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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:03
Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Le Musée d'Art de Rovereto et de Trente m'avait été chaleureusement recommandé par Bob, sûrement le plus compétent des amis de Mozart-France en matière de peinture. Sa visite fait donc partie de notre programme.

Le bâtiment conçu par l'architecte Mario Botta comprend, autour d'une belle coupole, trois étages entièrement consacrés à l'art moderne et contemporain.

Arnaldo Volani, président de l'AMI, m'avait fait passer le programme des expositions temporaires en nous recommandant celle sur la lumière.

Nous avons trouvé là toute une collection de toiles faites de contre-jour magnifiquement restitués, ici de Giovanni Sottocornol "joies maternelles" avec transparence des rideaux brodés sur la fenêtre ensoleillée.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

de jardin au crépuscule de Guiseppe Pellizza da Volpedo (1901-02)

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

de lumière des prairies printanières de Giovanni Segantini de 1896

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

le pointillisme de Baldassare Longoni "à la façon des Français" (1914) qu'on nomme "divisionnisme" en Italie.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Tous ces peintres sont presque inconnus en France. Le passage des frontières n'étaient pas que facilité il y a un siècle. Cependant des artistes italiens ont rejoint au 19ème siècle les impressionnistes, les pointillistes français puis l'école parisienne. Mais on ne voit pas beaucoup de leurs œuvres dans nos musées.

Angelo Morbelli a travaillé en France et voici trois de ses œuvres présentées ici.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART
Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART
Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Je ne me souviens plus qui a peint avec tant de nuances de blanc cette première neige.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

L'agave sur fond de mer est une œuvre divisionniste, "à la française" de Giacomo Balla

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Et je suis passée aux salles consacrées au mouvement "Futuriste", un mouvement proche du cubisme qui exalta au début du 20ème siècle la cité, les machines et la vitesse, et même le dynamisme du canon ...

Umberto Boccioni, costruzione spiralica, 1913.

Umberto Boccioni, costruzione spiralica, 1913.

Giacomo Balla, vitesse d'automobile, 1913.

Giacomo Balla, vitesse d'automobile, 1913.

Gino Severini, canons en action, 1915.

Gino Severini, canons en action, 1915.

Toute une partie du musée est consacrée à Giorgio de Chirico. Je n'en ai jamais vu autant réunis au même endroit !

Un auto-portrait avec sa mère accueille les visiteurs.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Dans la salle suivante, voici d'abord un "intérieur métaphysique" de 1921 alors qu'il faisait l'admiration des surréalistes.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

où déjà on voit la piazza italienne et sa perspective qu'il a déclinée jusqu'en 1950 au moins avec ce trouvère.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART

Le temps est passé très vite. Et je n'ai plus de place dans cet article pour Depero, artiste de Rovereto qui a son propre musée dans la vieille ville et également quelques œuvres très colorées au MART.

Nous nous sommes retrouvés près du bassin sous la coupole pour essayer de retrouver le souvenir de Mozart dans la vieille ville, organisée par l'AMI pendant la Settimana Mozartiana. Assez semblable à celle que nous avons faite le matin.

Saoû chante Mozart à Rovereto, le MART
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 10:31
Saoû chante Mozart à Rovereto

Nous sommes un groupe de 17 membres de l'association pour assister à la Settimana Mozartiana de Rovereto, siège de l'association Mozart en Italie.

Nous sommes arrivés le mardi 13 en voiture pour les Alsaciens, en train pour la semi-suisse, en autocar super-confortable pour les autres, et nous retrouvons avec grand plaisir pour le verre de l'accueil, un marzemino auquel nous rêvions depuis longtemps : c'est le vin que chante Don Giovanni ou Da Ponte dans le dernier opéra de Mozart, produit autour de Rovereto.

Le président Arnaldo Volani semble nous attendre. Après une régulière correspondance depuis presque un an, nous pouvons faire connaissance ! Ça sera un peu difficile de lui faire comprendre que notre programme est déjà bien rempli, et que nous n'avons pas vraiment besoin de chaperon pour notre séjour, mais j'ai accepté de participer au tour de la ville visitée par Mozart organisé par son association en fin de journée.

Mercredi matin c'est notre guide Maddalena qui va nous faire faire un premier tour de ville !

Saoû chante Mozart à Rovereto

Place Rosmini (du nom d'un saint homme né ici dont le principal défaut n'était peut-être pas de tenir au rattachement du Trentin à l'Italie, mais plutôt d'avoir écrit des ouvrages très critiques qui furent longtemps mis à l'index, et d'être l'auteur de théories dont l'enseignement fut interdit encore plus longtemps ... Il fut cependant béatifié en 2006) nous sommes devant le palazzo de style vénitien le plus beau de Rovereto.

Et là commence l'histoire mouvementée de Rovereto, ville du nord-est de l'Italie, proche de Trente. Cette région fut une partie de l'empire austro-hongrois jusqu'à le fin de le première guerre mondiale.

Rovereto occupe un endroit stratégique éloigné de la capitale sur la route qui mène du col de Brenner à Vérone. Jusqu'à la fin du 14ème siècle elle était placée sous l'autorité d'un prince-évêque nommé par l'empereur pour sa fidélité.

