Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:26

frise 06 02 C 427Ca serait bien de temps en temps d'avoir une visite guidée : le guide est un magicien qui permet de lire clairement dans un fouillis de traces, de pierres, de fondations superposées  ... Car c'est bien ce qu'on peut dire du quartier sud !

Nous traversons la Via Egnatia, une des grandes routes romaines qui reliaient l'Adriatique à la Mer Egée où le trafic des chars a marqué les pierres

rd10 06 02 C 402

pour arriver sur le Forum, la grand place de la cité au pavage de marbre, initialement bordée de colonnades qui supportaient des galeries en bordures d'édifices publics, de boutiques et du marché. Juste à côté la basilique B ou basilique des Piliers (plus poétique, non ?)

rd10 06 02 C 398

Elle devait être gigantesque, et devait avoir nécessité le réemploi des pierres de nombreux temples ! Difficile d'imaginer qu'au 7ème siècle il y en avait sept dans la ville, pour honorer le passage de l'apôtre Paul !

rd10 06 02 675

On s'approche et on y entre !

rd10 06 02 C 413

On continue même jusqu'aux latrines, lieu de réunions et d'entretiens datant de l'époque romaine, et que Camille adore !

rd10 06 02 676

On change de quartier pour aller découvrir les mosaïque abritées sous de la tôle ondulée et à l'accès interdit.

rd10 06 02 677

rd10 06 02 679

Les pavements et dallages de marbre sont laissés à ciel ouvert.

 

rd10 06 02 C 436Voici une grande porte d'accès à la bibliothèque où à un temple sur le côté est du  Forum de l'époque romaine.

 

Et voici que nous avons épuisé les ressources de Filippi. Nous ne le sommes pas tout à fait, nous, épuisés et repassons par le théâtre pour terminer la visite.

rd10 06 02 C 438Pouvons-nous dire que nous sommes un peu déçus qu'il reste si peu de traces de la civilisation macédonienne de Philippe II ou Alexandre le Grand ?

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Camping-car
commenter cet article
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 11:24

frise-06-02-C-373.jpgSur la route de Filippi par les terres, nous avions prévu une étape à Serrès qui possède un musée marqué de deux étoiles au Guide bleu.

Ça, s'était notre plan. Mais c'était sans compter sur la circulation dans le coeur de cette ville, très actif et fréquenté en fin de matinée. Pour une fois le GPS avait accepté l'adresse du guide. En plein centre ville, c'est un vrai gymkhana en camping-car. Nous avons réussi à passer dans une rue interdite au stationnement avec des voitures garées serrées  des deux côtés ; un conducteur qui cherchait en vain une place s'était même arrêté au milieu. A l'appel d'un petit coup de klaxon il revint avec un sourire désarmant pour s'excuser ...

Enfin, Camille a aperçu un emplacement libre qu'il a réussi à gagner pour s'y garer. OK, c'est presque sur le trottoir, à un carrefour, sur des passages cloutés, mais Camille a enfin compris comment on se range en Grèce ! Et cette place a l'avantage d'être en face d'une superbe pâtisserie où de nombreuses spécialités orientales vont illuminer ce jour de pluie. C'est notre premier essai depuis que nous sommes là. Nous boirons une infusion minceur en les dégustant !

Pluie er problème de parking, nous abandonnons la visite du musée du Folklore Sarakatsani ... et devrons nous contenter d'une visite virtuelle qui nous fera regretter encore plus de ne pas y être aller, les collections qui permettent de découvrir le peuple de bergers nomades que sont les Sarakatsani sont très intéressantes.

C'est presque sur la route de la Turquie, nous aurons sûrement l'occasion de revenir ...

 

Il pleut encore beaucoup lorsque nous arrivons enfin à Filippi. ( Attention, le GPS comprend beaucoup mieux si on lui indique le nom du village actuel, Krinidès plutôt que celui du site antique). Le Guide bleu prévoit deux heures pour faire le tour du site et du musée, mais nous sommes sûrs d'y passer beaucoup plus longtemps, alors nous avons reporté au lendemain notre visite. Et passons la nuit sur le grand parking à l'entrée.

 

Le soleil est revenu au matin, il n'y a encore aucun visiteur, nous allons faire un début de visite idéal !

Les époques s'empilent les unes sur les autres ici, et les traces sont intimement superposées ou mélangées.

rd10 06 02 C 353

Le théâtre que l'on aperçoit depuis le parking date la fondation de la ville, 4ème siècle av JC. Les piliers d'un passage (derrière la scène) sont sculptés, divinités, allégories

rd10 06 02 C 355

rd10 06 02 C 356rd10 06 02 C 357et n'est-ce pas Judith brandissant la tête d'Holopherne que voici ? Nous voici déjà dans une juxtaposition des époques, car il me semble que c'est plutôt un thème biblique que mythologique ...

rd10 06 02 C 369

Le théâtre grec a été modifié par les Romains qui, après la conquête par Octave en 42 av JC y avaient aménagé une piste pour les combats de gladiateurs et d'animaux sauvages ... Nous avons escaladé les gradins, fait le tour par le sommet, et avec quel plaisir avons découvert l'ensemble des ruines dont une grande partie s'étend de l'autre côté d'une petite route actuelle.

