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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:14

frise11 11 138Si on compte le pont du chemin de fer il y a, à Albi trois ponts, tous de briques qui s'harmonisent parfaitement à la ville. Sur la frise le pont du 22 Août 1944 auprès des moulins vu depuis le Pont vieux.

Le Pont vieux est le plus célèbre, et le plus ancien. Il fait partie de l'ensemble de la Cité épîscopale incrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis juillet 2010.

Dès le 11ème siècle le pont de pierres permettait de franchir le Tarn. Albi devint un carrefour essentiel sur les routes reliant la Catalogne à Paris, Lyon à Toulouse et la Méditerranée à l'Atlantqiue. Les droits de péage perçus pour le passer ont largement contribué à l'enrichissement de la ville.

Une tour de fortification centrale, une chapelle et des ponts-levis complétaient son équipement initial. Il a été reconstruit au 13ème siècle afin de répondre à l'accroissement du passage.

Un peu plus tard des maisons furent édifiées sur cinq des piles, mais elles furent détruites à la suite d'une crue en 1766.

Il fut élargit en 1820 et alors recouvert d'un "masque" de briques.rd11-11-01-141b.jpgVoici l'harmonieux ensemble qui constitue la Cité episcopale, les quartiers voisins, le Tarn et les deux autres ponts (vus depuis le pont du 22 Août 1944).

Vraiment il nous faudra revenir un jour de printemps pour nous promener à pied sur les rives, le long de la plage plantée de palmiers ou dans la ville à la recherche des boutiques qui ont remis le bleu-pastel au goût du jour !

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 19:40

 

frise11 11 01 087Munis du petit plan que nous avons reçu à l'Office de Tourisme et après avoir fait le tour de la cathédrale, nous sommes partis à la découverte d'Albi.

La ville médiévale, comprise entre la vallée du Tarn, les Lices et les jardins aménagés à la place des anciens remparts est remarquablement conservée. La brique rouge et les colombages sont plus fréquents que la pierre sur les façades des hôtels particuliers et les maisons des riches marchands qui bordent les rues.

C'est le pastel, plante tinctoriale qui a fait d'Albi la capitale du pays de Cocagne. Quand on voit à combien de séchages il faut procéder entre la première récolte et l'obtention de la teinture on comprend à quoi servait le "soleilhou", galerie ouverte, sous le toit d'une vénérable maison.rd11 11 01 015La rue Mariès, une des plus commerçantes de la ville avec les rues de Verdusse et de Sainte Cécile, est très animée en ce long week-end de vacance. On peut d'ici admirer le baldaquin de la cathédrale, où le soleil couchant souligne les dentelles de pierre.rd11 11 01 060

Voici déjà e quartier Saint Salvi à la longue histoire qui se présente. Salvi fut évêque d'Albi au 6ème siècle. Il est enterré à l'emplacement où la première église fut élevée (9ème siècle, époque carolingienne). Au 11ème siècle deuxième construction de style roman et ajout d'un cloître. Au 13ème siècle, à la fin de la croisade contre les Albigeois (ne devrait-on plutôt dire ici des Cathares ? ) les travaux reprirent, dans le style gothique ... Le clocher et le choeur témoignent de cette longue conception.rd11 11 01 067Le cloître, ou du moins sa galerie sud qui a échappé aux saccages de la Révolution, allie avec élégance ses piliers à chapiteaux romans historiés et chapiteaux rd11 11 01 148gothiques à feuillage.

 Les maisons occupées à l'origine par les chanoines entourent encore la place du cloître Saint Salvi qui ressemble à une cour de village.rd11 11 01 064La promenade nous amène jusqu'à la statue de Lapérouse, né en 1741à Gô, tout près d'Albi puis à la maison qu'il acheta en 1780. Il n'a pas dû y passer beaucoup de temps, car il fut nommé la même année capitaine de vaisseau et partit en Amérique où il s'illustra si bien dans la guerre d'Indépendance (1778-1783) que le roi Louis XVI le chargea en 1785 d'une mission scientifique autour du monde. Des fragments des deux frégates naufragées, la Boussole et l'Astrolabe ont été retrouvés après 1826 dans l'archipel de Vanikoro ; le squelette d'un membre des équipages l'a été au début du 21ème siècle. rd11 11 01 145Madame de Lap^érouse a dû passer bien longtemps à attendre les retours de son mari ...

Les rues autour de la maison natale de Toulouse Lautrec sont bien tranquilles ce matin du 1er novembre, rd11 11 01 032tout comme celles du quartier Castelviel qui ressemble à un village sur son éperon rocheux au dessus du Tarn. Ce quartier, le plus ancien d'Albi, situé hors des remparts  tomba aux mains de Simon de Montfort, le chef de la croisade contre les cathares. Il en fit le lieu de résidence de sa communauté, indépendante du reste de la cité.rd11 11 01 103Nous avons fini notre tour de ville avec le petit train. Nous étions sûrs que notre petite voyageuse allait préférer ça à un musée ... Nous avons eu un peu de mal à convaincre le conducteur qu'il lui faudrait bien faire son dernier voyage de la journée, et avons eu raison d'attendre : il était presque plein à son départ !

