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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:59

Entre Courseulles-sur-Mer et Caen, dans une région très verte où courent de nombreux ruisseaux, le vallon de la Mue abrite une très vieille église romane abandonnée depuis 1840.

On y arrive à pied après avoir laissé le véhicule sur un grand parking et descendu jusqu'aux prairies par un large chemin boisé.rd12 08 07 498

Nous laissons les vaches qui paissent sous des pommiers, un ancien moulin reconverti en maison d'hôtes, pour mieux voir cette curieuse église à chevet plat, nef unique et superbe clocher.rd12 08 07 499En cette fin de journée l'ambiance est un peu lourde. Ça doit être un effet de mon imagination qui vagabonde entre l'édification d'une grande église à trois nefs aux 11ème et 12ème siècles, et le 19ème où elle réussit à ne pas être totalement détruite alors qu'elle devait devenir une usine de salpètre ... Entre temps il y eut des modernisations, des agrandissements, la suppression des bas-côtés et la construction d'une nouvelle église plus près du village au début du 19ème siècle ...

La richesse du décor à damiers autour des fausses ouvertures, les monstres et les diables juchés sur les arêtes du clocher surmontés d'une figure humaine (Dieu le Père ?) rd12 08 07 501la finesse des décors des modillons qui jalonnent toute la longueur des murs extérieurs donnent une idée de la puissance des seigneurs qui régnaient sur la région lors de sa construction.rd12 08 07 502Les chapiteaux des colonnes qui soutenaient les arcades des bas-côtés sont légèrement dégagés, sûrement depuis les restaurations successives.

Bien sûr un soir en semaine, j'ai à peine pu jeter un oeil indiscret à l'intérieur de la nef. Je n'en ai gardé que l'image verte de moisissures et n'ai pas pu voir les sculptures des chapiteaux ou l'harmonie de la longue nef.

Pour ça il faut revenir le dimanche après-midi, moment où l'association des Amis de l'Eglise la fait visiter. Heureusment pour nous elle a aussi un "site sur la toile" avec de nombreuses photos qui donnent vraiment envie de revenir pour voir avec l'aide de guides qui sauraient raconter l'histoire, et nous dire si bien combien cet endroit est un des plus beaux avec les ruines de l'abbaye de Hambye.

Si l'on en croit une communication reprise sur le site officieil de la mairie de Thaon c'est l'une des plus intéressantes et des plus connues des églises de Normandie ! Oh le lyrisme de ce texte !

Bonne visite virtuelle.

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Belles romanes et autres
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:37

frise12 11 20 030Je suis ravie, je ne connais pas le circuit que Josette nous a communiqué hier ! Et le ciel est magnifiquement bleu au-dessus de notre village couvert de givre ! Pas de vent, la journée va être idéale.

Une réserve cependant, et de poids : lorsque j'arrive au point de rendez-vous, Josette est à l'autre bout du téléphone de Lilette. Et la direction qu'elle a du prendre ce matin, ce n'est pas avec nous vers le Vercors ...

Marianne qui connait notre itinéraire prend la direction du groupe.

Nous laissons les voitures au-delà d'Ourche et partons en direction du col d'Ourche. Ca monte plus ou moins tout le temps. Quelques pauses nous permettent d'admirer ce panorama que nous connaissons si bien,rd12 11 20 001

la Baume Cornillanne, ses rochers et les ruines de son chateau,rd12 11 20 002ou celles du chateau d'Ourche qui se confondent avec l'arête rocheuse sur laquelle il est juché. C'est aussi le moment d'enlever quelques couches de polaires nécessaires au moment du départ.rd12 11 20 006

L'arrivée au col est un plaisir pour tous : nous venons d'accomplir le plus gros effort du jour et encore une fois la vue justifie de monter jusqu'ici.rd12 11 20 010Le sentier continue vers la Cabane de Marcel, une cabane de chasseurs qu'avait amenagée ce monsieur prénommé Marcel avec tellement d'amour qu'il avait demandé que ses cendres y soient déposées. Et en effet, une urne occupe une étagère en face de la porte.rd12 11 20 016Maintenant nous redescendons vers le vallon de Cobonne,rd12 11 20 017avec les Trois Becs qui barrent l'horizon tout au sud.

Nous avons pique-niqué, dispersés le long du bois, savourant le soleil autant que notre repas, le beaujolais nouveau rd12 11 20 022et les desserts des unes et des autres. Il va falloir que nous nous organisions afin de ne pas en avoir une belle abondance !

Le chemin qui monte vers la Croix de Besot et que nous connaissons bien est juste à deux pas, large, plein de pierres.rd12 11 20 026Ensuite l'itinéraire est bien connu vers Ourches à flanc de Raye.

rd12 11 20 038La lune brille déjà au-dessus de la montagne que nous avons parcourue pendant 12 km avec un dénivelé de 650 mètres.

