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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:27
11 Mars 2008
Le soleil se lève sur le port de Santos qui se dévoile à nos regards encore ensommeillés lorsque nous ouvrons notre rideau. Et l'activité matinale est déjà intense. Les bacs qui transportent les habitants d'une rive à l'autre entrecroisent les narives qui se dirigent vers le port marchand.


Le petit déjeuner est rapide ce matin car nous devons libérer la cabine de bonne heure afin de la laisser au personnel qui doit préparer la prochaine croisière ... L'écoulement vers le quai est fluide, mais retrouver ses bagages à la gare maritime est un peu long ; on voit bien les expérimentés qui semblent plus efficaces que les notices dont nous sommes. Et atteindre le bus qui doit nous reconduire à l'aéroport de Sao Paulo semble enfantin car l'organisation est bien rodée, mais imaginez le nombre de bus pour les 2300 passagers ! Enfin nous y sommes, nous retrouvons nos compagnons Marie Pierre et Sylvain ainsi que Ruth et Dorly . Tous les passagers de ce bus semblent prendre la même avion pour Milan.

Traversée du port ; le plus important d'Amérique latine dont l'activité est essentiellement tournée vers l'exportation de produits agricoles : céréales, sucre et jus de fruits. Les silos sont colossaux, et certaines cours d'entrepôts sont surprenantes, avec des pieds de maîs un peu frèles, mais bien alignés ! Et nous reconnaissons les quartiers de la ville que nous avions traversés il y a trois semaines. Cette ville a été fondée dans la première moitié du 16ème siècle, et vit aujourd'hui de tourisme balnéaire, de pêche et de services. Elle n'a que 460 000 habitants et semble bien petite à côté de Sao Paulo, mégapôle de 11 millions d'habitants.

Nous reprenons l'autoroute la plus récente, construite dans les années 70 alors que nous étions descendus par l'ancienne construite dans les années 40 et que nous apercevons audessus de nos têtes. Les montagnes qui nous entourent font partie d'un parc national et la végétation est particulièrement protégée. Les fleurs de Carème sont beaucoup plus nombreuses que lors de notre premier passage.




Favelas (enfin communautés), places, espaces verts, monuments à la gloire des conquérants du 16ème siècle et des colons qui les suivirent, et même en souvenir du massacre des Arméniens par les Turcs, palais et couvents hispanisants nous accompagnent jusqu'à l'aeroport où nous devons attendre notre premier vol; Sao Paulo-Milan et où commencent une longue période pour rien. Je n'apprécie plus bien de prendre l'avion, et passer une nuit même à remonter vers l'est est un avatar nécessaire à supporter pour aller au bout du monde, mais dont je n'ai rien à dire de plus !

Voilà, c'est fini. Nous sommes revenus à la maison, contents de retrouver notre ami Roland qui est venu nous chercher à la gare, et Marie un peu plus tard qui nous accueille pour un agréable dîner amical  !

C'est vraiment bien les amis qui nous font nous sentir bien chez nous ! Un de ces jours nous allons faiire un grand voyage avec eux ... Mais c'est déjà un autre voyage !



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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:42
10 Mars 2008
Dernière étape. Au Brésil, dans l'état de Santa Catarina, à la station balnéaire de Portobelo.
Hier soir nous nous sommes arrêtés, mais à peine à Imbituba, juste pour des formalités d'entrée dans les eaux brésiliennes. Et nous avons remarqué que des policiers des frontières semblaient plancher ce matin sur nos passeports. Nous avons alors pris consciencede toutes les heures de formalités qui nous sont épargnées par le système appliqué : c'est la compagnie qui garde nos passeports pendant toute la croisière, et nous en avons reçu en échange une copie et une carte magnétique qui nous facilitent les contrôles de police.

Nous débarquons en chaloupe dans un petit port qui ressemble à une carte postale et non à une structure capable d'accueillir autant de passagers. Portobelo n'était jusqu'en 1750 qu'un point de ravitaillement en eau des marins espagnols. Avec l'arrivée des Portugais des Açores une ville a commencé à naître.
Les montagnes de la Sierra del Mar (chaîne qui s'étire jusqu'à Rio, au nord) sont recouvertes de forêt atlantique jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Il est maintenant interdit d'exploiter les "arbres natifs", et des eucalyptus sont plantés pour le besoin de la construction. La culture de la canne à sucre diminue au profit de l'élevage de bovins et zébus dans de grasses prairies d'embouche. Et les lagunes nombreuses sont le terrain d'élevage de moules, huîtres et crevettes. L'état de Santa Catarina semble agréable à vivre : une économie active (agriculture, pêche, industries mécanique et électronique) se joint à un climat tempéré, et attire la fréquentation de touristes de tous les continents.