Pour ce matin nous nous réservons d'abord la partie nord, avec tous les sanctuaires romains d'Artémis, de Silvanus, de Cybele, des dieux égyptiens (pour que les visiteurs puissent aussi faire leurs dévotions ...) et la prison de Saint Paul. Car en 49-50 avec ses compagnons ils s'arrêtèrent ici pour enseigner les fondements du christianisme. Ils furent arrêtés et emprisonnés, puis relâchés. Six ans plus tard Saint Paul renoua ses relations avec les habitants de la ville et les Épîtres aux Philippins qui en témoignent sont arrivés jusqu'à nous ...

 

Mais de tous ces bâtiments des périodes hellénistique et romaine il ne reste plus grand chose.Les réemplois, les tremblements de terre, les conflits, l'abandon de la cité, et enfin à partir du 15ème siècle l'utisilation des ruines comme carrières par les Ottomans n'ont laissé que des fondations et quelques colonnes et chapiteaux arrivés jusqu'à nous par miracle.Ils parsèment le terrain tout au long du chemin d'où l'on a une belle vue sur la partie sud.

rd10 06 02 C 371

rd10 06 02 666Le musée ("no photo" et trois personnes pour accueillir et surveiller les deux uniques visiteurs du moment que nous sommes) regroupe un ensemble de chapiteaux, (avec quelques ruses on arrive à arracher un ou deux clichés !)

rd10 06 02 C 391

de céramiques et quelques rares statues, dont les originaux  des piliers sculptés du théâtre,

et toute une collection de pierres tombales disposées à l'intérieur ou alignées à l'extérieur décorées :

rd10 06 02 670

rd10 06 02 C 387rd10 06 02 C 393 cavaliers guerrier attendu par une femme, stoppé par un serpent dans un arbre (?) ou galopant cape au vent ;

rd10 06 02 669

rd10 06 02 C 389scènes familiales tout à fait touchantes d'intimité et de tendresse.

 

Il est presque midi, nous pouvons nous accorder une pause-déjeuner, et nous reviendrons pour visiter la partie sud cet après-midi. Le billet découpé en trois talons le permet facilement.

rd10 06 02 C 395

rd10 06 02 672C'est le moment de mon premier café frappé : mélanger vigoureusement la poudre et l'eau fraîche dans un shaker ; ajouter du sucre et du lait, suivant le goût de chacun.

Pas mal, le résultat, non ?

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Camping-car
commenter cet article
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 17:18

frise 06 01 653Théssalonique, un nom de ville mythique, qui évoque fortement l'Orient. Son emplacement sur une carte n'était pas bien précis pour moi, avant que nous étudiions le Guide Bleu de la Grèce. Grâce à Jean Giono et ses " deux cavaliers de l'orage", un peu aussi grâce à Marlène Jobert, Gérard Klein et Vittorio Mezzogiorno, je me rappelais que l'armée française y avait une base arrière pendant la triste bataille des Dardanelles ... Et nous avions tout à découvrir de la deuxième ville de Grèce, capitale de la Macédoine lorsque nous avons quitté Volos et le Pélion ce matin.

rd10 06 01 18

Longue étape aujourd'hui, comme nous n'avons pas l'habitude d'en faire, nous empruntions le plus souvent des routes que nous avions parcourues dans l'autre sens ! Nous avons eu de la chance en prenant l'autoroute, il n'y avait personne aux péages. Grève de personnel brutalisé par la crise ? Qu'importe, aujourd'hui c'était gratuit !

Nous sommes allés sur la rive sud-est pour l'étape du soir, un peu à l'écart du centre ville très animé. Nous avions l'impression d'être un peu au bout du monde, loin d'un port de commerce international actif .

rd10 06 01 648

auprès de cette petite plage et de cette vieille jetée

 rd10 06 01 649

Etrange spectacle auquel nous avons assisté ici ! Trois couples de mariés y sont venus avec un photographes pour leur reportage, autour de cette barque, sur la jetée en prenant des poses assez différentes, suivant les couples. Ca allait de la jeune mariée ingénue assise sur le quai à l'odalisque lascive ...Fantasmes des sujets ou des photographes ou des deux réunis ?

rd10 06 01 650

Nous sommes allés nous aussi, lorsque le quartier est redevenu calme voir au bout de la digue la chapelle qui ressemblait à une mosquée.

rd10 06 01 653

Que d'icônes rassemblées sur l'hôtel et les parois ! Sont-elles des ex-votos offerts par les jeunes couples ? il y a même une Dormition mais avec un jeune enfant dans les bras d'un saint homme ?

 

Une promenade dans le quartier nous a fait découvrir la maison d'une mariée abondamment décorée de rubans blancs et de couronnes de fleurs,

rd10 06 01 655 

et aussi, dans un registre très différend un magasin fabuleux et impeccable où l'on pouvait trouver toutes sortes de graines et dérivés propres à la consommation humaine. Des cafés, des pois, des riz nature, soufflés, en mélanges nippons, de nombreuses graines de cucurbitacée sèches, des noix de tous les continents, des nougats, dans des boites en fer, des compartiments en verre, des bocaux, des tiroirs, tout ça vendu en vrac ... Nous n'avons pas acheté de nutella, au chocolat ou au caramel, mais de petits sachets de préparations de soupes qui doivent être du tapioca précuit, (ici elles sont utilisées pour les petits déjeuners, nous les goûterons les soirs de pluie),des noix de pécan et des pistaches, et surtout du café, celui qu'il faut pour la préparation du café frappé dont la marchande m'a donné la recette. Je suis ravie de m'essayer à cette spécialité grecque !

