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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:15

Le point services et arrêt des camping-cars de Mende est idéalement situé. Tout près du centre et des boulevards circulaires qui ont pris la place des anciens remparts, au bord du Lot. Car nous sommes dans la haute vallée du Lot qui prend sa source en Lozère. Il s'en est fallu de bien peu pour que cette rivière appartienne au réseau hydraulique méditerranéen plutôt qu'au bassin atlantique !

Il arrose donc Mende, préfecture de la Lozère.

Cette ville commerçante et riche, carrefour de grands axes historiques entre le Puy et Montpellier, et la vallée du Rhône et celle de la Garonne s'est dotée de ponts depuis bien longtemps.

C'est le plus ancien encore debout que l'on voit à côté du parking des camping-cars (de ceux qui restent au 21ème siècle), le pont Notre Dame qui enjambe la rivière depuis le 12ème siècle. Sans jamais avoir été emporté par les crues pourtant fréquentes !rd 11 10 29 013Il apparaît déjà dans des documents de 1229, sous le nom de pont Peyrenc, le pont de pierre. Au 15ème siècle la présence d'une petite chapelle dédiée à la Vierge située sur son "bec" est signalée. Son nom est changé en "pont Notre Dame". En 1549 un service religieux y fut même institué ... Mais au cours des guerres de religion la Vierge disparut (1562). Je n'ai pas retrouvé la date de disparition de la chapelle ...

Il fut classé monument historique en 1889. Aujourd'hui avec l'immense cathédrale il symbolise  la villeet son riche passé.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:05

Il y aurait pas moins de quatre vingts Ponts du Diable en France ! A la légende souvent commune.

Les hommes du village a essayé en vain plusieurs fois de construire un pont dans un endroit délicat, et il s'écroule régulièrement. Aussi font-ils appel au Diable qui leur promet une construction solide à condition de lui laisser l'âme du premier utilisateur du pont. Marché conclu. Le pont est construit, et les hommes très malins font passer le pont à un âne ou un chat ...

A Thueyts la légende est différente !rd 11 10 29 011C'est le Diable lui-même qui a proposé aux filles du village de construire ce pont au fond de la gorge que surplombe Thueyts, afin qu'elles puissent aller cacher leurs amours illégitimes sur l'autre rive, à l'abri des regards ... Pendant la construction le Diable a étendu son dévolu sur le gouffre voisin. Et pour se payer de ses efforts, il retient de temps en temps un des amants ou les deux. Ce sont leurs âmes que l'on entend se lamenter certaines nuits où il décide de partir en chasse, suivi d'un cortège de bêtes impures dont les cris se mêlent aux remous de l'eau et aux hurlements du vent !

En plus du Pont du Diable Thueyts possède une Cascade de la Gueule d'Enfer ! C'est de cet endroit que l'on jetait les condamnés à mort qui tombaient dans le Gour du chaudron et étaient entraînés jusqu'au Pont du Diable !

Charmant endroit !

Mais les jours passent et l'histoire change tout. Aujourd'hui les massifs basaltiques qui dominent l'Ardèche ont été conquis par les grimpeurs et les escaladeurs. Une via ferrata les conduit du fond du canyon jusqu'aux sommets. Et en juin 2012 (2 et 3 juin ?) le Pont du Diable sera l'arrivée d'une course pour grimpeurs, de 52 kilomètres en haute Ardèche.

Réservée à ceux qui ont le pied léger et n'éprouvent pas de vertiges !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:27

frise-11-10-27-048.jpgLa météo est plutôt mauvaise ; les nuages gris ont beau filer poussés par le mistral, ils ne laissent pas de place à un petit coin de ciel bleu. Robert a donc décidé d'aller marcher tout près, à Combovin vers la Dent, où il pourra moduler l'itinéraire suivant l'évolution du temps.rd 11 10 27 001

Nous laissons les voitures au hameau de Branchet et prenons le chemin qui monte au fond du vallon. La forêt d'automne nous offre les couleurs et les flamboiements que nous refuse le ciel. Tous ces roux, ces ors et ces bruns côtoyant les verts des épineux sont peut-être les mêmes chaque année, mais nous avons l'impression qu'ils sont plus beaux chaque fois !rd 11 10 27 004

Notre objectif est juste au-dessus des têtes de Claudette, Jeanine et Nicole. C'est une des limites du plateau de Marquey.

Au Pas de Gaufay nous laissons le chemin forestier et montons par le sentier à droite, qui escalade jusqu'en haut de la falaise. Des champignons ont profité des quelques gouttes de pluie récentes et la chaleur. Mais méfions-nous ! rd 11 10 27 012L'énorme bolet Satan que tient Benjamin est toxique. Et la couleur bleue que prend son pied est aussi dissuasive que son nom !rd 11 10 27 050Arrivés sur le plateau nous retrouvons le vent qui balaie ce vaste espace presque nu. rd 11 10 27 015Quelques gentianes ciliées encore frileusement enroulées sont dispersées dans la vaste prairie où les champignons abondent. Excellente occasion de profiter de la leçon de mycologie qu'Ange est prêt à me donner.

Voici un lactaire, de ceux dont les Espagnols raffolent et qui sont vandalisés par des ramasseurs clandestins.

rd 11 10 27 018rd 11 10 27 019

Son chapeau en entonnoir de couleur saumonée, son pied et son lait orangés doivent permettre de ne pas le confondre avec le "lactaire détestable" qui se tache rapidement de vert. Les voici ensemble pour percevoir les différences ...rd 11 10 27 037Quelques pieds de moutons rejoignent les lactaires au fond du sac d'Ange. Il a des aiguillons cassants et son chapeau est de forme très irrégulière. Ils sont souvent très bien cachés sous les feuilles mortes. Je me demande si les cuisiniers ne les trouvent pas embarrassants à nettoyer avec tout ce qui adhère à ses aiguillons cassants !rd 11 10 27 020Nous sommes arrivés vers 11H sur le plateau de Marquey. Un peu tôt pour manger à l'endroit habituel. Robert nous emmène vers le sud, à travers un bois de buis jusqu'au bord de la falaise.  rd 11 10 27 026C'est la première fois que j'approche de si près la Grande Dent ! Un étroit passage nous permet de nous faufiler juste au dessus de la vallée. Les frissons ne sont dûs qu'au vent !

rd 11 10 27 030A notre droite, au fond ce doit être Romans qui fait une ligne blanche, alors que devant nous Combovin se cache au milieu de collines. La chapelle de Sainte Marguerite est un petit point blanc au dessus du village.rd 11 10 27 031René a dû jouer au magicien pour revenir sur ses pas. Le sentier se distinguait à peine entre les buis, les broussailles, les ronces et des lianes. Il les a fait s'ouvrir à son passage, et se refermer derrière le dernier du groupe ! C'est peut-être bien que l'accès à la falaise soit difficile à trouver ?

