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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:27

Puisque nous sommes consignés à la maison en ce mardi 6 octobre pour cause de pluies partout en Drôme et Ardèche, c'est le moment de reprendre le récit de randonnées passées.

J'ai enfin rechaussé avec un vif plaisir, mes chaussures de marche après les avoir laissées pendant 4 mois ... Pour une découverte indispensable, les cuves du Duzon, ruisseau ardéchois.

Nous nous sommes rendus au pont du Duzon, un peu en amont de Douce-Plage à l'est de Tournon. Le Duzon descend du plateau de Vernoux où il prend sa source au col de la Justice. Après une course de 32.2 km sur un lit de roche nue, ou au plus profond de gorges étroites il se jette dans le Doux. Les pluies abondantes des épisodes cévenols récents alimentent un débit tumultueux en automne, alors qu'il est très réduit le reste de l'année. C'est donc bien le moment d'y aller faire un tour !

D'abord la carte extraite du panneau didactique planté sur le parking, juste au départ de la course.

MGM - Les cuves du Duzon

Les aspects faune et flore e la région y sont décrits. Des lézards, des circaètes Jean-le-Blanc, des couleuvres vertes et jaunes ou des coronelles girondines ??? K'es ako ?

Sous les chênes, essence principale des forêts qui couvrent les pentes abruptes qui nous entourent il y a deux variétés de serpents, la couleuvre diurne, la coronelle nocturne que nous ne devrions pas rencontrer, le temps n'est pas assez chaud pour l'une et ce n'est pas l'heure pour l'autre. Pas plus de fleurs de genets. Par contre celles des touffes de callune fausse bruyère sont là sur la pente dès notre départ.

MGM - Les cuves du Duzon

Nous sommes passés par Mouret et avons suivi la route jusqu'à Grange de Vaure, où elle s'arrête. Deux petites chèvres nous accueillent là, sûrement habituées à faire les stars ardéchoises pour des randonneurs puisque son propriétaire nous a dit qu'il serait riche s'il s'était fait payer à chaque prise de vue !

Moi, c'est le pont d'où nous avons démarré, tout au fond, que j'ai photographié !

MGM - Les cuves du Duzon

Le fléchage pour les cuves du Duzon est régulier et ne permet pas le doute. Il n'y a qu'à le suivre régulièrement. Donc nous sommes passés au Bec et avons ensuite dévalé un chemin plein de pierres jusqu'à une clairière bien plate. on y entend le grondement du Duzon qui bondit entre ses parois en écumant.

MGM - Les cuves du Duzon

Le chemin sur la rive droite permet juste de voir les eaux bouillonnantes, la cascade impétueuse qui se jette dans une marmite pas encore parfaitement ronde et tout en haut une retenue d'eau dont ne saurons pas si elle est naturelle..

MGM - Les cuves du Duzon

Car le chemin s'arrête juste là. Fermé. Au-delà il est écroulé, sans protection, défoncé avec quelques cuvettes d'eau .... il faudrait vraiment une sacrée témérité pour franchir les branchages qui forment barrière !

La baignade est interdite dans ce torrent, même lorsque les eaux sont plus calmes, par contre on peut lire sur Wikipédia que le canyoning y est possible.

Demi-tour, ce chemin et les cuves sont un cul-de-sac. Nous choisissons de remonter la partie très pentue du chemin avant de pique-niquer ; les pentes sont si rudes avec l'estomac plein, et je n'ose dire les bouteilles de Mado, de Michel ou de Bernard ... Heureusement nous étions 19 pour les partager !

Donc pique-nique au Bec. Josette nous a révélé qui est son nouvel ami. Le suspens était quasiment insoutenable ! Un GPS qui semble mieux fonctionner que le précédent. Ne sommes-nous pas un peu déçus ?

Elle vérifie régulièrement les données grâce à celui de Gérard qui a encore bien recours aux cartes pour affermir quelques unes de ses convictions.

MGM - Les cuves du Duzon

Passer par Laréal nous a fait franchir deux clôtures qui n'interdisaient peut-être pas qu'aux ânes le passage, et nous sommes arrivés sur le plateau. Vue superbe.

MGM - Les cuves du Duzon

Nous sommes redescendus à Grange de Vaure où Michel n'a pas pu jouer au berger, les chèvres n'étaient plus là !

MGM - Les cuves du Duzon

A Mouret nous avons pris le grand chemin qui conduit jusqu'à Ferrand. Nous avons choisi une clairière à côté d'un ruisseau cascadant pour la photo de groupe un peu tardive, il manque 3 participantes.

MGM - Les cuves du Duzon

Depuis Ferrand un sentier à la descente très rapide nous a ramenés juste en face du pont.