Après la place Sainte Cécile et avant de faire le tour des Lices et des boulevards nous avons dévalé la rive du Tarn jusqu'au Pont-vieux, traversé le quartier des Moulins Albigeois, dont une partie abrite un hôtel,rd11 11 139le Musée Lapérouse, le square Botany Bay, (C'était autrefois un ensemble de moulins à foulons, céréaliers, moulins du châpitre, d'ateliers artisanaux et industriels dont une chapellerie qui employait 170 personnes et même un hôpital ...) et le pont du 22 Août 1944 d'où la vue sur la cathédrale est si belle. Enfin devrait être si belle, car nous avons un temps très couvert et il est déjà un peu tard, alors la vue est bien sombre. Il nous faudra revenir un jour de printemps où les musées seront tous ouverts, les jardins botaniques fleuris et le ciel bleu ! rd11 11 01 134

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Camping-car
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 14:36

frise11 10 128

Saint Sernin sur Rance est célèbre pour les statues-menhirs que l'on trouve dans sa vallée et ses environs. Ou au musée de Rodez, et c'est là que nous avons trouvé l'une des mieux conservées représentant un homme. Bien sûr ! sa moustache et sa barbe sont ostentatoires et magnifiques, comment en douter ?rd11 10 30 St SerninDonc, sur les chemins autour de St Sernin, ce sont des copies que l'on voit. Ce n'est pourtant pas pour ça que nous ne nous sommes arrêtés qu'au point de services-camping-cars (au pied du viaduc qui permet un franchissement rapide du sillon de la Rance), nous étions pressés d'arriver à Albi.

L'emplacement où les camping-caristes sont invités à s'arrêter gratuitement pour deux jours est idéal : au pied de la cathédrale, au coeur de la ville.

rd11 10 052

Et quelle surprise de découvrir cette forteresse de briques dès que nous quittons le véhicule. Un clocher-donjon, des murs presque aveugles et des tours d'angle, elle est très singulière cette cathédrale !

Elle a été conçue en 1282 pour impressionner par sa puissance les paroissiens qui auraient pu être tentés par l'"hérésie cathare", et pour protéger les évêques ! Puissance politique autant que religieuse.

En faire le tour s'impose avant d'y entrer. Depuis la place Sainte Cécile on peut admirer l'ensemble parfaitement cohérent que font la cathédrale, le palais épiscopal de la Berbie et le quartier  de Castelviel.rd11 11 01 025On peut aussi voir les briques plus claires qui dessinent des festons au sommet des murs : c'est l'apport de Viollet le Duc et de ses disciples. Un peu de fantaisie dans cette sévère architecture !

On entre dans l'édifice par une porte de pierre à baldaquin, richement travaillée. Il me semble que c'est le seul élément extérieur de pierre.rd11 10 073

Ce n'est pas une transition suffisante pour ne pas être saisi par le décor intérieur ! C'est une profusion de bleus célestes : tout est peint à l'italienne. A la fin de la guerre de Cents Ans l'évêque Louis 1er d'Amboise, grand amateur d'art italien fait venir des peintres de Bologne pour décorer de la façon la plus raffinée la forteresse de briques. Cet ensemble de peintures est absolument unique en France et parfaitement conservé.rd11 10 118La fresque du jugement dernier, sur le mur occidental, est l'oeuvre de peintres flamands et français.

A l'opposé le jubé qui sépare l'espace réservé au clergé de celui des fidèles est une oeuvre de dentelles de pierre, de statues, de pignons, de choux,  d'entrelacs de végétaux : expression parfaite du gothique flamboyant.rd11 10 126Nous avons fait le tour de la cathédrale avec notre petite voyageuse, en cherchant et admirant les statues de Sainte Cécile. Celle où la sainte gît blessée et agonisante, émut particulièrement notre Sophie qui caressa doucement du bout de ses doigts les blessures. Tout ce qui touche Cécile la concerne beaucoup, et elle vouera pendant longtemps à cette représentation une réelle compassion. Pour équilibrer un peu son impression, elle a rebaptisé la cathédrale qui restera pour elle "le château de Cécile" !

Et pour parfaire la visite, la ville d'Albi a mis sur son site un tour virtuel de la cathédrale, sous le lumière qu'il faut où nous pourrons aller quand nous voudrons !

Place de la Trébaille, entre le clocher et les jardins du palais, il fait un peu trop frais sous les arcades pour que nous nous y arrêtions longtemps.rd11 10 085Nous préférons aller voir les jardins. Nous sommes mardi aujourd'hui, le musée Toulouse Lautrec qui occupe le palais de la Berbie est fermé. Au grand regret des touristes étrangers, moins pour nous : avec Sophie nous ne faisons pas un voyage pour visiter les musées !rd11 11 01 016Quelle harmonie dans tout ce quartier de briques. Soulignée par les jardins à la française dessiné par Le Nôtre.rd11 11 01 019Sur l'autre rive du Tarn les demeures cossues et leurs jardins semblent endormis par cette matinée de jour férié.rd11 10 091On va faire un tour en ville  maintenant ?

