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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:18
22 Frise 590Samedi 22 Août 2009
Nous nous reveillons au chant de coqs et à celui du ruisseau auprès duquel nous avons passé la nuit, à l'écart d'un petit chemin qui mène à des prairies.
Nous ne savons pas bien où nous sommes, mais le moment venu nous confierons notre problème au GPS qui fera peut-être un miracle. En attendant nous arrivons dans un village qui porte le nom d'Albepierre Bredons. Qui est le plus joli du village ou du nom qu'il porte ? Et finalement nous n'avons pas à faire de classement, acceptons simplement ce qui nous vient.
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C'est un carrefour de chemins de randonnées qui s'offre à nous ; nous optons pour le circuit des Cascades, encouragés par un passant qui nous assure que nous trouverons aussi des fraises et des framboises. En effet, le long du ruisseau nous avons trouvé ... trois petites fraises bien seules !
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Les cascades étaient plus faciles à voir,
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l'une a creusé un profond ravin


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alors que l'autre tout près du village doit être un agréable lieu de baignade pour les enfants et les campeurs qui s'installent un peu au-dessus.

Même sans les cascades le chemin méritait cette belle randonnée,
rd09 08 22 582entouré de prairies, de montagnes arrondies, plus hautes au loin, (nous sommes dans la région du Plomb du Cantal), le long duquel quelques plantes encore en fleurs attirent les papillons.
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Encore un regard sur le village avant de rentrer notre matériel
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et de suivre les affiches qui depuis deux jours nous invitent à nous rendre à Riom-ès-Montagne, à la fête du Bleu d'Auvergne.
Des groupes musicaux, des démonstration de fabrication de fourme d'Ambert, de bleu d'Auvergne, et un concours de chevaux lourds de race comtoise. C'est la demi finale, le compétition nationale se déroulera dans trois semaines à Maiche, dans le Doubs, aux racines de la race.
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Il y a aussi ici une distillerie de gentiane, Avèze que nous allons visiter. Le travail y est très saisonnier, et c'est un miracle que trouver encore quelques entreprises qui produisent les liqueurs de gentiane. Pensons-y en dégustant un petit verre de ce breuvage délicieusement amer !
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 11:56
21 554 Frise21 Août 2009
Le Puy Mary. Ce nom m'évoque des impressions de petite enfance. Une carte postale envoyée par nos amis auvergnats :  un large chemin conduisant au sommet d'une belle montagne recouverte d'une prairie ... Que protégeait le parasol qui m'avait fait croire que la partie cachée de la scène devait être une plage ? La maîtresse a dû mettre beaucoup de persuasion pour me convaincre que non, que c'était au milieu de la France, et au milieu de la grande carte affichée sur le mur de la classe !
Et depuis que nous habitons en Rhône-Alpes nous sommes régulièrement passés par le col de Peyrol pour aller en Périgord. Oh le petit matin en montant de Murat, des brumes camouflant une partie des puys environnants, la musique des clarines annonçant les salers, belles vaches rousses aux larges cornes,
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et le soleil qui nous éblouit en arrivant en haut alors que se dévoile l'ensemble des vallées rayonnantes ... Quel endroit le Puy Mary !
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Nous avons passé la nuit à Polminhac, cette vallée conduit vers le Plomb du Cantal,  alors que nous devons remonter la vallée de la Jordane de l'autre côté de la montagne. Petits villages, troupeaux et abreuvoirs ponctuent la route qui rejoint Saint Simon.
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Première étape dans ce beau village. Un petit pont, une grande église, un énorme tilleul presque fendu en deux par un orage ? par les ans ? il a dû subir beaucoup d'assauts depuis sa plantation du temps de Sully !
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Des fresques du 21ème siècle réalisées par Gabor Szinte, artiste hongrois rendent hommage au premier pape français, Sylvestre II, pape de l'an 1000, né dans la région sous le nom de Gerbert.rd09 08 21 292Je crois que c'est rare de voir ce type d'oeuvre dans une église ...
Les routes du massif attirent tellement de monde que la circulation y est très réglementée : nous devons arriver au col de Peyrol avant midi, ensuite cette route sera réservée à la descente, ce qui nous contraindrait à changer sensiblement notre itinéraire.
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Des brumes franchissent le col bien avant nous, et le temps change totalement. Des nuages nombreux remontent la vallée depuis la ville de Salers, et s'agglutinent autour du sommet. Le vent est fort et froid, le soleil masqué, les randonneurs emmitouflés, et les nombreux cyclistes se dépêchent à changer de vallée. Dommage, nous ne pouvons pas profiter de l'endroit aujourd'hui.
Un peu plus bas un buron a été transformé en petite étape casse-croute. On y trouve des produits du pays : du fromage de Salers, du jambon et quelques fruits.
Repos et lecture au bord d'un ruisseau qui gazouille sur les pierres, alors que la musique des vaches nous appelle un peu dans les prairies où quelques fleurs voisinent encore avec des scorsonères en graines.
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Nous découvrons une "nursery" occupée par quelques vaches et leurs veaux. De jeunes bêtes élevées sous leur mère ?
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Quelques heures plus tard nous redécouvrons les rues de la vieille ville de Murat bordées de maisons anciennes. Et une fromagerie de rêve ... Voici quelques souvenirs de vacances au bon goût de terroirs !
Nous sommes allés nous perdre un peu au bord d'un petit ruisseau sur un plateau pour passer la nuit au calme, loin des grands axes. Et nous nous sommes promis de revenir pour passer plusieurs jours là aussi à marcher vers des sommets, des cascades, des chaumières et des burons.
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 07:53
20 283 frise20 Août 2009
Hier soir, quand nous avons dit à notre hôtesse de la ferme de Marty que nous souhaitions aller à Aurillac pour voir et goûter un peu de l'atmosphère d'Aurillac pensant son festival de théâtre de rue, elle est restée muette et nous a regardé avec des yeux très interrogatifs avant de nous faire comprendre que nous n'y serions peut-être pas tout à fait à notre place ! Quelle réflexion étrange ! Nous avons maintenu cap sur Aurillac ...
En continuant nos flâneries. D'abord dans Mercoeur, petit bourg plein de charmes. Une église romane occupe le centre de la place,
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nous avons aperçu hier soir en arrivant un château qui se cache derrière de hauts arbres et quelques murs. Les fermes sont superbes et commencent à avoir l'allure des fermes auvergnates avec leur pont d'accès à la fenière au-dessus de l'étable et de pièces d'habitation : témoignage de l'écologie de la vie rurale traditionnelle.
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Autre témoignage de l'histoire, du passage de la Révolution et des mauvaises habitudes données par Robespierre  dans l'église, les personnages figurant sur la porte de la sacristie sont tous décapités !
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Un peu plus loin nous avons découvert la Chapelle Saint Géraud, autre village aux nombreux attraits, les mêmes avec son église romane et ses maisons de pierres aux toits de lauzes. Un peu différents, les modillons du chevet représentent les signes du zodiaque simplement sculptés dans le granit de la région qui ne devait pas se laisser façonner aisément
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et les lauzes semblent être dorées sous le ciel bleu et le soleil qui brille déjà intensément. Des toits pointus coiffent des tourelles et des pigeonniers qui donnent aux maisons des allures de manoirs.