Et nous avons eu des nouvelles un peu rassurantes de Josette ... Le jour où j'écris ces lignes Josette pense reprendre bientôt l'animation de notre  "Montmeyran Groupe de Marche".

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 16:39

Mission repérage pour une future randonnée sur les montagnes au-dessus de Poët Laval. Il restait juste en dessous du village quelques lambeaux de brouillard qui s'accrochaient dans les vallons à droite et à gauche mais le soleil éclatait dans le ciel tout bleu, et c'était ça l'important !rd12 11 15 001La journée fut un festival de couleurs d'automne dont il fallait profiter car ça ne va sûrement pas durer. Mi-novembre les prochaines gelées vont provoquer la chute de nombreuses feuilles.

Toutefois celles des chênes qui occupent les terrasses autour du chemin de pierres blanches vont s'accrocher jusqu'au printemps où l'apparition des nouvelles feuilles poussera à la chute celles de cette année déjà toutes rouillées.rd12 11 15 004A Font d'Estrèche l'eau de la source coule, régulière. Le ciel et les arbres s'y reflètent.rd12 11 15 009Nous avons continué jusqu'à Grand Pas, au dessous de la montagne rousse et des ruines du Chatelard qui fut le repère de Pierre Troyhon, ancien mercenaire de la Guerre de Cent Ans démobilisé qui y gardait son butin et ses prisonniers. Il aurait été détruit pendant les guerres de religions.rd12 11 15 013Nous avons rapidement abandonné le chemin sous la ligne électrique pour un beaucoup plus vieux creusé dans le rocher qui semble être d'une seule pièce en couches plissées comme une pâte épaisse qui aurait refroidi en strates.rd12 11 15 016Mais c'est du calcaire ... Qu'un peu de géologie serait souhaitable !rd12 11 15 017

Et maintenant le vert des buis, le rouge des sumacs et le jaune des sycomores succèdent aux roux des chênes.rd12 11 15 018Les hêtres sont toujours de très beaux arbres, et particulièrement sous leurs ors d'automne.rd12 11 15 019A force de monter par le sentier dans les rochers nous sommes arrivées presque au sommet où le Trou du Furet ne nous surprend presque pas : nous avions senti l'air qui monte d'Eyzahut et passe par là.rd12 11 15 020Nous découvrons les rousseurs et les verts de la vallée par l'ouverture, et continuons à monter vers les prairies d'où l'on a une vue superbe jusqu'au massif de la Forêt de Saoû dans son intégralité de Rochecolombe à gauche jusqu'aux Trois Becs à droite, qui accrochent quelques nuages. rd12 11 15 023

A notre droite voici entre le Serre Gros juste devant nous et le col de la Chaudière tout au fond à gauche le rocher de la Tournelle et sa faille qui rappellent à Josette une randonnée très difficile par jour de vent. D'après la vidéo que voici je crois que nous ne sommes pas encore prêts pour  franchir cette cheminée ! Ca ne paraît pourtant pas d'ici si rude !rd12 11 15 027 Adossées à des bouquets de buis qui nous protégeaient du vent nous avons goûté aux douceurs du soleil pendant notre pique-nique.

Et nous sommes reparties. Josette nous concoctera au printemps un itinéraire composé de sentiers qu'elle connaissait déjà, d'autres découverts aujourd'hui pour une sortie en boucles qui aura beaucoup d'attraits : les chevaux en liberté dont nous avons vu quelques traces et les anémones pulsatilles qui semblent si nombreuses en mai ! Encore une nouvelle esp^èce à ajouter à mon herbier !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Couleurs de la Drôme
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:26

frise12 11 13 012La météo prévoyait soleil et nuages. Et c'est vrai que les nuages ont été très présents, un peu trop même ; mais commençons par le début.

Le village de Châteauneuf de Vernoux est perché au-dessus d'une grande vallée surtout plantée de vergers qui étirent leurs branches bien rangées et coiffées de protections plastiques. Nous avons préféré le coteau où les prairies entourent de grosses fermes aux murailles de pierres. Enfin, c'est aussi l'itinéraire qu'a choisi Josette ; direction Saint Apollinaire de Rias et surtout la Commanderie.

Les brebis y sont bizarres. Plus brunes que claires, elles ont les oreilles et les joues noires alors que leur front et leur nez sont blancs.rd12 11 13 003Ce sont peut-être des Bizet ? Au pays de Vincent d'Indy pourquoi pas !

Mieux vaut regarder autour de nous qu'au-dessus où les sommets sont perdus dans la brume,  car nous ne voulons pas croire qu'il s'agit de nuages.

Depuis les années soixante du 20ème siècle le paysage est ponctué de "lacs collinaires". Artificiels, ils ont été creusés dans la pente, limités par des digues de terre. Ils sont alimentés par des sources, des petits ruisseaux ou de l'eau de ruissellement. Ils servent à irriguer et à abreuver les troupeaux et la faune sauvage. Ils ont modifié l'écologie par la multiplication des grenouilles et l'apparition de hérons.rd12 11 13 011Le trop-plein s'échappe par de petits canaux et aujourd'hui l'eau a envahi certains chemins creux.