Ce n'est pas la visite de Théssalonique à laquelle j'avais pensé ... Camille souhaite reprendre la route dès demain matin pour aller jusqu'à Filippi. Nous visiterons ses musées et ses  trésors en revenant.

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Camping-car
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 12:58

Nous avons rencontré un jeune homme ce matin que nous trouvons très singulier. Jugez en vous-même !

Nous sommes passés chez le concessionnaire Fiat, histoire de vérifier que tout allait bien maintenant et que nous pouvions partir pour le lointain Est sans risque de nouvelle panne.

Service parfait, on nous a pris tout de suite et remis entre les mains d'un grand jeune homme qui a fait les contrôles tout en nous posant quelques questions. Échange dans un sabir un peu difficile :

- Où habitons-nous ? Région de Valence. Belle équipe ! Ah, de quoi nous parle t'il ?

- Quelles sont ses couleurs? Les couleurs de Valence ... Nous avons eu besoin de quelques mots de plus pour savoir que ça concernait l'équipe de foot ! Pas vraiment célèbre au point que ces renseignements arrivent à Volos et que nous connaissions la réponse,  en tout cas moins célèbre que Valencia !

Le moment devenait difficile, nous perdions toute crédibilité ! Heureusement que nous avons pu dire que Valence France était entre Lyon et Marseille. Çà allait beaucoup mieux d'être encadrés par des célébrités pareilles.

Pour le remercier Camille lui a donné une bouteille d'un petit Bordeaux. Ah ! Bordeaux, grande équipe ! Très célèbre aussi pour le vin lui avons-nous répliqué. Ah, le vin ? il ne connaissait pas du tout.Il n'était intéressé que par les équipes de foot-ball.

Il ne devait boire que de l'eau ou de l'ouzo ce jeune homme qui commençait à être en transes à l'approche du début du Mondial, où les français avaient l'avantage d'une belle équipe de bons joueurs ...

 

Vers l'Office de Tourisme où nous avions dû passer pour obtenir une adresse de Fiat compatible avec le GPS (toujours le problème des transcriptions et des déclinaisons), alors que nous marchions le long d'un vieux mur Camille a été intrigué par une odeur bien particulière de cuir qu'il me fait remarquer.Et en regardant par la porte ouverte, nous avons vu un atelier sombre et deviné des peaux de boeufs suspendues devant nous.

rd10 05 31 632

J'y ai mis un pied, un deuxième, nous nous sommes avancés un peu plus et avons été accueillis pas un monsieur qui cassait la croute alors que deux autres travaillaient. Il nous a invités à nous avancer un peu plus pour voir leur travail et la machine automatique dans laquelle les peaux étaient traitées pour les rendre propres à une utilisation.

rd10 05 31 633

Un ouvrier les égalait à l'aide d'un poids circulaire, et l'autre en faisait la manutention.

rd10 05 31 630

Voici que nous avions trouvé une des tanneries disparues de Makrinitza, transportée à Volos !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:51

Nous ne pouvons pas quitter le Pélion sans parler du centaure Chiron et son élève Jason, deux grandes figures de la mythologie grecque.  Volos et sa région sont l'endroit où ces deux personnages sont nés et ont vécu. Leur image et leur histoire sont si grandes qu'elles valent bien comme présence de l'Antiquité un site mal conservé !

 

Chiron le centaure, mi homme - mi cheval, sage, sensible, cultivé (contrairement à ses semblables) a vécu caché dans une grotte de la montagne où il a acquis la connaissance du monde qui l'entourait et particulièrement des plantes. C'est ainsi qu'il fut l'un des précurseurs de la médecine avec Apollon et Esculape . Il eut de nombreux élèves dont Achille et Jason à qui il appris les arts de la musique et de la guerre, la chasse, la morale  ... Il fut victime de la lutte qui opposa les Centaures à Héraclès. La plaie que lui causa une flèche empoisonnée était incurable et extrêmement douloureuse, aussi renonça t'il à son immortalité (au profit de Prométhée) et Zeus le transforma alors en constellation connue sous le nom de Sagittaire.

 

Notre amie de Volos dit de  Jason qu'il était le fils d'une grande famille qui partit à l'aventure avec ses copains ! Sa vie est une succession de romans, de belles histoires (son éducation par Chiron), de grandes aventures (la recherche de la Toison d'or réussie grâce à l'aide de Médée), et de grandes tragédies (mari volage il fut puni par son épouse délaissée qui tua leurs enfants)

 

Et maintenant nous partons pour la Macédoine à la rencontre d'Alexandre le Grand, de sa famille et ses compagnons et de ses successeurs.

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Camping-car
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:10

frise 31 05 C 312Il y a beaucoup de façons de bien commencer une journée en Grèce pour des visiteurs. Aller se promener dans Makrinista alors que le village semble encore dormir en est une.