MGM - Les cuves du Duzon

Chiffres du jour : 11,100 kilomètres et 460 mètres de dénivelé ... Vivent Josette et son GPS !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:17

D'abord la carte ! dont il ne faut pas douter ! vérifiée par le GPS de Gérard et par ses instruments de mesure de latitude et longitude ! C'est la signalisation qui pose problème en Ardèche et fait parfois préférer le chemin qui descend plutôt que de revenir sur nos pas par le chemin qui maintenant monte !

Donc il faudra revenir pour "la pierre qui branle" que nous n'avons pas trouvée, mais finalement nous avons bien vu quelques mégalithes et avons parcouru le chemin des crêtes qui fut le clou de notre sortie.

Alors qui se plaint ?

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Nous avons cheminé entre des prairies d'élevage de cochon noir (sans s, nous n'en avons vu qu'un), de chevaux, d'ânes et de vaches laitières.

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Nous sommes bien passés par la Pichonnière, sommes arrivés à la Faurie où un chemin bordé de haies et de grosses pierres était bien tentant. Mais nous avons continué sur 2 kilomètres la route que nous ont indiquée des habitants du hameau. Elle suivait par endroit de grandes dalles de basalte qui devaient faire partie ou presque de ce que nous cherchions, les mégalithes. Parmi des bruyères sèches quelques unes avaient réussi à résister à la canicule de l'été et offraient leurs corolles légères au zéphyr qui rafraichissait l'air.

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Et nous sommes bien arrivés au panneau "Circuit des mégalithes" ... Enfin !

Nous avons gagné par un large chemin tracé dans une forêt un ensemble de pierres colossales. Elles sont là depuis que les volcans ardéchois ont répandu leur magma, finalement il n'y a pas si longtemps.

En effet, alors que les volcans du Cantal et du Puy de Dôme ont 14 millions d'années, ceux du Coiron 8 millions, on situe l'activité des"jeunes volcans d'Ardèche", (ceux de ce plateau) entre -180 000 et -40 000 années. Incroyable ! A l'échelle géologique c'était hier.

Allez, on escalade pour se mettre en appétit !

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Et ces grosses croupes rondes nous ont fait un excellent coupe-vent pour le pique-nique.

Et un fond idéal pour la photo de groupe.

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Sans sieste, et sans continuer le circuit des mégalithes nous sommes repartis vers Alboussière. Nous avons traversé le Duzon que nous entendions sauter d'invisibles rochers et pentes, camouflés par la végétation sauvage qui tapisse le ravin là dont les terrasses étaient entièrement cultivées encore au 20ème siècle .

Nous sommes passés par le Vivier, Montepiat, un chemin de Compostelle sur quelques centaines de mètres, Rosières et avons remonté le long d'un immense champ en cours d'ensemencement. Du sommet le panorama est magnifique. Tout à l'ouest, là-bas, bien loin c'est la Pichonnière avec son grand bâtiment, mairie de la commune de Champis constituée de multiples hameaux assemblés, là où nous nous sommes trompés ce matin.

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

En plus du panorama il faut aussi lire une plaque commémorative du combat de Leyrisse le 8 juillet 1709 entre les camisards d'Abraham Mazel et les troupes royales. Voici un lien qui donne les éléments historiques de cet épisode douloureux.

Nous avons continué sur le GR 42, puis les GR 420 et GR42A pour arriver finalement au lac artificiel sur le Duzon, au niveau très bas. La vanne était complètement ouverte. En voyant une berge défoncée nous avons pensé qu'il avait fallu évacuer un trop-plein provoqu" par de très grosses pluies qui avaient dû s'abattre sur la région récemment.

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

En avançant juste au bord j'ai découvert d'immenses empruntes de pattes d'oiseaux. Josette m'a rassurée, ce n'étaient pas des empruntes fossilisées de dinosaures volants Troödontidés ou Droméosauridés qui avaient disparu depuis bien longtemps lorsque les volcans d'Alboussière sont rentrés en éruption ! Ce serait plutôt les empruntes d'un héron venu chercher ici quelques tétards !

Quelle déception !

MGM - Alboussière, le chemin des Crêtes

Le goûter offert par Claudie est un "gâteau de femme pressée". Gérard lui, nous a offert de l'eau pétillante et les chiffres du jour : 15.1 km et 368 mètres de dénivelé.

Des performances bien supérieures à celles qui étaient annoncées. Pour le plaisir de tous.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 14:57

Méconnaissable pour les Montmeyranais la place de l'Europe qui pour un soir est devenue théâtre de verdure pour accueillir le Quatuor Nostos guidé par Christophe Colette, premier violon du Quatuor Debussy ...

Jusqu'à 20h c'est l'heure des dernières mises au point, quatuor en scène sous l’œil attentif du "maître" Christophe Colette.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à MontmeyranLa modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Montmeyran

A 20h30 place au concert.