Nous avons cheminé longtemps vers le nord à la recherche d'un endroit à l'abri du vent. Les champignons sont de plus en plus nombreux. Il y en a partout autour de Benjamin. C'est les vacances, mais il aura eu sa leçon de sciences de la nature aujourd'hui !rd 11 10 27 042La lépiote mamelonnée blanchâtre est rare, et c'est sûrement à ça qu'elle doit sa vie sauve car elle est comestible !rd 11 10 27 036rd 11 10 27 034 Par contre ces champignons brun orangé qui poussent en groupes serrés,  très abondants, ne le seraient pas si ce sont bien des cortinaires. Dans l'ignorance, méfions nous.

Les clavaires jaunes, blanches ou brunes sont très belles, et un peu inquiétantes avec ses rameaux dentés ou frangés. Les toxiques sont plus nombreuses que les comestibles, alors une photo fera la récolte !rd 11 10 27 045Nous avons fini par trouver une clairière entourée de buis où nous pouvons tous nous trouver l'endroit qui convient à notre pique-nique, au soleil qui a fini par percer.

Robert et Benjamin sont partis à la recherche d'une belle branche bien droite pour faire un bâton de marche. Coupe et écorçage ont fini d'occuper le temps de repos, et lequel des deux est le plus fier au moment de repartir ?rd 11 10 27 054Notre recherche de clairière abritée nous a rapprochés de l'endroit où le chemin forestier surgit de la forêt sur le plateau. C'est par là que nous redescendons dans le vallon, en face de nous les falaises qui bordent le plateau que nous avons parcouru.rd 11 10 27 061Mais la Grande Dent est beaucoup plus loin au sud-est. Attention, le chemin est large et presque carrossable, mais on a si vite fait de poser un pied sur une pierre instable, et de réveiller une entorse ! C'est souvent là où on les attend le moins que se produisent les incidents.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:21

Frise 11 10 18 007Depuis que Josette nous le promettait, nous allons enfin gravir le Taillefer. Que ce nom me plaît ! Il m'évoque des efforts gigantesques, des difficultés notoires ... Il y en a plusieurs ... Oh, ne me dites pas que ce n'est pas la montagne où nous allons qui a cette réputation ! Je ne veux garder que le nom avec mes fantasmes.

Nous sommes partis à Escoulin, en passant par Beaufort sur Gervanne. C'est un petit village au pied de la Tête de la Dame. Il forme avec Egluy une toute petite commune de 59 habitants. Sa distillerie de lavande l'a rendu célèbre.

La route suit une belle gorge pour arriver jusqu'au centre du village, surtout constitué de hameaux dispersés dans la montagne. Nous nous sommes arrêtés en dessous de l'église,

rd 11 10 18 001à côté d'un rang de vigne où quelques grappes restaient, juste pour nous permettre un petit grappillage, avant de traverser le ruisseau et de commencer notre ascension par l'itinéraire 122.

Le soleil qui n'avait pas encore franchi les cimes lorsque nous sommes arrivés a fini par nous atteindre alors que nous pouvions regarder la chapelle bien en dessous de nous, petit point juste au-dessus de chemin. rd11 10 18 009Il est temps de se défaire de quelques vêtements pour continuer sous la bienveillante chaleur d'octobre. Le panorama s'élargit au nord-ouest rd 11 10 18 010avant que nous ayons rattrapé Michel et Guy qui ont profité du chemin sans difficulté pour marcher à leur propre pas et rd 11 10 18 012nous attendent sur un replat à l'heure de la banane.

Changement de direction, on tourne à gauche en arrivant à une maison isolée, ancien ermitage ; et maintenant "pavillon de chasse" puisque les collines autour de nous reçoivent des chasses privées ?

Nous traversons un flanc de montagne aride, le sol ressemble à une croûte de calcaire friable craquelée.rd 11 10 18 019Au loin derrière l'ermitage, et devant nous le Taillefer. C'est vrai qu'il ne semble pas redoutable, et que nous allons pouvoir arriver au sommet pour le pique-nique ! Josette est venue en éclaireuse et a repéré une clairière en amphithéâtre parfaite pour ça.rd 11 10 18 020En face de nous, au loin, perdu dans la brume, les Trois Becs, mais surtout partout des collines boisées, sauvages dont les feuillages commencent à flamboyer. Et par dessus tout ça le soleil nous envoie ses rayons maintenant très chauds qui vont nous permettre de hâler encore un peu !

Le linge a séché, nous nous reposons et Elisabeth se remue comme un diable ... Que t'arrive-t'il, à cette heure là ?

- J'ai perdu ma fourchette.

Elisabeth a perdu sa fourchette !

rd 11 10 18 025rd 11 10 18 023

Branle-bas dans notre quartier, nous cherchons la fourchette, vérifions encore une quatrième fois tout son sac, le pourtour de sa place. Rien. Elle est comment ta fourchette ? Elisabeth nous montre la cuillère qui fait la apire spéciale rando. Ah, oui, une belle fourchette que tu avais reçue en cadeau ! Nous continuons à chercher, entre les touffes de thym, sous les branches mortes et dans les fourrés d'épineux (eh oui, nous avons trouvé nos places entre tout ça !), agrandissons le cercle et voici enfin LA fourchette d'Elisabeth qu'elle a retrouvée elle-même, envoyée au loin dans un geste vigoureux lors du rangement de ce qui lui a servi de nappe ! Ouf ! Josette, on peut se reposer encore cinq minutes avant de repartir ?