En quittant Portaria ce village perché  se découvre à un détour de la route. Nos amis nous en avaient chanté les charmes. Et ils avaient raison. Quant à nous, nous avions raison d'y terminer notre découverte du Pélion car c'est tellement beau que les autres villages auraient pu pâtir de la comparaison !

rd10 05 31 627

C'est un village particulièrement protégé (on y refuse toute construction qui ne serait pas strictement conforme à la tradition) et préservé (pas de voiture, pas d'engins à moteurs). Tout comme avant !

Il faut donc trouver une place aussitôt que possible avant les premières maison du quartier  Brani où le ravissement commence tout de suite.

  rd10 05 31 598

C'est la meilleure vue sur Volos dont on puisse rêver ! Et on comprend bien le surnom de "balcon du Pélion" qui lui a été attribué.

rd10 05 31 591

rd10 05 31 592

rd10 05 31 593La place du quartier sert de parking aux gens du village, mais ça ne parvient pas à en gacher l'attrait. Un ruisseau chante sur les pierres de son lit, une fontaine de marbre offre son eau claire et potable, des bancs à l'ombre des platanes multiséculaires, des ruelles pavées qui partent vers les quartiers hauts et bas et une terrasse de café qui n'est pas encore tout à fait réveillée : ça inviterait presque à rester ici.

 

Nous choisissons la rue en face qui semble la plus facile. Des maisons traditionnelles, des balcons qui déversent des jardinières de fleurs, des commerces qui proposent des produits artisanaux (?)

rd10 05 31 C 337

rd10 05 31 619et nous arrivons sur la ravissante place du Bazar. Drôle de nom qui doit rappeler une activité aujourd'hui disparue !

Nous aurions peut-être pensé à l'appeler "Place de la Fontaine", ou "place de Saint Ioannis" ...

rd10 05 31 600

La place a un charme fou avec une très belle fontaine baptisée "Liontaria" où des lions, petits et gros, gueules béantes crachent l'eau par intermittence dans un grand bassin,

rd10 05 31 601

et la petite église Aghios (Saint) Ioannis aux murs couverts de marbre avec une colonnade de marbre en façade, quelques icônes dans la salle de prières,

rd10 05 31 C 313

des platanes géants sous lesquels des tables vont bientôt accueillir les amateurs de café portent une petite plaque de bois pyrogravée d'un verset de la bible ; celui qui est creux en a aussi à l'intérieur !

rd10 05 31 615

l'eau du bassin cascade après avoir traversé la place pour descendre quelques rues ;

rd10 05 31 616

des maisons en cours de restauration, et çà doit être quelque chose à en juger par la petite taille des sacs de matériaux, les élévateurs et les brouettes pour évacuer les gravats !

Nous avons gagné un ancien monastère reconverti en grande église. Il reste aussi la porte d'accès dont l'allure est encore bien fière.

rd10 05 31 C 319

rd10 05 31 C 322Nous avons de la chance, un monsieur que nous avions pris pour un jardinier nous fait admirer la fresque qui surmonte la porte d'entrée,

rd10 05 31 C 324

nous ouvre la porte et nous fait entrer en nous disant "no  photo" et nous aide à en faire le tour. Nous commençons à remarquer qu'il y a dans presque toutes les églises  un tableau richement brodé, avec des applications de soiries qui représente la Dormition de la Vierge. Il doit être l'objet de dévotions particulières, et notre accompagnateur en a l'air particulièrement fier.

rd10 05 31 C 326

Il nous fait remarquer de nombreuses pierres de réemploi à l'extérieur de l'église, d'époques différentes. Le quadrige est sûrement de l'Antiquité, alors que les feuillages et les dragons seraient plus du début de l'ère chrétienne.

Retour vers le "Bazaar" par des rues qui commencent à s'animer, des commerces ouvrent, et des conversations vont bon train sur les terrasses.

rd10 05 31 C 341

Un dernier  zoom sur Volos avant de quitter ce village qui, au 19ème siècle avait une activité artisanale importante grâce aux nombreuses sources qui l'entourent. Elles actionnaient des presses, et alimentaient des tanneries qui ne disparurent définitivement qu'après la seconde guerre mondiale. Au 21ème siècle l'activité semble être essentiellement touristique, et tant mieux pour nous !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 20:39

portariaNous sommes arrivés à Portaria, et avons eu la chance de trouver une place dans le parking 6-jaune au centre nord-est de la ville.

Un peu d'histoire avant de partir pour une longue promenade : Volos n'est devenue une ville importante qu'après la chute de l'empire ottoman, à la fin de la première guerre mondiale, et surtout après le retour des minorités grecques installées en Turquie que les Ottomans avaient exigé en contrepartie du départ de leurs population de la Grèce. Ces exodes de 1922  bouleversèrent tant l'économie locale qu'on les appelle encore la "Catastrophe" .

Les nouvelles populations dépourvues de tout, se fixèrent plutôt à Volos, port de retour que dans les montagnes plus riches.

L'industrialisation, la deuxième guerre mondiale, la guerre civile qui ne prit fin qu'en 1949, et le tremblement de terre de 1955 précipitent l'abandon des villages pour Volos dont le développement s'accélère encore à la fin du 20ème siècle quand une université y est créée.

