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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 13:12
La vallée des Merveilles

Nous sommes donc à pied d’œuvre au chalet des Merveilles, onze copains prêts à découvrir autour de nos deux guides, Franck et Robert.
Que découvrir dans ce haut lieu du parc du Mercantour ? J'ai déjà vu moult fois cette destination proposée par des tour-opérateurs spécialisés dans la randonnée ou pas, et en ai tiré la conclusion que c'est un endroit important mais sans vraiment chercher pourquoi !

Robert nous a parlé de lacs, de flore, de faune particulière, et surtout de gravures rupestres. (D'où les symboles qui ornent la façade du musée de Tende).

On en compte un nombre imposant, presque 100 000, toutes à plus de 2000 mètres dans les vallées qui descendent du Mont Bego (2872 mètres d'altitude) , la montagne au nord. Ce lieu a été élu en raison de sa richesse en eau et de son pouvoir d'attirer les orages (le sou-sol est riche en minerais divers), elle rassemble les puissances telluriques. Parfait pour qu'elle soit divinisée, et que les hommes du néolithique en fassent un lieu sacré, de culte où les shamans venaient entrer en contact avec les dieux.

La fréquentation des chemins ici est impossible avec des bâtons non équipés de protection caoutchouc ou plastiques. Dès la vérification terminée nous avons commencé à monter au-dessus des lacs, en admirant tout ce qu'il y a autour de nous. Au loin, à l'ouest la ligne de crêtes que nous voyons était la frontière française jusqu'en 1947.

La vallée des Merveilles

Nous avançons assez vite nous avons beaucoup à voir avant d'arriver au lac des Merveilles où nos guides ont décidé que nous pique-niquerions, tout en haut du couloir de pierres en face de nous.

La vallée des Merveilles

Je n'ai même pas pu sortir mon carnet. Photographier de temps en temps, écouter nos guides et avancer avec le groupe en évitant les pierres, exclut la prise de notes ! Je le regrette beaucoup, ça va être dur de raconter cette si riche rando !

La flore superbe mérite quelques clics. Ici des véroniques. Mais je montrerai avec beaucoup de photos ultérieurement.

La vallée des Merveilles

Nous arrivons devant un gigantesque amas de pierre interdit par un panneau "Monument historique - Accès interdit". C'est pour le moins surprenant et insolite !

Le GR 52 suit le ruisseau qui prend sa sort du lac des Merveilles et descend jusqu'au Lac Long supérieur.

La vallée des Merveilles

Seuls les randonneurs accompagnés par des guides professionnels ont le droit de sortir du GR pour traverser ces énormes éboulis de roche où sont les plus nombreuses gravures, et nous faisons partie de ces privilégiés (OK, ça a un coût) et voici d'ailleurs notre première pierre gravée.

La vallée des Merveilles

Les gravures ont été pratiquées sur des pierres assez lisses et inclinées par piquetage, percussion de la roche avec des pierres plus dures. Elles sont peu profondes et les différences de couleurs provoquées par des réactions chimiques naturelles sont légères, ça ne les rend pas faciles à voir.

Ici une figure avec de grandes cornes, une cupule, un poignard gravés. Ces représentations de taureaux ou figures corniformes, d'anthropomorphes, de vases et d'armes variées semblent figuratives mais sont surtout symboliques. Les armes ont permis la datation des gravures : environ - 5300 ans, juste à l'époque de Otzi, l'homme momifié retrouvé en 1991 à la frontière entre l'Autriche et l'Italie avec un poignard semblable.

C'est aussi à peu près à l'époque de l'écriture sumérienne, première écriture de Mésopotamie ...

Ces gravures, cette proto-écriture, ne sont systématiquement étudiées que depuis la fin du 19ème siècle, à la suite des travaux du britannique Clarence Bicknell. Maintenant par une équipe de l'université de Nice-Sophia-Antipolis. Les chercheurs qui travaillent sur les représentations rupestres et pariétales estiment qu'elles expriment une pensée, des préoccupations spirituelles et temporelles où qu'elles soient (ici, à Foz de Cao au Portugal, à la grotte Chauvet, en Suede, en Australie ou en Afrique). Ce lieu est considéré aujourd'hui comme le berceau de la pensée religieuse européenne.