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Dans les prairies les vaches Salers, acajou remplacent les limousines auburn.
La vie est belle, le ciel a été nettoyé par l'orage d'hier soir, l'air est plus léger ... et quelques panneaux nous appellent vers la Roquebrou et la rivière Cère, un peu à l'écart de la N120. Nous avons pénétré depuis peu dans la Châtaigneraie cantalienne à l'ouest des grands volcans.
La Roquebrou en est la capitale. Des documents du 9ème siècle atteste déjà de l'existence de la ville. Les ruelles tortueuses, bordées de maisons à colombages et balcons de bois pleins de géraniums
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nous mènent au château juché sur un éperon rocheux la domine.
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Les maisons des artisans et des marchands du Moyen-äge sont encore nombreuses dans la rue Nègrerieu (du ruisseau noir) et celles des riches bourgeois dans la rue Damont où nous pouvons remarquer de belles portes et leurs encadrements.
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... Nous avons fini par arriver à Aurillac où la foule se pressait ... Jeune la foule ! Et les parking un peu juste pour y mettre la camping-car ! Alors après des tours et des détours nous avons quitté Aurillac pour le village de Polminhac où nous avons trouvé une étape qui justifie la réputation des Auvergnats. C'était une ferme d'élevage de truites avec beaucoup d'attractions pour attirer la pratique et des panneaux annonçant les prix de chaque activité un peu partout sur les murs et clôtures. Mais finalement ce n'était pas tout à fait aussi grippe-sous que ça le paraissait !
Et nous sommes sûrs que les Auvergnats ne sont pas comme on le dit. Ils devaient juste avoir le sens de l'économie que l'âpreté de leur pays leur donnait (comme les Corses et comme les Ecossais !)
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 15:15
frise 19 476Mercredi 19 Août 2009
Nous nous sommes écartés de la vallée de la Dordogne pour passer quelques heures dans la vallée de la Vézère, l'autre rivière de notre enfance. Celle où nous allions nous baigner de temps en temps, et aussi celles où notre grand-père prenant quelques heures de repos aux plus chaudes journées de l'été, allait pêcher. Il fallait prendre la combe au pied de la ferme, et aller jusqu'au bout ... C'était si loin dans notre imaginaire d'enfants que nous n'y sommes allés que récemment !
Mais déjà nous l'avons laissée loin derrière nous et avons passé la nuit chez Jean Pierre et Raymonde presque le nez dans le superbe lagerstroemia qui orne l'entrée de la cour. Marci pour cette fraternelle étape !
Flore Dordogne Lagerstroemia 429
Promenade matinale dans Condat sur Vézère, petit village qui nous avait séduits lors d'un peu de repos après quelques centaines de kilomètres il y a quelques années. L'histoire est encore passée par là il y a quelques siècles puisque la plus importante commanderie d'Hospitaliers s'y est installée. Il reste du château de l'époque un grand bâtiment et une tour crénelée qui montrent quelques signes de fatigue.
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Quelques  maisons à tourelles et murs à colombages témoignent de ce passé prestigieux. La Vézère et son affluent le Coly rafraîchissent le village très tranquille.
Le GPS nous recommande une petite route qui monte sur les collines surplombant la vallée de la Vézère. Un belvédère est installé à l'Escaleyrou qui permet d'embrasser d'un coup d'oeil le paysage.
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Pas moins de trois châteaux dans cet espace, assez grand, mais quand même ! La population d'avant la Révolution devait avoir fort à faire avec autant de châtelains et de prélats à qui verser la dîme et la gabelle et quelques autres taxes nécessaires à tous ces hobereaux qu'il fallait bien nourrir !
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Encore quelques kilomètres dans le vallon du Coly pour arriver à Saint Amand de Coly et son impressionnante église. Elle domine le village de toute sa hauteur. Comment ne pas se dévisser le cou en essayant de regarder l'ensemble du clocher dès que l'on franchit la porte du mur d'enceinte ?
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Et en se laissant pénétrer par la grandeur et la spiritualité du lieu. Après avoir gravit les marches, franchit la porte qui semble minuscule, mais qui est simplement normale, on accède à la nef qui continue à monter par une légère pente vers le choeur. Quant à la largeur de la nef, elle diminue doucement augmentant l'impression de convergence vers un lieu saint. Commencée au 12ème siècle elle fut achevée à la période gothique, avec une voûte très haute et de grandes ouvertures.
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Elle était, comme tant d'églises périgourdines fortifiée. Après la Révolution les remparts ne furent plus entretenus, mais il reste encore une partie de ces murs. Au 21ème siècle elle est remplie à chacun des concerts qui y sont donnés par des gens célèbres comme "le mari de la présentatrice du journal télévisé" ! Monsieur Gautier Capuçon est parfois un "prince consort" !
La découverte du jour fut la bastide de Bretenoux. Ces villes modernes du Moyen-Âge sont facilement identifiables avec les rues qui se coupent en angle droit et sa place centrale entourée de "couverts". Ici ils sont un peu surprenants car formés d'un côté par seulement des piliers alors que le plus souvent ils sont des arcades à arc brisé ou plein cintre. On en trouve souvent dans le sud-ouest et c'est toujours curieux de se promener dans ces cités ordonnées depuis tant de siècles !