 

Nous avons suivi la crête du Taillefer jusqu'au bout à l'ouest. C'est un superbe belvédère d'ou l'on découvre au nord, de gauche à droite, le célèbre et vertigineux Bec Pointu, juste derrière la Tête de la Dame (on n'a pas l'habitude d'en voir cette face !) et les hauts plateaux du Vercors.Octobre Taillefer, Bec Pointu, Tete de la Dame et Hauts Plateaux du Vercors027à l'est le Val de Quint d'où les bellements d'un troupeau de brebis montent ;Octobre Taillefer, Vallée de Quint 030et à l'ouest la Croix de Vellan et sa longue falaise rectiligne.rd 11 10 18 029Le sentier descend parfois vite et les services des messieurs sont appréciés pour franchir des groupes de marches un peu hautes. Certaine(s) préfère(nt) parfois descendre sur les fesses. Là aussi chacun voit selon sa propre appréciation. Mais c'est bien sûr tous debout que nous arrivons au fond de la vallée. En face, au loin  de nous un grand bâtiment de couleur a été un hôtel restaurant si réputé qu'il est désservi par un tout petit terrain d'aviation aménagé sur un terrain en pente douce ! Au fond de cette vallée, c'est à peine pensable ! Escoulin n'est pas vraiment un bout du monde. La route qui y passe franchit des cols qui relient ce village aux vallées voisines.

Les ruines du château nous murmurent un passé glorieux, des familles qui se sont éteintes, et des batailles inconnues.rd 11 10 18 035

Notre tour se termine à la fontaine où un satyre joue du flutiau  alors qu'un crapeau crache l'eau qui nous rafraichit.rd 11 10 18 036Et en voiture nous montons à l'église Notre Dame de Sépie pour admirer la vallée de la Sépie et son site.rd 11 10 18 045C'est une bien belle randonnée, Josette que tu avais trouvée là, bien à la portée de tout le groupe. Pas de quoi fantasmer !

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:32

Ciel gris et vent, tels étaient les éléments atmosphériques sur la plaine de Valence ce matin. Aussi Robert nous emmène-t'il dans le Diois, région magnifiquement protégée par ses montagnes que les nuages n'arrivent pas à passer !Octobre Vercheny le Haut, quartier du temple 001

Vercheny le Haut, quartier du Temple, c'est l'endroit où nous laissons les voitures. La montagne au nord, au-dessus de nos têtes est illuminée de soleil. Bien vu, Robert ! Nous aurons un temps superbe ici.

Nous traversons le village par le nord pour contourner le sommet par la droite. Le chemin traverse les vignes qui ont été vendangées depuis longtemps pour faire la nouvelle cuvée de Clairette.Y a-t'il encore des outils dans la  jolie cabane des champs que voici à contre-jour ? Elle ne semble pas avoir été transformée en cabanon d'été.

rd 11 10 20 005La machine à vendanger a laissé quelques grappes, mais qui sont horriblement sèches. Bien que, un peu plus loin, il y en a de tout à fait appétissantes !

rd 11 10 20 013rd 11 10 20 010

Robert et Thierry ont trouvé des coings absolument superbes. Mais qu'ils doivent peser lourd dans les sacs à dos alors que nous avons à peine commencé à monter ! Le but à atteindre est de passer au-dessus des falaises là-haut de droite pour aller sur les plates-formes de celle de gauche !rd 11 10 20 009Nous avons suivi le grand chemin qui, au-dessus des vignes est passé à travers bois.rd 11 10 20 015 En haut nous sommes passés sur le flanc nord où l'ombre, le froid, l'humidité et le vent nous ont saisis. Comment cette jolie gentiane ciliée résiste-t'elle à tout ça ? Vercheny, chteau du Barry - Gentiane cilée 019J'ai l'impression que cette gentiane d'automne a besoin de soleil pour que s'ouvre sa corolle "barbue dans la gorge" (je cite mon guide nature car je ne peux pas voir ce que cachent les "pétales longuement frangés sur les bords", fermés).

Nous sommes revenus au soleil lorsque Gérard me dit qu'il a voulu, avec Jean François monter en haut du Pied de Boeuf, là-haut, derrière, mais que les broussailles les ont fait renoncer.rd 11 10 20 023Nous laissons le grand chemin forestier pour prendre le sentier qui conduit aux ruines du château qui dominent, telles la vigie qu'elles durent être, la vallée de la Drôme, ancien domaine des Comtes de Die. Elles sont coiffées d'un bonnet révolutionnaire ! Non, c'est un arbuste en habit d'automne qui a réussi à coloniser ces vieux murs.Octobre, Vecheny Chateau du Barry 024En contournant le rocher du donjon nous arrivons sur des plateformes où quelques pans de murs subsistent. Bases d'anciennes tours, cours intérieures ? Qu'importe pour le moment, elles sont idéales pour le pique-nique, surtout si on trouve une place au pied du rocher.

La vallée de la Drôme s'étend à nos pieds.rd 11 10 20 029Le village de Vercheny au milieu en bas, la vallée de la Roanne juste en face. On aperçoit , en deuxième ligne à gauche les rochers des Blaches où nous étions la semaine dernière.

Thierry qui a beaucoup parlé en montant avec son père, et Alain de trains et de cheminots (... quand trois cheminots se rencontrent de quoi parlent-ils ?...)  regarde sa montre. Le train Valence-Briançon vient de quitter Valence et devrait traverser la vallée avant que nous repartions ... Il sait tout ou presque (il est encore jeune) de cette ligne où il conduit régulièrement l'express Paris-Briançon. Parce que ce train passe par Valence et la vallée de la Drôme !