Nous avons choisi pour terminer ce voyage de visiter Florianopolis. Nous espérons y trouver des fleurs et peut-être qu'un jardin botanqiue fabuleux nous y attend ? La notice descriptive nous indique qu'il s'agit de la capitale de l'état, située sur une île, et que ses beautés naturelles vont nous surprendre.

La route qui nous mène dans l'île longe un vieux pont de fer qui est "l'image symbolique" de la ville. Construit en 1926, il est en cours de restauration et sera rendu à la circulation dans 3 ans. Je crois que je préfère garder d'autres images comme symboles. Et déception : le nom de la ville n'est pas lié aux fleurs, mais à un ancien président de l'état ...

Visite de la vielle ville hispanique, avec des palais de style rococo et aux couleurs de gateaux anglais. Le palais du gouverneur en face d'un parc à la végétation luxuriante, et quelques autres palais, le Mercado Publico de 1898 et la cathédrale en restauration  supporte mal la photo ! Pour une fête religieuse récente des rues où une procession défilait ont été décorées d'arc mauves et dorés. Il y a des murs peints un peu partout dans les rues ...Un peu d'histoire et d'économie et il est temps de se rendre dans le restaurant où nous ont été servies de fabuleuses grillades. Par tout petits morceaux, mais si nombreux, d'animaux  ou de pièces différents que c'était pantagruélique !

Puis nous avons passé l'après-midi au bord de la plage, la Praia da Joaquina, connue dans le monde entier pour accueillir des championnats de surf. Quoi, vous ne connaissiez pas ? Eh bien nous non plus. Une comptétition devait avoir eu lieu très récemment car des gradins étaient en cours de démontage. Mais profitons plutôt du bain, des kilomètres de plage, et de la vue de belles villas dans les rochers.


Quelques jolies fleurs enfin avant de repartir. Et nous rejoignons le Victoria une dernière fois. Pour faire les bagages que nous devons laisser devant notre porte avant le dîner. C'est l'équipage qui se charge de nous les débarquer. Un coup d'oeil au coucher de soleil et à la côte de Portobelo qui s'éloigne.

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 21:55
9 Mars 2008 Retour sur Casapueblo

Après la visite du musée Ralli nous sommes revenus en ville et en voici quelques images : la main sous un autre angle, une autre sculpture de cet espace international (Forma poligonal espacial de Waltercio Caldas) et la plage sur le Rio de la Plata, très avenante.



Et enfin l'arrivée à Casapueblo. Insolite avec des flèches, des rotondes et des coupoles blancs qui se découpent dans le ciel ; en contrebas la mer. Et lorsqu'on avance, on est accueilli par les décors bleus qui semblent presque familiers.

Les salles ouvertes au public semblent appartenir à un ensemble de bicoques emboitées les unes dans les autres, comme elles pourraient l'être dans un village du sud de l'Europe ou du nord de l'Afrique. Et des terrasses, à ciel ouvert, abritées, en cascade, certaines avec piscine, s'ouvrent sur la
falaise et la descendent jusqu'à un petit quai.

Toutes les salles et certaines terrasses sont des lieux d'exposition des oeuvres du maitre, Carlos Paez Vilaro : des tableaux, des montages, des céramiques, des amphores en ciment, des décors muraux, des statuettes. Mais son oeuvre la plus vaste est la construction de cet endroit qui semble être tout un village. Car c'est lui qui en a choisi l'emplacement,  l'a conçu, dessiné, en a dirigé les travaux ... Et a ajouté à sa maison-atelier-musée des jardins puis un vaste hôtel.