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Le toit des maisons a changé : nous avons quitté le Périgord et sommes maintenant en Quercy !
Nous faisons étape à Mercoeur, sur le Causse corrézien.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 18:26

18 Août 2009
Les cousins sont repartis, la salle est rangée, les appareils photos pleins de belles images de gaies retrouvailles et de souvenirs : la fête est finie. A un prochain été pour constater que le temps passe, que les enfants grandissent, qu'il y a quelques absents et de nouveaux arrivés : c'est ça une cousinade !
Nous allons reprendre le chemin vers Montmeyran où nous aurons la visite de nos amis belges dans les premiers jours de septembre. Ça nous laisse encore le temps de traverser le Massif Central comme des escargots, pas vite avec notre maison sur le dos et la perspective de quelques jolies découvertes.
En commençant par le Périgord noir dont nos parents nous ont fait découvrir chaque été depuis notre enfance quelques richesses. Elles semblent inépuisables, il y a toujours un nouveau château, un nouveau hameau,une nouvelle grotte, un nouveau jardin, un nouveau musée ou une nouvelle attraction qui s'offre à la curiosité des passants..
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C'est au château fort de Castelnaud que nous nous arrêterons en commençant notre remontée de la vallée de la Dordogne. Il occupe le sommet d'une falaise dominant la rivière, voisin de trois autres châteaux de la même époque.
Le château fort de Beynac que nous avons visité enfants alimentait nos rêves de chevaliers,  et de princesses à hennin qui guettaient le retour de guerriers à heaume du haut du donjon. Les champs de bataille étaient juste sur l'autre rive...
Plus tard c'est Michel Peyramaure et sa saga sur la guerre de cent ans qui m'ont replongée  dans les périodes tumultueuses de cette région, de Périgueux à Bordeaux, de Domme à Saint Cyprien, un vrai régal de se promener dans ce Périgord du Moyen-Âge grâce à "la lumière et la boue" !
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Du donjon de Beynac et de la courtine de Castelnaud les vigiles pouvaient aussi surveiller les avant-postes et leurs corps de garde : Marqueyssac pour Beynac et Fayrac pour Castelnaud.
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Ils ont été transformés quelques siècles plus tard en châteaux résidentielset les rives de la Dordogne sont maintenant dominées par les deux forteresses, le château de Marqueyssac et son merveilleux jardin et enfin Fayrac, demeure privée.
La Dordogne est si belle ici ...
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mais ne nous attardons pas, c'est Castelnaud et son musée de la guerre au Moyen-Âge que nous allons voir !
Au 21ème siècle les guerriers que nous y trouvons peuvent avoir des allures surprenantes !
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rd09 08 18 228assez peu conformes à celle qu'avaient les soldats qui entouraient les machines décrites par Konrad Kyeser,
ingénieur militaire bavarois du 14ème siècle et auteur d'un traité encyclopédique sur les machines de guerre, "Bellifortis" (à la Bibliothèque Natioanle de Paris) dont se sont inspirés les créateurs de ce musée.