Pendant nos discussions les Trois Becs, sur notre droite au loin, ont enfin réussi à se débarrasser des nuages qui les coiffaient et qui ont pris de la hauteur.rd 11 10 20 028Chacun amène son repas, mais les desserts sont souvent collectifs et nombreux. Nous ne choisissons même pas et prenons du gâteau de Nicole, de celui d'Irène, du chocolat de Claudette, du raisin du jardin Filippi et enfin du café que Robert nous a préparé alors qu'il n'en boit pas, et que Jean François a porté. C'est Bizance à chaque sortie !

Puis vient le temps du repos, de la lecture du journal pour Ahmed,rd 11 10 20 035d'admirer le paysage dont on ne se lasse pas : au fond à gauche du Glandasse on aperçoit de la neige vers le Jardin du Roy.

Jean François, Anne Marie et Bernard ne conçoivent pas de rester immobiles. Ils partent, bientôt rejoints par Thierry à l'assaut des terrasses supérieures et du donjon. J'ai raté le moment du triomphe, il faudra que je me contente du récit très gore que me fait Thierry : bosses, plaies et sang pour arriver là-haut ! Mais personne n'a de cicatrices, c'est un récit imaginaire piqué à la TV.rd 11 10 20 037Le train passe dans la vallée au milieu des vignes à clairette. Ça doit être un beau voyage d'aller de Livron à Gap. Passer le col de Cabre en train, ça doit se faire par un grand tunnel ?rd 11 10 20 039Robert siffle le départ. Nous rebroussons chemin jusqu'au Pied de Boeuf et continuons à gauche. Avec un passage par la Bernarde. Variante surprise que ratent les trois détachés de tête ...rd 11 10 20 050Donc c'est une photo de groupe incomplet que nous avons faite sur les ruines de la ferme où les gens du GREB qui randonnent le dimanche ont laissé tout leur matériel lors de leur dernière omelette-partie.

Nous n'avons pas forcément besoin de l'arbre où tu as failli te faire scalpé Hubert pour penser avec compassion à toi cloué à Montmeyran.rd 11 10 20 051Si Robert est là lors de rencontres singulières, des discussions commencent et peuvent durer. Aujourd'hui c'est un chasseur de bécasses, avec un chien dont le collier n'arrête pas de sifflet, et un fusil très étrange façonné sur mesure pour palier à un handicap consécutif à un accident de haute montagne.

rd 11 10 20 054

Le chemin qui redescend vers Vercheny doit être une ancienne grande route car il est magnifiquement construit en corniche.

En bas une colline qui ressemble à un cratère est travaillée comme une oeuvre de land-art, visible seulement d'en haut.rd 11 10 20 056Retour au point de départ. Jean François a encore en main son dernier joujou. Un GPS de randonneur qui repère tous les points de nos itinéraires. Et nous donne tous les chiffres souhaités : 703 mètres de dénivelé, 14,7 kilomètres, moyenne pas terrible de 2.9 km/heure !rd 11 10 20 061Ce n'est pas un joujou, c'est le GPS du club qu'il met à jour ! Oh, excuse moi, Jean François.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:13

frise 11 10 13 069Le mistral poussait les nuages vers le sud alors que j'arrivais chez Robert et Nicole pour un départ à 8h30.

"Nous allons à Savel pour la boucle de Bramevache" me dit Robert. Cette information me fait jouer aux devinettes. Savel ? Ah oui ! Je me rappelle la sortie depuis Saint Benoit en Diois jusqu'à Rimon et Savel. C'était un jour de début de printemps de 2009. Mais "Bramevache" quel nom étrange ; je suis curieuse de voir l'endroit qui le porte !

Pour aller à Savel il faut partir en direction de Die, prendre le pont d'Espenel et la route de la vallée de la Roanne. Après Saint Benoit et un passage de route taillée dans le rocher, il faut prendre à gauche vers Savel et Rimon. Quelques épingles à cheveux plus haut, après des buis "sculptés" en forme de canards on arrive au village.

 

Le paysage de cette vallée est superbe et les souvenirs sont nombreux. Il y a trente ans nous venions passer au bord de la Roanne de joyeuses journées d'été. Les rires de nos enfants qui se baignaient dans cette superbe rivière aux eaux claires éclataient d'une rive à l'autre. Ceux des parents ne tardaient pas à s'y joindre. Baignade, pique-nique, jeux, ce sont maintenant nos petites enfants qui s'y adonnent accompagnés de leurs parents ! 

 

Nous sommes donc à Savel, 557 mètres d'altitude. Le parking est juste en face de cette lame de roche qui jaillit bien au-dessus de son socle.rd11 10 13 001Le village est tout petit, un peu isolé, mais des familles y vivent. Des volets sont ouverts, des courges murissent au soleil, des jouets attendent que les enfants rentrent de l'école.. rd11 10 13 003Nous sommes partis par la rue à gauche,rd11 10 13 073avons traversé le village et sommes descendus dans la vallée  à son pied pour traverser un gué, et  gravir la colline en face. Le sentier monte régulièrement à l'ombre des arbres. Un vaste panorama sur Savel et ses terres rd11 10 13 014s'est ouvert lorsque nous avons quitté le couvert de petits chênes, juste avant de passer la "porte" entre la croupe du sommet de droite et l'arrête qui descend.rd11 10 13 016 Le chemin est devenu large comme une avenue au-dessus de la forêt de la Roanne, de sa vallée encaissée et de la route qui monte vers le "pays du Désert", capitale Saint Nazaire le désert. C'est le pays de Mimi !

rd11 10 13 019 L'itinéraire 130 que nous suivons depuis notre départ ne passe pas par Pennes le Sec, mais nous si ! C'est un curieux village d'une quinzaine d'habitants, mais équipé comme un chef lieu de canton : une caserne de pompiers, une salle des fêtes, une piscine, un temple, une église, un restaurant, des chalets meublés, des chambres d'hôtes, une école (fermée) et une grande mairie qui sont le fait d'un mécène grenoblois, Charles Piot.rd11 10 13 029 D'après la carte que nous avons vue, il y a tant de chemins de randonnées et de "lames de calcaire tithonique" équipées pour les grimpeurs que ce village doit être un lieu de séjour idéal pour sportifs.

