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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:33

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des voyages de Saoû chante Mozart. Des circonstances bien involontaires nous ont empêchés de participer à ceux de 2012 : Barcelone en janvier et l'Estonie en mai.

Nous nous sommes inscrits au prochain : la visite de Malte lors d'un festival baroque. Peut-être pas aussi insolite qu'il y paraît à première vue.

Et bonne nouvelle, Henry Fuoc, Président d'honneur du festival a gardé la charge de l'organisation des voyages. Il pense actuellement à un voyage à Budapest et à l'est de la Hongrie puis à un autre vers la très convoitée Vienne.

De beaux projets qui nous ferons rêver !

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:02

Il y a bien longtemps que Henry Fuoc nous avait dit qu'il quitterait la présidence du festival au cours de la réunion du conseil d'administration de l'automne 2012. Et ce jour a fini par arriver ...

C'était donc une réunion un peu spéciale avec quelques pincements au coeur et des sentiments divers.

André Sordet, pressenti depuis au moins un an pour prendre la succession, a été élu. Il s'entourera d'une équipe un peu plus nombreuse (Henry, avec tous ses talents, assumait seul un travail considérable que nous pourrons mieux évaluer maintenant qu'il faudra le faire à sa place !) Nous lui souhaitons une présidence heureuse.

Henry Fuoc qui créa le festival il y a 24 ans, a été élu président d'honneur. Que les valeurs auxquelles il a été fidèle durant toute sa présidence nous animent longtemps.

Longue vie au Festival Saoû chante Mozart, seul festival français consacré exclusivement à Mozart !

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 13:48

frise12 10 30 002Quelle journée délicieuse nous avons passée ! Douce grâce au soleil qui irradie sur l'Ardèche après le terrible week-end de tempête que nous avons eu, mais aussi très relevée par l'itinéraire que Josette a choisi de nous faire parcourir au coeur du pays de Marie-Claire.

Nous avons remonté le cours de la Dunière, affluent de l'Eyrieux par un large chemin sur la rive droite. Sur la rive gauche, juste sous les gros rochers qui couronnent la colline passe la route de Vernoux.rd12 10 30 003

Le ruisseau coule au fond du ravin ponctué de rochers. Nous apercevons qu'en amont le paysage s'ouvre. Des fermes sont nichées au-dessus de lopins de terre et de longs ateliers textiles de filature ou de moulinage, s'étirent le long de la Dunière. Son affluent, le Doulet devait être trop petit et trop irrégulier pour assurer l'énergie nécessaire à ces activités.rd12 10 30 010Sous le pont  l'eau de la Dunière qui a profondément creusé les roches laisse voir sa couleur sombre qui provient des terrains tourbeux où elle doit prendre sa source. Ça me fait penser aux eaux très pures et sombres de la Spey avec laquelle sont préparés tous les grands whiskies du Speyside.rd12 10 30 013A ma connaissance, il n'est pas envisagé d'en produire en Ardèche, mais sait-on jamais puisqu'on en fait en Bretagne et en Corse ?

Après le pont nous descendons un kilomètre par la route D233 pour arriver à un sentier juste en amont du chaos de rochers qui escalade la montagne. Ça monte doucement. Mais ça change bien vite. Surprise : ici aussi , c'est le chaos. Caché par quelques buis et chênes qui ont trouvé juste assez de terre pour pousser. Ils tiennent bien et tant mieux pour nous car nous nous y agrippons pour nous tirer et franchir les obstacles. Quand ils manquent, c'est Michel, Guy et Michel (oui, nous en avons deux dans notre groupe)

rd12 10 30 022rd12 10 30 020

qui nous tendent la main. 

Nous pouvons aussi nous agripper à des arêtes rocheuses, et j'ai le plaisir de constater que les gants de soie ne gênent pas du tout pour cet exercice : super, ils tiennent chaud et ne glissent pas ! Et si tout ça ne suffit pas, nous avons les genoux et les coudes !

Les rochers qui ont défrayé la chronique en menaçant de tomber sur des maisons la semaine dernière ne sont pas ceux en dessous desquels nous passons, que nous escaladons ou contournons ... Là nous sommes en montagne, un peu loin de tout village.rd12 10 30 025Peut-on rêver meilleur emplacement pour casser la croûte avant de continuer nos efforts ? Il y a des pierres pour tous ceux qui veulent s'asseoir et assez d'espace pour le petit groupe que nous sommes.

Le prochain gros rocher en surplomb du sentier, c'est plutôt en rampant qu'à quatre pattes qu'il nous faut le passer car nos sacs nous font une grosse bosse ! Bien sûr on peut aussi se déporter sur l'extérieur !rd12 10 30 027Nous redescendons un peu, et remontons encore et encore. Les pierres se raréfient. Et lorsque nous arrivons à une clairière juste derrière le gros rocher qui est évidemment celui du sommet, le sourire revient à tous !rd12 10 30 033Nous avons bien mérité une photo de groupe juste à cet endroit où nous sommes si fiers d'être arrivés. Tous sur l'image grâce au trépied de Michel qui peut se positionner de mille façons !rd12 10 30 035Michel aussi peut se contorsionner lorsqu'il baisse un peu trop la garde là où il n'y a plus de difficulté, même son bandeau essaye de se sauver !rd12 10 30 038Nous avons suivi un chemin en corniche jusqu'aux Combes, pris un petit bout de route puis une large piste jusqu'au hameau du Serre ; c'est un sentier plein d'ornières profondes mais avec une vue splendide sur les plateaux voisinsrd12 10 30 051qui nous permet d'arriver au hameau de Bonneton. C'est le point culminant de la sortie, idéal pour la pause pique-nique. D'autant qu'une prairie en pente vers l'est nous offre un horizon de rêve : les Alpes et Préalpes depuis le nord de la Meige jusqu'au Ventoux encore aujourd'hui, avec beaucoup plus de sommets enneigés puisque la tempête nous a fait la surprise de neige en octobre sur le Vercors.