Le bastion est occupé par ces machines de guerre grandeur nature : perrière, mangonneau, trébuchet et bombarde.
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Un peu plus bas, un petit jardin clos présente les plantes cultivées au Moyen-Age.
rd09 08 18 406Ce château qui servit de carrière après la révolution, totalement ruiné dans les années 50 a été restauré d'une façon surprenante. Ça a été un peu long, de 1967 à 2005, mais le résultat est impressionnant. Il est classé monument historique.
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Les salles présentent des collections très variées d'équipement défensif, armures et armes de tout type, la reconstitution d'un siège avec une grande maquette. De quoi réjouir tous les amateurs d'histoire guerrière et les écoliers admirateurs d'Ivanohé ...
Il est plus de midi lorsque nous avons fini notre visite, et voyons qu'une armada nombreuse est arrivée par la Dordogne, pour un pique-nique au pied du château, pas pour une attaque !
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Sur notre route vers Montignac nous sommes passés par Saint Genies. Des superlatifs qualifient et invitent à visiter ce village, un des plus beaux de France. Je dois préciser que nous sommes dans une région où une concurrence sévère sévit. En "feuilletant" le lien des villages de France on se rend compte qu'ils sont nombreux à avoir obtenu ce label. Pour des raisons qu'il est facile de comprendre.
Au coeur de Saint Genies une église romane du 12ème siècle voisine avec un château composé de deux maisons du 13ème réunies quelques siècles plus tard.
rd09 08 18 241La couleur des pierres dorées des murs du Périgord et celles des toits de lauzes grises ou de tuiles plates rouge foncé réchauffent toujours mon coeur. Et celui de tant de visiteurs, qu'en cinquante ans les moindres bâtiments ont été rachetés, transformés et ont repris vie. Et c'est un constat des plus plaisants.
rd09 08 18 238rd09 08 18 426Nous ne nous sommes pas arrêtés pour revisiter la grotte de Lascaux : une visite en hiver est plus agréable, les guides prennent tout leur temps pour en faire le tour !

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:00

frise 14 08 36914 Août 2009
Après avoir tant musardé à Argentat et Beaumont sur Dordogne, il nous faut arriver aux Egals ce soir !
Aussi avons-nous évité, contourné, et même parfois traversé de nombreux villages et villes de la vallée de la Dordogne, à la limite des régions du Quercy, du Limousin et du Périgord, sans nous arrêter !
Il est vrai que nous sommes en territoire connu maintenant, que nous en savons les attraits qui se transformeraient en autant de pièges aujourd'hui !
Martel avec son centre médiéval, sa halle fleurie à la si belle charpente, son église Saint Maur, ses remparts et leurs tours et son petit train du Causse ... peut-être montrerai-je un jour quelques images de l'étape que nous y avons fait, dans un temps ancien, époque pré-blog, plus précisément en 2005 !

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Quant à Sarlat nous n'y venons plus du tout en été ! On se marchait sur les pieds et on s'excusait dans toutes les langues dans ses belles rues des vieux quartiers la dernière fois que nous y sommes venus. Quel est le plus fort attrait qu'exerce cette ville sur ses visiteurs ? Le souvenir de Monsieur de la Boétie ? Le festival de théâtre ? Les quartiers anciens qui ont échappé à la pioche dévastatrice de Hausmann ? Il faut se rendre à l'évidence, ce qui est mis en exergue par les décideurs locaux, c'est la table ! D'immenses couverts occupent les ronds points giratoires aux entrées de la ville ...
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Et voici sur la route des Eyzies les châteaux bien connus qui jalonnent nos routes habituelles, en alternance avec les grottes aménagées et décorées par nos ancêtres pré-historiques !
rd09 08 14 375Escale au Bugue, ville commerçante de la région où nous constatons que les agences immobilières sont revenues aux annonces en français : signe des temps et de la crise, celles en anglais ont disparu !
A bientôt la poursuite de notre parcours, après la "cousinade"  !

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:20

frise 13 363Jeudi 13 août 2009

L'activité est grande dans les cuisines alors que nous quittons Monceaux sur Dordogne. Le jeudi soir a lieu le marché nocturne, manifestation très prisée des visiteurs. Produits agricoles locaux, artisanat, et surtout les recettes traditionnelles concoctées par les dames du village attirent dès 17 heures une nombreuse foule autour des tables dressées sur la place du village. Paraît-il, car nous ne nous donnons pas le temps de vérifier, ni celui qu'il aurait fallu pour aller au Puy-du-Tour, sommet d'origine volcanique où les fondations d'un oppidum gaulois de 150 à 50 ans avant JC, et des objets, bijoux, poteries de la même époque ont été trouvés ... Les jours filent et il nous faut nous rapprocher rapidement du Bugue et de Saint Cyprien maintenant.

 

Eh bien, nous n'avons pas rempli notre objectif : notre étape a été la plus courte depuis notre départ ! Guère plus de vingt cinq kilomètres, mais nos haltes en valaient la peine !

toit corrézien 341
Que remarque t-on tout d'abord à Argentat ? L'harmonie des vieux toits de lauzes qui recouvrent les maisons depuis le Moyen-Âge (date de l'interdiction du chaume qui agravait les incendies) ? Ou la Dordogne et ses quais richement fleuris ?