Quant aux oeuvres, elles sont très différentes suivant les époques. En plus des artistes que j'ai déjà cités, les dessins du village me font penser à Dufy ... Malheureusement nous manquons pour cette visite d'un vrai guide qui nous aurait expliqué exactement la vie et l'oeuvre de Carlos Paez Vilaro dans les différents mouvements qu'il a traversés, et les échanges avec tous ses confrères. Ce monsieur a plus de 80 ans et semble avoir encore une activité prolifique.

Son site sur la toile témoigne de toutes ses activités. Dommage qu'il ne soit qu'en espagnol et anglais. Mais c'est interessant même sans  texte, car il y a beaucoup d'images.  link

 Je suis totalement sous le charme et j'aimerai beaucoup donner envie à
mes enfants de voir cet endroit, voire les y emmener ...



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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 19:54
9 mars 2008
Encore une journée de navigation ... Qui ne réserve pas de surprise. Le temps redevient chaud alors un peu de lecture-bronzette sur notre balcon avant de revenir à notre journée d'hier et de choisir quelques une des belles pièces de notre butin.
Au musée Ralli d'abord. C'est dommage que nous ne puissions pas trouver d'informations solides,  ni au musée, ni sur la toile.  Seulement un dépliant qui répète dans toutes les langues que c'est un "museo fantastico" ... Je suis arrivée une fois à faire un tour virtuel d'une des cours aux statues, mais n'ai pas pu le renouveller.


J'ai passé beaucoup de temps à regarder les statues de Dali que nous ne connaissons que par des livres. Elles sont dans le mur d'enceinte de la cour, dans des niches vitrées, et il y a un vilain reflet sur certaines photos.

Ensuite je n'ai parcouru que la galerie principale du rez-de-chaussée, pas assez de temps pour aller plus loin. Il y a des tableaux de peintres de tous les pays d'Amérique du Sud. Et s'il existe des particularités hispanoaméricaines, on constate aussi l'universalité de l'art et de la culture. A vous de juger. Je crains de ne pas pouvoir mentionner toutes les informations souhaitées pour chaque tableau.
Dans l(ordre où elles semblent s'être installés :
- La infencia verde de Hector Calderon - Chili.
- Una merienda de locos d'Alicia Carletti - Argentine. S'est-elle représentée dans ce tableau ?
- Contemplation de Nelson Screnci - Brésil. Ca ne vous dit rien ?
- El sueno de la serpiente de Ricardo Celina -Argentine J'aime bien retrouver Klimt ici.

























- El fruto sobre la mesa de Roberto Alarcon Brito - Cuba
- Maternité de Salvador Jaramillo Ayala
- et je dois demander un délai pour le nom du peintre du dernier tableau que j'ai mis ...



























Je viens enfin de retrouver le site où l'on peut faire une visite circulaire du jardin aux statues :link

Que du figuratif, pas vu un seul abstrait !

Je vais mettre quelques oeuvres de plus dans l'album à constituer ...
A bientôt pour Casapueblo qui m'a tant plu.




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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 22:19
8 Mars 2008
L'excursion que nous avons choisie s'intitule "Punta del Este culturelle"; doit durer 7 heures et est ainsi présentée :
"Punta del Este c'est la station balnéaire d'Amérique du Sud célèbre dans le monde entier par sa riche vie culturelle. En outre, le savant mélange de son architecture, de la mer et de la forêt lui donne une personnalité unique qui la différencie des autres destinations touristiques du monde. Toute la ville est parsemée de splendides demeures situées au milieu d'espaces verts spectaculaires. Vous pourrez voir de nombreuses demeures ainsi que des sites naturels tels que Pinares, la plage Mansa, la plage Brava, Portezuelo, Beverley Hills et San Rafael. Visite libre à l'intérieur du musée Ralli, dédié à l'art moderne latino-américain, et qui possède entre autres des chefs d'oeuvres de Salvador Dali. Vous aurez du temps libre dans la Av. Gorlero pour déjeuner (non compris), les achats ou un bain de mer dans une des plages merveilleuses. Ensuite vous aurez la chance de découvrir la fabuleuse Casapueblo, à Punta Ballena. C'est la demeure et le centre culturel du fameux artiste uruguayen Carlos Paez Vilaro située dans un endroit privilégié en face de la mer. Casapueblo est devenue une attraction irrésistible pour les visiteurs de l'Uruguay."