Un temps de repos après le repas, ou de bavardage. Eh oui, Claudie c'est difficile de dormir au milieu de tous nos pépiements inépuisables sur le temps, les douleurs et nos supputations sur les gains du loto ...

La boucle continue vers l'est et Saint Fortunat. Il y a quelques vieux châtaigniers le long du chemin, rd12 10 30 055de ceux qui ont réussi à surmonter l'épidémie qui a sévi en Ardèche il y a quelques décennies. Mais aussi quelques silhouettes dénudées qui lancent encore en vain leurs bras vers le ciel.

Le large chemin est tracé entre des roches rondes comme de grosses croupes. rd12 10 30 062rd12 10 30 058

Il fut parfaitement empierré mais maintenant les engins qui passent ici les arrachent et ils ne sont plus entretenus, ne remplissant plus un rôle économique.

Le chemin varie encore, le long de coteaux secs, en sous-bois, vers le creux d'un ruisseau, sur le bord de la route de la vallée pour revenir dans le village et descendre jusqu'au gué de la Dunière qui forme deux grands plans d'eau de partt et d'autre.rd12 10 30 071Belle promenade, mais d'un peu plus de 13 kilomètres n'est-ce pas ?

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 15:56

Le temps est nuageux (cependant rien à voir avec l'ambiance apocalystique d'hier), le vent doit être fort en montagne et Robert est en petite forme. Trois bonnes raisons pour réduire la sortie du jour au minimum, la Grande Dent de Combovin fera bien l'affaire !

Il ne semble pas, mais c'est seulement après deux incidents que nous avons laissé les voiture jusqu'à la ferme de Branchet pour prendre la grande piste forestière. Au-dessus de la falaise des nuages disloqués traversent le ciel à grande vitesse.rd12 10 18 002Et surtout ils laissent du bleu ! La journée ne sera pas aussi grise que prévu. Encore une fois la vallée du Rhône coupera la France en deux.

C'est sous le grand orme au carrefour de sentiers que nous prenons la pause banane. Gérard nous montre avec un sourire malicieux une bouteille dont le contenu ne semble surtout pas être de l'eau, et Ahmed a un sourire complice après la confidence qu'ils partagent.rd12 10 18 003Ce sera après le café et les chocolats du pique-nique que nous saurons qu'il s'agit de prunelle qu'il a confectionnée et qu'il nous offrira de partager. Merci !

Belle rencontre un peu plus loin : des coprins chevelus dans leur robe de moire argentée ont une allure aussi somptueuse ...rd12 10 18 007que dangereuse. Et pourtant, ils sont comestibles ! Mais ils ne me tentent pas.

Nous avons trouvé pendant quelques centaines de mètres un vent terrible qui tournoyait au creux de la combe,rd12 10 18 008et qui a disparu lorsque nous avons continué sous la forêt.

Il nous attendait sur le plateau, en particulier sur le versant est. Mais nous l'avons bravé pour succomber à la tentation de cueillette : des bolets des pins, des petits gris, et aussi des lactaires sanguins que je me décide enfin à ramasser. Les Drômois en font un tel cas que je vais essayer. Il est vrai qu'ils doivent s'en contenter car les vrais cèpes comme dans le sud-ouest sont absents des forêts calcaires de la région !

C'est aussi ici, à l'abri d'un bosquet que nous avons pique-niqué avant de repartir sur le plateau en facerd12 10 18 013où nous avons retrouvé, après la photo de groupe,rd12 10 18 014 sur le versant caché à côté d'une ruine, un sentier qui descend rapidement en lacets serrés sous les arbres puis dans un éboulis, nous avons traversé la piste suivie ce matin et continué à travers bois et prairie jusqu'à Branchet.

Et maintenant au travail, il me faut nettoyer la poêlée de champignons !

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 18:05

frise12 10 16 035Ça y est, nous sommes vraiment en automne ! Le temps est vif ce matin et certaines ont sorti écharpes et gants. C'est le prix à payer pour ce joli ciel tout bleu et le grand soleil qui dore les Echamps, rd12 10 16 001quartier à l'est du Pont de Chervil où nous avons laissé les voitures à côté de la gare.

Nous prenons la petite route construite à l'emplacement de l'ancien Chemin de Fer Départemental qui relia de 1891 à 1968 la Voulte à Saint Agrève. La vallée devient gorge, et de bosquets de buis et de chênes verts de nombreuses aiguilles de roche émergent sur les flancs des montagnes.rd12 10 16 005Les restes déglingués d'un wagon témoignent pour encore quelque temps du passé de cette voie. Les produits de la vallée rejoignaient les villes grâce au train : les légumes cultivés ici étaient acheminés quotidiennement jusqu'à Lyon alors que les pêches de la Vallée de l'Eyrieux gagnaient Paris.rd12 10 16 008