Il semble que le souvenir de la navigation fluviale des 18ème et 19ème siècles soit soigneusement entretenu. Est-ce une retombée du roman de Christian Signol et du feuilleton télévisé "la rivière Espérance" qui en fut tiré ?Qu'importe ? Profitons de la belle rivière, des maisons à bolets (balcons de bois recouverts par un pan de toit) qui s'y reflètent et du bateau reconstitué, un courpet ! la Dordogne à Argentat
Ces bateaux à fond plat construits à Spontour, à quelques kilomètres en amont, pouvaient acheminer jusqu'à Bergerac ou Libourne 20 tonnes de marchandises, des merrains, planches de chêne destinées à la construction des tonneaux, et les carassonnes, piquets de châtaignier pour les vignes.
C'est la force de l'eau qui les propulsait ; ils naviguaient alors que les eaux étaient "marchandes" ou "de voyage", c'est à dire de l'automne au printemps, saisons de hautes eaux. Les trois gabariers surveillaient et guidaient l'embarcation, en particulier aux passages dangereux. La livraison effectuée, ne pouvant pas remonter le courant, les courpets étaient vendus et les hommes remontaient à pied en Haute Dordogne en ramenant des marchandises du Bas Pays.
Au bord du quai ce bateau traditionnel, qui fait partie de la famille des gabares est attaché, et il nous rappelle que la batellerie fluviale fut un facteur important des échanges le long de la Dordogne, jusqu'à l'arrivée du train.
Quai de la Dordogne à Argentat 346
La dimension du quai donne une idée du volume de ces échanges. Aujourd'hui les maisons à bolet,  se cachent un peu derrière une abondance de fleurs.
On change de quartier et on se retrouve parmi les grandes demeures et hôtels particuliers, la Reymondie et le manoir de l'Eyrial.
Manoir de l'Eyrial à Argentat - Corrèze 348
Il est 11 heures lorsque nous regagnons le centre qui s'est bien animé. Il se confirme que les promeneurs affluent en fin de matinée !
Pour terminer notre visite nous allons faire un petit tour à la Maison du Patrimoine qui présente une partie des objets trouvés sur les fouilles du Puy du Tour, et surtout la maquette d'un courpet avec ses trois gabariers.
Maquette du courpet de haute Dordogne 349Quel bon moment passé à Argentat !

Beaulieu est l'étape suivante, indispensable. Nous avons déjà visité l'abbatiale Saint Pierre, mais elle est si belle que nous la reverrons avec plaisir, et nous devons découvrir une autre église sur le bord de la Dordogne.
Portail méridional Abbatiale Saint Pierre 354
Nous avions fait, il y a quelques années notre première visite de l'abbatiale sous la houlette d'un guide de l'association CASA
Nous avons renouvelé ce type de visite d'église ou monastère chaque fois que ce fut possible. Commentées par les bénévoles de cet organisme, les visites sont passionnantes et inoubliables. Casa indique sur son site les lieux et dates où des visites sont assurées par ses guides.
Nous avons "révisé" seuls le tympan du portail méridional, sculpté vers 1130. Voici encore un chef d'oeuvre de l'art roman.
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Représentation des trois mondes : dans sa partie supérieure le second avènement du Christ accompagné des apôtres et sa victoire totale à la fin des temps ...
le monde terrestre au bas de la partie supérieure, petits bonhommes où les vivants regardent l'apparition de Jésus alors que les morts soulèvent le couvercle de leurs sarcophages ...
et enfin dans les deux bandeaux inférieurs le monde des enfers : monstres dévorant les damnés et animaux symboles des péchés capitaux.
Le trumeau aux trois atlantes représentant les trois âges de la vie de l'homme est tout à fait exceptionnel.

Nous laissons l'église pour aller jusqu'à la Dordogne.Dans ce port passaient les courpets d'Argentat et aussi des gabares transportant des fromages et du vin. Maintenant ce sont des promeneurs qui y ont pris place !
Maisons fleuries sur le quai de beaulieu sur Dordogne362
Des maisons à balcon de bois bordent le quai, ainsi que la chapelle des Pénitents, église romane du 12ème siècle où les paroissiens de Beaulieu venaient entendre la messe alors que l'abbatiale était réservée aux pélerins.
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Elle appartient maintenant à la commune. Des expositions y sont présentées chaque été.
Nous traversons la Dordogne par la passerelle au-dessus du barrage équipé d'un ascenseur à poissons pour voir l'ensemble du quai.
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avant de rejoindre le camping-car que nous avons laissé à l'autre entrée de la ville, où nous allons passer la nuit en compagnie de quelques autres visiteurs.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 19:20
Frise 12 333Mercredi 12 Août 2009

Nous nous réveillons alors que le soleil commence à chasser les ombres du lac autour du château de Val et de son port.

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Nous allons remplir nos obligations : partir avant 9 heures ! et rejoindre la ville de Bort les Orgues, en passant par son barrage. La hauteur est assez impressionnante, et la Dordogne qui ressort en bas en bouillonnant n'est plus qu'un petit torrent endigué ...

Il est encore tôt et nous avons trouvé toute la place que vous voulions pour nous garer sur le parking pas très grand sur la rive droite du barrage ! C'est vrai que la vie est plus facile pour ceux qui se lèvent de bon matin !