Les arbres en bosquets, en haie ou en bordure de forêts comme deux châtaigniers à la silhouette ronde et solide ont enfin leurs couleurs d'automne.rd12 11 13 013Passée la Commanderie voici qu'encore une fois nous sommes un peu perdus avec les fiches publiées par le Conseil Général de l'Ardèche. Il nous faut une carte IGN et un moment de réflexion pour savoir précisément où est le sentier qui nous évitera la grande route où de nombreux camions vont si vite. rd12 11 13 019De jeunes bovins au pelage frisé et aux fortes cornes (issus de croisements avec des Highlands ?) sont très surpris de voir autant d'humains plantés si près d'eux. Ils s'effraient de chacun de nos mouvements vers eux, mais ne peuvent s'empêcher de se rapprocher de nous qui les intriguons tant.

Un beau bouquet d'arbres dépouillés au milieu d'une prairie pourrait avoir servi de cache pour les cérémonies  protestantes des 17èmes et 18èmes siècles. Ils semblent un peu à découvert maintenant, mais les routes et les forêts ont beaucoup changé en trois siècles.rd12 11 13 028

Le soleil a enfin réussi à percer les nuages alors que nous arrivons vers le col de Montreynaud que nous évitons en nous dirigeant vers Chamasse.

Un peu avant d'arriver au sommet de notre itinéraire (qui suit la piste 4 pour cyclos) nous décidons qu'un grand chemin au milieu d'une pinède pourra suffire pour pique-niquer. Car le vent qui a chassé les nuages et les pousse encore pourrait nous transir un peu plus loin.

L'apéritif du jour est un vin de mures confectionné par Josette. N'aurais-je pas oublié celui que Claudie nous a offert il y a deux semaines et que nous ne sommes pas arrivés à identifier ? C'était du vin de chicorée. En voici la recette :

 

- 1 litre de bon vin rouge (ou rosé)

   - 35 morceaux de sucre n° 4

   - 4 cuillerées à café de chicorée

   - le zeste de 1 orange

   - 1 grand verre (2dl) d'eau de vie blanche à 45°

   Dans un bocal de verre mettez le vin, le sucre, la chicorée et le zeste de l'orange soigneusement lavée. Remuez pour aider à la dissolution du sucre, fermez hermétiquement le bocal et laissez macérer pendant 48 heures.

Au bout de ce temps, filtrez, retirez un verre de la préparation et remplacez-le par un verre d'eau-de-vie.

A consommer après une semaine de repos.

 

Mais lorsque nous portons maintenant les yeux à travers la forêt nous constatons qu'un voile gris nous cache ceux du fond ! Pleuvrait-il à cinquante mètres ?

Il est grand temps de ranger nos recettes, nos cliques et nos sacs et de nous tenir prêts à sortir nos capes pour reprendre le chemin.rd12 11 13 033Les particules de brouillard se rassemblent sur les épines des pins et forment de vraies gouttes. Attention à ne pas toucher aux arbres, nous pourrions nous mouiller car il ne pleut pas, le vent déchire des lambeaux de brouillard qu'il pousse rapidement sur le sommet du serre.

Martine qui a profité d'un jour de congé pour venir avec nous prend un grand plaisir à photografier cette ambiance glauque.rd12 11 13 036

Au grand carrefour du Serre de la Roue où nous aurions dû avoir un panorama de rêve le paysage a disparu. Pas plus de traces d'un oppidum celtique ou de pierre commémorant les combats entre les protestants réunis par Dupont et Daniel et l'armée du roi en 1709.

Cependant quelques centaines de mètres plus loin, nous avons débouché dans une grande clairière entre des hêtres géants et dégingandés.rd12 11 13 043Là se tenaient les réunions d'un "désert", ces assemblées clandestines tenues par les protestants. Les lieux devaient à la fois dissimuler les cérémonies et permettre la surveillance des chemins alentour afin de signaler toute approche de personnes suspectes ou des dragons.

C'est aussi un endroit idéal pour la photo de groupe facilitée par le pied articulé que Michel a toujours dans son sac !rd12 11 13 045Petit à petit les nuages et la brume ont disparu et c'est grand soleil lorsque nous arrivons aux ruines du donjon du château féodal de Chateauneufrd12 11 13 050où tout le monde, assis sur les marches d'un théâtre de verdure (?) profite des rayons du soleil déclinant. rd12 11 13 054Les performances du jour différent suivant les sources : le GPS de Gérard nous dit 14 kilomètres et 414 mètres de dénivelé alors que la fiche annonce 13 km (avec des parties que nous avons évitées) et 300 mètres. Je pense que le GPS est un instrument plus précis que la fiche !