Avec l'augmentation du niveau de vie (!!!) et le développement du tourisme les gens des montagnes manifestent leur attachement à leurs racines en restaurant et transformant là aussi les vieilles demeures de maîtres en hôtels de luxe.

Munis de la jolie carte illustrée nous pouvons maintenant partir dans les calades, et je propose que nous suivions Camille, qui préfère le feeling et l'intuition à la carte ...

 

Première étape à l'église Saint Nicolas (5 rose, juste à l'est du parking) dont le clocher est bizarrement cerclé de ferraille et dont la seule cloche ne semble pas sonner tout à fait juste. Restes du tremblement de terre ?Des gens y préparent une cérémonie avec un pope, nous allons voir dehors.

rd10 05 30 C 276

Dans la grande cour ombragée et fleurie il y a une minuscule chapelle, seul vestige du monastère de la Madone de Portaria qui fut à l'origine du village. On en ignore la date exacte de fondation, le premier repère existant est l'acte de donation du seigneur de la région de Dimitrias à son épouse en 1273 lorsqu'elle devint nonne, lui-même se faisant moine un peu plus tard. La petite porte est fermée et nous ne pouvons donc pas voir les "belles fresques du 16ème siècle.Dommage !

rd10 05 30 564

Camille prend la voie à côté du théâtre de verdure (3 jaune en dessous de l'église) et nous descendons entre les maisons aux toits de lauzes ou de tuiles rouges qui surplombent le Golfe Panasétique,

rd10 05 30 567

rd10 05 30 577

rd10 05 30 C 295

 rd10 05 30 C 294les terrasses sous les treilles en fleurs aux parfums capiteux  de roses et de chèvre-feuille, il y a même un jardin potager bleu : ses légumes ont été traités sans modération !

 

rd10 05 30 568Des fontaines chantent sur les places et l'eau court dans les rigoles, vers les ruisseaux qui entourent le bourg. La source Mana sous l'abri aux colonnes de marbre et au toit de lauzes est une des plus belles.

rd10 05 30 C 286

rd10 05 30 C 288Les demeures anciennes-hôtels ont bien fière allure, qu'elles soient des maisons traditionnelles ou qu'elles ressemblent à des palais !

rd10 05 30 C 292

Il y en a même une cachée derrière un grand pin qui occupe sa cour !

rd10 05 30 579

Pas moins de onze églises plus ou moins anciennes sont dispersées dans la ville. Le jardinet qui entoure la minuscule Sainte Marina sent bon le jasmin.

rd10 05 30 585

Je me demande si les petites carrioles joliment peintes que nous voyons de temps en temps dans les jardins étaient des jouets ou des voitures de dames ?

rd10 05 30 586

Nous n'avons pas pris le chemin des Centaures qui part du sommet ouest du village en suivant un ruisseau et arrive à la route de Makrinitsa, à côté d'une fontaine-cascade.

Lorsque nous sommes revenus au camping-car, il est pour des Français une heure tout à fait raisonnable pour le dîner. Pour des Grecs c'est l'heure des grandes cérémonies ! Les invités d'un premier mariage quittent l'église et libèrent le parking juste à temps pour ceux d'un second qui arrivent et ont du mal à trouver de la place. Nous nous faisons discrets dans notre véhicule, car nous avons bien l'intention de passer la nuit ici sur ce parking bien plat.

Il est bien 21 heures quand les invités et le pope quittent la place qui retombe dans la tranquillité.

 

 

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:15

frise 30 05 C 273Je vais raconter une pauvre d'histoire de chiens grecs, qui s'est bien finie aujourd'hui, mais qu'arrivera-t'il au prochain "rallye Centaure" ? ou bien avant ...

Nous avons repris la route de montagne qui nous ramènera à Volos par les villages de Portaria et Makrinitsa, ceux dont les lumières brillent dans le ciel de Volos lorsque la nuit est tombée, et que l'on prend pour des étoiles ...

rd10 05 30 521

Nous traversons des villages qui s'étirent entre la forêt et les falaises qui dominent la Mer Egée de quelques centaines de mètres, c'est superbe. Le contraste des couleurs semble s'estomper derrière de la brume, mais oui, c'est ça.

Nous ne tardons pas à trouver des gens qui assurent la sécurité du rallye, ils nous conseillent de filer vite ou de nous arrêter, les voitures ne vont pas tarder à arriver. Nous préférons la deuxième proposition, filer vite ne nous convient pas.

Nous trouvons une voie de manoeuvre pour des camions au-dessus des installations d'une entreprise de fabrication de béton, de son vaste parking et de sa flotte de camions-toupies. Ce n'est pas l'endroit le plus beau que l'on puisse souhaiter, mais il sera parfait pour attendre que la route soit à nouveau libre, et pour voir les voitures en compétition.

De l'autre côté de la route une maison entourée de son jardin fleuri bien clôturé et une pommeraie où jouent trois jeunes chiens fous, belles boules de poils en pagaille, plein d'épis de folle avoine, et de poussière qui ne tardent pas à traverser la route pour venir nous voir. Nous, nous aurions préféré qu'ils restent tranquilles sous les pommiers et tentons de les y ramener, mais ça ne les intéresse plus du tout ! Ils traversent à nouveau. Ça doit être assez incontrôlable des chiots de quelques mois au bord d'une portion de route assez large, entre deux virages serrés, où les conducteurs vont essayer de gagner quelques secondes ... Comment des gens peuvent quitter leur maison en laissant leurs animaux dehors alors qu'ils doivent parfaitement savoir quel type de trafic il y aura aujourd'hui ?