Au hameau du Vigneron nous quittons la voie pour prendre un sentier fléché "Chalencon". Le village n'est pas en haut de ce ravinrd12 10 16 014mais à l'ouest. Lorsque nous serons en haut nous traverserons l'échine de la montagne pour aller vers la vallée suivante. Mais pour le moment il faut grimper le sentier qui monte en lacetrd12 10 16 015entre les rochers et poursuivre par un grand chemin empierré, bordé de murets de pierres sèches, une vraie calade, d'où l'on voit maintenant le plateau des Boutières.rd12 10 16 022L'itinéraire est régulièrement fléché, mais là nous sommes intrigués. Voyons-nous bien ce qui est écrit ? Qui a trouvé que ça ne pouvait que désigner le Centre Historique International d'Etudes et de Recherches ? Mais, oui, bien sûr !rd12 10 16 027C'est presque à cet endroit que nous avons changé de versant et que nous sommes entrés dans la châtaigneraie. Attention, nous ne pouvons ramasser que les châtaignes trouvées sur la route (puisque nous avons, comme souvent en Ardèche un bout de route à faire), d'autant qu'ici elles sont méthodiquement récoltées à voir les filets tendus sous les arbres.rd12 10 16 029Josette a prévu que nous allions pique-niquer a l'oppidum qui domine le village que nous visiterions au retour. C'est un peu difficile de ne pas flâner plus pour regarder les bâtiments de la place Valla ou le Mont Gerbier des Joncs et le Mont Mézenc qui se profilent à l'horizon. Heureusement le mot "oppidum" suscite aussi la curiosité.

Le sentier qui y monte est bordé de gros tas de pierres, il y en a beaucoup plus qu'au sommet où nous nous éparpillons pour trouver une place confortable.rd12 10 16 038Geneviève a porté une bouteille complète de la troussepinète confectionnée par Mado (qui est ainsi un peu avec nous) et que répartit Michel. Au moment du dessert ce seront les chocolats de Régine et ceux de Claudette, le cake de Renée et les spéculos qui nous posent problème : il y en a trop ! Mais merci beaucoup.

Et il est temps d'aller voir de plus près la table d'orientation. Géographie : tout au nord-est c'est la Meige et ses 3983 mètres le sommet blanc, et à l'ouest, au milieu gauche le cône du Mont Gerbier des Joncs, et entre les branches des rd12 10 16 046deux arbres à droite le Mézenc, point culminant de l'Ardèche. En passant nous avons aperçu les Trois Becs et aussi le Mont Ventoux juste à gauche des panaches de vapeur de Cruas.

Petite sieste ou tentative pour certains et redescente vers le village dont on ne peut voir les toits dissimulés par les arbres.rd12 10 16 055Deuxième table d'orientation qui complète l'histoire et l'économie : l'oppidum était celte, et les voies qui sont autour romaines. La situation de Chalencon lui permettait de surveiller tous les alentours et offrait aux voyageurs et aux pèlerins des routes entre Dauphiné, Vivarais et Auvergne plus sûres que celles de la vallée. La famille de Chervil et Diane de Poitiers furent les seigneurs de cette baronnie aux multiples activités commerciales et artisanales parmi lesquelles des tanneries qui trouvaient sur place la main d'oeuvre, les peaux de chèvres et de brebis élevées autour du bourg, l'eau de la source du Terrou et le tanin des châtaigniers.

rd12 10 16 036rd12 10 16 070

Le village médiéval a gardé beaucoup de vieux murs, très fleuris. Des escaliers et des ruelles desservent les quartiers. plusieurs  prêtres du village ont leur sépulture autour de la place de l'église, où nous ne pouvons pas entrer pour voir l'orgue à l'origine de la création de l'été  musical de Chalencon.Un peu plus loin il y a le temple également fermé. Nous ne verrons pas non plus la "chair de désert" transportable d'un lieu de culte secret à l'autre.

rd12 10 16 072rd12 10 16 071

Il y a ici aussi des mesures à grains. De 83, 41 et 20 litres ... Heureusement qu'une image montre la façon dont on s'en servait : en posant dessus la cuvette creusée dans la pierre un tambour de bois qui complétait bien la capacité !

rd12 10 16 078rd12 10 16 079

Ruelles, portes fortifiées, emplacement d'anciennes fortifications, on peut passer ici et revenir par là, s'arrêter pour un panorama sur les plateaux : Chalencon est un beau village et vaut bien une visite !Nous avons laissé la place Valla aux boulistes qui arrivaient et avons repris la route par laquelle nous étions arrivés, et que nous avons quittée à une grande croix de bois.

Le chemin, autre grande voie ancienne d'accès au village descend doucement jusqu'aux terrasses d'Antouly, là où étaient cultivés les légumes dans cette vallée où chaque partie était exploitée pour tirer le meilleur de la terre et de son orientation.rd12 10 16 087 Aujourd'hui les légumes ont disparu et ce sont les chèvres et les brebis qui entretiennent ces parcelles.

Il ne reste plus qu'à redescendre les gorges de l'Eyrieux avec les si nombreux villages qui se sont agglomérés tout le long pour rentrer à Montmeyran.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:34

 

frise12 10 11 086

Que j'étais contente quand j'ai entendu Justin dire que nous allions dans les gorges du Nan ! Chaque fois que je vais à Grenoble le site de Cognin les Gorges provoque un fort attrait sur moi, enfin j'allais pouvoir le satisfaire.

A mi-distance entre Valence et Grenoble le village de Cognin est calé au pied des falaises du nord Vercors, entouré de noyeraies et nimbé de brouillard ce matin.rd12 10 11 001

Nous étions nombreux au départ sur la place de l'église : une cinquantaine de collégiens des environs de la Côte Saint André allaient suivre la leçon d'histoire-géographie que leur professeur allait leur donner tout au long du parcours. Et une cinquantaine de retraités d'Echirolles leur a emboîté le pas.