Mais à cette époque une riche famille (situation très rare) s’éteignit en léguant sa fortune à un prince vénitien. Commença alors une guerre entre Vénitiens et Tyroliens qui se termina par la défaite des seconds. Le pouvoir vénitien s'installa à Rovereto et supprima les impôts exorbitants que devaient payer les habitants. Ils y gagnèrent la popularité que l''on comprend.

A la culture de la vigne déjà pratiquée ils ajoutèrent l'élevage des vers à soie réservé aux femmes. Elles gagnèrent alors leur vie, pratique incroyable pour l'époque. Les mentalités changèrent. Il devint possible de se projeter dans l'avenir ... Une activité culturelle se développa et l'on vit apparaître nombre d'académies.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Mais après un siècle ... une ligue menée par les Tyroliens déclencha une lutte contre les Vénitiens qui furent chassés en 1509.

Les habitants de Rovereto veillèrent à ne pas retomber sous le régime des princes-évêques et firent en sorte de dépendre directement de l'empereur. Ils continuèrent ainsi à vivre décemment et à développer la vie culturelle.

C'est donc dans une ville où la musique était très appréciée que Léopold et Wolfgang Mozart firent étape 6 fois lors de leurs voyages entre Salzbourg et l'Italie de 1769 à 1773..

Saoû chante Mozart à Rovereto

Mais revenons aux siècles précédents avec le Neptune de la place aux Oies, ancien marché central de la ville. Des palais la bordent, et dévoilent maintenant leurs fresques retrouvées sous des crépis.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Nous voici arrivés devant l'ancienne boutique d'un chapelier. La devanture en bois est maintenue par des cariatides, mais surtout deux très beaux oriels scandent la façade. De l'autre côté de la rue était la limite du ghetto juif "qui permettait à sa population de pratiquer en harmonie ses habitudes de vie si différentes".

Maddalena nous fait remarquer les corps d'obus plaqués sur une façade. C'est en mémoire de la première guerre mondiale pendant laquelle la population de Rovereto a beaucoup souffert. , Beaucoup parmi les hommes partis au combat périrent. De plus la population fut jugée non fiable car trop favorable aux Italiens dont elle parlait la langue. Elle fut donc déportée dans des régions lointaines de l'empire où on parlait d'autres langages. Une grande partie ne revint pas. Quant à ceux qui le purent, ils trouvèrent une ville saccagée, à relever complètement. Il a donc été choisi de garder des monuments rappelant les atrocités de la guerre par générosité pour la future population. C'est aussi pour cette raison qu'un musée de la guerre a été installé dans le vieux château de la ville et que plusieurs monuments sur les collines autour de la ville ont sanctuarisé des champs de batailles.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Nous sommes arrivés piazza San Marco où Maddalena nous fait remarqué le bâtiment où fut créée la première école vers 1770. Les parents payaient les enseignants, mais chaque année la municipalité octroyait des bourses aux enfants prometteurs. Ce fut ensuite le siège de la première bibliothèque.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Sur cette place il y aussi l'église Saint Marc. Les Vénitiens avaient construit, pour vénérer le saint patron de la ville, une église assez modeste qui fut agrandie au 17ème siècle. En 1950 une nouvelle façade a été élevée pour remplacée celle détruite pendant la guerre. Elle respecte plutôt bien la façade précédente.

Saoû chante Mozart à Rovereto

L'intérieur est très baroque autrichien !

"L'interminable concile de Trente qui, en vingt-cinq sessions échelonnées de 1545 à 1563" réagissait à la Réforme de Luther en créant une réforme catholique. Il imposa des règles strictes en matière d'art religieux. Et c'est ainsi que l'art baroque vit le jour.

Beaucoup de peintures pastelles, de stuc et d'or, de marbres, de pierres de différentes couleurs : la ville est riche. Elle a des carrières de marbres à Castione et des artisans marbriers réputés qui vont travailler dans les palais jusqu'à Salzbourg. Ils exercèrent aussi dans cette église leurs talents.

Au fond de l'église un jeu d'orgues, en assez mauvais état. Ce n'est pas celui-ci que Mozart, le 26 décembre 1769 eut tant de mal à atteindre tellement la foule était venue nombreuse pour l'entendre jouer. Il fallut que des gardes-du-corps lui ouvrent le passage pour atteindre l'instrument alors dans le chœur. Les lettres de Léopold à son épouse sont très précises et fourmillent de détails très appréciés par les historiens.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Entre le chœur et la nef l'histoire d'un miracle est représentée. En 1703 pendant la guerre de succession d'Espagne les armées françaises et tyroliennes ne sont opposées à Rovereto. Plus de 20 000 soldats saccageaient la région. Il neigea dans la nuit du 4 au 5 août. Au matin la neige aussi abondante qu'en hiver chassa les armées. Cet épisode d'une période de glaciation éphémère fut considérée comme un miracle dû à la Vierge. Et la Vierge des Neiges devint la patronne de Rovereto !