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:33

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des voyages de Saoû chante Mozart. Des circonstances bien involontaires nous ont empêchés de participer à ceux de 2012 : Barcelone en janvier et l'Estonie en mai.

Nous nous sommes inscrits au prochain : la visite de Malte lors d'un festival baroque. Peut-être pas aussi insolite qu'il y paraît à première vue.

Et bonne nouvelle, Henry Fuoc, Président d'honneur du festival a gardé la charge de l'organisation des voyages. Il pense actuellement à un voyage à Budapest et à l'est de la Hongrie puis à un autre vers la très convoitée Vienne.

De beaux projets qui nous ferons rêver !

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:02

Il y a bien longtemps que Henry Fuoc nous avait dit qu'il quitterait la présidence du festival au cours de la réunion du conseil d'administration de l'automne 2012. Et ce jour a fini par arriver ...

C'était donc une réunion un peu spéciale avec quelques pincements au coeur et des sentiments divers.

André Sordet, pressenti depuis au moins un an pour prendre la succession, a été élu. Il s'entourera d'une équipe un peu plus nombreuse (Henry, avec tous ses talents, assumait seul un travail considérable que nous pourrons mieux évaluer maintenant qu'il faudra le faire à sa place !) Nous lui souhaitons une présidence heureuse.

Henry Fuoc qui créa le festival il y a 24 ans, a été élu président d'honneur. Que les valeurs auxquelles il a été fidèle durant toute sa présidence nous animent longtemps.

Longue vie au Festival Saoû chante Mozart, seul festival français consacré exclusivement à Mozart !

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 13:48

frise12 10 30 002Quelle journée délicieuse nous avons passée ! Douce grâce au soleil qui irradie sur l'Ardèche après le terrible week-end de tempête que nous avons eu, mais aussi très relevée par l'itinéraire que Josette a choisi de nous faire parcourir au coeur du pays de Marie-Claire.

Nous avons remonté le cours de la Dunière, affluent de l'Eyrieux par un large chemin sur la rive droite. Sur la rive gauche, juste sous les gros rochers qui couronnent la colline passe la route de Vernoux.rd12 10 30 003

Le ruisseau coule au fond du ravin ponctué de rochers. Nous apercevons qu'en amont le paysage s'ouvre. Des fermes sont nichées au-dessus de lopins de terre et de longs ateliers textiles de filature ou de moulinage, s'étirent le long de la Dunière. Son affluent, le Doulet devait être trop petit et trop irrégulier pour assurer l'énergie nécessaire à ces activités.rd12 10 30 010Sous le pont  l'eau de la Dunière qui a profondément creusé les roches laisse voir sa couleur sombre qui provient des terrains tourbeux où elle doit prendre sa source. Ça me fait penser aux eaux très pures et sombres de la Spey avec laquelle sont préparés tous les grands whiskies du Speyside.rd12 10 30 013A ma connaissance, il n'est pas envisagé d'en produire en Ardèche, mais sait-on jamais puisqu'on en fait en Bretagne et en Corse ?

Après le pont nous descendons un kilomètre par la route D233 pour arriver à un sentier juste en amont du chaos de rochers qui escalade la montagne. Ça monte doucement. Mais ça change bien vite. Surprise : ici aussi , c'est le chaos. Caché par quelques buis et chênes qui ont trouvé juste assez de terre pour pousser. Ils tiennent bien et tant mieux pour nous car nous nous y agrippons pour nous tirer et franchir les obstacles. Quand ils manquent, c'est Michel, Guy et Michel (oui, nous en avons deux dans notre groupe)

rd12 10 30 022rd12 10 30 020

qui nous tendent la main. 

Nous pouvons aussi nous agripper à des arêtes rocheuses, et j'ai le plaisir de constater que les gants de soie ne gênent pas du tout pour cet exercice : super, ils tiennent chaud et ne glissent pas ! Et si tout ça ne suffit pas, nous avons les genoux et les coudes !

Les rochers qui ont défrayé la chronique en menaçant de tomber sur des maisons la semaine dernière ne sont pas ceux en dessous desquels nous passons, que nous escaladons ou contournons ... Là nous sommes en montagne, un peu loin de tout village.rd12 10 30 025Peut-on rêver meilleur emplacement pour casser la croûte avant de continuer nos efforts ? Il y a des pierres pour tous ceux qui veulent s'asseoir et assez d'espace pour le petit groupe que nous sommes.