Nous avons pris le temps de regarder un peu le village, sa fontaine, ses séchoirs à noix, les restes de son château, sa vieille église désaffectée d'origine romane, remaniée au 17ème siècle dans un étrange style baroque avec un fronton festonné orné d'une génoise,rd12 10 11 004et sa pierre à dîme, pour certains mesure à grains médiévale, creusée de deux cavités, la grande pour le seigneur , la petite pour ses serviteurs. D'autres pensent qu'il s'agit d'une pierre de meunier qui permettait de mesurer le blé dans un trou, la farine dans l'autre ...

rd12 10 11 007Nous avons ainsi rejoint le cours du Nans. De l'eau court dans un petit canal à gauche, nous entendons le torrent chanter sur ses pierres à droite, peut-être aussi dans la conduite creusée dans la falaise sur l'autre rive, et dans les tuyaux qui canalise cette richesse du village. Le Nan a été domestiqué depuis longtemps pour utiliser sa force motrice puis pour alimenter une turbine qui fournit l'électricité à plusieurs villages. Nous venons de passer le local qui abrite la génératrice, passons le pont de Monchardon pour suivre la rive droite des gorges.

Une riche végétation pousse tout au long du ruisseau, et crée une atmosphère un peu glauque. Le brouillard nous dissimule une grande partie des falaises, et nous avons une impression assez étouffante, malgré la fraîcheur et l'humidité.

rd12 10 11 016rd12 10 11 014

On profite d'arrêts déshabillage pour regarder les cascades, parfois des filets d'eau, d'autres fois de grands voiles, les bassins d'eau claire qui doivent être irrésistibles les jours d'été car même en ce jour d'automne, tout parcourir le dénivelé de 370 mètres des gorges donne chaud ! C'est ce que pensent aussi les adolescents que nous avons rejoints à la route ; certains doivent même se demander ce qu'ils font ici et si nous ne sommes pas un peu fous de passer des journées à ça !rd12 10 11 019La très spectaculaire route des gorges a été construite à la fin du 19ème siècle, alors qu'il fallait acheminer plus rapidement le bois et le charbon produits sur le plateau et descendus jusqu'alors dans la plaine par des sentiers muletiers. Excellent terrain pour analyser les époques géologiques de la formation des montagnes du Vercors ; mais pas pour nous (Jean Claude nous manque pour nous expliquer et nous "traduire" le langage des fossiles) qui filons vers le Moulin, puis reprenons un sentier gorgé d'eau. Le sommet des falaises est dégagé et nous laissons derrière nous l'immense faille que le Nan creuse depuis des millénaires.rd12 10 11 021Le chemin vers Malleval est gorgé d'eau. Nous passons des pâturages, une maison qui porte une plaque rappelant le sacrifice de maquisards fusillés ici le 29 janvier 1944. C'est à Malleval qu'eurent lieu les premières attaques allemandes contre le Maquis du Vercors, et ce jour là, non seulement le village fut brûlé, mais aussi 22 maquisards tués et enfin 7 habitants jetés dans les flammes d'une grange incendiée ... Ce n'est pas seulement une leçon d'histoire qu'il faut tirer d'une visite sur ce plateau, mais aussi une réflexion philosophique.

Nous coupons et recoupons la route qui dessert la vallée, croisons et recroisons la voiture du facteur et arrivons ainsi à Malleval à 940 mètres d'altitude.rd12 10 11 028Notre ascension est loin d'être terminée, car il est fortement question d'aller jusqu'à la Lunette, un rocher percé à un peu plus de 1200 mètres, sur la montagne en face. La randonnée du jour va s'inscrire dans les journées record !

Erreur, il ne faut pas partir vers le col du Fayard de Gontier, à droite, mais vers celui de gauche pour continuer ensuite au sommet et rejoindre le Fayard.

Finalement, même en partant à gauche nous sommes arrivés à droite, sans passer par la Lunette. Non, merci Justin, je crois que j'aurai mon compte aujourd'hui sans faire un détour jusqu'au sommet. D'ailleurs le paysage est somptueux sur la vallée de Malleval, aux mille et un sentiers de randonnées qui nous permettent d'aller un peu partout.rd12 10 11 037On se la garde pour la prochaine fois, la Lunette, n'est-ce pas ?

Longue halte à l'abri du vent léger au sommet du col du Fayard. Le soleil a fini par passer le brouillard et que c'était doux de lui offrir notre échine !

Nous avons fait un détour pour aller voir la vallée du Rhône et les sommets de l'Ardèche qui se profilaient dans le lointain : le Mont Gerbier des Joncs était bien distinct alors que des nuages s'accrochaient aux sommets du Mézenc et nous le cachaient.

Nous y avons aussi vu une grande quantité de champignons, armillaires et coprins qui dévoraient lentement quelques souches. Sophie pense que se sont eux qui ont provoqué la mort des arbres.

Retour vers le point de pique-nique pour la photo de groupe.rd12 10 11 049Pour satisfaire notre président nous en prenons plusieurs, avec paysage, avec feuillage, gros plan sur les marcheurs ...  celui qui rédige les articles pour le Dauphiné choisira celle qui lui convient !

Promis, maintenant ce n'est que de la descente. D'abord en pente douce dans une forêt semées de nombreux rochers calcairesrd12 10 11 053puis par des sentiers plus pentus, avec souches, racines, pierres roulantes et feuilles d'automne humides : de quoi se retrouver assis un peu brusquement dans le chemin. Nombreux sont les champignons qui poussent tout le long. Chacun peut y trouver de quoi le satisfaire ; qui des lactaires couleur saumon, qui des rosés des près, qui des champignons de souche, rd12 10 11 078et pour moi tous les autres qui ne les récolte qu'en photo : des verts, des blancs, des jaunes fluos, qui poussent en grand nombre ou isolés et même sur les arbres à deux mètres de haut.