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:30

Nous ne pouvons pas passer par Millau sans admirer son viaduc !

Que ce soit un jour d'août 2005, alors que l'appareil à photos numérique était tellement nouveau que nous utilisions encore souvent l'argentique (et qu'il est un peu difficile de retrouver nos clichés ... dans le disque dur externe, ou dans les albums photos papier ?) ; c'était aussi avant  l'arrivée du blog dans notre vie

rd 11 11 15 26ou un jour ensoleillé d'automne 2011

rd 11 11 01 001nos images doivent ressembler à celles des milliers de personnes qui s'arrêtent sur l'"aire de vision du viaduc de Millau" , à l'ancienne ferme caussenarde de Brocuéjouls ...

A l''"Espace Info" sur l'aire des Cazalous, sous le pont, là où nous nous dévissons le cou à vouloir regarder "ce pont de géants" sur lequel les voitures ressemblent à des fourmis, la vue est vertigineuse. Nous sommes sous le pont qui a les piles les plus hautes du monde !

Des maquettes, des vidéos et l'hommage au concepteur, Michel Virlogeux (Pont de l'île de Ré et Pont de Normandie), au designer, Sir Norman Foster au palmarès éblouissant, et aux équipes de constructeurs : tous les renseignements que nous pourrions souhaiter sont disponibles ici.

J'ai trouvé sur le net des images plus originales dont une vidéo qui rappelle combien il était difficile de passer Millau avant l'ouverture de ce viaduc qui a révélé la petite ville au monde entier ; une autre sur la construction en 3D du pont que l'on peut aussi voir à cet espace-info ; et un diaporama   (cliquez sur "Viaduc de Millau.pps" qui apparait sous les deux photos de la première page ) qui a dû faire plusieurs fois le tour du monde, les photos sont si saisissantes !

 

Le viaduc ne doit pas nous faire oublier que Millau a un passé prestigieux de production de gants haute couture et qu'il est possible d'en trouver de très beaux à la manufacture du gantier Causse, en ville ! Et une production bien plus ancienne de vaisselle d'argile fine qui était exportée jusqu'en Asie à l'époque gallo-romaine ...

 

Une promenade dans Millau est un très agréable moment. Alors, on peut sortir de l'A75 avant le péage, admirer le pont depuis le belvédère, passer un moment en ville et repartir le long du Tarn, à l'est vers les célèbres gorges ou à l'ouest vers Roquefort puis Albi !

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:15

Le point services et arrêt des camping-cars de Mende est idéalement situé. Tout près du centre et des boulevards circulaires qui ont pris la place des anciens remparts, au bord du Lot. Car nous sommes dans la haute vallée du Lot qui prend sa source en Lozère. Il s'en est fallu de bien peu pour que cette rivière appartienne au réseau hydraulique méditerranéen plutôt qu'au bassin atlantique !

Il arrose donc Mende, préfecture de la Lozère.

Cette ville commerçante et riche, carrefour de grands axes historiques entre le Puy et Montpellier, et la vallée du Rhône et celle de la Garonne s'est dotée de ponts depuis bien longtemps.

C'est le plus ancien encore debout que l'on voit à côté du parking des camping-cars (de ceux qui restent au 21ème siècle), le pont Notre Dame qui enjambe la rivière depuis le 12ème siècle. Sans jamais avoir été emporté par les crues pourtant fréquentes !rd 11 10 29 013Il apparaît déjà dans des documents de 1229, sous le nom de pont Peyrenc, le pont de pierre. Au 15ème siècle la présence d'une petite chapelle dédiée à la Vierge située sur son "bec" est signalée. Son nom est changé en "pont Notre Dame". En 1549 un service religieux y fut même institué ... Mais au cours des guerres de religion la Vierge disparut (1562). Je n'ai pas retrouvé la date de disparition de la chapelle ...

Il fut classé monument historique en 1889. Aujourd'hui avec l'immense cathédrale il symbolise  la villeet son riche passé.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:05

Il y aurait pas moins de quatre vingts Ponts du Diable en France ! A la légende souvent commune.

Les hommes du village a essayé en vain plusieurs fois de construire un pont dans un endroit délicat, et il s'écroule régulièrement. Aussi font-ils appel au Diable qui leur promet une construction solide à condition de lui laisser l'âme du premier utilisateur du pont. Marché conclu. Le pont est construit, et les hommes très malins font passer le pont à un âne ou un chat ...

A Thueyts la légende est différente !rd 11 10 29 011C'est le Diable lui-même qui a proposé aux filles du village de construire ce pont au fond de la gorge que surplombe Thueyts, afin qu'elles puissent aller cacher leurs amours illégitimes sur l'autre rive, à l'abri des regards ... Pendant la construction le Diable a étendu son dévolu sur le gouffre voisin. Et pour se payer de ses efforts, il retient de temps en temps un des amants ou les deux. Ce sont leurs âmes que l'on entend se lamenter certaines nuits où il décide de partir en chasse, suivi d'un cortège de bêtes impures dont les cris se mêlent aux remous de l'eau et aux hurlements du vent !