Le prochain gros rocher en surplomb du sentier, c'est plutôt en rampant qu'à quatre pattes qu'il nous faut le passer car nos sacs nous font une grosse bosse ! Bien sûr on peut aussi se déporter sur l'extérieur !rd12 10 30 027Nous redescendons un peu, et remontons encore et encore. Les pierres se raréfient. Et lorsque nous arrivons à une clairière juste derrière le gros rocher qui est évidemment celui du sommet, le sourire revient à tous !rd12 10 30 033Nous avons bien mérité une photo de groupe juste à cet endroit où nous sommes si fiers d'être arrivés. Tous sur l'image grâce au trépied de Michel qui peut se positionner de mille façons !rd12 10 30 035Michel aussi peut se contorsionner lorsqu'il baisse un peu trop la garde là où il n'y a plus de difficulté, même son bandeau essaye de se sauver !rd12 10 30 038Nous avons suivi un chemin en corniche jusqu'aux Combes, pris un petit bout de route puis une large piste jusqu'au hameau du Serre ; c'est un sentier plein d'ornières profondes mais avec une vue splendide sur les plateaux voisinsrd12 10 30 051qui nous permet d'arriver au hameau de Bonneton. C'est le point culminant de la sortie, idéal pour la pause pique-nique. D'autant qu'une prairie en pente vers l'est nous offre un horizon de rêve : les Alpes et Préalpes depuis le nord de la Meige jusqu'au Ventoux encore aujourd'hui, avec beaucoup plus de sommets enneigés puisque la tempête nous a fait la surprise de neige en octobre sur le Vercors.

Un temps de repos après le repas, ou de bavardage. Eh oui, Claudie c'est difficile de dormir au milieu de tous nos pépiements inépuisables sur le temps, les douleurs et nos supputations sur les gains du loto ...

La boucle continue vers l'est et Saint Fortunat. Il y a quelques vieux châtaigniers le long du chemin, rd12 10 30 055de ceux qui ont réussi à surmonter l'épidémie qui a sévi en Ardèche il y a quelques décennies. Mais aussi quelques silhouettes dénudées qui lancent encore en vain leurs bras vers le ciel.

Le large chemin est tracé entre des roches rondes comme de grosses croupes. rd12 10 30 062rd12 10 30 058

Il fut parfaitement empierré mais maintenant les engins qui passent ici les arrachent et ils ne sont plus entretenus, ne remplissant plus un rôle économique.

Le chemin varie encore, le long de coteaux secs, en sous-bois, vers le creux d'un ruisseau, sur le bord de la route de la vallée pour revenir dans le village et descendre jusqu'au gué de la Dunière qui forme deux grands plans d'eau de partt et d'autre.rd12 10 30 071Belle promenade, mais d'un peu plus de 13 kilomètres n'est-ce pas ?

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 15:56

Le temps est nuageux (cependant rien à voir avec l'ambiance apocalystique d'hier), le vent doit être fort en montagne et Robert est en petite forme. Trois bonnes raisons pour réduire la sortie du jour au minimum, la Grande Dent de Combovin fera bien l'affaire !

Il ne semble pas, mais c'est seulement après deux incidents que nous avons laissé les voiture jusqu'à la ferme de Branchet pour prendre la grande piste forestière. Au-dessus de la falaise des nuages disloqués traversent le ciel à grande vitesse.rd12 10 18 002Et surtout ils laissent du bleu ! La journée ne sera pas aussi grise que prévu. Encore une fois la vallée du Rhône coupera la France en deux.

C'est sous le grand orme au carrefour de sentiers que nous prenons la pause banane. Gérard nous montre avec un sourire malicieux une bouteille dont le contenu ne semble surtout pas être de l'eau, et Ahmed a un sourire complice après la confidence qu'ils partagent.rd12 10 18 003Ce sera après le café et les chocolats du pique-nique que nous saurons qu'il s'agit de prunelle qu'il a confectionnée et qu'il nous offrira de partager. Merci !

Belle rencontre un peu plus loin : des coprins chevelus dans leur robe de moire argentée ont une allure aussi somptueuse ...rd12 10 18 007que dangereuse. Et pourtant, ils sont comestibles ! Mais ils ne me tentent pas.

Nous avons trouvé pendant quelques centaines de mètres un vent terrible qui tournoyait au creux de la combe,rd12 10 18 008et qui a disparu lorsque nous avons continué sous la forêt.

Il nous attendait sur le plateau, en particulier sur le versant est. Mais nous l'avons bravé pour succomber à la tentation de cueillette : des bolets des pins, des petits gris, et aussi des lactaires sanguins que je me décide enfin à ramasser. Les Drômois en font un tel cas que je vais essayer. Il est vrai qu'ils doivent s'en contenter car les vrais cèpes comme dans le sud-ouest sont absents des forêts calcaires de la région !

C'est aussi ici, à l'abri d'un bosquet que nous avons pique-niqué avant de repartir sur le plateau en facerd12 10 18 013où nous avons retrouvé, après la photo de groupe,rd12 10 18 014 sur le versant caché à côté d'une ruine, un sentier qui descend rapidement en lacets serrés sous les arbres puis dans un éboulis, nous avons traversé la piste suivie ce matin et continué à travers bois et prairie jusqu'à Branchet.