Des jeunes gens arrivent, équipés de superbes appareils photos. Je suis sûre qu'ils ne sont pas là pour des chiens écrasés, mais plutôt pour des petits bolides bien lancés. Je leur parle de mon souci qui ne les laissent pas parfaitement indifférents. Ont-ils dépêché cette demoiselle qui arrive et commence à jouer avec les trois chiens alors que la mère gravit la pente qui nous sépare du parking ? Ils sont maintenant quatre à protéger ! Suggestion de la demoiselle : que nous allions sur le parking des camions dont l'accès est à peine protégé en fait. OK.

Et alors que nous y arrivons, nous entendons quelques geignements et c'est une ribambelle de bébés chiens qui sort de l'ombre d'un camion ... Nous en avons maintenant une douzaine à surveiller !

rd10 05 30 524

rd10 05 30 C 262

rd10 05 30 C 250Finalement une deuxième jeune femme est arrivée, et à trois nous avons pu assurer un relais pour amuser les chiens et leur ôter l'envie de traverser la route pendant que les voitures passaient en vrombissant.

 

 

Je suis assez "surprise" par l'attitude des Grecs qui se confirme vis à vis de leurs chats et chiens. Ceux qui nous ont préoccupés aujourd'hui ne sont pas des animaux errants, mais leurs propriétaires ne semblent pas y être attachés, bien qu'il s'agisse de chiens de garde (c'est vrai que la garde du parking n'était pas bien assurée, la chienne avait peut-être la charge des véhicules ? ) ils pourraient au moins essayer d'en limiter la prolifération. Je ne crois pas que la charge de leurs animaux leur coûte bien cher, ils ne peuvent espérer des économies ici pour rétablir leurs pauvres finances.

 

Tout au long de cette route il a beaucoup de fleurs, et j'ai une belle récolte aujourd'hui pour mon herbier virtuel :

rd10 05 30 529

rd10 05 30 533rd10 05 30 541rd10 05 30 552des campanules étalées (il doit y avoir une grande variété de campanules en Grèce aussi), des ipomées blanches, des oeillets à delta, et des chardons penchés, rd10 05 30 539

les bas côtés sont couverts de vesces bleues, et alors que nous gagnons le versant occidental de la montagne, les coteaux au-dessus du golfe et de Volos sont couverts de genets à l'odeur de miel.

rd10 05 30 550

Nous avons passé la station de ski régionale, sur les pentes du Mont Pourianos Stavros qui culmine à 1624 mètres et avons fait une pause-caférd10 05 30 544 à Hania qui accueille comme il se doit les skieurs et promeneurs : cafés, restaurants, marchands de souvenirs, de miel, de poterie culinaire régionale célèbre, de fleurs à planter et de fruits, frais, en conserves, en confitures : beaux alignements de pots !

rd10 05 30 537

L'eau jaillit des fontaines

rd10 05 30 545

rd10 0530 555

et court le long de la route.

C'est ainsi que nous sommes arrivés à Portaria. Et c'est une autre histoire que je dirai bientôt !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 20:22

frise 05 29 495C'était C'était sûrement une bonne idée de ne pas être allés sur les plages au sud de Tsagarada., mais maintenant que les fils de la batterie sont bien serrés, il est indispensable d'aller à Mylopotamos, à quatre kilomètres en dessous de Tsagarada par une petite route bien pentue, bordée de belles maisons anciennes et de somptueuses villas toutes neuves.

rd10 05 29 484 

On ne s'en lasserait pas de descendre par une route si spectaculaire ...

rd10 05 29 486

Les cartes postales que nous avons vues sont magnifiques et vraies. La seule différence, ce sont les baigneurs, et encore pas si nombreux.

rd10 05 29 485

Après avoir descendu un chemin-escalier

rd10 05 29 488

fleuri de grosses campanules bleu-clair qui attirent beaucoup d'insectes et de ravissantes inconnues  roses, 

rd10 05 29 489

rd10 05 29 487

nous sommes arrivés sur cette merveilleuse plage qui en cache encore une autre ! 

rd10 05 29 491Je redis nos activités plage favorites ? Baignade, séchage, lecture jusqu'à avoir trop chaud, et on recommence ... jusqu'à en avoir assez !

J'espère que tout ça restera possible pendant longtemps, car quelques engins de chantier ouvrent un passage juste dans le prolongement du parking. Peut-être que ce sera une somptueuse villa en surplomb et pas un immeuble d'appartements.

rd10 05 29 496

Superbe terrasse de café accrochée aux rochers, d'où l'on peut admirer la transparence de l'eau, ses couleurs incroyables, ses courants et le chatoiement du soleil sur les vaguelettes ... et les gerbes d'eau des plongeurs.

rd10 05 29 494

On se retourne un peu avant de repartir ?

Pour Agios Ionnis. Pas du tout le même genre. C'est une station balnéaire réputée. Avec tout ce qu'il faut pour accueillir toutes les familles qui arriveront ici dans trois semaines, les vacances scolaires commenceront le 20 juin.