En plus du Pont du Diable Thueyts possède une Cascade de la Gueule d'Enfer ! C'est de cet endroit que l'on jetait les condamnés à mort qui tombaient dans le Gour du chaudron et étaient entraînés jusqu'au Pont du Diable !

Charmant endroit !

Mais les jours passent et l'histoire change tout. Aujourd'hui les massifs basaltiques qui dominent l'Ardèche ont été conquis par les grimpeurs et les escaladeurs. Une via ferrata les conduit du fond du canyon jusqu'aux sommets. Et en juin 2012 (2 et 3 juin ?) le Pont du Diable sera l'arrivée d'une course pour grimpeurs, de 52 kilomètres en haute Ardèche.

Réservée à ceux qui ont le pied léger et n'éprouvent pas de vertiges !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:27

frise-11-10-27-048.jpgLa météo est plutôt mauvaise ; les nuages gris ont beau filer poussés par le mistral, ils ne laissent pas de place à un petit coin de ciel bleu. Robert a donc décidé d'aller marcher tout près, à Combovin vers la Dent, où il pourra moduler l'itinéraire suivant l'évolution du temps.rd 11 10 27 001

Nous laissons les voitures au hameau de Branchet et prenons le chemin qui monte au fond du vallon. La forêt d'automne nous offre les couleurs et les flamboiements que nous refuse le ciel. Tous ces roux, ces ors et ces bruns côtoyant les verts des épineux sont peut-être les mêmes chaque année, mais nous avons l'impression qu'ils sont plus beaux chaque fois !rd 11 10 27 004

Notre objectif est juste au-dessus des têtes de Claudette, Jeanine et Nicole. C'est une des limites du plateau de Marquey.

Au Pas de Gaufay nous laissons le chemin forestier et montons par le sentier à droite, qui escalade jusqu'en haut de la falaise. Des champignons ont profité des quelques gouttes de pluie récentes et la chaleur. Mais méfions-nous ! rd 11 10 27 012L'énorme bolet Satan que tient Benjamin est toxique. Et la couleur bleue que prend son pied est aussi dissuasive que son nom !rd 11 10 27 050Arrivés sur le plateau nous retrouvons le vent qui balaie ce vaste espace presque nu. rd 11 10 27 015Quelques gentianes ciliées encore frileusement enroulées sont dispersées dans la vaste prairie où les champignons abondent. Excellente occasion de profiter de la leçon de mycologie qu'Ange est prêt à me donner.

Voici un lactaire, de ceux dont les Espagnols raffolent et qui sont vandalisés par des ramasseurs clandestins.

rd 11 10 27 018rd 11 10 27 019

Son chapeau en entonnoir de couleur saumonée, son pied et son lait orangés doivent permettre de ne pas le confondre avec le "lactaire détestable" qui se tache rapidement de vert. Les voici ensemble pour percevoir les différences ...rd 11 10 27 037Quelques pieds de moutons rejoignent les lactaires au fond du sac d'Ange. Il a des aiguillons cassants et son chapeau est de forme très irrégulière. Ils sont souvent très bien cachés sous les feuilles mortes. Je me demande si les cuisiniers ne les trouvent pas embarrassants à nettoyer avec tout ce qui adhère à ses aiguillons cassants !rd 11 10 27 020Nous sommes arrivés vers 11H sur le plateau de Marquey. Un peu tôt pour manger à l'endroit habituel. Robert nous emmène vers le sud, à travers un bois de buis jusqu'au bord de la falaise.  rd 11 10 27 026C'est la première fois que j'approche de si près la Grande Dent ! Un étroit passage nous permet de nous faufiler juste au dessus de la vallée. Les frissons ne sont dûs qu'au vent !

rd 11 10 27 030A notre droite, au fond ce doit être Romans qui fait une ligne blanche, alors que devant nous Combovin se cache au milieu de collines. La chapelle de Sainte Marguerite est un petit point blanc au dessus du village.rd 11 10 27 031René a dû jouer au magicien pour revenir sur ses pas. Le sentier se distinguait à peine entre les buis, les broussailles, les ronces et des lianes. Il les a fait s'ouvrir à son passage, et se refermer derrière le dernier du groupe ! C'est peut-être bien que l'accès à la falaise soit difficile à trouver ?

Nous avons cheminé longtemps vers le nord à la recherche d'un endroit à l'abri du vent. Les champignons sont de plus en plus nombreux. Il y en a partout autour de Benjamin. C'est les vacances, mais il aura eu sa leçon de sciences de la nature aujourd'hui !rd 11 10 27 042La lépiote mamelonnée blanchâtre est rare, et c'est sûrement à ça qu'elle doit sa vie sauve car elle est comestible !rd 11 10 27 036rd 11 10 27 034 Par contre ces champignons brun orangé qui poussent en groupes serrés,  très abondants, ne le seraient pas si ce sont bien des cortinaires. Dans l'ignorance, méfions nous.

Les clavaires jaunes, blanches ou brunes sont très belles, et un peu inquiétantes avec ses rameaux dentés ou frangés. Les toxiques sont plus nombreuses que les comestibles, alors une photo fera la récolte !rd 11 10 27 045Nous avons fini par trouver une clairière entourée de buis où nous pouvons tous nous trouver l'endroit qui convient à notre pique-nique, au soleil qui a fini par percer.