Saoû chante Mozart à Rovereto

Une petite Vierge à l'enfant est attribuée à un des élèves de Lucas Cranach le Vieux. Sur le maître-autel le retable est une allégorie de Venise présentant à Saint Marc sur un nuage avec son lion, la petite Rovereto.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Les églises contiennent tant de souvenirs que seuls une visite guidée peut nous faire approcher. Mon crayon ne va pas assez vite et j'en ai oubliés !

Nous avons repris notre tour de ville en passant par les remparts abandonnés lorsque qu'ils devinrent insuffisants en face des canons, le château avec ses grosses tours de défense qui avaient pris le relai, pour arriver en face d'un grand immeuble dont une partie est encore couverte de fresques. C'est la mairie.

Saoû chante Mozart à Rovereto

La rivière Adige coule derrière. Nous sommes en face du quartier turc : de vieilles maisons ont des balcons suspendus au-dessus du torrent, parfois fermés par des moucharabiehs.

Nous sommes repartis vers le centre ville en passant par la rue Mercerie et le palazzo Todeschi, appelée maintenant "maison de Mozart". C'est peut-être un peu surfait, mais il est vrai que c'est là que Wolfgang eu son premier grand succès italien lors de son concert très privé du 25 décembre 1769.

Saoû chante Mozart à Rovereto

Il paraît qu'il est très joliment orné de fresques et de stuc. Mais il n'est pas ouvert au public.

Saoû chante Mozart à Rovereto
Saoû chante Mozart à Rovereto

Nous avons traversé des places avec fontaines, bordées de palais, qui ne sont exactement ce que nous imaginons en France, pris une calade et un "portici" puis des rues plus larges pour arriver à notre restaurant près du MART auquel je consacrerai un article moins bavard que celui-ci.

Nous avons refait, en fin d'après-midi presque le même tour de ville avec un accompagnateur de l'AMI, en italien et français qui nous a donné à peine plus de précisions sur les étapes de Mozart que nous en avions eu par Maddalena. Et c'était beaucoup plus long car le comte Todeschi n'a pas lésiné sur les anecdotes qui n'étaient pas traduites.

Surcharge inutile du programme. J'espère que M. Volani a su que nous étions là !

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 04:59
Eglise de Glandage, Haut Diois

En traversant le village de Glandage pour aller vers le Jocou j'avais remarqué quelques reliefs sur le portail de l'église qui devaient nécessiter un arrêt intéressant.

Merci à nos chauffeurs qui ont bien voulu s'arrêter lorsque nous revenions.

Eglise de Glandage, Haut Diois

L'église, dédiée à Saint Pierre et saint Paul faisait partie d'un prieuré dépendant d'une abbaye proche de Châtillon en Diois. En 1242 elle devint dépendante de l'abbaye d'Aurillac (surprenant, mais c'est bien ce qu'indique la plaque posée sur le mur).

Elle fut ruinée par les guerres de religions et reconstruite aux 17ème et 18ème siècles. Le portail roman tardif a pu être réemployé lors de cette réédification.

L'archivolte est superbe. Elle est composée de trois voussures en plein cintre en quart de cercle. Les deux voussures internes reposent sur des colonnettes surmontées de chapiteaux à crochets, la voussure externe sur des corbeaux ornés de têtes humaines et à gauche aussi d'un petit singe prêt à l'escalader

Juste à l'embrasement de la porte deux corbeaux sculptés (des lions ?) devaient supporter un tympan disparu.

Eglise de Glandage, Haut Diois

La porte de la mairie, qui doit occuper à droite une partie des bâtiments de l'ancien prieuré, présente elle aussi des éléments de réemploi. La naïveté de la sculpture, la facture plus grossière permettent de dire qu'ils sont plus anciens que le portail de l'église.

Eglise de Glandage, Haut Diois

Ce sont les dédicataires de l'église. A gauche Saint Pierre et sa clef, à droite Saint Paul et son épée encadrent le Christ en majesté, tenant une bible de la main gauche et accordant sa main gauche.

Il faudrait avoir un peu plus de temps pour flâner dans le village bien actif en été. Il y a de belles demeures dont le passé doit être passionnant.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 19:21

Clet Abraham égaie nos villes européennes et nos panneaux de signalisation.

Voici quelques panneaux qu'il a transformés sans en changer le sens, interdit bien sûr !

Quelques tags Clet Abraham
Quelques tags Clet Abraham
Quelques tags Clet Abraham
Quelques tags Clet Abraham
Quelques tags Clet Abraham

Ces premiers, nous les avons trouvés à Londres, avec quelques nouveautés à chaque voyage.

Il ne faut pas croire qu'il limite son détournement à Londres. Il parait qu'il y en a beaucoup en Bretagne, région où il est né. Nous en avons vus à Paris que voici.

Quelques tags Clet Abraham
Quelques tags Clet Abraham

Il part en vélo avec son stock d'image à coller à la recherche de ses cibles. Il appuie son vélo sur le pied du signal, monte sur la selle, colle un sticker de son choix et repart en continuant sa quête.

Je crois que ce que nous avons vu n'est qu'une toute petite partie de ses nombreuses créations. Je vais essayer d'être plus attentive dorénavant.