Voilà qui nous laisse envisager une journée fort différente de celles que nous avons passées jusqu'alors et qui devrait nous réserver quelques belles découvertes !

Dès notre arrivée les chaloupes ont été mises à l'eau et leur ronde a commencé pour nous amener jusqu'au port. Accueil "typique" : des danseurs de tango, des marchands de lunettes de soleil et de chapeaux nous attendent sur le môle. Et le bus est juste au bout de la rue. Tour de la ville historique qui vient juste de fêter son premier centenaire.


 Elle compte 20500 habitants et 36000 maisons dont une majorité ne sont occupées que l'été. La première ville balnéaire du "Marco Sul" (ensemble économique des pays de l'Amérique du Sud) est située juste à l'embouchure du Rio de la Plata, et la plage de l'ouest est sur le fleuve, alors que celle du nord est sur l'océan.
Le 13 décembre 1939 un navire "Ajax" a livré combat à un cuirassé allemand, et son ancre repose au pied du phare, non loin de l'observatoire à baleines (ce n'est pas leur saison, inutile de scruter l'horizon !).

Nous repartons en remarquant la Main de la Punta, symbole de la ville et de l'union des 5 continents. En filant vers le village de la Barra nous apercevons nombre de villas et immeubles luxueux. Des personnes célèbres viennent ou sont venues se reposer ici : Bush, Zinédine Zidane, Eva Peron ...
Nous passons sur un étrange pont ondulant et arrivons dans un quartier qui semble très tranquille et bucolique. Les belles villas sont majoritaires, mais il arrive qu'on trouve des habitations beaucoup plus exotiques ! Fôrets d'eucalyptus ou d'arbres inconnus avant de rejoindre le quartier de Beverley Hill aux villas somptueuses.
C'est là que le Museo Ralli est établi. C'est la première création d'un banquier anglais qui en a ouvert six dans le monde de ces musées d'art contemporain gratuits. Et c'est tout simplement fabuleux. Après un long couloir où de
 nombreux Miro sont accrochés nous arrivons dans deux jardins de sculptures très cohérents, dont le mur d'enceinte du plus grand renferme de nombreuses statues de Salvador Dali ... Impresssionnant !
Nous n'avons pas assez de temps, il nous faut choisir les salles que nous voulons voir : découverte d'artistes sud-américains. (Je vais faire une page annexe pour présenter quelques tableaux d'artistes sud américains)

Retour en ville, nous avons trop à voir pour prendre le temps d'un vrai repas. Les plages, la rue centrale très commerçante, et une rue parallèle aux magasins prestigieux, un espace statues avec la main, la plage ...
Et nous repartons vers CasaPueblo. Quelle réalisation surprenante. L'artiste qui l'a conçue et construite est Carlos Paez Vilaro. Il semble qu'il sache tout faire : de la peinture, de la sculpture, de la poterie et de l'architecture, ici inspirée par Gaudi ! En fait il a dû vivre en symbiose avec tous les artistes européens du 20ème siècle : on sent la présence de Picasso, Tinguely, Leger, Braque en plus de Gaudi dans ces murs ! Et quelle emplacement juste à la punta Baleina !

(Autre page annexe pour Casapueblo)

Le temps passe si vite. Retour vers le port où nous avons l'agréable surprise de voir quelques lions de mer qui ont suivi le retour des petits bateaux de pêche, espérant trouver là une nourriture facile à gagner ...
Nous en voyant trois sur un quai : deux mâles aux crinières ondulées et brillantes et une femelle si petite à côté d'eux qu'ils réussissent à chasser en la mordant ...





Retour sur le Victoria où nous terminons la journée invités par Dorly à lever notre verre de champagne italien à son huitième petit enfant né pendant la croisière. Dorly voyage avec son amie Ruth pendant que les messieurs les attendent à la maison, en Suisse.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 21:01
7 Mars 2008
Ne soyez pas impressionnés : Tigre est le nom d'une étrange agglomération sur le delta du Parana, à moins d'une heure du centre de Buenos Aires que nous allons visiter aujourd'hui. Agglomération n'est pas le mot exact pour désigner cette communauté très disparate, plantée sur une myriade d'îles .... C'est un luxueux centre balnéaire, (oui, oui, on se baigne dans ces eaux couleur de boue), aux rives bordées de somptueux palais de style alsacien ou rococo ou de belles villas, et ça peut même paraître de modestes constructions. Mais toujours sur pilotis et avec ponton, car on ne circule ici qu'en bateau ! Et les canaux ressemblent presque à des avenues !
Des marchands ambulants viennent proposer leurs marchandises aux résidents. Les artisans se déplacent avec leur bateau atelier ! Et même l'hôpital est flottant ... Par contre le garage est un lieu fixe.