Et maintenant au travail, il me faut nettoyer la poêlée de champignons !

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 18:05

frise12 10 16 035Ça y est, nous sommes vraiment en automne ! Le temps est vif ce matin et certaines ont sorti écharpes et gants. C'est le prix à payer pour ce joli ciel tout bleu et le grand soleil qui dore les Echamps, rd12 10 16 001quartier à l'est du Pont de Chervil où nous avons laissé les voitures à côté de la gare.

Nous prenons la petite route construite à l'emplacement de l'ancien Chemin de Fer Départemental qui relia de 1891 à 1968 la Voulte à Saint Agrève. La vallée devient gorge, et de bosquets de buis et de chênes verts de nombreuses aiguilles de roche émergent sur les flancs des montagnes.rd12 10 16 005Les restes déglingués d'un wagon témoignent pour encore quelque temps du passé de cette voie. Les produits de la vallée rejoignaient les villes grâce au train : les légumes cultivés ici étaient acheminés quotidiennement jusqu'à Lyon alors que les pêches de la Vallée de l'Eyrieux gagnaient Paris.rd12 10 16 008

Au hameau du Vigneron nous quittons la voie pour prendre un sentier fléché "Chalencon". Le village n'est pas en haut de ce ravinrd12 10 16 014mais à l'ouest. Lorsque nous serons en haut nous traverserons l'échine de la montagne pour aller vers la vallée suivante. Mais pour le moment il faut grimper le sentier qui monte en lacetrd12 10 16 015entre les rochers et poursuivre par un grand chemin empierré, bordé de murets de pierres sèches, une vraie calade, d'où l'on voit maintenant le plateau des Boutières.rd12 10 16 022L'itinéraire est régulièrement fléché, mais là nous sommes intrigués. Voyons-nous bien ce qui est écrit ? Qui a trouvé que ça ne pouvait que désigner le Centre Historique International d'Etudes et de Recherches ? Mais, oui, bien sûr !rd12 10 16 027C'est presque à cet endroit que nous avons changé de versant et que nous sommes entrés dans la châtaigneraie. Attention, nous ne pouvons ramasser que les châtaignes trouvées sur la route (puisque nous avons, comme souvent en Ardèche un bout de route à faire), d'autant qu'ici elles sont méthodiquement récoltées à voir les filets tendus sous les arbres.rd12 10 16 029Josette a prévu que nous allions pique-niquer a l'oppidum qui domine le village que nous visiterions au retour. C'est un peu difficile de ne pas flâner plus pour regarder les bâtiments de la place Valla ou le Mont Gerbier des Joncs et le Mont Mézenc qui se profilent à l'horizon. Heureusement le mot "oppidum" suscite aussi la curiosité.

Le sentier qui y monte est bordé de gros tas de pierres, il y en a beaucoup plus qu'au sommet où nous nous éparpillons pour trouver une place confortable.rd12 10 16 038Geneviève a porté une bouteille complète de la troussepinète confectionnée par Mado (qui est ainsi un peu avec nous) et que répartit Michel. Au moment du dessert ce seront les chocolats de Régine et ceux de Claudette, le cake de Renée et les spéculos qui nous posent problème : il y en a trop ! Mais merci beaucoup.

Et il est temps d'aller voir de plus près la table d'orientation. Géographie : tout au nord-est c'est la Meige et ses 3983 mètres le sommet blanc, et à l'ouest, au milieu gauche le cône du Mont Gerbier des Joncs, et entre les branches des rd12 10 16 046deux arbres à droite le Mézenc, point culminant de l'Ardèche. En passant nous avons aperçu les Trois Becs et aussi le Mont Ventoux juste à gauche des panaches de vapeur de Cruas.

Petite sieste ou tentative pour certains et redescente vers le village dont on ne peut voir les toits dissimulés par les arbres.rd12 10 16 055Deuxième table d'orientation qui complète l'histoire et l'économie : l'oppidum était celte, et les voies qui sont autour romaines. La situation de Chalencon lui permettait de surveiller tous les alentours et offrait aux voyageurs et aux pèlerins des routes entre Dauphiné, Vivarais et Auvergne plus sûres que celles de la vallée. La famille de Chervil et Diane de Poitiers furent les seigneurs de cette baronnie aux multiples activités commerciales et artisanales parmi lesquelles des tanneries qui trouvaient sur place la main d'oeuvre, les peaux de chèvres et de brebis élevées autour du bourg, l'eau de la source du Terrou et le tanin des châtaigniers.

rd12 10 16 036rd12 10 16 070

Le village médiéval a gardé beaucoup de vieux murs, très fleuris. Des escaliers et des ruelles desservent les quartiers. plusieurs  prêtres du village ont leur sépulture autour de la place de l'église, où nous ne pouvons pas entrer pour voir l'orgue à l'origine de la création de l'été  musical de Chalencon.Un peu plus loin il y a le temple également fermé. Nous ne verrons pas non plus la "chair de désert" transportable d'un lieu de culte secret à l'autre.