Elle a beaucoup de caractère cette expression de street art, drôle et plutôt discrète.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 17:48
Le concert à Pratmiral

Pratmiral est un hameau perché sur une montagne ardéchoise. Et c0 e4 août une foule s'y est rendue pour entendre le concert de musique de chambre organisé par Teresa Llacuna et Philippe Andriot.

Marc Drobinsky, violoncelliste et Yumeto Suenaga, pianiste ont choisi d'interpréter les sonates suivantes :

- 3ème sonate en la majeur op.69 de Beethoven

- 1ère sonate en mi mineur op 38 de Brahms

- et quelques surprises musicales.

Le concert à Pratmiral

Mark Drobinsky est un ancien élève de Msitislav Rostropovich au Conservatoire de Moscou. Evadé de Russie en 1974 il s'établit à Paris. Depuis il joue sous la baguette de chefs d'orchestre prestigieux comme : Valery Gergiev, Charles Dutoit, Alexandre Rabinovich, Arnold Katz, Dmitri Liss, Maxime Schostakovitch et a des partenaires tels que Martha Argerich avec qui il a enregistré plusieurs disques.

Yumeto Suenaga, pianiste français d'origine japonaise a obtenu, entre autres concours, le prix Teresa Llacuna-Ville de Valence en 2007. Il interprète avec beaucoup de subtilité un répertoire très varié allant du 18ème siècle à aujourd'hui.

Le concert à Pratmiral

Ca a été superbe. Les sonates sont passées de grondements profonds à de doux murmures.

En duo et en bis nous avons d'abord eu le célèbre Vocalise de Rachmaninov puis Yumeto Suenaga nous a fait cadeau de nombreux autres bis dont un rondo "colère pour un sou perdu" op. 129. de Beethoven pour finir par Turquoise d'Eroll Garner.

Je me rappelais de temps en temps le jeune pianiste que nous avions entendu à Suze la Rousse en 2008, lors d'un concert de Saoû chante Mozart, qui semblait intoverti, caché sous une grande mèche de cheveux. Au plaisir d'entendre toutes ces musiques s'est ajouté celui de le voir ouvert, causant, très souriant et heureux.

Heureux de jouer avec ce grand violoncelliste qui l'impressionnait beaucoup m'a t'il confié alors que nous nous retrouvions autour d'un buffet bien garni à l'abri de la pluie et de l'orage qui n'ont même pas troublé le public, ni les musiciens.

Belle après-midi. Merci Teresa et Philippe.

Le concert à Pratmiral
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:31
MGM - Vassieux

Le projet initial de Josette était "départ 8 H ...à la Clairière de Malatras .nous nous intéresserons à la montagne de Montué. 470 m de dénivelé et 13 km environ…(vent du Nord )"

Après presque 2 mois sans randonner l'appel est irrésistible.

Hors, non seulement le vent du nord est fort, mais il plaque sur nos montagnes un brouillard d'une densité exceptionnelle. On ne voit pas à 10 mètres à la clairière de Malatras, quelques kilomètres plus loin ce n'est guère mieux à Chaud Clapier, donc Josette décide de pousser jusqu'à Vassieux où le vent dégage en général le ciel.

MGM - Vassieux

Bien vu ! Passé le col de la Chau et le mémorial de la Résistance le plateau apparaît bien dégagé.

La randonnée du jour sera en fait tranquille pour les jambes avec peu de dénivelé et c'est parfait pour une reprise.

Mais pas pour la mémoire. Vassieux fut un village martyre de la Résistance. Et le souvenir de la tragédie de juillet 1944 est respectueusement conservé avec le mémorial au creux du col, le cimetière dans la boucle d'un virage, le musée dans le village et les plaques devant des maisons familiales à la mémoire de familles assassinées.

Au 21ème siècle l'activité est celle d'un village de montagne : accueil des touristes été comme hiver, et élevage de bovins, ovins et même des ânes pour accompagner les randonneurs ?

MGM - Vassieux
MGM - Vassieux

Mais pas pour nous ... Nous traversons le plateau karstique qui occupe une partie du synclinal du plateau de Vassieux avec scialets et dolines, ces cuvettes plus ou moins profondes entourées de rochers. Certaines sûrement dangereuses sont entourées de clôtures pour que les animaux les évitent.

MGM - Vassieux

Au hameau du Château pas de traces d'un castel, mais un socle bien original pour une vieille croix de fonte.

MGM - Vassieux

Il est bien tard pour trouver une flore originale. Quelques rares fleurs, œillets ou scabieuses que j'ai déjà bien souvent photographiées sont malmenées par le vent. Ce sont les chardons qui sont là intéressants. Enfin, je veux dire les carlines acaules butinées par des insectes élégants : une punaise à la carapace rayée ou un papillon qui cache ses couleurs chatoyantes.

MGM - Vassieux
MGM - Vassieux

Nous sommes passés par le Sapin d'Aimé puis avons pris la direction du hameau de la Mure. Une clairière bien dégagée et abritée du vent est l'endroit choisi pour notre pique-nique, nos papotages de rentrée et la photo de groupe. Toujours un peu difficile avec des camarades facétieux !