Dommage pour nous, le terrain de camping n'a pas de machine à laver le linge, c'était pour la lessive que nous avons choisi de nous y arrêter. Donc lessive à la main !

Et longue balade le long de la plage pour essayer de retrouver celle des cartes postales !

Nous longeons la promenade. La rue en front de mer est équipée de solides séparateurs qui empêchent les changements de voie trop rapides. Il faut de grands moyens pour contenir les tendances naturelles des automobilistes grecs ...

rd10 05 30 C 238

Elle est bordée de maisons à balcon de bois et profusion de fleurs

rd10 05 30 C 247

de restaurants dont l'inévitable "pharotaverna".

rd10 05 30 C 244

Le séraphin au dessus de la porte de l'église semble avoir un peu de mal à sortir la tête de ses trois paires d'ailes qui l'étouffent presque.

rd10 05 30 505

Tout au bout de la plage, après le port, un sentier se dessine dans un éboulis, il faut peut-être le suivre pour enfin arriver à la plage de carte postale ?

rd10 05 30 508

Eh, oui ! c'est là qu'elle se cache presque. Tout de même équipée de parasols et chaises longues elle doit attendre l'arrivée des baigneurs qui la tirera de son sommeil.

C'est vraiment Mylopotamos que je préfère, elle a un côté plus secret et plus sauvage. Pour combien de temps encore ?

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 18:56

frise 30 05 499Nous sommes donc repartis vers le nord du Pélion et les petites plages de la côte égéenne ...

La route est devenue plus sinueuse et étroite, une vraie route de montagne, avec un paysage somptueux. Des forêts, des maquis très verts descendent en cascade jusqu'à la mer Egée, dont les bleus chatoient quelques centaines de mètres plus bas. Nous pensons aux personnes que nous avions rencontrées sur le parking de Vergina qui nous avaient recommandé d'éviter cette côte à la circulation trop difficile. Ça dépend du projet de chacun. Le leur était de traverser l'Europe du Sud au Nord en un temps assez rapide, ça ne leur permettait pas de regarder autour d'eux en flânant. Alors que nous, nous sommes surtout intéressés par la flânerie !

rd10 05 29 480Elles ne sont pas consacrées à la promenade ces routes, quelques conducteurs de petits bolides Peugeot et Renault ont l'air de beaucoup les apprécier, ils les parcourent à une allure très sportive, et nous avons les oreilles pleines des ronflements de moteurs et des crissements des pneus. C'est assez impressionnant dans ce paysage.

Nous voyons alors des équipes d'hommes qui balisent la route, posant d'abondants rubans jaune et rouge le long des passages les plus étroits, des ponts qui ressemblent à des passerelles au fond des épingles à cheveux, et autour des arbres très proches de la route.

Un rallye passe ici demain et tout ce monde le prépare, chacun à sa façon.

 

J'aimerais bien que nous nous arrêtions un peu pour mieux admirer ce paysage, et descendre vers les toutes petites plages au fond des criques, perles de sable blond le long du rivage escarpé.

Camille a l'air assez imperméable à cette idée, et c'est dans un village, à Tsangarada, OK, le Guide bleu nous vante ses géraniums et le platane plusieurs fois centenaire de sa place, mais enfin ... que Camille s'arrête.

 

Et tente de repartir.Et le moteur est muet. Tente à nouveau, et encore ... Toujours rien. Cette fois nous sommes en côte dans une étroite rue sinueuse, presque une ruelle, un samedi après-midi, si loin de Volos et de l'agent Fiat, et un rallye automobile doit passer ici demain. Oh que c'est désagréable ! Il faut évidemment faire quelque chose !

Appeler le service d'assistance de l'assurance, bien sûr. Le saint Guide bleu nous dit comment faire Page 51.  "00 33 avant le n° de téléphone sans le 0". Ca ne marche pas avec le portable de Camille qui pendant ce temps là cherche le triangle à poser à l'arrière de camping-car. - Mais pourquoi n'est-il pas là ? - Je ne sais pas, et je vais essayer de téléphoner du bistrot juste en dessous de la rue.

Le bistrot n'a qu'un mobile qui ne peut pas sortir de Grèce. Mais me conseille d'acheter une carte de téléphone à l'épicerie au dessus pour aller à la cabine un peu plus loin. Merci, j'y vais ! Le vieil épicier et moi avons un échange un peu difficile (question de langues), mais j'arrive à comprendre qu'il est en rupture de stock. Ca devient de plus en plus difficile, et Camille n'a toujours pas trouvé le triangle. - Mais enfin, où l'as-tu mis, toi qui ranges tout ? - Je n'en ai pas la moindre idée car je n'en ai jamais eu besoin. - C'est toujours pareil ...

Heureusement, le monsieur du bistrot est monté pour voir ce qui anime le quartier à une heure d'habitude si calme ; et me demande si je l'ai eue cette carte ? - Non, il n'en a plus ! Il soupçonne que nous ne nous soyons pas compris et   m'emmène vérifier. Pas d'erreur, il n'y en a pas, jusqu'au début de la semaine prochaine ...

Et pendant ce temps-là Camille cherche encore le triangle. Qu'il y en a des rangements dans ce camping-car !