Allez, on continue vers les "lames de calcaire tithonique" (??? va -t'on comprendre ce que c'est en les voyant ?)

Robert nous a dit que nous nous installerions au sommet des rochers, pas loin de celui qui a large trou carré nommé le "trou de serrure" pour le pique-nique ... Il faut encore marcher et monter avant d'y arriver. Et maintenant au soleil qui tape plutôt bien. Encore une vraie température d'été !

Dans les rochers des Blaches, au creux de la grande faille de gauche de la photo de départ, il y a un replat idéal pour le pique-nique. Au-dessus de Pennes le Sec et son pays, à l'abri du vent , bien exposé au soleil, entre les lames de roche à l'estrd11 10 13 035et un rocher plus compact à l'ouest où de petits pitons scintillent, montrant le chemin des grimpeurs,rd11 10 13 034nous avons passé deux heures de repos : repas, petit somme, lecture du journal (eh oui, Ahmed passe prendre le Dauphiné avant le départ et le prête !) bavardages, élaboration de projets de rando et de plans pour les manifestations de l'association, partage du gâteau de Mimi, du chocolat de Claudette, du café de Robert et de Michel, de l'infusion d'Alain ...

Et photo de groupe ! Il a fallu cinq prises cette fois, avant d'obtenir celle qui pourra passer dans le Dauphiné avec un texte d'Hubert cloué à Montmeyran depuis quelques semaines. Merci Hubert de faire le rédacteur sans participer.rd11 10 13 043Et après tant de soleil nous devons enfiler un coupe-vent ou une polaire, pour supporter le vent sur l'ubac où nous allons marcher.

Le sentier descend très vite par quelques lacets serrés jusqu'à un large chemin au pied des rochers.rd11 10 13 045Voici la végétation des flancs au nord : mousses et lichens. Superbes !rd11 10 13 048Robert me fait marcher, il me dit que nous allons prendre le chemin que nous voyons en face, un peu en dessous des falaises de la forêt de l'Aup. Mais il faut aller le chercher complètement au bout du vallon, à l'est, si loin que ce n'est même pas sur la photo !rd11 10 13 050Ai-je oublié que cet itinéraire 130 porte le nom de "Bramevache" (que l'origine de ce nom doit être intéressante !) : il faut passer un endroit qui porte ce nom avant de penser à revenir.

Cet endroit est une prairie au bout du vallon qui semble un peu abandonnée.! Qui pourrait mener des troupeaux ici en 2011 ?rd11 10 13 056En face nous avons encore un panorama extraordinaire dont la toile de fond est constituée des Trois Becs. C'est le paysage qui a fait perdre le sens commun aux vaches qui se sont mises à bramer au lieu de meugler ?

rd11 10 13 058Tant d'âpre beauté mérite bien une petit pause d'admiration.

Autour de traces de torrent le terrain se change en marne à-pic. C'est aussi impressionnant qu'étroit.rd11 10 13 060Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'à la route. Et Robert disait juste, c'est bien le chemin de l'adret que nous avons pris. En face de nous les rochers des Blaches où nous étions ce matin, et tout au fond Bramevache dominé par les rochers du Château.rd11 10 13 067La route atteinte est celle qui relie Savel et Rimon. Dommage que nous devions terminer ainsi. En fin de parcours ça brûle toujours les pieds le bitume, même si nous n'avons parcouru qu'une douzaine de kilomètres, avec un dénivelé de 630 mètres !

Je crois bien que j'ai attrapé un coup de soleil, le visage aussi me brûle.

 

PS. "Tithonique" (lames de calcaire tithonique) qualifie une couche de calcaires du Jurassique supérieur : dépôts formés par décantation en haute mer. Ils contiennent des fossiles, ammonites et micro-organismes.

Mince, on ne les a même pas cherchés !

Ca, c'était pour ceux qui ne connaissent rien en géologie, comme moi, mais qui auraient bien aimé en savoir plus !

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 16:07

frise 11 10 11 039Quel nom évocateur que celui de la rando choisie par Josette et Rachel. Parfait pour le temps très gris, avec des gros nuages poussés par le mistral . Ça va mettre de la couleur dans ce vrai jour d'automne !

Nous sommes partis du village perché de la Roche sur Grâne vers la Magerie, puis la ferme des Chirouzes (tiens encore ce nom, assez commun en Drôme - Ardèche ?) où nous avons rencontré Yeyette et sa maîtresse rd 11 10 11 004qu'elle précède en cacardant, en digne descendante des oies du Capitole. Heureusement que nous n'avions pas décidé de passer discrètement ! Nous avons ainsi appris que cette oie vénérable a 10 ans et qu'elle remplace bien un chien. Mais il y en a aussi trois de part et d'autre du chemin. La maison est bien gardée.

Nous passons rapidement la ferme de Jouve qui a été un jalon sur déjà beaucoup de randonnées au départ d'Autichamp.rd 11 10 11 008Cette bâtisse vénérable n'est plus tout à fait une ruine, des travaux de restauration sont en cours. Bonne nouvelle car elle a beaucoup d'allure cette vieille immense ferme.

rd 11 10 11 010rd 11 10 11 009

Le large chemin continue à travers bois jusqu'à Deloule, carrefour de multiples chemins. La Pierre sanglante, c'est à gauche. En approcher fait fantasmer les messieurs qui commencent à supputer laquelle de nous pourrait faire la meilleure offrande. Les dames pensent qu'un homme aurait beaucoup plus de valeur aux yeux du dieu gaulois de Grâne car ils sont tellement plus rares dans notre groupe ! C'est vrai qu'ils sont grands et costauds, nous aurons du mal !

Les cols de Devès et Tartaiguille réveillent des souvenirs de joyeux pédalages, mais il n'y a plus beaucoup de cyclistes parmi nous ; les vélos ont été accrochés depuis longtemps, sauf pour Michel.