Robert et Benjamin sont partis à la recherche d'une belle branche bien droite pour faire un bâton de marche. Coupe et écorçage ont fini d'occuper le temps de repos, et lequel des deux est le plus fier au moment de repartir ?rd 11 10 27 054Notre recherche de clairière abritée nous a rapprochés de l'endroit où le chemin forestier surgit de la forêt sur le plateau. C'est par là que nous redescendons dans le vallon, en face de nous les falaises qui bordent le plateau que nous avons parcouru.rd 11 10 27 061Mais la Grande Dent est beaucoup plus loin au sud-est. Attention, le chemin est large et presque carrossable, mais on a si vite fait de poser un pied sur une pierre instable, et de réveiller une entorse ! C'est souvent là où on les attend le moins que se produisent les incidents.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:21

Frise 11 10 18 007Depuis que Josette nous le promettait, nous allons enfin gravir le Taillefer. Que ce nom me plaît ! Il m'évoque des efforts gigantesques, des difficultés notoires ... Il y en a plusieurs ... Oh, ne me dites pas que ce n'est pas la montagne où nous allons qui a cette réputation ! Je ne veux garder que le nom avec mes fantasmes.

Nous sommes partis à Escoulin, en passant par Beaufort sur Gervanne. C'est un petit village au pied de la Tête de la Dame. Il forme avec Egluy une toute petite commune de 59 habitants. Sa distillerie de lavande l'a rendu célèbre.

La route suit une belle gorge pour arriver jusqu'au centre du village, surtout constitué de hameaux dispersés dans la montagne. Nous nous sommes arrêtés en dessous de l'église,

rd 11 10 18 001à côté d'un rang de vigne où quelques grappes restaient, juste pour nous permettre un petit grappillage, avant de traverser le ruisseau et de commencer notre ascension par l'itinéraire 122.

Le soleil qui n'avait pas encore franchi les cimes lorsque nous sommes arrivés a fini par nous atteindre alors que nous pouvions regarder la chapelle bien en dessous de nous, petit point juste au-dessus de chemin. rd11 10 18 009Il est temps de se défaire de quelques vêtements pour continuer sous la bienveillante chaleur d'octobre. Le panorama s'élargit au nord-ouest rd 11 10 18 010avant que nous ayons rattrapé Michel et Guy qui ont profité du chemin sans difficulté pour marcher à leur propre pas et rd 11 10 18 012nous attendent sur un replat à l'heure de la banane.

Changement de direction, on tourne à gauche en arrivant à une maison isolée, ancien ermitage ; et maintenant "pavillon de chasse" puisque les collines autour de nous reçoivent des chasses privées ?

Nous traversons un flanc de montagne aride, le sol ressemble à une croûte de calcaire friable craquelée.rd 11 10 18 019Au loin derrière l'ermitage, et devant nous le Taillefer. C'est vrai qu'il ne semble pas redoutable, et que nous allons pouvoir arriver au sommet pour le pique-nique ! Josette est venue en éclaireuse et a repéré une clairière en amphithéâtre parfaite pour ça.rd 11 10 18 020En face de nous, au loin, perdu dans la brume, les Trois Becs, mais surtout partout des collines boisées, sauvages dont les feuillages commencent à flamboyer. Et par dessus tout ça le soleil nous envoie ses rayons maintenant très chauds qui vont nous permettre de hâler encore un peu !

Le linge a séché, nous nous reposons et Elisabeth se remue comme un diable ... Que t'arrive-t'il, à cette heure là ?

- J'ai perdu ma fourchette.

Elisabeth a perdu sa fourchette !

rd 11 10 18 025rd 11 10 18 023

Branle-bas dans notre quartier, nous cherchons la fourchette, vérifions encore une quatrième fois tout son sac, le pourtour de sa place. Rien. Elle est comment ta fourchette ? Elisabeth nous montre la cuillère qui fait la apire spéciale rando. Ah, oui, une belle fourchette que tu avais reçue en cadeau ! Nous continuons à chercher, entre les touffes de thym, sous les branches mortes et dans les fourrés d'épineux (eh oui, nous avons trouvé nos places entre tout ça !), agrandissons le cercle et voici enfin LA fourchette d'Elisabeth qu'elle a retrouvée elle-même, envoyée au loin dans un geste vigoureux lors du rangement de ce qui lui a servi de nappe ! Ouf ! Josette, on peut se reposer encore cinq minutes avant de repartir ?