MGM - Vassieux

Là sur fond de Grand Veymont les moulins du hameau de la Mure sont visibles de loin. Construits à la fin du 17ème siècle ils furent actionnés par "la bise glaciale du nord ou les rafales humides du sud" pendant plus d'un siècle. Ils furent ensuite transformés en bergerie et en juillet 1944 en nid de mitrailleuse allemande.

Ces ruines de moulins à vent sont les seules des Alpes du Nord nous indique le panneau pédagogique voisin. Il nous dit aussi que des expériences de réhabilitation de ces moulins ont permis de produire l'électricité nécessaire à un groupe d'une dizaine de maisons. Intéressante expérience qui permet des rêves de nouvelle vie aux vieux moulins !

MGM - Vassieux

Au hameau les oies sont aussi vaillantes que pendant l'Antiquité. Elles ont lancé l'alerte de notre arrivée bien avant tous les autres animaux, dindons, canards et même les chiens qui ont été les derniers à se manifester.

Les maisons reconstruites après les incendies des villages et hameaux par l'armée allemande en 1944 l'ont été avec les mêmes matériaux sur tout le plateau du Vercors, et sont souvent restées comme celle-ci.

MGM - Vassieux

Une petite chapelle où ils avaient trouvé refuge évoque pour beaucoup le souvenir d'un court séjour très pluvieux précédent à Vassieux.

Aujourd'hui le ciel est parfaitement bleu, au-dessus de Vassieux. Mais également de part et d'autre, en ce début d'après-midi : clair au-delà du col de la Chau et bien dégagé sur les crêtes voisines du grand Veymont.

Qui l'eut cru ce matin ?

MGM - Vassieux

Je maintiens Alféo et voici une photo de groupe complet.

MGM - Vassieux

Revenus aux voitures il y a eu ceux qui sont redescendus dans nos vallées par le col du Rousset et les autres qui ont repris par le col de la Bataille.

Avec une étape au refuge de Gardiol où Josette veut nous montrer le saut de la Truite.

C'est tout le cirque étroit et profond de 500 mètres au-dessus de Bouvante le Haut qui s'appelle "la truite".

En ce début de septembre bien sec, dire que le ruisseau de Toulau se jette dans le vide est beaucoup dire. Car il y a bien peu d'eau.

En fait, juste assez pour observer un phénomène assez singulier créé par le vent du nord : il oblige l'eau à remonter le rocher en se répandant en fine pluie dans l'herbe abondante qui pousse au-dessus et que nous avons traversée. On comprend pourquoi il est recommandé de ne pas s'aventurer sur le sentier de la Truite en hiver.

On voit sur la ligne de falaise, au milieu droit les traces sombres d'humidité. C'est leruisseau qui n'arrive pas à couler !

MGM - Vassieux

Nous avons continué le sentier des anciens forestiers qui débarder les grumes de la forêt et les transportaient jusqu'au fond de la vallée à Bouvante. Il fut un temps où ce chemin livrait passage à des engins motorisés ... Enfin, ce n'était peut-être pas pire que la piste que nous avons prise pour aller à la Vallée des Merveilles. Les engins devaient être moins bien équipés pour ce genre de route.

MGM - Vassieux

Merci Josette pour cette étape qui a été une découverte pour tous.

Je suis sûre que tu sais que la route forestière peut donner l'occasion d'une randonnée au départ de Bouvante le Haut. Mais sais-tu que le dénivelé n'est que de 600 mètres ? Lorsque les forêts de fayards ont leur feuillage d'or d'automne, ça doit être superbe.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:43

Sur un devers de la montagne du Jocou, 2051 mètres, point culminant du Haut-Diois le vent soufflait très fort en ce jeudi.

C'était un paysage de début du monde qui s'ouvrait devant nous, sous les nuages qui s'effilochaient dans le ciel après avoir longtemps plongé depuis les crêtes.

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Nous nous sommes transformés en ethnologues pour étudier une étrange tribu. Crayon à la main et appareil photo en place.

il paraît qu'il s'agit d'un groupe de "bipedarius rigolarium", de la fin du 20ème et (ou ?) début du 21ème siècles venant de la vallée du grand fleuve à l'ouest.

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Nous avons trouvé des inscriptions rupestres faites au charbon de bois. Oui, charbon de bois nous pouvons l'affirmer puisque nous avons aussi trouvé un foyer plus ancien proche de cette pierre. Ces traces ne vont pas défier les siècles ni même les années. Petits joueurs par rapport aux hommes du néolithique qui ont laissé les gravures de la vallée des Merveilles.

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Tous les individus, mâles et femelles ne manquaient pas une occasion de tomber sous les coups de boutoir du vent qui devait souffler avec des pointes voisines des 100 km/heure.

En fait, ça avait l'air de beaucoup les amuser !

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Décidément ils avaient des comportements étranges.

Un grand mâle semblait être le mâle dominant ou leur "théoricien". Il prenait souvent la parole et la gardait longtemps. Mais y avait-il une guerre de pouvoir avec cet autre mâle qui s'est approché de lui, l'a bâillonné, lui a bouché les oreilles et les yeux pour obtenir enfin cette parole si précieuse ?