David Colon, président de Saoû chante Mozart a remarqué que nous sommes sous le signe de l'Europe pour ce premier concert sur la place de l'Europe, un orchestre très européen

le Quatuor Nostos constitué de

Panagiotis Charalampidis, 1er violon, (Grec)

Novile Maceinaite, 2ème violon, (Lituanienne)

Albert Paya Velazquez, alto, (Espagnol)

Dimitrios Karagiannakidis-Samsarelos, viloloncelle (Grec)

dans le cadre du festival de Saoû chante Mozart qui vient d'obtenir le très prestigieux label EFFE (Europe for Festivals, Festivals for Europe) !

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Montmeyran

Et Hervé Chifflet a présenté le programme.

Haydn : Quatuor en ut majeur Op. 33 n°3 "L'oiseau"

Mozart : Quatuor en do majeur KV 465 "Les dissonances"

Beethoven : Quatuor en fa majeur Op. 18 n° 1

Le quatuor de Haydn est tout simplement plein de chants et de gazouillis.

Celui de Mozart dont les dissonances choquèrent si bien ses auditeurs à l'époque de sa composition que certains crurent nécessaire de les corriger du début. Problème de compréhension, ce n'est pas une musique de salon, mais une œuvre maçonnique décrivant le chaos initial et le cheminement vers la lumière.

Quant au quatuor de Beethoven, op 18 n°1, composé du temps de sa jeunesse son climat est léger, contrairement à ceux que nous avons entendus aux cours des deux concerts précédents.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Montmeyran

Ils ont été interprétés avec beaucoup d'élégance, de délicatesse et de vivacité par ce jeune ensemble créé en 2013 et qui a déjà acquis une belle homogénéité.

Et c'est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons écouté le bis qu'il nous a offert, le 2ème mouvement du quatuor de Haydn.

Belle soirée ! Habitant à Montmeyran j'espère que c'était la première d'une habitude à prendre.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Montmeyran
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 20:25

C'est une de ces fins de journée qui marquent un été ...

Dans la cour Renaissance du château de Suze la Rousse dont les pierres rayonnent encore de la chaleur de la journée le président de Saoû chante Mozart, David Colon ouvre le concert en évoquant les partenaires à qui nous ls devons aussi : les Châteaux de la Drôme et notre mécène du jour, Véolia. Mais il faudrait parler plus fort, les spectateurs du fond de la cour ne vous ont pas entendu.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Suze la Rousse

Ils n'ont pas entendu non plus Hervé Chifflet qui nous a présenté le programme dont les œuvres nous seront données chronologiquement, et qui a réussi à faire taire les hirondelles et les téléphones portables acr c'est le moment du

Quatuor Zaïde

Mozart : quatuor en ut M K. 157 "quatuor milanais"

Haydn : quatuor en fa M op.50 n°4 "quatuor prussien"

Beethoven : Quatuor n° 13 en si b Majeur, op.130

Hier soir, Thomas Ravez, violoncelliste du quatuor Varèse m'a dit que ce sont de "grandes dames" qui constituent ce quatuor fondé en 2009 et qui a, dès 2010 remporté de nombreux concours internationaux.

cliquez sur le lien, non seulement il y a la bio du groupe, mais aussi des enregistrements.

Depuis janvier 2011, Charlotte Juillard joue un violon de Joseph Gagliano de 1796 prêté par Mécénat Musical Société Générale. Depuis février 2014, Juliette Salmona joue un violoncelle de Claude-Augustin Miremont prêté par l’association des amis du violoncelle.

Haydn aurait pu utiliser le violon que nous avons entendu ce soir !

Le quatuor de Mozart est tour à tour émouvant, déchirant et finalement plein d'humour. Il reçoit ainsi que celui de Haydn qu'il avait composé à l'intention du roi de Prusse, talentueux violoncelliste un accueil chaleureux de la part de l'ensemble des spectateurs.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Suze la Rousse

Le quatuor n° 13 de Beethoven a constitué la seconde partie du programme. En 6 mouvements, il est perçu comme le plus accompli des quatuors qui furent ses dernières compositions, et l'aboutissement de ses recherches en matière de musique de chambre.

J'ai remarqué tout particulièrement le dialogue entre violon et violoncelle, les dissonances qui renforcent l'atmosphère dramatique de certains mouvements.

Un long moment de concentration avant le 5ème mouvement, la cavatine dont Beethoven a dit qu'il la composa dans les pleurs de la mélancolie.

Le 6ème mouvement est dissonant, dramatique, emporté puis de temps en temps calme et poétique avant de repartir dans les graves, la profondeur et les tumultes.

C'est une oeuvre très impressionnante, à l'interprétation fine et vigoureuse que l'auditoire a vivement applaudi.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Suze la Rousse

Et bien que cette œuvre soit sûrement éprouvante pour ses interprètes, le Quatuor Zaïde nous a offert un bis, le 5ème nocturne de Bartok.