 

Nous avons suivi la crête du Taillefer jusqu'au bout à l'ouest. C'est un superbe belvédère d'ou l'on découvre au nord, de gauche à droite, le célèbre et vertigineux Bec Pointu, juste derrière la Tête de la Dame (on n'a pas l'habitude d'en voir cette face !) et les hauts plateaux du Vercors.Octobre Taillefer, Bec Pointu, Tete de la Dame et Hauts Plateaux du Vercors027à l'est le Val de Quint d'où les bellements d'un troupeau de brebis montent ;Octobre Taillefer, Vallée de Quint 030et à l'ouest la Croix de Vellan et sa longue falaise rectiligne.rd 11 10 18 029Le sentier descend parfois vite et les services des messieurs sont appréciés pour franchir des groupes de marches un peu hautes. Certaine(s) préfère(nt) parfois descendre sur les fesses. Là aussi chacun voit selon sa propre appréciation. Mais c'est bien sûr tous debout que nous arrivons au fond de la vallée. En face, au loin  de nous un grand bâtiment de couleur a été un hôtel restaurant si réputé qu'il est désservi par un tout petit terrain d'aviation aménagé sur un terrain en pente douce ! Au fond de cette vallée, c'est à peine pensable ! Escoulin n'est pas vraiment un bout du monde. La route qui y passe franchit des cols qui relient ce village aux vallées voisines.

Les ruines du château nous murmurent un passé glorieux, des familles qui se sont éteintes, et des batailles inconnues.rd 11 10 18 035

Notre tour se termine à la fontaine où un satyre joue du flutiau  alors qu'un crapeau crache l'eau qui nous rafraichit.rd 11 10 18 036Et en voiture nous montons à l'église Notre Dame de Sépie pour admirer la vallée de la Sépie et son site.rd 11 10 18 045C'est une bien belle randonnée, Josette que tu avais trouvée là, bien à la portée de tout le groupe. Pas de quoi fantasmer !

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:32

Ciel gris et vent, tels étaient les éléments atmosphériques sur la plaine de Valence ce matin. Aussi Robert nous emmène-t'il dans le Diois, région magnifiquement protégée par ses montagnes que les nuages n'arrivent pas à passer !Octobre Vercheny le Haut, quartier du temple 001

Vercheny le Haut, quartier du Temple, c'est l'endroit où nous laissons les voitures. La montagne au nord, au-dessus de nos têtes est illuminée de soleil. Bien vu, Robert ! Nous aurons un temps superbe ici.

Nous traversons le village par le nord pour contourner le sommet par la droite. Le chemin traverse les vignes qui ont été vendangées depuis longtemps pour faire la nouvelle cuvée de Clairette.Y a-t'il encore des outils dans la  jolie cabane des champs que voici à contre-jour ? Elle ne semble pas avoir été transformée en cabanon d'été.

rd 11 10 20 005La machine à vendanger a laissé quelques grappes, mais qui sont horriblement sèches. Bien que, un peu plus loin, il y en a de tout à fait appétissantes !

rd 11 10 20 013rd 11 10 20 010

Robert et Thierry ont trouvé des coings absolument superbes. Mais qu'ils doivent peser lourd dans les sacs à dos alors que nous avons à peine commencé à monter ! Le but à atteindre est de passer au-dessus des falaises là-haut de droite pour aller sur les plates-formes de celle de gauche !rd 11 10 20 009Nous avons suivi le grand chemin qui, au-dessus des vignes est passé à travers bois.rd 11 10 20 015 En haut nous sommes passés sur le flanc nord où l'ombre, le froid, l'humidité et le vent nous ont saisis. Comment cette jolie gentiane ciliée résiste-t'elle à tout ça ? Vercheny, chteau du Barry - Gentiane cilée 019J'ai l'impression que cette gentiane d'automne a besoin de soleil pour que s'ouvre sa corolle "barbue dans la gorge" (je cite mon guide nature car je ne peux pas voir ce que cachent les "pétales longuement frangés sur les bords", fermés).

Nous sommes revenus au soleil lorsque Gérard me dit qu'il a voulu, avec Jean François monter en haut du Pied de Boeuf, là-haut, derrière, mais que les broussailles les ont fait renoncer.rd 11 10 20 023Nous laissons le grand chemin forestier pour prendre le sentier qui conduit aux ruines du château qui dominent, telles la vigie qu'elles durent être, la vallée de la Drôme, ancien domaine des Comtes de Die. Elles sont coiffées d'un bonnet révolutionnaire ! Non, c'est un arbuste en habit d'automne qui a réussi à coloniser ces vieux murs.Octobre, Vecheny Chateau du Barry 024En contournant le rocher du donjon nous arrivons sur des plateformes où quelques pans de murs subsistent. Bases d'anciennes tours, cours intérieures ? Qu'importe pour le moment, elles sont idéales pour le pique-nique, surtout si on trouve une place au pied du rocher.

La vallée de la Drôme s'étend à nos pieds.rd 11 10 20 029Le village de Vercheny au milieu en bas, la vallée de la Roanne juste en face. On aperçoit , en deuxième ligne à gauche les rochers des Blaches où nous étions la semaine dernière.

Thierry qui a beaucoup parlé en montant avec son père, et Alain de trains et de cheminots (... quand trois cheminots se rencontrent de quoi parlent-ils ?...)  regarde sa montre. Le train Valence-Briançon vient de quitter Valence et devrait traverser la vallée avant que nous repartions ... Il sait tout ou presque (il est encore jeune) de cette ligne où il conduit régulièrement l'express Paris-Briançon. Parce que ce train passe par Valence et la vallée de la Drôme !