Lorsque les arbres s'écartent et laissent le regard plonger dans la vallée, c'est une vue superbe sur l'Isère qui s'offre.rd12 10 11 075Nous avons rejoint une route et au détour d'un virage les ors d'un grand chorten brillent sous le soleil. Robert et Justin m'avait parlé dès le matin du Centre d'études tibétaines devant lequel nous passerions. Aussi je n'ai été surprise que par la taille des bâtiments qui doivent pouvoir accueillir un très nombreux public. Le temple des 1000 Bouddhas n'est visitable que les dimanches après-midi. Donc notre curiosité a dû se satisfaire des huit chortens (ou stupas) qui dominent la vallée .rd12 10 11 088en compagnie de grands mâts portant des drapeaux de prièrerd12 10 11 087que le vent doit porter ici aussi bien loin vers les déités bouddhiques. Pendant quelques minutes j'ai retrouvé des impressions d'Himalaya et maintenant j'ai envie de revoir quelques images si lointaines !

Nous avons passé les ruines de plusieurs hameaux en nous demandant quand ils avaient été abandonnés, croisé quelques routes en entendant le bruit de machines dans la vallée, puis celui de l'autoroute. Nous allions bientôt atteindre le fond de la vallée, surtout après avoir traversé le pont de Monchardon et ainsi bouclé la boucle.

Sur la place de la nouvelle église le car des collégiens était reparti ; les randonneurs d'Echirolles avaient sorti une grande table où ils pouvaient se choisir un goûter (belle organisation !) ; quant à nous, en changeant de chaussures nous avons identifié le bruit des moteurs : des machines à laver et à calibrer la récolte de noix très mécanisée maintenant.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:42

Randonner sur les flancs du synclinal perché de Saoû, le plus grand d'Europe, est toujours un grand plaisir, et il y a souvent moyen de trouver une variante qui permet d'emprunter des sentiers par lesquels nous ne sommes pas encore passés !

Nous sommes partis de la place de l'Église de Saoû vers la Poupoune, en passant par le quartier de Chabret. Entre les arbres qui bordent la route le massif des Aiguilles s'élance vers le ciel.rd12 10 09 002Le soleil brille sur le monument des Insurgés et déportés de décembre 1851 . En essayant de nous rappeler le soulèvement populaire, la répression et les lieux de déportation (nous avions bien pensé à Cayenne, mais pas à l'Algérie ...) qui ont suivi le coup d'état de Napoléon III, nous nous défaisons de nos vestes.rd12 10 09 006Car il fait très bon sur le chemin qui conduit les grimpeurs à quelques uns des 750 sites d'escalade que le Club Alpin Français a aménagés sur les falaises de Saoû et les randonneurs au contournement du rocher de la Poupoune qui est d'ailleurs juste au-dessus de nos têtes après un long cheminement dans la forêt.rd12 10 09 011Drôle de nom Poupoune pour un rocher aussi phallique !

Et maintenant il faut escalader les rochers du Maupas. Il y a souvent des marches plus ou moins hautes, même parfois très hautes, que l'on franchit comme on peut, avec l'aide de Guy ou celle des mains !rd12 10 09 015

rd12 10 09 017Au plaisir que l'on éprouve à découvrir la plaine de la Vèbre, Saoû et le Roc du Château, se mêle une pointe de fierté d'être là.rd12 10 09 022Vers le sud le vent pousse des lambeaux de brume au détour de Rochecolombe. Ah, le mistral a pris la place du vent du sud, nous allons avoir du beau temps toute la journée ! Mais il y a encore du brouillard au-dessus du Rhône vers les Tourrettes.rd12 10 09 019Nous n'avons pas tout à fait vue sur le sommet de la Poupoune, 784 mètres, que les plus intrépides peuvent escalader, mais notre objectif est de l'autre côté, le sommet de Rochecolombe à 884 mètres. C'est l'altitude au banc,rd12 10 09 028parfait pour la photo de groupe, d'un peu près car il y a peu de recul possible.

Et la cuvette du synclinal commence à se révéler. Nous avons poursuivi jusqu'à une clairière propice au pique-nique. Elle s'étend en amphithéâtre vers le vallon en formant des marches. Idéal pour la contemplation pendant la pause ! Car le spectacle est grandiose,rd12 10 09 030de l'énorme Pommerole au pan coupé par le Perthuis, jusqu'aux sommets des Trois Becs que nous ne pourrons pas voir : des nuages s'y accrochent, sont poussés, mais remplacés immédiatement. rd12 10 09 031Michel apporte à chaque randonnée non seulement une bouteille de vin à partager, mais aussi le café. Nous sommes deux ou trois à fournir le chocolat qui va bien avec.

Nous sommes repartis trop vite. Trop car nous serions bien restés encore un peu à contempler le paysage, mais aussi car la pente pour rejoindre le pas de l'Echelette à seulement 711 mètres d'altitude, est rude.rd12 10 09 034Avec un passage étroit à côté d'un rocher où il y a heureusement quelques arbres auxquels d'accrocher.rd12 10 09 035

Et lorsque nous y arrivons, au Pas de l'Echelette, nous découvrons quelque chose qui ressemble à un gouffre !rd12 10 09 039Le sentier passe largement à droite pour arriver au creux d'une grotte au fond couvert par du sable rouge,rd12 10 09 040mais le rocher à franchir ensuite est bien haut. Heureusement Guy et Michel nous ont donné un heureux coup de main pour le franchir, avec les mains et sur les fesses !rd12 10 09 042C'était ça la nouveauté du jour pour Claudette et moi qui étions déjà venues à Rochecolombe avec le GREB. Et c'était vraiment bien de passer par là.

Ensuite le sentier parcourt la forêt où gisent de part et d'autre d'assez nombreux arbres probablement arrachés par une tempête, mais dégagés par les forestiers. C'est facile, la forêt nous cache souvent le paysage jusqu'à ce que nous en sortions. Le sommet de Rochecolombe est à nouveau au-dessus de nos têtes, avec la Poupoune à sa droite. Au fond, à l'est le soleil déclinant illumine les Pommerolles, le Grand Delmas et la montagne de Couspeau.rd12 10 09 055Belle image pour une fin de randonnée dont on peut consulter la carte (et bien d'autres en attendant le chargement) sur le site que voici.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:02

frise12 10 04 009

Robert nous réserve le Serre de Méran pour l'automne. Je n'ose pas dire les mauvais jours, mais nous y sommes déjà allés cette année en janvier ; et c'était un jour très froid.