Nous arrivons au point culminant de notre sortie, qui reste bien modeste, 438 mètres. Mais d'ici on a une vue magnifique sur la plaine de Marsanne, éclairée par le soleil alors que nous sommes toujours sous les nuages poussés par le vent !rd 11 10 11 013

Nous reprenons en direction des Coquilles. C'est un gisement de fossiles comme on a du mal à en imaginer ! Les champs, les chemins, la colline sont remplis de coquillages fossilisés, et de leurs négatifs.rd 11 10 11 021Des champignons bizarres se montrent dans les pelouses sèches des collines calcaires que nous traversons.rd 11 10 11 017Attention, scléroderme verruqueux, ce sont des toxiques. Mais qui aurait l'idée d'aller vérifier ils n'ont pas l'air engageant.

Nous avons trouvé une clairière abritée du vent pour notre pique-nique. Et alors que nous rêvions d'un petit moment de repos, un rayon de soleil est venu nous réchauffer. Ici nous sommes à l'endroit où le temps change. Alors qu'il reste beaucoup de nuages au nord, le sud est bien dégagé, et nous sommes sous la ligne où ils disparaissent. rd 11 10 11 022Qu'importe où ils passent pourvu que le ciel soit bleu !

Nous repartons donc sous le soleil pour le col puis la Pierre Sanglante. C'est Orchidia, la plus jeune qui doit poser ses genoux et ses mains dans les alvéoles rougeoyantes (?) qui seraient à l'origine de bien des légendes de sacrifices animaux et humains des Celtes ou des Sarrasins.rd 11 10 11 030Le chemin est jalonné de poteaux portant les différentes directions à chaque endroit où nous pourrions nous poser des questions. Il suffit de les suivre. En nous arrêter pour écouter les récits que Josette a glanés ou en goûtant, comme elle à ce que nous trouvons au bord du sentier.

rd 11 10 11 032rd 11 10 11 031

Poires chapelan ou pas ces petits fruits un peu trop murs ? Quel qu'ils soient, ils sont astringents et rapidement laxatifs !

Roche Colombe rentre dans notre  panorama sur le retour, et un peu plus loin ce sont les Trois Becs, le Grand Delmas et le Couspeau qui se détachent dans le ciel bleu.

Nous sommes revenus jusqu'à Roche sur Grâne. Moment des chiffres : 12,6 km, randonnée de catégorie 2. 

Il est assez tôt pour aller faire le tour du village qui a su garder une grande partie de ses remparts et dont les tours de fortification sont remontées.rd 11 10 11 044De la place au sommet nous avons une magnifique vue sur la plaine jusqu'à  "ma" montagne sacrée : celle de la Forêt de Saoû, juste au creux des collines vers Autichamp.rd 11 10 11 045

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:29

frise-11-10-06-023.jpgLe ciel est bleu et le soleil brille déjà lorsque j'arrive à 8h devant chez Robert et Nicole. Mince, je suis seule ! Michèle arrive aussi. Sourire taquin de Robert, le rendez-vous est à 8h30 depuis cette semaine ! Voilà ce que c'est que d'avoir manqué pendant presque cinq mois : je ne suis pas au courant des décisions récentes.

Destination du jour, Roche Colombe. Voilà de quoi regretter ces cinq mois d'absence, la reprise va être dure pour moi.

Nous marchons sur le sentier du Club Alpin Français de Saoû, non pas pour faire de l'escalade, spécialité locale avec toutes les grandes falaises du massif, mais pour randonner, tout simplement.rd 11 10 06 009Tout simplement, maintenant, c'est monter vers la Poupoune que nous allons contourner par le Maupas.rd 11 10 06 010La pente est bien marquée et voici enfin le passage franchi. J'ai chaud, j'ai soif et ai le souffle court,  mais je vois bien que  le flanc ouest de la Poupoune ressemble moins à une aiguille de pierre que le flanc sud.rd 11 10 06 011Le moment de la banane, ou de la pomme, je préfère, est un peu trop tranquille pour nos plus aguerris compagnons qui ont depuis longtemps grimpé au sommet de cette Poupoune ! Bravo messieurs, vos silhouettes sont bien petites d'où nous sommes !rd 11 10 06 012Le chemin continue à monter pour arriver au bord des premières crêtes. En janvier 2009, lors de ma première ascension, il y avait de la neige et le vent avait planté les aiguilles de givre parallèles à l'horizon !