Pendant nos discussions les Trois Becs, sur notre droite au loin, ont enfin réussi à se débarrasser des nuages qui les coiffaient et qui ont pris de la hauteur.rd 11 10 20 028Chacun amène son repas, mais les desserts sont souvent collectifs et nombreux. Nous ne choisissons même pas et prenons du gâteau de Nicole, de celui d'Irène, du chocolat de Claudette, du raisin du jardin Filippi et enfin du café que Robert nous a préparé alors qu'il n'en boit pas, et que Jean François a porté. C'est Bizance à chaque sortie !

Puis vient le temps du repos, de la lecture du journal pour Ahmed,rd 11 10 20 035d'admirer le paysage dont on ne se lasse pas : au fond à gauche du Glandasse on aperçoit de la neige vers le Jardin du Roy.

Jean François, Anne Marie et Bernard ne conçoivent pas de rester immobiles. Ils partent, bientôt rejoints par Thierry à l'assaut des terrasses supérieures et du donjon. J'ai raté le moment du triomphe, il faudra que je me contente du récit très gore que me fait Thierry : bosses, plaies et sang pour arriver là-haut ! Mais personne n'a de cicatrices, c'est un récit imaginaire piqué à la TV.rd 11 10 20 037Le train passe dans la vallée au milieu des vignes à clairette. Ça doit être un beau voyage d'aller de Livron à Gap. Passer le col de Cabre en train, ça doit se faire par un grand tunnel ?rd 11 10 20 039Robert siffle le départ. Nous rebroussons chemin jusqu'au Pied de Boeuf et continuons à gauche. Avec un passage par la Bernarde. Variante surprise que ratent les trois détachés de tête ...rd 11 10 20 050Donc c'est une photo de groupe incomplet que nous avons faite sur les ruines de la ferme où les gens du GREB qui randonnent le dimanche ont laissé tout leur matériel lors de leur dernière omelette-partie.

Nous n'avons pas forcément besoin de l'arbre où tu as failli te faire scalpé Hubert pour penser avec compassion à toi cloué à Montmeyran.rd 11 10 20 051Si Robert est là lors de rencontres singulières, des discussions commencent et peuvent durer. Aujourd'hui c'est un chasseur de bécasses, avec un chien dont le collier n'arrête pas de sifflet, et un fusil très étrange façonné sur mesure pour palier à un handicap consécutif à un accident de haute montagne.

rd 11 10 20 054

Le chemin qui redescend vers Vercheny doit être une ancienne grande route car il est magnifiquement construit en corniche.

En bas une colline qui ressemble à un cratère est travaillée comme une oeuvre de land-art, visible seulement d'en haut.rd 11 10 20 056Retour au point de départ. Jean François a encore en main son dernier joujou. Un GPS de randonneur qui repère tous les points de nos itinéraires. Et nous donne tous les chiffres souhaités : 703 mètres de dénivelé, 14,7 kilomètres, moyenne pas terrible de 2.9 km/heure !rd 11 10 20 061Ce n'est pas un joujou, c'est le GPS du club qu'il met à jour ! Oh, excuse moi, Jean François.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:13

frise 11 10 13 069Le mistral poussait les nuages vers le sud alors que j'arrivais chez Robert et Nicole pour un départ à 8h30.

"Nous allons à Savel pour la boucle de Bramevache" me dit Robert. Cette information me fait jouer aux devinettes. Savel ? Ah oui ! Je me rappelle la sortie depuis Saint Benoit en Diois jusqu'à Rimon et Savel. C'était un jour de début de printemps de 2009. Mais "Bramevache" quel nom étrange ; je suis curieuse de voir l'endroit qui le porte !

Pour aller à Savel il faut partir en direction de Die, prendre le pont d'Espenel et la route de la vallée de la Roanne. Après Saint Benoit et un passage de route taillée dans le rocher, il faut prendre à gauche vers Savel et Rimon. Quelques épingles à cheveux plus haut, après des buis "sculptés" en forme de canards on arrive au village.

 

Le paysage de cette vallée est superbe et les souvenirs sont nombreux. Il y a trente ans nous venions passer au bord de la Roanne de joyeuses journées d'été. Les rires de nos enfants qui se baignaient dans cette superbe rivière aux eaux claires éclataient d'une rive à l'autre. Ceux des parents ne tardaient pas à s'y joindre. Baignade, pique-nique, jeux, ce sont maintenant nos petites enfants qui s'y adonnent accompagnés de leurs parents ! 