Par chance, le bistrotier compatissant continue de nous aider et me conseille d'aller à la supérette à côté de la cabine téléphonique pour voir s'il n'y aurait pas une carte. Non. Mais les dames me disent d'utiliser leur téléphone fixe. La liaison ne se fait toujours pas ! Mais finalement, il y a peut-être une n° spécial à appeler de l'étranger ! Il me faudrait vérifier, par internet bien sûr !

 

Je reviens au camping-car où Camille a fini par trouver le triangle, finalement pas vraiment caché. Mais nous avions perdu notre sang-froid et la capacité de réfléchir quand nous nous sommes trouvé bloqués ici. Sûrement plus d'une heure déjà ! Posé à l'arrière le triangle attire du monde presque instantanément. Deux messieurs arrivent, nous demandent ce qui se passe, l'un ne parle que le grec mais semble bigrement intéressé par la mécanique. Que je n'aime pas ça ! L'autre parle anglais et me propose ses services. Je cherche une liaison internet. Pas de problème, il me dit de le suivre. C'est sa femme à laquelle il s'adresse en espagnol qui me donne son ordinateur connecté à internet. Et elle me parle dans un français impeccable ! Vérification : c'était bien ça, il y a un n° spécial ...

Retour au camping-car où l'amateur de mécanique est plongé sous le siège conducteur. Il a passé en revue le moteur, trop électronique, et va s'attaquer aux fusibles. Refrain : Oh, que je n'aime pas ça !

L'appel marche sur le portable de Camille, mais le service d'assistance de l'assurance nous demande de nous adresser au constructeur du véhicule qui est sous garantie ...

Du côté mécanique ça s'affaire, du mien j'appelle Fiat. Qui vérifie la date de mise en circulation du véhicule : un an hier, joyeux anniversaire ! ... Je crains que la communication coupe sur le portable, le monsieur "multilinguiste" me propose de me faire rappeler sur le sien. Ça marche, sa femme arrive avec son mobile et un appel de Fiat pour nous ! On ouvre le dossier, on décrit le problème et ...  le moteur se met à ronfler. Oui, à tourner !

Viva le-jeune-homme-mécanicien-amateur ! Non seulement il a compris ce qui n'allait pas, mais il a trouvé comment y remédier ! Et honte à moi qui aie craint le pire !

Fiat raccroche, nous sourions et rions tous, nous respirons mieux ! C'était une cosse de batterie qui était complètement dévissée, ou quelque chose d'approchant  ...

Il est 3 heures, nous n'avons pas mangé et ressentons la faim, maintenant que l'angoisse est passée ! Il m'a semblé que c'etait dans une salle de restaurant vide, mais restaurant quand-même, que m'a reçue le couple qui  a mis son ordinateur à ma disposition ? Oui, c'est ça. Eh bien nous allons profiter de votre table, c'est bien la moindre des choses que nous puissions faire !

rd10 05 29 471

Après avoir garé le camping-car, remercié comme il le fallait le jeune mécanicien qui repartait déjà, rangé le triangle là où Camille l'a trouvé, nous avons eu le loisir de regarder autour de nous. La rue fait une colonne vertébrale aux quartiers de Tsangarada (transcription Guide bleu) ou Tsagkaràda (transcription Michelin), ou Tsagarada (transcription Office de tourisme de Volos) qui s'étendent au-dessus et en dessous, reliés autant par des escaliers que par des ruelles pavées de grandes pierres à la route.

rd10 05 29 475

La "Taverna Agnandi" (la fontaine) s'ouvre sur une grande place avec une fontaine de marbre, l'immense et énorme platane multiséculaire que nous espérions voir, l'église moderne ; c'est là qu'est installée la terrasse la plus agréable que nous puissions trouver !

rd10 05 29 472 

Le garçon arrive avec le menu et un pichet qu'il remplit à la fontaine. Un peu d'eau fraiche avant tout pour nous remettre et nous pouvons regarder la carte. Avant que nous ayons eu le temps de l'ouvrir la restauratrice arrive avec une bouteille de vin blanc, un "blanc de noir" de la région d'Imathia, de la part de son mari pour fêter l'anniversaire du camping-car ! Nous n'avons plus revu Konstantinos Panos, le monsieur aux langages européens, mais avons très agréablement discuté avec sa femme, Marie José Morales. Ils sont tous les deux les hôtes idéaux dont nous avions besoin. Camille leur donne un viognier, cépage particulièrement rhodanien en guise d'échange et de remerciement.

 

Nous avons délicieusement mangé chez eux une crème de courgettes et noix qui ressemble au tzatziki (concombre, ail et yaourt grec) tout aussi frais et délicieux

rd10 05 29 474rd10 05 29 476 

 

 

J'ai choisi de la saucisse aux poivrons rouges (beaucoup) et à la tomate alors que Camille a préféré le porc confit aux pommes. 

Le prix des restaurants grecs est souvent étonnament modeste.

 

 

Nous avons eu l'impression en partant vers la plage d'avoir de nouveaux amis sur cette belle terre du Pélion.

 

Nous garderons un souvenir heureux de Konstantinos et Marie José qui ont si bien su faire ce dont nous avions besoin au bon moment ! Promis, nous reviendrons.

Repost 0
Published by Camille et Pierrette - dans Voyages familiaux
commenter cet article