Aujourd'hui nous n'avons pas de vent, il fait chaud et la halte pour admirer la forêt à nos pieds qui commence à se piqueter de rouge est bienvenue.rd 11 10 06 014Derrière Nicole et Jeanine le vallon de la forêt de Saoû se creuse vers l'est. Qu'il est grand ce vaisseau ! Pomerolle à droite de Nicole, Trois Becs juste au dessus au fond, et complètement à droite le Grand Delmas et  Couspeau.rd 11 10 06 016Nous voici, ravis,  au sommet de Roche Colombe, 886 mètres. Et qui voyons-nous arriver en même temps que nous ? Trois chèvres qui semblent surgir de la falaise. Elles ne doivent pas être sauvages car elles s'approchent beaucoup de nous. Échappées d'un troupeau ? Peut-être bien car il y en a beaucoup à Saoû, célèbre aussi pour sa production de picodons.rd 11 10 06 018La chèvre est très caressante, et si nous n'y prenons garde les deux boucs aussi. Mais leur odeur  est si forte que nous essayons de les tenir au loin. C'est difficile car visiblement ils aimeraient bien recevoir eux aussi des caresses ! (Merci Alain pour ta photo de groupe mixte !)rd 11 10 06 (5) (2)Il faut commencer à redescendre pour atteindre le pas de l'Echelette où nous pique-niquerons pendant que "notre linge" sèchera. Nous nous sommes installés auprès d'un sommet où quelques buissons roussissent; au milieu des touffes de thym, au choix, au soleil ou à l'ombre, vers la vallée du Rhônerd 11 10 06 022ou en lui tournant le dos, vers la Vèbre qui coule au creux de la Forêt ; enfin à la carte, suivant notre envie !rd 11 10 06 025Oh, que j'ai trouvé dur de redescendre par un sentier  raide avec des pierres qui roulent sous les pieds, et parfois quelques pommes de pins ! Nous avons enfin rejoint un grand chemin forestier, avons traversé la forêt pour éviter de marcher sur la route, en fin de journée ça brûle les pieds. Et nous sommes ressortis vers le Perthuis, en face de la Vèbre presque à sec.rd 11 10 06 028 Retour à Saoû par le chemin qui longe la rivière dont le cours est régulièrement alimenté par des résurgences et des sources. Que celle-ci est bienvenue pour remplir les gourdes et se rafraîchir.rd 11 10 06 032Au Pas de l'Estang, tout près de l'endroit où les traces d'un village édifié en 750 avant JC ont été découvertes (mais si peu spectaculaires qu'elles passent souvent inaperçues) Octobre Foret de Saou - Les Aiguillesnous avons hésité. A droite ou à gauche du rocher que quelqu'un a dit ressembler à une pièce montée ?Octobre Foret de Saou - Pas de l'estang 1Merci Robert d'avoir choisi à droite, c'est 800 mètres plus court, et les couleurs des Aiguilles sont tellement belles que ça justifie de continuer le long de la Vèbre.octobre Foret de Saou - Pas de l'EstangLe chemin est facile jusqu'au village où nous arrivons par la rue en face de l'école. Elle est devenue une rue d'artistes, galeries et antiquaires s'y sont installés. En face Roche Colombe et la Poupoune.rd 11 10 06 037La boucle sera complètement bouclée lorsque nous aurons retrouvé Fanny et Michèle, les deux échappées de tête et que j'aurai rappelé l'ascension de Roche Colombe par Bonaparte le 5 août 1786 !

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 20:32

frise 11 10 04 032Hier soir nous avons reçu un e-mail de Josette : "Demain Pranles, le volcan des Chirouses. Prevoyez de l'eau et un chapeau !" Nous étions quinze à qui ce message avaient donné envie d'aller voir un volcan ardéchois.

Pranles est au-dessus de Privas, vers les Ollières. Nous avons laissé les voitures au Clap et sommes partis sur les chemins des dragonnades. Belle voie parfaitement pavée où les attelages ont laissé leurs marques.rd11 10 04 004

Au col du Muret un agréable mistral (surprenant cet adjectif pour ce vent souvent désagréable et froid, non ?) nous a attrapés et rafraîchisrd11 10 04 006Ciel intensément bleu et léger mistral, que demander de plus au début d'octobre ? Grand beau sur les Boutières en face de nous. Des villages sont perchés aux sommets des montagnes, des châtaigneraies et des forêts tapissent les pentes qui descendent vers de petits ruisseaux, Charbonnouze et Auzène.rd11 10 04 009En descendant vers le mas du Goutoulas (Josette nous précise que ce fut sûrement un endroit où l'on pouvait trouver de quoi manger autrefois) elle nous montre à gauche notre premier objectif de la journée, le volcan des Chirouses,rd11 10 04 011cette montagne grise entourée d'un pierrier. Le chemin est large et bien entretenu. Les passages dans les prairies sont fermés par des portes de treillage lestées d'un bloc de béton qui en assure la fermeture automatique. Simple et belle trouvaille.

Nous voici arrivés au pierrier. Assez impressionnant ! Le passage difficie à deviner est heureusement marqué de cairns ou de pierres debout très rapprochés. Par endroit c'est tous les cinq mètres que nous les trouvons.rd11 10 04 019Il faut faire attention et choisir les endroits où nous pouvons poser chaque pied, ainsi que chaque bâton afin de ne pas les coincer entre deux pierres. C'est quand même plus simple d'avancer soigneusement en contrôlant ses gestes que d'y aller à quatre pattes ! Heureusement que nos compagnons, Michel, Norbert et Guy sont là pour prêter main forte et assurer quelques passages. On ne remerciera jamais assez ces anges gardiens.rd11 10 04 021Mais on contourne la falaise au dessus de nous, qui doit être le bord du cratère. Quand et comment allons-nous arriver là-haut pour le traverser cet endroit où la température arrive à grimper jusqu'à 70° en été ? Et l'endroit où le cratère renvoie les sons indéfiniment ?rd11 10 04 022On continue sans changer de niveau, avec, au dessus de nous beaucoup de pierres grises dans l'ombre, et pas mal en dessous, lèégèrement rosées au soleil

.rd11 10 04 024rd11 10 04 023

Ce chemin ne nous menera jamais au sommet, Josette. Qu'allons-nous faire et comment ? Quelle surprise la réponse de Josette ! Nous sommes dans le cratère éventré par l'érosion ! Je vais subitement mieux, tout en éprouvant une petite déception.rd11 10 04 026Il était temps que je me renseigne car maintenant nous redescendons vraiment, vers un bosquet. Des arbres arrivent à pousser dans ce terrain !rd11 10 04 030Quelques dykes pointent ici ou là les restes d'une cheminée latérale. Ils paraissent presque lisses lorsque nous les approchons, mais surprise lorsque nous nous retournons : ils sont tout hérissés de prismes prêts à alimenter cet océan de pierres. Michel a le bon mot : "prêtes à accoucher" et à renouveller indéfiniment le pierrier.rd11 10 04 032Josette nous signale que nous avons presque fini la traversée du cratère. Profitons encore un peu de ce singulier paysage que nous parcourons depuis plus d'un kilomètre. Les roches ont totalement changé. Ce sont maintenant des colonnes hexagonales, rarement pentagonales, d'énormes tuyaux d'orgue qui nous entourent.rd11 10 04 035Nous sommes à la grotte des Camisards que Michel tente d'explorer. Mais ne va pas te perdre dans ce trou obscur. C'est bouché, tant mieux. Mais l'histoire ou la légende dit qu'aux 16ème et 17ème siècles lorsque les dragons du roi recherchaient quelques réformés dans les villages des Boutières, ils venaient se cacher ici. Depuis des éboulements ont envahi la grotte et presque bouché son entrée.