 

Nous sommes donc à Savel, 557 mètres d'altitude. Le parking est juste en face de cette lame de roche qui jaillit bien au-dessus de son socle.rd11 10 13 001Le village est tout petit, un peu isolé, mais des familles y vivent. Des volets sont ouverts, des courges murissent au soleil, des jouets attendent que les enfants rentrent de l'école.. rd11 10 13 003Nous sommes partis par la rue à gauche,rd11 10 13 073avons traversé le village et sommes descendus dans la vallée  à son pied pour traverser un gué, et  gravir la colline en face. Le sentier monte régulièrement à l'ombre des arbres. Un vaste panorama sur Savel et ses terres rd11 10 13 014s'est ouvert lorsque nous avons quitté le couvert de petits chênes, juste avant de passer la "porte" entre la croupe du sommet de droite et l'arrête qui descend.rd11 10 13 016 Le chemin est devenu large comme une avenue au-dessus de la forêt de la Roanne, de sa vallée encaissée et de la route qui monte vers le "pays du Désert", capitale Saint Nazaire le désert. C'est le pays de Mimi !

rd11 10 13 019 L'itinéraire 130 que nous suivons depuis notre départ ne passe pas par Pennes le Sec, mais nous si ! C'est un curieux village d'une quinzaine d'habitants, mais équipé comme un chef lieu de canton : une caserne de pompiers, une salle des fêtes, une piscine, un temple, une église, un restaurant, des chalets meublés, des chambres d'hôtes, une école (fermée) et une grande mairie qui sont le fait d'un mécène grenoblois, Charles Piot.rd11 10 13 029 D'après la carte que nous avons vue, il y a tant de chemins de randonnées et de "lames de calcaire tithonique" équipées pour les grimpeurs que ce village doit être un lieu de séjour idéal pour sportifs.

Allez, on continue vers les "lames de calcaire tithonique" (??? va -t'on comprendre ce que c'est en les voyant ?)

Robert nous a dit que nous nous installerions au sommet des rochers, pas loin de celui qui a large trou carré nommé le "trou de serrure" pour le pique-nique ... Il faut encore marcher et monter avant d'y arriver. Et maintenant au soleil qui tape plutôt bien. Encore une vraie température d'été !

Dans les rochers des Blaches, au creux de la grande faille de gauche de la photo de départ, il y a un replat idéal pour le pique-nique. Au-dessus de Pennes le Sec et son pays, à l'abri du vent , bien exposé au soleil, entre les lames de roche à l'estrd11 10 13 035et un rocher plus compact à l'ouest où de petits pitons scintillent, montrant le chemin des grimpeurs,rd11 10 13 034nous avons passé deux heures de repos : repas, petit somme, lecture du journal (eh oui, Ahmed passe prendre le Dauphiné avant le départ et le prête !) bavardages, élaboration de projets de rando et de plans pour les manifestations de l'association, partage du gâteau de Mimi, du chocolat de Claudette, du café de Robert et de Michel, de l'infusion d'Alain ...

Et photo de groupe ! Il a fallu cinq prises cette fois, avant d'obtenir celle qui pourra passer dans le Dauphiné avec un texte d'Hubert cloué à Montmeyran depuis quelques semaines. Merci Hubert de faire le rédacteur sans participer.rd11 10 13 043Et après tant de soleil nous devons enfiler un coupe-vent ou une polaire, pour supporter le vent sur l'ubac où nous allons marcher.

Le sentier descend très vite par quelques lacets serrés jusqu'à un large chemin au pied des rochers.rd11 10 13 045Voici la végétation des flancs au nord : mousses et lichens. Superbes !rd11 10 13 048Robert me fait marcher, il me dit que nous allons prendre le chemin que nous voyons en face, un peu en dessous des falaises de la forêt de l'Aup. Mais il faut aller le chercher complètement au bout du vallon, à l'est, si loin que ce n'est même pas sur la photo !rd11 10 13 050Ai-je oublié que cet itinéraire 130 porte le nom de "Bramevache" (que l'origine de ce nom doit être intéressante !) : il faut passer un endroit qui porte ce nom avant de penser à revenir.

Cet endroit est une prairie au bout du vallon qui semble un peu abandonnée.! Qui pourrait mener des troupeaux ici en 2011 ?rd11 10 13 056En face nous avons encore un panorama extraordinaire dont la toile de fond est constituée des Trois Becs. C'est le paysage qui a fait perdre le sens commun aux vaches qui se sont mises à bramer au lieu de meugler ?

rd11 10 13 058Tant d'âpre beauté mérite bien une petit pause d'admiration.

Autour de traces de torrent le terrain se change en marne à-pic. C'est aussi impressionnant qu'étroit.rd11 10 13 060Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'à la route. Et Robert disait juste, c'est bien le chemin de l'adret que nous avons pris. En face de nous les rochers des Blaches où nous étions ce matin, et tout au fond Bramevache dominé par les rochers du Château.rd11 10 13 067La route atteinte est celle qui relie Savel et Rimon. Dommage que nous devions terminer ainsi. En fin de parcours ça brûle toujours les pieds le bitume, même si nous n'avons parcouru qu'une douzaine de kilomètres, avec un dénivelé de 630 mètres !

Je crois bien que j'ai attrapé un coup de soleil, le visage aussi me brûle.

 

PS. "Tithonique" (lames de calcaire tithonique) qualifie une couche de calcaires du Jurassique supérieur : dépôts formés par décantation en haute mer. Ils contiennent des fossiles, ammonites et micro-organismes.

Mince, on ne les a même pas cherchés !

Ca, c'était pour ceux qui ne connaissent rien en géologie, comme moi, mais qui auraient bien aimé en savoir plus !

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