Avoir pensé à un nocturne pour un bis dans une séquence "Nuit Mozart" est une belle attention.

Merci mesdames.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Suze la Rousse
Quelques photos du Quatuor Zaïde, de la nombreuse assistance et de la cour du château, dues au service communication de Saoû chante Mozart.
Quelques photos du Quatuor Zaïde, de la nombreuse assistance et de la cour du château, dues au service communication de Saoû chante Mozart.
Quelques photos du Quatuor Zaïde, de la nombreuse assistance et de la cour du château, dues au service communication de Saoû chante Mozart.

Quelques photos du Quatuor Zaïde, de la nombreuse assistance et de la cour du château, dues au service communication de Saoû chante Mozart.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 12:29
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron

Le thème de la nuit a présidé, comme pour le concert de Dieulefit hier, à l'établissement du programme du concert d'Anneyron par le

Quatuor Varèse

Mozart : KV 464 en la majeur

Dutilleux : "Ainsi la nuit"

Beethoven : op. 135

Mais ce n'estt pas le même type de nuit ! De graves questions se posent tout au long des œuvres présentées.

Le jeune Quatuor Varèse, lauréat de nombreux prix internationaux, a interprété avec beaucoup de délicatesse, et une énergie remarquable le rigoureux quatuor KV 464 "du maître" Mozart, très dramatique, voire tragique, aux dialogues entre les instruments très rapide, questions et réponses brèves et concises.

Parmi ses "élèves"ont été choisi Henri Dutilleux dont il nous a fait entendre le quatuor "Ainsi la nuit" ... L'introduction d’œuvres quasiment contemporaines est une grande nouveauté pour le festival Saoû chante Mozart ... Le thème de la 26ème édition du festival, la modernité de Mozart, est l'occasion de nous faire entendre des sons auxquels il ne nous avait pas habitués et qui, pour le moins surprennent nos oreilles un peu trop formatées à la musique des 18ème et 19ème siècles !

La musique de Mozart a-t-elle fait à ses contemporains le même effet que celle de Dutilleux nous fait ?

C'est une musique très dissonante et intensément dramatique. La nuit, l'angoisse, la mort surgissent à chaque coup d'archet.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron

Autre élève ou compositeur très influencé, Beethoven qui a été bien peu programmé lors des saisons précédentes.

Son 16ème quatuor op 135 aussi dissonant, inquiet et angoissé que les deux que nous avons entendus précédemment.

Voici un programme très sérieux et très intéressant que le public a écouté avec beaucoup d'attention. Belle qualité d'écoute et applaudissements chaleureux.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron

Le Quatuor Varèse nous a offert, en bis, un mouvement de Robert Schumann qu'ils vont bientôt enregistrer.

Merci à tous pour ce très beau concert, dans cette ville d'Anneyron où nous sommes toujours très bien accueillis. David Colon, notre président parle de "gratitude envers ce territoire". C'est presque les mêmes mots qu'utilise monsieur Alain Genthon, maire d'Anneyron pour nous dire combien il apprécie que le festival se déplace au nord du département, un peu loin de Saoû.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron

Et pour finir voici trois photos de Charlotte, chargée de communication du festival.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Anneyron
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:03
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit

Nous avons retrouvé les fidèles auditeurs que nous rencontrons depuis bien longtemps, nous avons partagé les dernières nouvelles, nous avons essayé de ne pas dire combien il fait chaud... Et l'heure est arrivée de laisser la place à Mozart !

En cette fin de journée provençale David Colon, notre président, a ouvert sous les stridulations des cigales, la saison 2015 du festival Mozart français et reçu nos applaudissements pour l'obtention du prestigieux label "Europe for Festivals, Festivals for Europe" .

Notre longue visite estivale de la Drôme commence par une Nuit Mozart, en deux concerts.

: Les Musiciens du Louvre Grenoble (en petite formation)

Claire Delgado-Boge, soprano

Florian Cousin, direction

ont interprété un programme d'oeuvre de Mozart où la nuit est toujours présente :

Sérénade nocturne KV 239 - Marcia / Minuetto Rondo

La Clémence de Titus "Deh per questo istante solo"

Divertimento en fa majeur KV 138

Ergo interest... Quaere superna KV 143

Ascanio in Alba

Air de Vénus : « Al chiaror di que bei rai »

Une petite musique de nuit KV 525 20'

Les Noces de Figaro

Air de Barbarina "L'ho perduta, me meschina"

Musique plutôt légère, gaie, mais pas seulement, que les musiciens ont interprétée avec beaucoup d'humour sous la baguette preste de Florian Cousin.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit

Claire Delgado-Boge, soprano, nous a emmenés avec quelques airs des opéras de Mozart, "la Clémence de Titus", "Ascanio in Alba" et "les Noces de Figaro" chantés d'une superbe voix cristalline et toute en nuances, avec une articulation parfaite, dans un monde d'émotions variées.