Le temps aujourd'hui ? La météo nous le prévoyait beau, mais nous devons être à la frange de la pluie tombant partout ailleurs, car le ciel est bien gris ...

Le point de départ de l'itinéraire est le grand parking sur la route de l'Eyrieux à Beauchastel. Nous empruntons le chemin au-dessus du cimetière qui dut être, avant l'invention du chemin de fer une grande voie de communication ardéchoise. Un superbe mur soutient le coteau à droite, et des chênes séculaires sont plantés sur la pente à gauche.rd12 10 04 001Nous arrivons rapidement à une croisée de chemins où le poteau de randonnée nous fait comprendre que Beauchastel est vraiment le centre de la région ! Quelle que soit la direction que nous choisissons, nous y arriverons, seule la distance varie.rd12 10 04 002A cette heure ci nous choisissons la plus longue et passons dans la forêt. Le petit sentier nous conduit au gué du Thouac. Il faut sauter des rochers en surplomb du ruisseau que nous avons vu plus gros. Un câble d'acier aide à ne pas glisser.rd12 10 04 004Derrière moi j'entends Ange et Gérard qui échangent quelques conseils pour la préparation des lactaires délicieux. Ange insiste beaucoup : il ne faut pas les traiter comme les autres champignons, mais les faire cuire au four, avec de la chair à saucisse au creux de l'entonnoir que forme leur chapeau ! A noter dans les annales !

Nous apercevons Saint Laurent du Pape et son château en passant en dessous de Brion. A côté d'un pont des chasseurs fatigués de leur attente vaine replient leur camp pour aller s'installer ailleurs. C'est là que commence le chemin qui monte vers Boulon. Ça ne dure que 2.6 km, mais ils ont été bien longs ces kilomètres de raidillon sous un ciel bas, sans un souffle d'air ...

Il était à peine midi lorsque nous sommes arrivés à Boulon, ses vieilles maisons, son parc de voitures rouillantes, et autant  en bon état aujourd'hui.

Après rassemblement nous filons, mais pas si vite, la colline à l'ouest avec les ruines du château de Pierregourde mérite bien un coup de zoom.rd12 10 04 005Robert décide la pause pique-nique à la première clairière venue. Elle est juste assez grande pour les quinze personnes qui composent le groupe. Le halo du soleil se dessine à travers quelques couches de nuages, mais c'est insuffisant pour sécher les T-shirts que nous avons si bien mouillés en montant !

Après le coup de sifflet de Robert nous reprenons le chemin vers le col de Méran et la forêt qui fait partie de la réserve de Rotisson.L'odeur de la forêt en automne nous chatouille agréablement les narines lorsque nous y entrons. Mais le bois est bien trop sec pour que nous y trouvions des champignons !Flore Drome Coulemelle

Quoique, dans les prairies bordant le chemin de retour il y a quelques rosés des près et des coulemelles qui font très bien l'affaire de Mimi et de Gérard. J'ai cherché des recettes pour savoir qu'en faire pour une prochaine fois ! Certains se contente de la première étape : les griller ou les poêler tout simplement.

Nous passons un col où un vaste panorama s'ouvre au nord et à l'est : Valence, Beauvallon se distingueraient bien mieux si le temps n'était pas si brumeux ! On pourrait même voir la maison de Michèle sur une des collines d'Etoile.rd12 10 04 017Un grands bateau de croisière remonte le Rhône et nous en apercevons un autre qui descend quelques minutes après. Je ne pensais pas qu'il y avait un tel trafic de tourisme.rd12 10 04 013Plusieurs essais de photo de groupe sont nécessaires pour que nous puissions vraiment choisir la meilleure à publier dans le Dauphiné, avec l'article qu'Hubert voudra encore bien écrire. Il en est remercié aussi par le Président.

Ici ce sont les montagnes du Coiron qui servent de toile de fond. Bien estompées. Pour un peu elles disparaîtraient dans les nuages. Un peu plus tard ce sera la tour de Beauchastel, seule ruine restante de la forteresse féodale qui domina le village il y a quelques siècles.rd12 10 04 031rd12 10 04 027

Nous avons rejoint le parking par des escaliers et des "calades" qui ont été restaurées, tout comme les maisons du vieux quartier depuis les années 1970 sous l'impulsion de l'association "les Enfants et les Amis de Beauchastel".

Le ciel était encore bien gris lorsque nous sommes repartis, il l'était également à Beauvallon et à Montmeyran.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 17:51

frise12 10 02 040Il fait grand soleil lorsque nous arrivons au village de La Chaudière, point de départ de notre randonnée. La route, pour y arriver était éblouissante, au sens strict par le soleil qui nous aveuglait au détour de quelque virage, mais aussi par la beauté du paysage de la route de Saillans jusqu'au col de la Chaudière.rd12 10 02 002Le soleil inonde largement les falaises des Trois Becs alors que nous prenons le café du matin, agréable car il fait tout juste 10° à l'ombre. Les marnes au pied du Veyou ne nous sont jamais apparues aussi distinctement qu'aujourd'hui.rd12 10 02 004Ces sols si noirs et à l'aspect si instable m'impressionnent toujours beaucoup.