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Autre particularité comportementale, ils ont passé beaucoup de temps à observer les papillons très nombreux sur cette montagne qui ne doit pas être aussi polluée que la plaine. Et voici le résultat de leurs observations.

Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...
Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...
Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...
Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...
Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...
Sur les pentes du Jocou, étrange rencontre ...

Ils ont été obtenus par Alféo et Pierrette, alors que la tribu qui se roule dans l'herbe est de Michel,

et le mot de la fin de Marianne "Bêtes à manger du foin, mais que ça fait du bien d'être foutraques !"

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 13:12
La vallée des Merveilles

Nous sommes donc à pied d’œuvre au chalet des Merveilles, onze copains prêts à découvrir autour de nos deux guides, Franck et Robert.
Que découvrir dans ce haut lieu du parc du Mercantour ? J'ai déjà vu moult fois cette destination proposée par des tour-opérateurs spécialisés dans la randonnée ou pas, et en ai tiré la conclusion que c'est un endroit important mais sans vraiment chercher pourquoi !

Robert nous a parlé de lacs, de flore, de faune particulière, et surtout de gravures rupestres. (D'où les symboles qui ornent la façade du musée de Tende).

On en compte un nombre imposant, presque 100 000, toutes à plus de 2000 mètres dans les vallées qui descendent du Mont Bego (2872 mètres d'altitude) , la montagne au nord. Ce lieu a été élu en raison de sa richesse en eau et de son pouvoir d'attirer les orages (le sou-sol est riche en minerais divers), elle rassemble les puissances telluriques. Parfait pour qu'elle soit divinisée, et que les hommes du néolithique en fassent un lieu sacré, de culte où les shamans venaient entrer en contact avec les dieux.

La fréquentation des chemins ici est impossible avec des bâtons non équipés de protection caoutchouc ou plastiques. Dès la vérification terminée nous avons commencé à monter au-dessus des lacs, en admirant tout ce qu'il y a autour de nous. Au loin, à l'ouest la ligne de crêtes que nous voyons était la frontière française jusqu'en 1947.

La vallée des Merveilles

Nous avançons assez vite nous avons beaucoup à voir avant d'arriver au lac des Merveilles où nos guides ont décidé que nous pique-niquerions, tout en haut du couloir de pierres en face de nous.

La vallée des Merveilles

Je n'ai même pas pu sortir mon carnet. Photographier de temps en temps, écouter nos guides et avancer avec le groupe en évitant les pierres, exclut la prise de notes ! Je le regrette beaucoup, ça va être dur de raconter cette si riche rando !

La flore superbe mérite quelques clics. Ici des véroniques. Mais je montrerai avec beaucoup de photos ultérieurement.

La vallée des Merveilles

Nous arrivons devant un gigantesque amas de pierre interdit par un panneau "Monument historique - Accès interdit". C'est pour le moins surprenant et insolite !

Le GR 52 suit le ruisseau qui prend sa sort du lac des Merveilles et descend jusqu'au Lac Long supérieur.

La vallée des Merveilles

Seuls les randonneurs accompagnés par des guides professionnels ont le droit de sortir du GR pour traverser ces énormes éboulis de roche où sont les plus nombreuses gravures, et nous faisons partie de ces privilégiés (OK, ça a un coût) et voici d'ailleurs notre première pierre gravée.

La vallée des Merveilles

Les gravures ont été pratiquées sur des pierres assez lisses et inclinées par piquetage, percussion de la roche avec des pierres plus dures. Elles sont peu profondes et les différences de couleurs provoquées par des réactions chimiques naturelles sont légères, ça ne les rend pas faciles à voir.

Ici une figure avec de grandes cornes, une cupule, un poignard gravés. Ces représentations de taureaux ou figures corniformes, d'anthropomorphes, de vases et d'armes variées semblent figuratives mais sont surtout symboliques. Les armes ont permis la datation des gravures : environ - 5300 ans, juste à l'époque de Otzi, l'homme momifié retrouvé en 1991 à la frontière entre l'Autriche et l'Italie avec un poignard semblable.

C'est aussi à peu près à l'époque de l'écriture sumérienne, première écriture de Mésopotamie ...

Ces gravures, cette proto-écriture, ne sont systématiquement étudiées que depuis la fin du 19ème siècle, à la suite des travaux du britannique Clarence Bicknell. Maintenant par une équipe de l'université de Nice-Sophia-Antipolis. Les chercheurs qui travaillent sur les représentations rupestres et pariétales estiment qu'elles expriment une pensée, des préoccupations spirituelles et temporelles où qu'elles soient (ici, à Foz de Cao au Portugal, à la grotte Chauvet, en Suede, en Australie ou en Afrique). Ce lieu est considéré aujourd'hui comme le berceau de la pensée religieuse européenne.

La vallée des Merveilles

Et les formes anthropomorphiques enlacées que nous montre Robert sont interprétées comme la représentation du couple primordial, le père soleil venant du ciel et la mère terre sortant du sol se rejoignent en se tendant les bras.

Robert nous explique aussi la position des gravures par rapport à l'angle d'inclinaison des roches et l'écoulement de l'eau, choisie avec autant de soin que les dessins eux-mêmes.