Premier objectif de la journée : les orgues de Bort que nous avons aperçues il y a longtemps au sommet de la montagne qui domine la ville. Nous y allons en voiture, Camille ne peut pas gravir un tel dénivelé actuellement. La route étroite serpente sur le flanc de la montagne, et arrive au sommet du plateau. Quelques belles maisons, fermes et résidences secondaires alternent avec des forêts.

C'est à pied qu'il faut arriver au belvédère, juste au niveau des orgues basaltiques. Il y en a des deux côtés !

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Des panneaux indiquent les grandes voies d'escalade ; ça doit être un lieu réputé pour ce sport. Quant à nous, nous nous contentons de la table d'orientation située à 800 mètres d'altitude qui désigne tant de sites : des puys, des gorges, des rivières, des volcans ; il nous en reste de nombreux à découvrir. Des projets de retour vont mûrir pendant les prochains mois !

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La Dordogne redevient rapidement une belle rivière. Et les gorges que nous pourrions mieux voir de la rive droite que de la plaine nous font choisir de continuer sur le plateau. Nous traversons de jolis villages tranquilles jusqu'à Saint Julien près Bort où des panneaux nous indiquent le site de Saint Nazaire, lieu de pèlerinage et de randonnée, au confluent des rivières Dordogne et Diège.
La belle légende du "sentier de Saint Nazaire" contée en mots fleuris nous met en condition ! Avant qu'un hameau et un prieuré de femmes occupent l'endroit le diable y avait installé ses quartiers, "souverain des éboulis de pierres de toutes sortes, de broussailles inextricables, sur le chaos du saisissant promontoire. Déambulant parmi les rochers avec l'aisance d'un bouc, il tourmentait les malheureux qui se risquaient en ces lieux à des heures incertaines.
Saint Nazaire, tout à son ouvrage d'évangélisation de la contrée, fut intrigué par cette peur. Il imposa alors une procession qui ne tarda pas à rencontrer l'intrus. Le Malin, copieusement aspergé d'eau bénite, n'en reculait pas moins à pas comptés, tout en ricanant sinistrement. Comme il allait franchir d'un saut la vallée, sa patte fourchue glissa et le sabot de feu s'imprima dans la roche qui, désormais, en porterait le nom. On murmure que de l'autre côté, quelque part vers Roche-le Peyroux, semblable pierre porte semblable marque. Une autre version voudrait qu'il s'agisse plutôt là de la trace de sa canne, du sabot de son cheval qui aurait franchi le ravin d'un seul élan."
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Sous de magnifiques arbres, nous avons suivi le sentier qui passe au pied de la pyramide qui porte la statue de St Nazaire l'évangélisateur, et qui nous conduit au calvaire dominant le confluent profond des deux rivières. Rochers et bruyère, forêts et gorges, mais pas de pierre marquée du sabot infernal ... Même sans ça, c'est vraiment une belle promenade !
La Dordogne est redevenue une rivière impressionnante très rapidement car les barrages construits tout au long de son cours sont nombreux, et c'est déjà le lac de retenue de celui de Marèges que nous dominons.
Nous poursuivons notre route vers Argentat où nous ne nous sommes jamais arrêtés et qui devrait pourtant le mériter !
En passant par Liginiac. Dominant  le bourg et la route qui le traverse une colline occupée par quelques batiments de fière allure  attire l'attention.
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Une église, une bastide du 12ème siècle (et ce qui aurait pu être un ossuaire à côté du cimetière) autour d'une grande place, voilà une belle étape apéritive ...
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Le clocher est curieux : il est totalement extérieur à l'église et lui fait un grand porche. Mais le plus grand intéressant ici, c'est la porte et ses ferrures du début du 13ème siècle ! Tout est travaillé : des personnages, des animaux ont été
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finement forgés !


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Ces pentures sont classées depuis 1908, et sont considérées comme les plus belles du centre de la France !

Nous nous arrêtons au feeling, et découvrons des merveilles insoupçonnables ... Ah ! la grande époque des guides bleus où tout ce patrimoine était recensé de façon exhaustive !


Encore un détour par Mauriac, cité de la Haute Auvergne. Je croyais que nous l'avions quittée depuis ce matin ...
Elle est construite avec les pierres de lave noire de la région qui lui font un aspect sévère. Encore une belle romane, un peu austère,
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où des musiciens préparent le concert qu'ils vont donner ce soir.
Le lycée occupe le bâtiment du collège fondé en 1563 à la demande de l'évêque de Clermont par les consuls de Mauriac qui  confièrent l'enseignement aux Jésuites. Il était le seul établissement de ce type en Haute Auvergne à l'époque et accueillait plus de 300 élèves au 18ème siècle.
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Au fond de la rue un groupe de touristes visite l'hôtel d'Orcet du 15ème siècle, devenu sous-préfecture. La ville a aussi un musée installé dans le monastère Saint Pierre qui doit réserver quelques surprises aux visiteurs qui arrivent à temps pour bénéficier du tour de ville couplé à sa visite. Nous ne sommes pas arrivés à temps ... On ne peut pas gagner chaque fois !
Reprise de la route qui traverse de nombreuses prairies où paissent les vaches de la région, les fameuses salers. C'est avec joie que nous constatons qu'elles ont des cornes ! 
Argentat est presque inaccessible lorsque nous y arrivons. Il faudra revenir, et en attendant nous trouvons une ferme auberge qui accueille aussi les camping-cars au village de Monceaux sur Dordogne.
Nous y avons fait un dîner comme on sait les faire dans cette région ! Pantagruellique !