Nous prenons une large piste à gauche, à l'entrée du village, passons un énorme ballon réservoir d'eau récemment installé, et poursuivons sur ce qui ressemble à un boulevard qui monte doucement. Il y a quelques fleurs bleues sur les côtés : campanules, gentianes cilées et chicorées sauvages. L'arrivée de l'automne ne semble pas avoir encore d'effet sur les feuillages de la forêt domaniale de l'Aup qui nous entoure. Poussés par la fraîcheur de l'ombre nous marchons d'un bon pas jusqu'au col de la Baume.

Et là nous prenons à droite le sentier qui descend vers une combe ... Je l'ai pris au printemps avec le GREB et ce n'était pas facile par temps sec, ce sera difficile après les jours de pluie que nous avons eus, l'eau qui prend le sentier pour un ru, et l'humidité des pierres et des marnes !rd12 10 02 007Heureusement nous prenons à gauche à la première bifurcation et continuons par un sentier presque plat et ensoleillé. C'est le moment de nous dépouiller durablement des vêtements les plus chauds ! Nous avons une vue superbe sur la chaîne de Couspeau et le Grand Delmas.

La chapelle des Sadous apparaît au milieu de la forêt. Décidément il y a beaucoup de chapelles dispersées dans les montagnes drômoises ! Josette nous dit que celle-ci aurait été construite après l'apparition que deux jeunes bergers ont eu de la Vierge à cet endroit. 19ème siècle ou plus ancien comme le laisseraient comprendre un document que nous avons trouvé (et remis) dans un coffret métallique afin de le protéger, ainsi que le livre d'or, des rongeurs ?rd12 10 02 012Je n'ai pas su trouver de renseignements historiques plus précis, et merci à ceux qui vondront bien m'en communiquer !

Des cérémonies y sont célébrées  et sûrement l'anniversaire de la disparition de deux spéléologues un 14 août des années 80 car plusieurs gerbes de fleurs sont déposées dans le choeur.

Les choristes de Cantovioure qui font partie de notre groupe ont entonné quelques mesures de chant, mais Alain n'a pas jugé l'acoustique suffisamment bonne pour continuer. Pendant que nous reprenons nos sacs et nos bâtons Josette enlève les traces laissées par nos chaussures boueuses, et nous repartons.rd12 10 02 018

Le contrejour est trop important pour une photo devant la chapelle, alors c'est devant la croix toute proche que nous la prenons, la photo de groupe.rd12 10 02 019Il faut faire quelques pas en arrière pour prendre le sentier de droite à la première bifurcation. Quelques minutes plus tard le chant d'un ruisselet tout au fond d'une faille nous fait savoir que c'est ici qu'il faut le traverser après avoir devalé la rive en très forte pente glissante. A vrai dire dévaler n'est pas exact car nous avons planté nos bâtons ou nous sommes accrochés aux arbustes aussi fermement que possible pour ne pas glisser sur la boue du chemin !rd12 10 02 022Remonter de l'autre côté a été plus facile. Un peu plus loin les arbres de la forêt s'espacent et le paysage s'ouvre sur  la chapelle des Sadous en dessous du Couspeau, (le Grand Delmas à droite). Elle semble vraiment isolée dans la montagne et la forêt ! (Au-dessus ce n'est pas un soleil bleu, mais toujours la tache aléatoire sur l'objectif de mon appareil photo.)rd12 10 02 024A l'opposé une falaise, flanc est de la montagne de Faraud se dessine entre les arbres. Dont un pin, que les vents ont façonné : toutes les branches sont inclinées dans le sens de la pente !rd12 10 02 027Depuis que nous avons passé le ruisseau nous suivons une piste régulièrement marquée de deux gros traits de peinture rouge. Pour effectuer cette randonnée il faut s'équiper d'une carte car le balisage est discontinu ; nous avons commencé sur un itinéraire marqué "83" et "84" avons poursuivi sans indications, et maintenat ces deux traits ...rd12 10 02 028Voici la carte de l'itinéraire que nous suivons :rd12 10 02 035Avec dans la moitié inférieure gauche, une variante possible pour les jours où l'humidité n'est pas à craindre !

Nous passons des clairières entièrement recouvertes de thym et de lavande, arrivons assez haut pour voir la cime des Trois Becs surgir derrière le Serre de Montfort, croyons bien deux ou trois fois être prsque arrivés au sommet,rd12 10 02 029devons encore gravir un peu du chemin en forte pente, laisser la forêt de pins et traverser des taillis de buis qui s'éclaircissent beaucoup dans la prairie sèche du sommet de la montagne de Faraud (1202 mètres).

La vue est somptueuse : complètement circulaire ! A l'ouest les Trois Becs, comme nous n'avons pas l'habitude de les voir, la vallée de la Drôme, Crest et sa tour, et les nuages qui couvrent l'Ardèche,rd12 10 02 033au sud Rochefourchat, le hameau de l'Aribat et la chapelle Notre Dame des Sept Douleurs où nous sommes allés en mai,rd12 10 02 011A l'est, derrière la montagne du premier plan la vallée de la Roanne, les rochers des Blaches, Rimon, derrière le Dévoluy et enfin tout au fond les Ecrins enneigés,rd12 10 02 031enfin au nord, tout à droite, presque à nos pieds Sant Benoit en Diois, et dans le lointain le Glandasse et le Grand Veymont, voilés par des nuages.rd12 10 02 032Ah ! la beauté de notre Drôme !

Bon, il y a un peu d'air au sommet, trop pour nous qui avons bien mouillé nos chemises pour arriver ici ! Nous redescendons de quelques mètres pour nous mettre à l'abri de buis. Il fait presque trop chaud au soleil, mais c'est si bon.