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit

Joli succès pour cet ensemble qui nous a gratifiés, en bis, d'un mouvement de la "petite musique de nuit KV 525" un peu moins vif que dans sa première interprétation ! Et c'était déjà le moment des cadeaux offerts aux interprètes pour se souvenir un peu de Saoû chante Mozart !

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit

Une heure plus tard David Colon et Henry Fuoc nous présentent l'exceptionnel concert auquel nous allons assister. Ce dernier, fondateur de Saoû chante Mozart il y a 26 ans, découvrit le jazz en 1948. Grande révélation : il participa à la création de Jazz à Lyon un peu plus tard. Dans ce cadre il fut amené à travailler avec

Antoine Hervé (piano) qui mène la soirée.

Antoine Hervé nous a d'abord livré son concept de la modernité en général, "cette balle qui roule sans arrêt et derrière laquelle nous courrons sans jamais la rattraper". Puis nous a expliqué l'"acousmatique", ces sons dont on se sait pas d'où ils viennent, captés dans la nature ou la vie, puis triturés par les instruments électroniques qui sont le matériel dont disposent les compositeurs actuels.

Et il était temps de nous faire entendre ce qu'il a composé avec ses deux complices

Isabelle Poinloup, soprano
Véronique Wilmart, clavie
rs - ordi

sur des thèmes extraits d'oeuvres de Mozart, leurs "Mozartitudes" !

Recommandations : ne pas chercher à comprendre, se laisser aller avec ces musiciens en courant derrière le ballon.

Ça a été parfois difficile de courir derrière cette balle car il nous est arrivé d'avoir le souffle court, surtout au début. La surprise passée nous avons entendu avec intérêt, et même plaisir la voix extraordinaire d'Isabelle Poinloup, soprano surdouée capable de tout chanter, depuis les grands classiques jusqu'à ce jazz expérimental et encore bien d'autres musiques.

Quant à la musique de Véronqiue Wilmart, tirée de claviers et d'ordinateurs, elle est également très intéressante, mais c'est une musique très peu viisuelle, et c'est bien dommage. Sûrement un manque d'habitude ?

C'était un concert surprenant et très intéressant.

Beau début de saison !

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit

Ces concerts ont eu lieu dans le cadre magnifique du Parc de la Baume, écrin superbe. Voici quelques photos que j'ai empruntées à madame Christine Priotto, maire de Dieulefit. Elle a un bon photographe !

La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit
La modernité de Mozart, le festival Saoû chante Mozart à Dieulefit
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 06:07

Sur le bord des sentiers que nous quittons rarement les nouvelles orchidées deviennent rares, les orchis pourpres, militaires et singes fanent, alors nous nos yeux se libèrent pour les autres fleurs dont voici les plus belles ...

Flore de la montagne des Ussets

La mélisse des bois ou mélitte à fleurs de mélisse ou encore citronnelle pousse aux bords des chemins boisés. Ses fleurs sont pourpres et blanches. Elle peut atteindre jusqu'à 60 centimètres de haut. Et enfin en infusion elle aide à la digestion et calme les problèmes d'estomac. J'allai oublier, la fleur est superbe et les feuilles rappellent beaucoup celles des orties. Elle est de la même famille, celle des lamiaceae.

Flore de la montagne des Ussets

Le sous-bois s'est éclairci et nous avons trouvé de nombreux sceaux de Salomon. C'est sur les rhizomes que ce sceau est incrusté, alors nous n'avons pas cherché à vérifier l'origine de son nom.

Les fleurs en clochettes sont assemblées deux par deux. Rien à voir avec le muguet, les clochettes sont beaucoup plus longues, vertes au bord de la corolle et sont vraiment suspendues sous le tige. A l'automne elles seront des graines bleues iridescentes.

Flore de la montagne des Ussets

Les bleuets commencent à fleurir. Je crois que celui-ci est une centaurée des montagnes. Pas sûr car les feuilles lancéolées et couvertes de duvet sont vraiment très longues ? La fleur est rose à l'intérieur, bleue à l'extérieur.

Flore de la montagne des Ussets

La phalangère à fleurs de lis est plus facile à identifier bien qu'elle ressemble beaucoup au lis de Saint Bruno dont les fleurs sont beaucoup plus grosses et surtout qui est beaucoup plus rare ...

La nôtre, celle d'aujourd'hui pousse dans les pelouses sèches et rocailleuses bien exposées au soleil.

Flore de la montagne des Ussets

Nous avons remarqué quelques néotties nid-d'oiseau beaucoup plus facilement que mon appareil photo qui a du mal à la distinguer des feuilles mortes à l'arrière. Donc la photo manque encore de netteté ...