Les berges limoneuses sont protégées de la frappe des vagues par des estacades métalliques et plus joliment par une végétation adaptée : des casuarinas (sorte de pins), des saules pleureurs et des bosquets de roseaux entremèlent leurs racines pour retenir difficilement  le sol.

Cet endroit est particulièrement privilégié et les habitants  viennent souvent de la capitale proche pour retrouver le contact avec la nature. Le  Président Domingo Faustino Sarmiento (19ème siècle) y avait son petit chalet qui est maintenant un musée ultra protégé par une cage de verre. Le canal qui la dessert a été baptisé "Rio Sarmiento".

Pour revenir à Buenos Aires nous empruntons un petit train côtier. Le temps est encore bien gris, il ne pleut plus et ça va nous permettre de nous arrêter au centre de la ville pour aller faire les magasins dans le quartier de la Galeria Pacifico. Avenida Florida les magasins sont tellement luxueux que nous contenterons de les regarder ... Dans le centre commercial joliment nommé "galeria Pacifico" il y a un plus large choix, et une très belle boutique Lacoste avec des prix très attractifs. sur lesquels on peut se faire rembourser la TVA au port ... en espèces. C'est notre dernière étape argentine alors il y a là encore quelques boutiques pour liquider nos pesos. Et trouver ce dont j'ai vraiment grand besoin : des pulls bien doux et chauds, joliment brodés main, semblables à ceux que nous trouvions en France dans les année 50 et qui vont me permettre d'aller au restaurant le soir sans redouter le froid et les virus que  la climatisation déverse sur nos têtes !
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:51
5 et 6 mars 2008
L'épidémie qui règne sur le navire a fini par me clouer au lit ... Assez consentante : nous avons deux jours de mer avant de rejoindre Buenos Aires, alors je reste volontiers au fond de ma couchette ...
D'autant que je suis vraiment bercée par la mer. Il me semble que ça tangue et que ça roule, tout en même temps !
Peut-être que l'effet des virus ou des microbes que la clim' s'est chargée de diffuser partout amplifie l'impression de bercement ?
Camille résiste très bien et peut participer à tous les "plaisirs de la mer". Avec nos compagnes habituelles, telle Josiane, "la petite fille de Mme Garel"
Le mercrdi 5 c'est la grande soirée de gala du commandant, avec cocktail, repas fin, spectacle cabaret, visite des cuisines avec un buffet de minuit particulièrment soigné. Je n'ai pas été oubliée : Claire a remis à Camille un plateau avec homard et endive braisée par moi ...

Enfin le jeudi après-midi je commence à sortir de ma torpeur. Une bonne douche pour chasser les miasmes de ces heures, et je pourrai apprécier la soirée ; car Marie Pierre et Sylvain nous ont invités au restaurant le Magnifico, grâce à la "carte platinium" qu'ils ont en leur qualité de clients assidus et privilégiés. Les noix de St Jacques sont particulièrement bonnes, et le boeuf qui suit est tendre à point.
Merci Marie Pierre et Sylvain pour cette bonne soirée !

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:07
4 mars 2008
réveil à 7 heures. Nous avons déjà contourné la plus grande partie des îles pour arriver à Stanley la "capitale". Nous avons du soleil, la mer est calme : temps idyllique pour arriver sur une terre britannique ... Nous longeons une partie assez plate des îles avec des plages de sable.
Pendant que nous profitons du paysage depuis notre balcon nous devisons avec nos voisins, Marie Pierre et Sylvain grands amateurs de la Bretagne qui profitent du temps calme pour nous apprendre quelques proverbes bretons :
"Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer",
"Quand le goëland se gratte les glands, il fera mauvais temps, s'il se gratte le cul, il ne fera pas beau non plus"
et enfin "Qui pisse au vent se rince les dents" ...
Pour sûr, ils connaissent des bretons, alors que nous c'est seulement la Bretagne ! Pendant ce moment de culture française, nous continuons notre approche et constatons que nous sommes dans un lieu un peu spécial : des avions militaires anglais survolent les îles, la côte et le navire aussi ... Nous ne savons pas quelle était la présence de l'armée de la nation-mère avant 1982, mais elle est tout à fait effective en 2008.