Il y a aussi un panneau qui nous explique la formation de ce phénomène géologique que nous avons traversé. Il y a 70 millions d'années une rivière passait ici, enfin à l'est (c'est à dire au sommet maintenant, pas toujours facile à imaginer ...). Une éruption volcanique se produisit. Le contact de la lave et de l'eau provoqua une énorme explosion qui envoya des tonnes de boulets du terrain de surface, grès et  granit aux alentours. Un lac se forma à l'emplacement du cratère, que je pensais voir. Mais c'était sans compter sur la reprise d'activité du volcan qui combla le lac et provoqua des accumulations de coulées de basalte. Puis l'érosion fit le reste, entaillant le cratère et disloquant les coulées. Il y a encore des rivières, ou plutôt des ruisseaux, qui coulent entre les collines.

Nous avons rejoint un chemin herbeux qui file sous les châtaigniers vers le Charbonnouze que nous traversons à gué et remontons jusqu'à Eyrebonne. Voici une autre façon de voir les Chirouses.rd11 10 04 042

C'est l'heure du pique-nique. Nous avons trouvé une prairie juste dessous les maisons. Un troupeau de chèvres aimerait bien nous rendre visite, mais une cloture les en empêche. Le soleil brille et nous cuit.

Devant nous les collines nous présentent leurs rondeurs boisées piquées de hameaux de pierre dont une bonne partie des maisons sont maintenant occupées toute l'année. rd11 10 04 044En bas, à droite le hameau de la Pizette par lequel nous passerons en fin de circuit, après être descendu plusieurs fois au fond de vallons, avoir passé des ruisseaux et remonté des chemins qui furent de grandes routes. Mais pour le moment nous pouvons encore nous reposer devant les Chirouses.rd11 10 04 050D'Eyrebonne nous sommes passés par Magerouan, avons suivi les flèches qui nous indiquaient le pont de Merlet,rd11 10 04 065qui enjambe le lit profond et sombre de l'Auzène, et sommes remontés vers la Pizette. Nous pouvions imaginer les paysans chargés de leurs récoltes, remontant après une journée de labeur dans leurs jardins ou leurs terres par l'étroit chemin bordé d'un parapet de pierre (pourquoi ce parapet, c'étaient-ils rafraîchis de l'horrible piquette que Jean Ferrat chantait ?)

Nous avons rencontré quelques animaux tout au long de cette randonnée. Un cairn posé sur longues pierres plates avait l'allure impassible d'un sphinx ; des chèvres ; deux jeunes bouvillons accompagnés d'un vrai gros taureau occupaient le chemin après Eyrebonne, et j'ai failli sauté dans les taillis lorsque le taureau, lassé d'être suivi a décidé de faire demi tour, juste à ma hauteur ; et maintenant Josette a trouvé un magnifique cerf pour chevaucher dans la châtaigneraie !rd11 10 04 068Enfin le chemin est presque plat, et la Pizette apparaît derrière un grand rocher.rd11 10 04 071Les hameaux ardéchois ont souvent une maison forte où la population devait tenter de se refugier à l'approche des troupes royales. Voyez celles que nous avons vues aujourd'hui.

rd11 10 04 074rd11 10 04 003

 

En face le paysage est très vert, mais ça ne suffit paspour nous rafaîchir,

rd11 10 04 072 le soleil darde ses rayons sur nos nuques et nos épaules car le chemin qui nous perment de revenir au Goutoulas est très découvert. Encore un effort pour remonter au col du Muret où Josette nous dévoile les chiffres du jour : distance parcourue 14 kilomètres, dénivelé cumulé 630 mètres, rando classée 3, c'est à dire difficile. Certaines se sentent mieux !

Nous avons traversé Pranles à l'heure où les bus scolaires ramènent les écoliers dans leurs familles. Petit tour à l'église romane du 12ème siècle, qui appartenait à l'abbaye de la Chaise Dieu.rd11 10 04 083Il y a un autre point d'interêt important dans ce village. La maison-musée de Marie durand, passionaria des Réformés ardéchois qui passa près de trente ans dans la prison royale d'Aigues Mortes. Mais nous n'avons pas le temps de nous arrêter à nouveau ...

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:55

frise 2011 09 016Voici une sortie idéale pour quelqu'un qui n'a pas marché depuis trois mois : depuis Jaillans la crête de Baret. 8 kilomètres, dénivellé ? Pas important : ce ne sera pas un record, alors tant pis si nous ne savons pas le mesurer !

 

ll y aura moins de boue que la fois précédente, alors que des engins de "bucheronnage" avaient complètement défoncé les chemins.

La chaleur est telle en cette fin de septembre que c'est surtout ça qui nous fatigue. Et les papotages du temps de repos sont aussi nécessaires que les gâteaux de Mado ou l'eau de nos bouteilles.rd2011 09 014Il y a plein d'animaux sur cette colline. Bien sûr des sangliers dont nous n'avons vu qu'une bauge profonde, sûrement un grand trou creusé lors de la coupe de 2008, aménagé par les chasseurs pour fidéliser le gibier. Mais aussi derrière des clôtures dans les bois, trois chevaux et beaucoup plus loin une biche et un cerf.

rd2011 09 026rd2011 09 007

Le chemin parcourt la crête, bordé de châtaigniers.rd2011 09 009A sa sortie nous dominons la plaine très colorée. Au loin la falaise du Vercors est déchirée par les carrières de kaolin qui semblent s'étendre.rd2011 09 018Nous entendons le bruit des moissonneurs de sorgho, et voyons la  poussière dorée qui s'élève au-dessus des champs. Son odeur est moins agréable que celle du blé.

Un champ de soja en septembre ? Non ! Il s'agit d'engrais vert. Ah, bon. Ça ne se devine pas ...rd2011 09 021Derniers mots pour la journée : Josette a complètement pris les choses en main durant l'été. Et maintenant on part à l'heure. Juste à l'heure !

A bon entendeur salut, et à la semaine prochaine !

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