Nous l'avions déjà rencontrée la semaine précédente,

Flore de la montagne des Ussets
Flore de la montagne des Ussets

Cette touffe de raiponces à feuilles de bétoine est une des premières de la saison. Cette plante fait partie de la même famille que les campanules.

Flore de la montagne des Ussets

Des genets, il y en a plein sur les pentes des montagnes, mais aussi vingt références dans le site flore alpes ... Je ne les ai pas regardé d'assez près pour identifier celui-ci avec précision !

Flore de la montagne des Ussets
Flore de la montagne des Ussets

La prairie où nous avions décidé de pique-niquer est couverte de'orchidées ! Un vrai plaisir : des ophrys de la Drôme, des bourdons, des orchis pourpres ...

Et en voici une nouvelle : l'orchis pyramidal qui affectionne les herbages et les forêts claires.

On le regarde de près ? D'abord sa forme en grappe dense et pyramidale, sa couleur rose clair. On aperçoit entre les labelles trilobés l'éperon long et horizontal, et les sépale externes étalées.

Flore de la montagne des Ussets
Flore de la montagne des Ussets

A quelques mètres près l'orientation des pentes, leur exposition au soleil, leur humidité, leur altitude créent des conditions de vie bien différentes où s'implantent les familles botaniques les mieux adaptées.

C'est ainsi que nous avons trouvé dans un détour de la voie forestière des gentianes que j'avais cru acaules, mais non, c'est beaucoup on ne les trouve qu'au dessus de 1400 mètres. Ce sont des gentianes à feuilles étroites ... Outre l'altitude il faudra regarder les feuilles la prochaine fois, longues, étroites et en rosette à la base pour la variété à moins de 1400 mètres.

Flore de la montagne des Ussets

Voici encore quelques globulaires ponctuées avant qu'elles ne fanent.

Flore de la montagne des Ussets

et la très commune sauge des près qui pousse au bord de tous les chemins et routes de France et sûrement aussi de Navarre ;

Flore de la montagne des Ussets

après être revenus à notre altitude de départ, au bord d'une prairie à l'herbe bien haute nous avons trouvé des ancolies et des rhinanthes aristés à l'abondante pilosité.

Flore de la montagne des Ussets
Flore de la montagne des Ussets

Comme il était encore tôt quand nous avons fini le suisse et les biscuits d'Elisabeth, Josette nous a emmenés dans un des jardins drômois qu'elle préfère, celui où l'on trouve les iris du grand barbu, entre Chabeuil et Montvendre. Quelle merveille !

Pour les détails allez voir son catalogue.

Flore de la montagne des Ussets
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 10:54

Vraiment nous sommes le 21 mai, juste un mois avant le début de l'été ? Ça ne se sent pas du tout ... Ciel très gris au-dessus de la vallée du Rhône et des falaises du Vercors et température assez basse.

La randonnée du jour démarre à Beauregard Baret, un village blotti juste sous des barres rocheuses qui doivent être instables : les pentes sont couvertes de grosses résilles de métal chargées de bloquer les roches qui se détachent de la montagne.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Sonnaize, Pas du Loup et ravin des Tourniers : l'itinéraire est nouveau pour beaucoup d'entre nous et nous aimons ça !

Nous avons quitté le village par le sud-est en suivant le lit large et plein de roches du Sonnaize, ruisseau déjà sec. Nous tournons le dos aux rochers qui ferment la cluse. Derrière se trouve une petite vallée, la Combe et les ravins qui descendent du plateau du Vercors.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

L'itinéraire de notre randonnée est sage. Il se faufile entre les toutes premières montagnes à l'altitude plus modeste (750 à 950 mètres), dont les cols flirtent avec la courbe de niveau des 800 mètres.

Nous avons suivi la Draye des Vachers puis continué par Saint Isérat (altitude 710 mètres). De temps en temps les arbres s'écartent et le regard porte alors jusqu'au fond du ravin par lequel nous devons revenir. Large, riche de tous les verts du prointemps, profond, superbe quoi !

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Nous avons croisé un employé du Département dont la mission était ce jour-là de vérifier l'état des balises pour éventuellement les restaurer voire les remplacer. Nous lui avons dit que c'était vraiment un "boulot de rêve" qu'il ne partage pas avec nous : "Pas toujours, les jours où le blizzard me fouette avec la neige, ou ceux où le soleil m'étourdit de ses ardeurs ne sont pas faciles, et alors un bureau est plus tranquille !" Eh oui, qu'allions-nous imaginer ?

En attendant, il a raison d'être là car il y a des panneaux à réparer un peu plus bas. Bien sûr qu'il doit y aller à pied sans le beau 4x4 marqué "la Drôme" qui l'attend au col de Sonnaize sous un cytise en fleur.

Bien sûr nous trouvons des fleurs en route, de la mélisse, des sceaux de Salomon, des raiponces, et aussi quelques orchidées, de celles que nous voyons déjà depuis quelques semaines et qui commencent à faner. J'en parlerai plus tard ...