La vallée des Merveilles

Nous sommes totalement happés par ces commentaires. Robert passe la parole à Franck et nous sommes sous un tir nourri éblouissant.

La vallée des Merveilles

Regardez ici la cupule dans laquelle il y a des petites graines : symbole de fécondité et de fertilité. Et ici les deux figures réticulées assemblées ...Et je ne prends pas de notes ... Quel regret !

La vallée des Merveilles

Tant de corniformes différentes, têtes rectangulaires ou triangulaire, cornes plus ou moins ouvertes qui ont été converties de bien des façons ...

Nous entourons nos guides et nous sommes des élèves attentifs !

La vallée des Merveilles

Nos guides semblent avoir chacun leurs spécialités et se relaient en changeant de sujet qu'ils connaissent très bien et nous expliquent simplement, comme des diffuseurs d'ouvrages de vulgarisation. Cependant nous avons repris notre ascension pour arriver au Christ qui illustre l'évolution des gravures au long des millénaires.

La vallée des Merveilles

D'abord un réticulé (menton) auquel deux cornes ont été ajoutées. La gravure a été anthropomorphisée ensuite avec l'ajout d'yeux, puis une barre horizontale pour les sourcils, une verticale pour le nez. Les cupules triangulaires qui forment une couronne d'épines datent du deuxième millénaire de notre ère ...

Nous avons pique-niquer au lac comme prévu, puis nos guides nous ont proposé d'aller sur le dos des baleines à notre droite (oui, ces énormes roches rondes bien au-dessus du lac), c'est là que se trouve le très fameux sorcier, figure emblématique de la vallée.

La vallée des Merveilles

Nous avons d'abord vu des graffitis à travers les âges. Cette vallée à la frontière franco-italienne pendant longtemps était gardée par l'armée italienne contre les velléités françaises. Et dans cette armée un mercenaire d'origine française a passé des loisirs ou des heures d'attente à graver son blason (queues d'hermines et fleurs de lis) à côté des dessins proto-historiques ... Intéressant !

La vallée des Merveilles

Jean Claude et Alfeo doivent en chercher quelques autres sur le dos de cette baleine. !

La vallée des Merveilles

aidés par Doris ?

La vallée des Merveilles

Franck attire notre attention sur le seul éboulement postérieur à la réalisation des gravures connu : une énorme roche dissimule une partie des dessins sur cette pierre.

La vallée des Merveilles

Et nous voici arrivés au sorcier !

La vallée des Merveilles

Finalement assez petit ce symbole de la vallée que nous détaille Franck.

La vallée des Merveilles

Du haut de la falaise qui nous surplombe un chamois nous observe. Est-ce celui que nous avons vu pendant des minutes ?

La vallée des Merveilles

Non, Franck nous dit qu'il y en a beaucoup et qu'ils ne sont pas farouches. Ils ont l'habitude des visiteurs et parfois cabotinent devant les photographes.

La vallée des Merveilles

Et nous sommes redescendus en nous arrêtant à chaque chamois, touffe de fleurs, ou petit lac dissimulé jusqu'aux derniers pas, toujours surpris par l'énormité des chaos rocheux qui témoignent de l'importance de l'activité géologique de cette vallée.

La vallée des Merveilles

La douceur retrouvée lorsque nous approchons du chalet ne devrait pas nous faire baisser la garde et trébucher sur un caillou du chemin ou des ruisseaux.

Et il ne reste plus qu'à affronter les cahots de la piste pour redescendre jusqu'à Tende les yeux encore emerveillés.

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Published by Pierrette Filippi - dans Randonnées
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:25

Découvrir la Vallée des Merveilles, finalement nous y voici !

Elle se mérite cette vallée qui nous fait rêver depuis des mois, depuis qu'Alféo nous l'a proposée comme lieu de randonnée. C'est lui l'auteur ce projet et il l'a réalisé avec une grande maîtrise de la vie de groupe et des possibilités de l'endroit.

D'abord ça ne semble pas si loin de la vallée du Rhône, Tende. Mais c'est dans les Alpes Maritimes, en pleines montagnes alors c'est tout sauf direct.

Départ pour l'itinéraire montagnard qui a beaucoup plus d'attraits que l'autoroute jusqu'à Nice : col de Cabre, Gap, Barcelonnette,et le col de Larche.

Là arrêt technique avec vue sur le lac et premières photos botaniques : lis des Alpes (sans bulbilles) et lis de Saint Bruno, asphodèle, orchis globuleux et un magnifique géranium des montagnes d'un bleu très lumineux.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Du col de Larche jusqu'au col de Tende nous sommes en Italie. Circulation dense, orages et travaux de doublement du tunnel de Tende, nous ne souhaitions qu'une chose c'est d'arriver à Tende et à l'Hôtel du Centre.

Alféo connait cet endroit depuis qu'il est venu grimper ici quelques cols à ajouter à son abondant palmarès. Aussi Aline, la maîtresse du lieu nous accueille avec de grands sourires.

C'est une adresse à recommander : à l'accueil, le prix, le pique-nique qui nous sera fourni pour la randonnée du lendemain, l'a collaboration avec le restaurateur du haut de la ville s'ajoute le charme d'un vieux relais de poste particulièrement fréquenté par les "princes de l'église" et des prélats plus modestes qui se rendaient auprès de leur hiérarchie ou en revenaient.