Nous terminons notre pique-nique par une pâte de figues de Jacqueline, très parfumée, pas trop sucrée ; c'est une découverte délicieuse pour tous. Nous essayons de distraire Lilette pendant que josette lui  extrait une épine. Voilà comment se passe le temps de repos post-déjeuner.

rd12 10 02 036rd12 10 02 034

Pour repartir nous devons reprendre le même chemin jusqu'au col de Faraud, prendre la descente  vers le col des Bachasses.  Heureusement que les adeptes de la descente sur les fesses ne sont pas des nôtres aujourd'hui car ça aurait été difficiles aussi pour les pantalons ! Car c'est de cette montagne que nous revenons !rd12 10 02 038Nous arrivons au col de la Beaume et reprenons la grande piste de ce matin. Le soleil éclaire différemment les arbres dont nous voyons alors que les feuillages commencent à adopter leurs couleurs d'automne : un peu de rouge et d'or parmi les verts qui nous masquent Rochecourbe.rd12-10-02-039.jpg

Superbe randonnée !

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:19

frise12 09 11 062C'est l'itinéraire 135 au départ de Saint Benoit en Diois qui est choisi pour la randonnée de cette belle journée de fin d'été.

La visite du village est prévue pour le retour, ce matin nous suivons la flèche "Die 26 km" de l'ancienne route qui descend rd12 09 11 005vers la Roanne pour remonter dans les vignes.rd12 09 11 012

Les vendanges ont juste commencé par la récolte du muscat blanc qui entre dans la préparation de la clairette tradition. Le cépage clairette, principal composant du crémant, devra attendre une quinzaine de jours.rd12 09 11 015Le maître de vendange nous offre une magnifique grappe aux grains serrés et nous invite à nous servir dans les vignes alentour. Pour le moment la grosse grappe offerte suffit pour le groupe . Nous montons sur le versant à l'ombre entre les vignes entourées de clôtures électrifiées pour en tenir les sangliers et les chevreuils éloignés. rd12 09 11 020La vue est superbe avec les vignes rectilignes, le village en face, la vallée de la Roanne et les arêtes de rocher coiffées par l'Aiguille juste au-dessus de la source de la Raillasse. Un peu plus haut les vignes laissent la place à la forêt, le sentier est bordé de quelques fleurs parmi lesquelles nous trouvons une épilobe qui nous intrigue beaucoup.09-Septembre-Epilobe-a-feuilles-de-romarin-St-benoit-en-Di.jpgEt j'ai été toute surprise de voir que cette famille ne comporte pas moins de quatorze variétés ! Celle que nous venons de remarquer est l'épilobe à feuilles de romarin.

Un gros rocher isolé marque le col qui nous permet de passer le long du ravin de Combe-Fère, versant sud couvert de buis, chênes verts et petits pins. La futaie nous protège heureusement du soleil qui a gagné le sommet des montagnes et chauffe beaucoup.rd12 09 11 027Nous poursuivons l'ascension et arrivons dans des prairies qui entourent Rimon à 1000 mètres d'altitude. Nous apercevons quelques toits de Savel au-dessous de nous. Les deux tout petits villages de Rimon et de Savel (et non Rimel et Savon ...) ont été réunis au début du 20ème siècle en une seule commune qui porte les deux noms.

L'activité principale et traditionnelle de Rimon est l'élevage d'ovins, qui laissent quelques brins de laine accrochés aux chardons ou aux clôtures.rd12 09 11 033Le tourisme doit également s'y développer car plusieurs gîtes rutilants ont été aménagés dans le village. Quelques minutes de repos à l'ombre de l'église,rd12 09 11 040le ravitaillement en eau car nous avons beaucoup bu en montant, et nous voici prêts à poursuivre vers les balcons de la Roanne.

Nous n'avons, pour notre pique-nique, que le choix entre des herbes sèches ou des pierres dans des prairies très pentues. Les pierres pourront au moins nous empêcher de glisser. OK, pas très confortable mais quel spectacle ces montagnes couronnées par les Trois Becs !rd12 09 11 044On repart assez rapidement car le sentier pour redescendre est plutôt sportif, exigeant de l'attention et il nous prendra globalement du temps ...

Ce qui ne nous empêche pas de regarder les papillons qui butinent les échinops ritrord12 09 11 048ou les sauterelles vertes aux longues pattes.

Voici les rochers de Maupasse, qui surplombent le chemin appelé balcon. Nom un peu sinistre que Maupasse ; ils ont dû être le théâtre de quelques traversées dramatiques ?rd12 09 11 053Avec toutes les couleurs vives dont ils sont parés, orange, bleu, gris, brique ils ne paraissent pas redoutables par beau temps !rd12 09 11 054Ils sont très découpés par l'érosion et quelques ouvertures ou failles doivent être des entrées de terriers profonds.

Après le pas de Pousterle commence la descente. En lacets très serrés, puis sans lacets du tout ! C'est à  très forte pente et de nombreux arrêts de regroupement sont nécessaires.rd12 09 11 058Et attention, il ne faut même pas faire semblant de repartir dès que le dernier arrive. Ce n'est pas drôle du tout cette plaisanterie !

Nous bouclons au-dessus des vignes que les vendangeurs ont abandonnées avant notre retour. Nous revenons à St Benoit par le même chemin que ce matin, regardons avec envie des baigneurs venus se rafraîchir dans la Roanne, et par un sentier gagnons le bout du village au-dessus du confluent du Betton et de la Roanne. Ces deux ruisseaux ont creusé des méandres profonds et sinueux qui entourent presque le rocher au sommet duquel est bâti le village. Sera-t'il un jour sur une île ?rd12 09 11 063

Tous les regards se sont fièrement portés sur la montagne en face alors que nous changions de chaussures : nous sommes montés là-haut et en sommes redescendus  !rd12 09 11 065

Dernier regard sur la grand rue pittoresque du village et de son église romane avant de repartir vers Montmeyran.rd12 09 11 066

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