La profondeur du chenal qui arrive au port de Stanley ne permet pas l'approche du Victoria, aussi est-ce en chaloupe que nous allons aborder. C'est un exercice que nouis n'avions pas encore pratiqué, ça  fait aussi un entraînement de sauvegarde.

On peut se poser la question de la limite écologiquement acceptable du débarquement de 3000 personnes dans un territoire qui compte 2500 habitants dispersés sur un ensemble plus grand qu'il y paraît quand on jette un coup d'oeil à la carte de l'Atlantique sud. C'est sûrement une des raisons qui font que nous n'avons que deux heures d'escale. Ca ne nous permet pas de nous répendre partout et d'envahir toutes les côtes. Et c'est un peu dommage car si la plaquette touristique que nous remettent les dames du centre d'accueil des touristes s'appelle "Penguin news", c'est qu'il y a beaucoup plus de manchots que d'habitants ! Et de tant d'espèces : le manchot royal, le manchot sauteur de rochers, le manchot de Magellan, le  manchot Gentoo accompagnés de l'albatros à sourcils bruns, et d'éléphants et lions de mer ...

Nous devons limiter notre visite au bourg et à sa grève. Beaucoup de souvenirs de batailles et de naufrages. Des monuments aux morts, des monuments aux marins, des pubs avec whiskies et "fish and chips", des bancs commémoratifs, des boutiques de lainages (l'élevage des ovins est une activité importante des îlesMalouines) ... heureusement sur le parvis de la cathédrale une grande arche construite avec les os de machoires de deux baleines bleues nous permet de ne pas nous croire  sur les îles britanniques métropolitaines ...
Pas le temps d'aller bien loin, donc les recommandations d'éviter les 117 champs de mines sont superflues pour nous car il reste entre 10 et 30 % des  munitions déversées pendant la guerre contre les envahisseurs argentins.
Juste le temps de visiter les boutiques à touristes et d'envoyer quelques cartes postales : original des cartes revêtues de timbres des iles Falkland !

Il est temps de rejoindre la quai et notre chaloupe, et rentrer à bord. A 18H nous appareillons et avons le temps de voir l'île orientale d'éloigner. Oh, mais ce sont des dauphins qui sautent au loin, tout près d'une plage de Berkeley Sound ! Belle vision que la dernière image des îles Falkland !