La vallée des Merveilles

Et les formes anthropomorphiques enlacées que nous montre Robert sont interprétées comme la représentation du couple primordial, le père soleil venant du ciel et la mère terre sortant du sol se rejoignent en se tendant les bras.

Robert nous explique aussi la position des gravures par rapport à l'angle d'inclinaison des roches et l'écoulement de l'eau, choisie avec autant de soin que les dessins eux-mêmes.

La vallée des Merveilles

Nous sommes totalement happés par ces commentaires. Robert passe la parole à Franck et nous sommes sous un tir nourri éblouissant.

La vallée des Merveilles

Regardez ici la cupule dans laquelle il y a des petites graines : symbole de fécondité et de fertilité. Et ici les deux figures réticulées assemblées ...Et je ne prends pas de notes ... Quel regret !

La vallée des Merveilles

Tant de corniformes différentes, têtes rectangulaires ou triangulaire, cornes plus ou moins ouvertes qui ont été converties de bien des façons ...

Nous entourons nos guides et nous sommes des élèves attentifs !

La vallée des Merveilles

Nos guides semblent avoir chacun leurs spécialités et se relaient en changeant de sujet qu'ils connaissent très bien et nous expliquent simplement, comme des diffuseurs d'ouvrages de vulgarisation. Cependant nous avons repris notre ascension pour arriver au Christ qui illustre l'évolution des gravures au long des millénaires.

La vallée des Merveilles

D'abord un réticulé (menton) auquel deux cornes ont été ajoutées. La gravure a été anthropomorphisée ensuite avec l'ajout d'yeux, puis une barre horizontale pour les sourcils, une verticale pour le nez. Les cupules triangulaires qui forment une couronne d'épines datent du deuxième millénaire de notre ère ...

Nous avons pique-niquer au lac comme prévu, puis nos guides nous ont proposé d'aller sur le dos des baleines à notre droite (oui, ces énormes roches rondes bien au-dessus du lac), c'est là que se trouve le très fameux sorcier, figure emblématique de la vallée.

La vallée des Merveilles

Nous avons d'abord vu des graffitis à travers les âges. Cette vallée à la frontière franco-italienne pendant longtemps était gardée par l'armée italienne contre les velléités françaises. Et dans cette armée un mercenaire d'origine française a passé des loisirs ou des heures d'attente à graver son blason (queues d'hermines et fleurs de lis) à côté des dessins proto-historiques ... Intéressant !

La vallée des Merveilles

Jean Claude et Alfeo doivent en chercher quelques autres sur le dos de cette baleine. !

La vallée des Merveilles

aidés par Doris ?

La vallée des Merveilles

Franck attire notre attention sur le seul éboulement postérieur à la réalisation des gravures connu : une énorme roche dissimule une partie des dessins sur cette pierre.

La vallée des Merveilles

Et nous voici arrivés au sorcier !

La vallée des Merveilles

Finalement assez petit ce symbole de la vallée que nous détaille Franck.

La vallée des Merveilles

Du haut de la falaise qui nous surplombe un chamois nous observe. Est-ce celui que nous avons vu pendant des minutes ?

La vallée des Merveilles

Non, Franck nous dit qu'il y en a beaucoup et qu'ils ne sont pas farouches. Ils ont l'habitude des visiteurs et parfois cabotinent devant les photographes.

La vallée des Merveilles

Et nous sommes redescendus en nous arrêtant à chaque chamois, touffe de fleurs, ou petit lac dissimulé jusqu'aux derniers pas, toujours surpris par l'énormité des chaos rocheux qui témoignent de l'importance de l'activité géologique de cette vallée.

La vallée des Merveilles

La douceur retrouvée lorsque nous approchons du chalet ne devrait pas nous faire baisser la garde et trébucher sur un caillou du chemin ou des ruisseaux.

Et il ne reste plus qu'à affronter les cahots de la piste pour redescendre jusqu'à Tende les yeux encore emerveillés.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:25

Découvrir la Vallée des Merveilles, finalement nous y voici !

Elle se mérite cette vallée qui nous fait rêver depuis des mois, depuis qu'Alféo nous l'a proposée comme lieu de randonnée. C'est lui l'auteur ce projet et il l'a réalisé avec une grande maîtrise de la vie de groupe et des possibilités de l'endroit.