Il est temps que je fasse faire un tour de ville à mes lecteurs, même si ce n'est pas l'exacte chronologie de notre séjour. C'est une ville de montagne perchée sur un flanc très pentu, de part et d'autre d'un ravin où coule un ruisseau chantant (on entend l'eau courir partout dans le bourg, en souterrain).

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Au sud, en dessous des maisons qui se serrent le long des ruelles, des jardins bordent ce ravin.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

En face trois clochers dominent le quartier ainsi que la façade très colorée de la cathédrale baroque.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Avant de courir les venelles et les calades qui traversent et gravissent la ville, nous nous sommes régalés d'un bon repas préparé par un chef qui se dit en vacances ... et avons bu aux randonnées et à l'amitié.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous n'avons pas eu le temps de visiter le musée dont les piliers de la façade sont décorés des symboles si souvent représentés dans les gravures que nous nous sommes venus découvrir.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

D'ailleurs le temps d'aller voir cette Vallée des Merveilles, haut lieu du parc du Mercantour est arrivé. Les guides Franck et Robert nous attendent avec leurs 4x4.

http://www.panzamerveilles.com/http://

Robert qui conduit le véhicule où je suis nous dit qu'ls sont prêts à répondre à toutes nos questions.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Et ça tombe bien car lorsqu'il nous présente la gare mussolinienne du bourg voisin, ça nous intrigue.

C'est ainsi que nous apprenons que cette région n'est française que depuis 1947, et a été rattachée à la France après la défaite de l'Italie lors de la guerre de 1939-1945 ... Surprise de tous !

Nous avons quitté la route pour la piste qui doit nous mener jusqu'au refuge des Merveilles. Je range mon carnet et mes crayons : c'est impossible de noter quoique ce soit, toute notre énergie est employée à ne pas trop nous faire bousculer par les cahots. Nadine s'emploie à diriger le chauffeur lorsqu'il lui faut s'y prendre à 2 ou 3 fois pour franchir certaines épingles à cheveux ... Mais tous nous ne manquons pas d'admirer les rhododendrons en fleurs sous les mélèzes courbés par le poids de la neige.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous essayons aussi de deviner où passe la piste dans les éboulis qui l'entourent, le ravin immense sur le côté, et aussi les randonneurs qui disposent de plus de temps que nous et qui sont à pied depuis le très grand gîte de l'ancienne mine.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous avons passé la ligne des 2000 mètres, et sommes sur une haute vallée où courent des ruisseaux et reposent des lacs. Superbe !

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Et nous avons fini par arriver, sûrement avec quelques ecchymoses ici ou là, mais entiers ! Maintenant nous sommes à pied d’œuvre n'est-ce pas Christiane avec polaires, lunettes de soleil et chapeaux ?

Allons-y découvrir toutes sortes les Merveilles de toutes natures !

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:44
Les prairies bigarrées de fin juin

Les couleurs de la Drôme en ce moment ? Elles sont multiples et mélangées, emmêlées, et changent à chaque pas.

D'abord les orchidées rose pâle du Dauphiné. Le labelle et les pétales sont ornés de lignes courbes et de tirés légèrement plus foncés.

Les prairies bigarrées de fin juin
Les prairies bigarrées de fin juin
Les prairies bigarrées de fin juin

Le labelle et les sépales de l'orchis tridenté sont rose plus soutenu tachetés de points rose vif. Son casque composé de deux pétales et un sépale est rose indien. On voit bien que c'est du labelle découpé en trois parties que lui vient son nom.

Les prairies bigarrées de fin juin

Cet orchis plus grand, rose sombre, à fleurs clairsemées que j'ai eu la chance de saisir juste avant qu'il fane est peut-être bien un orchis peint ? A réexaminer en meilleur état !

Les prairies bigarrées de fin juin

Les orchidées, il faut un peu les chercher. En cette fin de juin, dans les herbages il y a tant et tant de fleurs qu'on ne sait où donner de la tête !

Rose et bleu, ce sont ici du sainfoin et des campanules.

Les prairies bigarrées de fin juin

Somptueux voici un gros bouquet bleu de véroniques.

Les prairies bigarrées de fin juin

Toujours bleus, les épis de raiponces.

Les prairies bigarrées de fin juin

Bleus mélangés se sont des sauges des prés avec des scabieuses

Les prairies bigarrées de fin juin

Là il y a tant de sauges qu'elles semblent avoir donné des reflets bleus aux herbes.

Les prairies bigarrées de fin juin

Mon livret "les fleurs" de Lipert/Podlech classe les scabieuses dans les fleurs roses ... non, définitivement elles sont bleues.

Les prairies bigarrées de fin juin

Il y a aussi des blanches comme les marguerites.

Les prairies bigarrées de fin juin

Décidément il y en a pour tous les goûts, avec une dominante pour les bleus. Mais il faut se dépêcher d'aller voir car les prairies sont coupées ces jours-ci, et sous peu il n'y aura plus que les bas-côtés qui seront fleuris.

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Couleurs de la Drôme
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