rd12 10 16 072rd12 10 16 071

Il y a ici aussi des mesures à grains. De 83, 41 et 20 litres ... Heureusement qu'une image montre la façon dont on s'en servait : en posant dessus la cuvette creusée dans la pierre un tambour de bois qui complétait bien la capacité !

rd12 10 16 078rd12 10 16 079

Ruelles, portes fortifiées, emplacement d'anciennes fortifications, on peut passer ici et revenir par là, s'arrêter pour un panorama sur les plateaux : Chalencon est un beau village et vaut bien une visite !Nous avons laissé la place Valla aux boulistes qui arrivaient et avons repris la route par laquelle nous étions arrivés, et que nous avons quittée à une grande croix de bois.

Le chemin, autre grande voie ancienne d'accès au village descend doucement jusqu'aux terrasses d'Antouly, là où étaient cultivés les légumes dans cette vallée où chaque partie était exploitée pour tirer le meilleur de la terre et de son orientation.rd12 10 16 087 Aujourd'hui les légumes ont disparu et ce sont les chèvres et les brebis qui entretiennent ces parcelles.

Il ne reste plus qu'à redescendre les gorges de l'Eyrieux avec les si nombreux villages qui se sont agglomérés tout le long pour rentrer à Montmeyran.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:34

 

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Que j'étais contente quand j'ai entendu Justin dire que nous allions dans les gorges du Nan ! Chaque fois que je vais à Grenoble le site de Cognin les Gorges provoque un fort attrait sur moi, enfin j'allais pouvoir le satisfaire.

A mi-distance entre Valence et Grenoble le village de Cognin est calé au pied des falaises du nord Vercors, entouré de noyeraies et nimbé de brouillard ce matin.rd12 10 11 001

Nous étions nombreux au départ sur la place de l'église : une cinquantaine de collégiens des environs de la Côte Saint André allaient suivre la leçon d'histoire-géographie que leur professeur allait leur donner tout au long du parcours. Et une cinquantaine de retraités d'Echirolles leur a emboîté le pas.

Nous avons pris le temps de regarder un peu le village, sa fontaine, ses séchoirs à noix, les restes de son château, sa vieille église désaffectée d'origine romane, remaniée au 17ème siècle dans un étrange style baroque avec un fronton festonné orné d'une génoise,rd12 10 11 004et sa pierre à dîme, pour certains mesure à grains médiévale, creusée de deux cavités, la grande pour le seigneur , la petite pour ses serviteurs. D'autres pensent qu'il s'agit d'une pierre de meunier qui permettait de mesurer le blé dans un trou, la farine dans l'autre ...

rd12 10 11 007Nous avons ainsi rejoint le cours du Nans. De l'eau court dans un petit canal à gauche, nous entendons le torrent chanter sur ses pierres à droite, peut-être aussi dans la conduite creusée dans la falaise sur l'autre rive, et dans les tuyaux qui canalise cette richesse du village. Le Nan a été domestiqué depuis longtemps pour utiliser sa force motrice puis pour alimenter une turbine qui fournit l'électricité à plusieurs villages. Nous venons de passer le local qui abrite la génératrice, passons le pont de Monchardon pour suivre la rive droite des gorges.

Une riche végétation pousse tout au long du ruisseau, et crée une atmosphère un peu glauque. Le brouillard nous dissimule une grande partie des falaises, et nous avons une impression assez étouffante, malgré la fraîcheur et l'humidité.

rd12 10 11 016rd12 10 11 014

On profite d'arrêts déshabillage pour regarder les cascades, parfois des filets d'eau, d'autres fois de grands voiles, les bassins d'eau claire qui doivent être irrésistibles les jours d'été car même en ce jour d'automne, tout parcourir le dénivelé de 370 mètres des gorges donne chaud ! C'est ce que pensent aussi les adolescents que nous avons rejoints à la route ; certains doivent même se demander ce qu'ils font ici et si nous ne sommes pas un peu fous de passer des journées à ça !rd12 10 11 019La très spectaculaire route des gorges a été construite à la fin du 19ème siècle, alors qu'il fallait acheminer plus rapidement le bois et le charbon produits sur le plateau et descendus jusqu'alors dans la plaine par des sentiers muletiers. Excellent terrain pour analyser les époques géologiques de la formation des montagnes du Vercors ; mais pas pour nous (Jean Claude nous manque pour nous expliquer et nous "traduire" le langage des fossiles) qui filons vers le Moulin, puis reprenons un sentier gorgé d'eau. Le sommet des falaises est dégagé et nous laissons derrière nous l'immense faille que le Nan creuse depuis des millénaires.rd12 10 11 021Le chemin vers Malleval est gorgé d'eau. Nous passons des pâturages, une maison qui porte une plaque rappelant le sacrifice de maquisards fusillés ici le 29 janvier 1944. C'est à Malleval qu'eurent lieu les premières attaques allemandes contre le Maquis du Vercors, et ce jour là, non seulement le village fut brûlé, mais aussi 22 maquisards tués et enfin 7 habitants jetés dans les flammes d'une grange incendiée ... Ce n'est pas seulement une leçon d'histoire qu'il faut tirer d'une visite sur ce plateau, mais aussi une réflexion philosophique.

