambiance conviviale du groupe. La halte heureuse des concerts et le ravissement de la musique ...
                                  Colette, la nouvelle

... Une convivialité qui métamorphose les voyages en réunion de famille où la gentillesse de chacun exclut toute animosité entre les particiapnts. Un petit miracle quotidien qui repose à l'origine sur la complémentarité des deux "animateurs"  que sont Anne et Henry. Une thématique qui n'est jamais pesant, mais fait plutôt office de liant. A quelques accidents près, chacun semble parfaitement à sa place ...
                                    Philippe

Alors vous, lecteur qui avez envie de nous rejoindre, prenez votre téléphone, ou adressez un e-mail à Anne et Henry (mozart.saou@wanadoo.fr) pour vous inscrire à l'association et aux prochains voyages qui vous tentent. Car le groupe est ouvert, et de nouveaux participants arrivent régulièrement.

Texte publié dans la plaquette programme du festival 2007 de Saou chante Mozart
Les prochains voyages de l'association auront lieu à Cluj Napoca (Festival Mozart de Roumanie),
à Dresde et à Chemnitz (Festival Mozart de Saxe), à Riga et en Lettonie.

 

 

 

 

 

                        

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 19:42

Un Baroque mozartien

Balades mozartiennes (suite 1)

En mai 2007 nos visites bavaroises ont été bien différentes de celles de décembre en Bohème. Deux thèmes pour ce voyage : l'architecture baroque et les châteaux d'inspiration française de Louis II de Bavière. Nous avons aussi marché dans les pas de Wolfgang Amadeus Mozart petit garçon à Wasserburg en passant sur le pont. La voiture de la famille Mozart y avait été retenue par une avarie,  profitant de cet arrêt imprévu il se précipita vers l'église pour voir l'orgue qui l'attirait beaucoup. Puis à l'abbaye de Seeon où nous avons pris pension pendant trois jours. Ce fut pour la famille Mozart une étape lors de ses voyages de Salzbourg à Munich. Le souvenir musical de son passage est précieusement conservé : le clavier de' l'orgue qu'il toucha petit garçon

 

 les offertoires composés en 1767 et 1771 (KV 34 et KV 72) dont on peut lire quelques notes sur la tombe de l'abbé dans le petit cimetière au bord du lac à quelques mètres de celle d'Anastania qui se fit passer pendant longtemps pour la dernière des Romanov !
La visite des églises de Rott am Inn, Seeon commentée par le sacristain qui avait une belle tendresse pour sa Vierge de Seeon datée du XIVe siècle, Rottenburg commentée par un autre

sacristain pour qui les nourritures spirituelles n'avaient d'égal qu'une bonne saucisse et une chope de bière, de Wies et d'Ettal nous permet de découvrir la richesse de l'architecture baroque et

l'expression de la contre-réforme. Quant à la visite des châteaux de Herrenchiemsee et de Linderhof, elle nous apporte quelques informations sur les troubles de la personnalité dont souffrait Louis II de Bavière.

 

Visite de l'eglise de Wiess après un concert d'orgue et leçon par l'organiste

 

 

A suivre ...

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