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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:58
Frise 11 278Mardi 11 Août 2009
Journée contrastée où nous avons éprouvé une grosse déception et aussi un grand plaisir !
Nous avons commencé la journée par une "escale technique" (il faut bien gérer les réservoirs) à Super-Besse où les camping-caristes sont fort bien accueillis et peuvent bénéficier de l'immense parking qui leur est réservé au pied des remonte-pentes.
Avons-nous trop flâné à Besse pour préparer notre pique-nique ? Ou nous sommes-nous trop arrêtés pour admirer les vues sur le plateau, le cratère déchiqueté du puy de Sancy, la silhouette de  Saint Nectaire et la tache du lac Chambon, ou les vaches au pré ? Quelle qu'en soit la raison, lorsque nous sommes arrivés au parking de Chaudefour il n'y avait plus de place !
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Est-ce que c'est fait exprès ce tout petit parking pour accéder à cette réserve naturelle aux charmes multiples et aux sentiers nombreux ? Et on ne peut pas s'arrêter non plus le long de la route trop étroite. Ça limite un peu le nombre de visiteurs qui pourraient déranger les animaux en estive dans les prairies, ou les habitants sauvages des bois et des sommets.
Nous avions fait une randonnée ici il y a quelques années qui m'avait laissé un grand souvenir.
Bon, afin de nous apaiser nous nous sommes dit que nous reviendrons un jour de juin lorsque la montagne serait en fleurs, ou plus proche, à l'automne au moment des champignons et surtout des forêts richement colorées. Car finalement ce n'est pas si loin que ça de la Drôme, on peut arriver ici en quelques heures seulement !
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En montant vers le col de la Croix Saint Robert, on essaie encore de relativiser en admirant les prairies et les troupeaux. On aperçoit des véhicules qui parcourent les chemins à travers les pâturages. Les bergers semblent équiper de 4x4 qui doivent leur permettre de ne plus passer la belle saison dans les burons.
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D'ailleurs il semble que quelque unes de ces fermes d'été soient devenues des résidences pour vacanciers maintenant. Au moins ça permet de les garder en bon état !
Il y a quelques jours une course automobile de côtes passait par là, l'ambiance devait être toute autre. Aujourd'hui quelques motos ronflent depuis le bas de la vallée et s'essaient à une "folle équipée" sur cette belle route bien sinueuse et à la pente assez remarquable.
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Au col, le paysage est superbe avec les sommets ronds de quelques volcans. Puis nous redescendons vers le Mont Dore, la Bourboule et le torrent vif qu'est ici la Dordogne. Il y a des ruisseaux partout. Je me rappelle qu'à l'école on
apprenait que le Massif Central était le "château d'eau de la France". Ça doit faire partie des clichés qui ont disparu. Apprend-on encore le relief et de l'hydrographie de la France à l'école ?
Des cascades ici et là nous invitent à quelques ballades. OK pour la Vernière, mais pas pour celle du Plat à barbe dont l'accès est payant !
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Nous avons eu le plaisir de marcher dans un chemin creux bordé d'arbres moussus de taille impressionnante. Le réseau de leur racines ne l'était pas moins ! Trop grands pour rentrer entiers dans l'objectif !