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Nous avons poursuivi par le Pas du Loup, 810 mètres. Là le chemin est très rocheux, et comme il bruine maintenant avec régularité et constance, ça glisse. Attention au loup ! Est-ce lui qui se cache sous une cape noire, derrière les petits chênes ?

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Par petits groupes nous gagnons la plate-forme juste au col. De là on peut découvrir le vallon de Saint Genys là juste en bas, et les falaises du Vercors. C'est un panorama impressionnant, légèrement voilé par un rideau de brume.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Nous sommes à quelques mètres de l'entrée de la grotte des Ussets et il est presque midi. Est-ce un endroit où nous pourrions nous mettre au sec pour le pique-nique ? Non, elle est trop petite ... Alors nous ne regrettons pas d'avoir manqué son accès, un étroit chemin escarpé difficilement praticable pour nous tous aujourd'hui.

Avez-vous remarqué qu'Hubert est avec nous, dans le groupe de tête ? Il n'a pas marché pendant trois ans et aujourd'hui avec sa cheville et son genou remis à neuf, il a retrouvé sa bonne humeur, et nous aussi. Quel plaisir d'entendre sa voix, chansons, sourires et humour bien particulier ... Son retour nous ravi !

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Les garçons qui agitez les bras, attendez un peu, il faut faire un regroupement. Sous un cytise c'est parfait.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Après une descente est en forte pente glissante nous arrivons dans une prairie où les orchidées sont très nombreuses : orchis pourpres et pyramidaux, ophrys bourdon et de la Drôme, il y en a partout et tant ...

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres
MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Pique-nique et photo de groupe, heureusement redressée par Alféo. Merci !

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Nous avons continué vers l'est et le fond du vallon, en-dessous du Pas de la Pierre, 1165 mètres, en nous limitant au col des Tourniers, 746 mètres. Je ne pense pas que ce soit par ce sentier que nous sommes passés il y a quelques années pour arriver au pas de la Pierre, nous devions venir du sud.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Ce sont des souvenirs qui donnent un peu le vertige ... et la lecture des panneaux épuise : c'est en 1.6 kilomètre que l'on grimpe les 420 mètres de dénivelé. Pas prévu au programme du jour : ouf !

Nous sommes redescendus par Champ Rians dans le ravin des Tourniers. Au loin la cluse de Beauregard Baret.

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres

Et en chemin des fleurs bleues. Nous avons traversé la Combe, la cluse et sommes revenus au village où nous attendait le Suisse d'Elisabeth. Un vrai régal ! Elle avait aussi apporté des biscuits, des fois que le Suisse ne soit pas bon ... Il était excellent, et nous avons aussi fini les bixcuits. Bonne opportunité d'avoir oublié de les emmener pour ta réunion hier soir !

MGM - Col de Sonnaize, 12 kilomètres, dénivelé 450 mètres
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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 20:36

Superbe randonnée dans le Haut-Diois à la recherche des pivoines sauvages.

Oui, ces somptueuses fleurs se montrent en cette fin mai, au-dessus de 1400 mètres, sur les flancs de la montagne de Praloubeau. Somptueuses mais simples, elles ont l'air de s'adapter à tout : à l'ombre des sous-bois ou au plein soleil et au vent sur la crête, pelouse rase ou cailloux, et aussi sur des pentes en forte déclivité, là où il n'est pas facile de les atteindre.

Voici en un diaporama les impressions que j'ai captées. Il faut cliquer au milieu, à droite ou a gauche pour accéder à l'image suivante.

MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères
MGM - Les pivoines de Jonchères

Nous avons, Michel et moi quitté le chemin aussi souvent que possible pour aller les voir de près sur des pentes pas bien accessibles. Nous nous sommes fait griffer par des genets et bien d'autres feuillages ou branchages. C'est le prix qu'il faut payer pour ramener des images de près.

Amateurs de pivoines, il faut vous dépêcher, elles ne se montreront pas encore bien longtemps, il y a encore des boutons mais aussi des fleurs fanées, "défleuries" comme on dit dans la Drôme !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Flore
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 22:38

Le temps était gris et le mistral très présent mardi matin à l'heure du rendez-vous. Alféo nous avait dit que la météo nous serait favorable vers Saint Nazaire le Désert, et il avait raison !

Pour rejoindre le point de départ, il faut prendre la route qui remonte la Drôme, au pont d'Espenel traverser et remonter la Roanne jusqu'au pas du Loup, et continuer sur la D135 quelques centaines de mètres pour laisser les voitures au parking des carrières des Suzettes.