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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 08:57
3 mars 2008
Nous devons quitter Ushuaïa toujours sous le soleil en fin de matinée.
J'ai un peu l'impression que nous n'avons pas vraiment saisi à quel point la Terre de feu est un endroit austère, hostile et inhospitalier ... Et que nous sommes si peu adaptés aux conditions de vie propres à cette région. Que les touristes sont encore bien peu nombreux, même si nous avons vu une succession de navires accoster au quai voisin, et que 15 vols quotidiens relient la ville à Buenos Aires ... Le beau temps nous a fait croire que c'est facile de venir ici et de s'y promener !
Nous apercevons des passagers descendre au moment où nous devrions partir. Nous apprendrons plus tard qu'ils ont été débarqués pour des questions sanitaires.
Et nous prenons la route vers l'ouest et l'Atlantique. Peu à peu les sommets acérés sont remplacés par des collines verdoyantes. Nous avons droit à une navigation touristique jusqu'à la sortie du canal. Dernier regard sur les manchots de Magellan de l'île Martillio, seul lieu de nidification de cette espèce dans le canal de Beagle.  De belles plages occupent les rives où des oiseaux marins partagent ces eaux calmes à la température constante de 7° avec quelques dauphins.
Vers 15 heures le vent se lève et des vaques se forment. Le canal s'élargit : nous arrivons dans l'Atlantique et je délaisse notre balcon. Vers 16H30 nous sommes entourés de brouillard, il n'y a plus de paysage, seulement un vent très frais et un peu de soleil au dessus !
Nous cinglons vers les îles Malouines.
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 07:41
2 mars 2008.
Changement radical d'objectif : nous quittons les canaux fuegiens pour aller voir les paysages montagnards.
Traversée de la ville d'Ushuaïa  vers le nord par la Transamérica 3.
Au début du 20ème siècle Ushuaïa était un très modeste village. Les Indiens y étaient de moins en moins nombreux. Le mode de vie et les  maladies étrangères apportés par les européens provoquèrent la disparistion de nombreux Indiens. Jusqu'aux vêtements que leur avait imposés un pasteur britannique, car ils vivaient nus, peints et enduits de graisse pour se protéger du froid. Les seules protections qu'ils avaient inventées étaient celles de leur foyer, richesse inestimable qu'ils transportaient partout, dans leurs canots. Quant aux vêtements qui leur ont été imposés, ils les portaient toujours, secs ou mouillés et ont ainsi fait connaissance avec de nouvelles maladies telles que congestions, pneumonies ...
Puis les autorités argentines décidèrent de fixer une population dans cette région, et c'est ainsi que le bagne fut créé !
Les prisonniers ont tout construit dans la ville : d'abord la prison, puis le port, l'école ... En 1947 il fut fermé, et la ville comptait alors 5 000 habitants. C'est seulement entre 1970 et 1980, alors qu'une zône franche était créée, qu'un nouveau flux migratoire massif fit passer la population à 70 000 personnes. Des industries de haute technologie s'y installèrent, et après la crise économique argentine de la fin du 20ème siècle il reste encore des usines de montage d'appareils électroniques Grundig et Sanyo. Les salaires sont relativement élevés et avec l'apparition de l'industrie du tourisme la ville est prospère. Température presque constante, entre 0 et 10°, gaz local (exploité pat Total) bon marché qui permet le chauffage des maisons toute l'année (et il y fait une chaleur étouffante), on oublierait presque l'austérité de la région.

Nous quittons la ville par des chemins détournés car une compétition de kartings nous barre la route normale, et nous nous dirigeons vers Las Cotorras, station de ski et centre d'entrainement de l'équipe olympique française. C'est un village avenant qui n'a de différence avec nos stations que les clotures de bois des massifs de lupins ! Même le téléférique est de construction française !

Nous continuons dans la vallée glaciaire jusqu'au col Garibaldi d'où nous avons une vue d'ensemble sur la zône de fracture constituée par le Lac Fagnano entres deux plaques tectoniques qui partagent la Terre de Feu.  Nous sommes sur la plaque antartique  qui supporte la pointe des Andes, celle qui part vers l'est, et voyons qu nord la plaque sud-américaine au relief moins marqué.

Une légère couche d'humus permet à quelques arbres de pousser. Mais ils sont facilement renversés par les vents violents. La fôret est fragile et encombrée d'arbres morts.
 Arrêt au lac Escondido. Des fleurs, un ruisseau, des arbres morts, une belle nature, un terrain de camping et quelques chalets de vacances en font un lieu de repos agréable pour les habitants de la région.

Retour en ville, et pour nous visite du Muséo del Fin del Mundo. Chause salle a sa spécialité. Une salle pour la civilisation indienne et des témoignages de vie aborigène des tribus Yamanas et Selknams. Une deuxième salle pour les colons européens de la première vague migratoire. Puis les vitrines des oiseaux marins . Et enfin quelques témoignages sur les années "bagne". P
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ces années, il y a la randonnée en petit train construit par les prisonniers jusqu'au chantier de bois. Quant à la prison en grande partie transformée en école de de la marine, quelques batiments d'origine ont été aménagés en musée.
Promenade dans la ville dont le passé est rappelé par quelques murs peints. Puis nous cloturons notre visite de la ville par un dîner dans un petit restaurant où le célèbre crabe du Canal de Beagle est accomodé de diverses façons. Cocktail de crabe, et crabe à la mode fuégienne, arrosés d'un vin blanc chilien sec et fruité nous ont régalés.
Nous avons aussi pour mission de poster quelques cartes, en distinguant bien celles à laisser à la poste, et celles à mettre dans la boite DHL. Car il y a deux systèmes concurrents ... Que j'espère aussi un peu complémentaires pour mon premier envoi de cartes !

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