Nous coupons et recoupons la route qui dessert la vallée, croisons et recroisons la voiture du facteur et arrivons ainsi à Malleval à 940 mètres d'altitude.rd12 10 11 028Notre ascension est loin d'être terminée, car il est fortement question d'aller jusqu'à la Lunette, un rocher percé à un peu plus de 1200 mètres, sur la montagne en face. La randonnée du jour va s'inscrire dans les journées record !

Erreur, il ne faut pas partir vers le col du Fayard de Gontier, à droite, mais vers celui de gauche pour continuer ensuite au sommet et rejoindre le Fayard.

Finalement, même en partant à gauche nous sommes arrivés à droite, sans passer par la Lunette. Non, merci Justin, je crois que j'aurai mon compte aujourd'hui sans faire un détour jusqu'au sommet. D'ailleurs le paysage est somptueux sur la vallée de Malleval, aux mille et un sentiers de randonnées qui nous permettent d'aller un peu partout.rd12 10 11 037On se la garde pour la prochaine fois, la Lunette, n'est-ce pas ?

Longue halte à l'abri du vent léger au sommet du col du Fayard. Le soleil a fini par passer le brouillard et que c'était doux de lui offrir notre échine !

Nous avons fait un détour pour aller voir la vallée du Rhône et les sommets de l'Ardèche qui se profilaient dans le lointain : le Mont Gerbier des Joncs était bien distinct alors que des nuages s'accrochaient aux sommets du Mézenc et nous le cachaient.

Nous y avons aussi vu une grande quantité de champignons, armillaires et coprins qui dévoraient lentement quelques souches. Sophie pense que se sont eux qui ont provoqué la mort des arbres.

Retour vers le point de pique-nique pour la photo de groupe.rd12 10 11 049Pour satisfaire notre président nous en prenons plusieurs, avec paysage, avec feuillage, gros plan sur les marcheurs ...  celui qui rédige les articles pour le Dauphiné choisira celle qui lui convient !

Promis, maintenant ce n'est que de la descente. D'abord en pente douce dans une forêt semées de nombreux rochers calcairesrd12 10 11 053puis par des sentiers plus pentus, avec souches, racines, pierres roulantes et feuilles d'automne humides : de quoi se retrouver assis un peu brusquement dans le chemin. Nombreux sont les champignons qui poussent tout le long. Chacun peut y trouver de quoi le satisfaire ; qui des lactaires couleur saumon, qui des rosés des près, qui des champignons de souche, rd12 10 11 078et pour moi tous les autres qui ne les récolte qu'en photo : des verts, des blancs, des jaunes fluos, qui poussent en grand nombre ou isolés et même sur les arbres à deux mètres de haut.

Lorsque les arbres s'écartent et laissent le regard plonger dans la vallée, c'est une vue superbe sur l'Isère qui s'offre.rd12 10 11 075Nous avons rejoint une route et au détour d'un virage les ors d'un grand chorten brillent sous le soleil. Robert et Justin m'avait parlé dès le matin du Centre d'études tibétaines devant lequel nous passerions. Aussi je n'ai été surprise que par la taille des bâtiments qui doivent pouvoir accueillir un très nombreux public. Le temple des 1000 Bouddhas n'est visitable que les dimanches après-midi. Donc notre curiosité a dû se satisfaire des huit chortens (ou stupas) qui dominent la vallée .rd12 10 11 088en compagnie de grands mâts portant des drapeaux de prièrerd12 10 11 087que le vent doit porter ici aussi bien loin vers les déités bouddhiques. Pendant quelques minutes j'ai retrouvé des impressions d'Himalaya et maintenant j'ai envie de revoir quelques images si lointaines !

Nous avons passé les ruines de plusieurs hameaux en nous demandant quand ils avaient été abandonnés, croisé quelques routes en entendant le bruit de machines dans la vallée, puis celui de l'autoroute. Nous allions bientôt atteindre le fond de la vallée, surtout après avoir traversé le pont de Monchardon et ainsi bouclé la boucle.

Sur la place de la nouvelle église le car des collégiens était reparti ; les randonneurs d'Echirolles avaient sorti une grande table où ils pouvaient se choisir un goûter (belle organisation !) ; quant à nous, en changeant de chaussures nous avons identifié le bruit des moteurs : des machines à laver et à calibrer la récolte de noix très mécanisée maintenant.

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