De là, parce que marcher sur du goudron est plus facile le matin on redescend à pied un peu après le pas du Loup.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

On finit par arriver à la piste forestière (c'est la première le long de la route) qui monte en décrivant de nombreux lacets. En haut sur notre droite le col de la Batie, qu'Alféo a gravi depuis bien longtemps.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

J'ai écrit, il y a quelques semaines, qu'il avait franchi 700 cols drômois ... J'étais loin du compte, maintenant il ne lui en manque que 7 pour arriver à 800 ! C'est fou le nombre de passages qu'il y a entre deux montagnes en Drôme. C'est également fou le nombre de montagnes que nous avons !

Pour le moment Alféo nous dit qu'il y a deux mines de calamine sur les pentes de cette montagne que nous montons. Des mines de calamines ? J'ai vraiment eu l'impression que nous pensions tous que c'était seulement dans les moteurs encrassés qu'on trouvait ça ... Eh bien, non ! Mes recherches m'ont appris que la calamine est du silicate hydraté naturel de zinc ... il y a bien longtemps que ce type de mots ne me dit rien, mais voici une information plus compréhensible : c'est un minerai de zinc ! Et voilà, je ne pouvais garder ça pour moi seule !

Tout en devisant nous voici arrivés au col de la Batie, un passage qui était, il y a fort longtemps, tenu et contrôlé par un fortin dont il ne reste plus rien.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Nous avons quitté la piste et pris un sentier face à la Servelle, célèbre sommet du Diois, là, juste en face de nous devant le soleil. Il dégringole rapidement; avec des pommes de pin sèches qui s'alignent en chapelet dans son creux. Attention, il faut les éviter car elles roulent sous les pieds et nous entraîneraient.

Nous arrivons à un grand champ de céréales qui coupe l'itinéraire qu'Alféo a enregistré sur son GPS. Un poteau porte une flèche vers la gauche, il faut la suivre et respecter le paysan et son champ ...

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Suivons Francine qui a encore pris de l'avance.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

En contournons les champs nous finissons par retrouver l'itinéraire initial (dans les temps anciens du 20ème siècle, alors qu'on fonctionnait avec des cartes et des fiches papier, et des itinéraires identifiés par des numéros, nous avons démarré sur celui qui portait le n° 56, puis pris le n° 102 que nous allons suivre pendant encore quelques kilomètres), pas pour longtemps, des arbres abattus au milieu de la liste nous égarent un peu et enfin le récupérons ...

En face de nous une ferme est juchée au sommet d'un mamelon. Elle doit être exposée à tous les vents, et en particulier aujourd'hui alors que le mistral poussent des nuages, petites et gros, blancs et gris foncés, là-haut dans le ciel. Mais entre eux il y a de grands lambeaux de ciel bleu.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Tout au fond nous apercevons, entre les arbres un ruisseau, la Brette.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

et c'est vraiment la belle découverte de ce jour, ce ruisseau qui file, saute et jaillit dans des cuvettes là où il prend cette si belle couleur verte des rivières sauvages de la Drôme., Des truites et des truitelles surprises par notre approche un peu bruyante se cachent rapidement sous des rochers.

En voici un que les messieurs jugent parfait pour la photo de groupe.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Oh, Michel, c'est à peine si on te voit derrière moi. Heureusement que tu l'avais prévu.

Un passage à gué un peu plus loin, l'eau dans les chaussettes c'est sur option et finalement beaucoup ne l'ont pas choisie

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Marcher le long de cette rivière, entre les deux falaises dodues qui la borde est si agréable que nous aurions pu continuer longtemps. nous voici déjà au gour, Des cuvettes avec d'étroits goulets d'où l'eau jaillit dans une autre, de grandes pierres plates, plus nombreuses sont celles en pente, le soleil qui brille ... quel est l'endroit assez grand et plat qui va plaire à tous ?

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Sous des arbres, les pieds à fleur d'eau nous voici bien installés pour le pique-nique.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

C'est sûrement parce qu'il est encore trop tôt pour mettre les pieds dans l'eau que nous sommes repartis assez vite.

Il faut traverser la route, prendre le chemin vertical qui est bien marqué de flèches jaunes, c'est juste deux mètres d'escalade !

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Le chemin coupe les lacets de la D135 que nous rejoignons juste un peu avant le col des Guillens.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Et maintenant il ne reste plus qu'à redescendre aux carrières des Suzettes en passant par Pied Leytra et BlaÏ.

Nous avons sans trop de peine, grimpé un dénivelé de 200 mètres après le déjeuner, descendu assez vite et sommes revenus aux voitures tôt, ce qui nous a donné tout le temps souhaité pour savourer le gâteau de Nadine et Michel, en l'honneur de leur petite fille Elaïa déjà âgée de 8 jours !

Dernier paysage de la commune de Saint Nazaire le Désert, avec coquelicots.

MGM - entre Roanne et Brette, 13.5 km, dénivelé 550 mètres

Des fleurs ? Oui, il y en a eues, qui feront l'objet d'un article flore spécial.

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