Nous gardons un oeil sur la carte, pour contrôler ce que nous fait faire le GPS, ou parfois pour le mettre hors service. Et nous y voyons le lac de retenue du barrage de Bort les Orgues se profiler au sud-ouest. Avec son célèbre château de Val. Quoi, tu ne sais pas ce qu'est le château de Val, Camille ? Moi, je ne l'ai pas encore vu mais son image a été très présente dans mon enfance. Peut-être parce que je pensais qu'il était un peu la propriété de nos amis auvergnats ? Peut-être parce que je me sentais aussi un peu propriétaire de tout ce qui concernait "notre" rivière Dordogne, en tant que périgourdine ? Peut-être aussi parce que son sauvetage n'était pas si lointain ...
Ce château du 15ème siècle dominait la vallée de la Dordogne jusqu'à ce que les grands projets de barrages sur le cours de cette rivière en changent totalement le destin. EDF le racheta à la famille qui l'occupait depuis longtemps et prévoyait de le noyer dans le lac de retenue. Heureusement pour lui, et pour nous, les terrains ne permettaient pas d'élever un barrage aussi haut qu'initialement prévu.
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C'est ainsi qu'il occupe élégamment une rive aménagée pour le plaisir de tous.
Le château de Val se visite : au premier étage les salles redécorées au 19ème siècle, au deuxième une exposition de peinture (le peintre doit sacrifier à une coutume : il doit "portraiturer" à sa manière le château, et le tableau reste ici.) Il y a également une exposition de photos d'avant la construction du barrage, des étapes de remplissage du lac, et de la vidange faite en 1973 (pathétique : des murs encore debout, les sentiers pour descendre à la rivière encore dessinés, des souches qui apparaissent et aussi un immense désert ; je n'ose pas penser à ce que l'on doit ressentir en voyant ces images lorsqu'on a vécu ici !)
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Un moment de farniente sur la plage, ou de lecture en attendant que le soir arrive, et que petit à petit toutes les familles partent.
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Car nous avons l'autorisation de passer la nuit sur le quai du petit port, et sous les tours dorées par la lumière des projecteurs. Seule obligation : être partis demain à 9 Heures !
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 18:00
Frise 10 242Lundi 10 Août 2009
Nous allons pénétrer au coeur même de l'Auvergne, jusqu'à Besse aujourd'hui. Je dis peut-être une très grosse bétise, car suivant les Auvergnats auxquels on s'adresse, le coeur de leur pays ne doit pas battre au même endroit. Alors je rectifie, nous allons vers le sommet de l'Auvergne, le Puy de Sancy !
Bien sûr, nous allons emprunter comme d'habitude de petites routes pour y arriver. Ce sera celle qui suit le cours de la Couze Pavin. Les Couzes sont les rivières qui descendent du massif du Sancy pour rejoindre l'Allier. Des prairies, et des gorges boisées alternent. Des villages au fond d'étroites vallées, comme Saint Floret, labellisé "plus beau village de France" nous imposent une halte. Un sentier d'où l'on a une parfaite vue sur la partiela plus récente (2ème millénaire) nous invite à aller à la découverte du Chastel caché dans les arbres de la rive droite.
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C'est la partie la plus ancienne du village, et ce sentier dut être une grande voie pour arriver au sommet, habité depuis le 1er siècle avant JC. Il fut, après l'abandon de la forteresse initiale vers l'an 1000 la route qui menait à l'église romane de Saint Flour et au cimetière. Un chemin de croix comme le laissent supposer celles qui restent le long ? Camille doit le penser avec juste les bonnes chaussures pour le parcourir  !
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En haut, déception : l'église est fermée et nous ne verrons pas son trésor : une Vierge à l'oiseau et une fresque, toutes deux du 14ème siècle. Par contre les tombes rupestres de l'époque médiévale sont accessibles.
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Elles ont été mises à jour lors de fouilles dans le cimetière qui jouxte l'église. Elles ont la forme de corps, et le logement de la tête est visible. Les sépultures anthropomorphes sont rares en Auvergne. Les pièces de monnaie qui y ont été trouvées permettent de dater leur utilisation du 12ème au 15ème siècle. L'ossuaire (facile de l'identifier avec ce que l'on y voit encore à l'intérieur) indique de fréquents réemplois de ces tombes.
Nous redescendons, passons le vieux pont protégé par la petite vierge qui y occupe un oratoire : des bombes allemandes déversées sur le village pendant la dernière guerre, seule celle qui tomba sous ce pont n'éclata pas !  Nous finissons notre visite par une  promenade dans les rues escarpées sur l'autre rive.

On continue à remonter la rivière jusqu'à Saurier qui possède un magnifique pont médiéval (dont la datation varie du 9ème au 15ème siècle suivant les sources ...).
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Une petite chapelle recouverte de lauzes est dréssée au centre, occupée par une minuscule "mater dolorosa", derrière moi, à ma droite.
rd09 08 10 127Mais la vierge miraculeuse de Saurier n'est pas ici, elle est au sommet de la montagne qui domine le village, dans une chapelle récemment restaurée avec des matériaux que les habitants du village ont monté à dos d'homme, afin de respecter la tradition et donner plus de valeur à leur participation.

Nous arrivons dans les grandes prairies des plateaux de Besse, profondément entaillés par de petits torrents qui franchissent les niveaux par de hautes cascades. Voici celle de Vaucoux qui va nous permettre une promenade apéritive.
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Et nous finissons par arriver à Besse. Ce doit être jour de marché car tous les parkings sont occupés, alors nous reviendrons demain, et allons vers le lac Pavin pour le reste de la journée.
Nous nous installons au "point sublime" d'où nous dominons le lac aux eaux émeraude. En faire le tour sera parfait pour le début d'après-midi. Nous n'avons pas rencontré grand monde en descendant vers la rive, mais là nous nous sommes fondus dans la foule qui fait le tour. En famille avec les jeunes enfants dont certains en poussette, en tenue sport avec chaussures de marche, décontractée en espadrilles, élégante avec nu-pieds ou escarpins : tout le monde fait le tour du lac Pavin. Et ça doit quand même être difficile pour certains car il est loin d'être plan !
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Détour par le puy de Montchat qui permet une vue d'ensemble sur le Puy de Sancy et Super Besse.
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Quelques framboises et fraises des bois partagent les essarts que traverse le chemin. Les cris de joie et les rires d'enfants saluent chaque trouvaille ! Mais elles ne sont pas abondantes. J'ai plus de chance avec les fleurs.
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aconits  napel ou casques de Vénus opulents                                            scabieuses
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ail des ours                                                                                                     et oeillet à delta
abondent sur ce versant.
De l'autre côté la forêt est intacte et le sousbois très différent. Je finis ma moisson du jour par des digitales.
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Et nous terminons la journée au point sublime. Peu à peu tout le monde quitte l'endroit, et le soir nous ne sommes plus que deux camping-cars pour passer la nuit près du refuge de Montchat, au départ des pistes de ski de fond.
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