D'abord ça ne semble pas si loin de la vallée du Rhône, Tende. Mais c'est dans les Alpes Maritimes, en pleines montagnes alors c'est tout sauf direct.

Départ pour l'itinéraire montagnard qui a beaucoup plus d'attraits que l'autoroute jusqu'à Nice : col de Cabre, Gap, Barcelonnette,et le col de Larche.

Là arrêt technique avec vue sur le lac et premières photos botaniques : lis des Alpes (sans bulbilles) et lis de Saint Bruno, asphodèle, orchis globuleux et un magnifique géranium des montagnes d'un bleu très lumineux.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Du col de Larche jusqu'au col de Tende nous sommes en Italie. Circulation dense, orages et travaux de doublement du tunnel de Tende, nous ne souhaitions qu'une chose c'est d'arriver à Tende et à l'Hôtel du Centre.

Alféo connait cet endroit depuis qu'il est venu grimper ici quelques cols à ajouter à son abondant palmarès. Aussi Aline, la maîtresse du lieu nous accueille avec de grands sourires.

C'est une adresse à recommander : à l'accueil, le prix, le pique-nique qui nous sera fourni pour la randonnée du lendemain, l'a collaboration avec le restaurateur du haut de la ville s'ajoute le charme d'un vieux relais de poste particulièrement fréquenté par les "princes de l'église" et des prélats plus modestes qui se rendaient auprès de leur hiérarchie ou en revenaient.

Il est temps que je fasse faire un tour de ville à mes lecteurs, même si ce n'est pas l'exacte chronologie de notre séjour. C'est une ville de montagne perchée sur un flanc très pentu, de part et d'autre d'un ravin où coule un ruisseau chantant (on entend l'eau courir partout dans le bourg, en souterrain).

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Au sud, en dessous des maisons qui se serrent le long des ruelles, des jardins bordent ce ravin.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

En face trois clochers dominent le quartier ainsi que la façade très colorée de la cathédrale baroque.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Avant de courir les venelles et les calades qui traversent et gravissent la ville, nous nous sommes régalés d'un bon repas préparé par un chef qui se dit en vacances ... et avons bu aux randonnées et à l'amitié.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous n'avons pas eu le temps de visiter le musée dont les piliers de la façade sont décorés des symboles si souvent représentés dans les gravures que nous nous sommes venus découvrir.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

D'ailleurs le temps d'aller voir cette Vallée des Merveilles, haut lieu du parc du Mercantour est arrivé. Les guides Franck et Robert nous attendent avec leurs 4x4.

http://www.panzamerveilles.com/http://

Robert qui conduit le véhicule où je suis nous dit qu'ls sont prêts à répondre à toutes nos questions.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Et ça tombe bien car lorsqu'il nous présente la gare mussolinienne du bourg voisin, ça nous intrigue.

C'est ainsi que nous apprenons que cette région n'est française que depuis 1947, et a été rattachée à la France après la défaite de l'Italie lors de la guerre de 1939-1945 ... Surprise de tous !

Nous avons quitté la route pour la piste qui doit nous mener jusqu'au refuge des Merveilles. Je range mon carnet et mes crayons : c'est impossible de noter quoique ce soit, toute notre énergie est employée à ne pas trop nous faire bousculer par les cahots. Nadine s'emploie à diriger le chauffeur lorsqu'il lui faut s'y prendre à 2 ou 3 fois pour franchir certaines épingles à cheveux ... Mais tous nous ne manquons pas d'admirer les rhododendrons en fleurs sous les mélèzes courbés par le poids de la neige.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous essayons aussi de deviner où passe la piste dans les éboulis qui l'entourent, le ravin immense sur le côté, et aussi les randonneurs qui disposent de plus de temps que nous et qui sont à pied depuis le très grand gîte de l'ancienne mine.

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Nous avons passé la ligne des 2000 mètres, et sommes sur une haute vallée où courent des ruisseaux et reposent des lacs. Superbe !

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles

Et nous avons fini par arriver, sûrement avec quelques ecchymoses ici ou là, mais entiers ! Maintenant nous sommes à pied d’œuvre n'est-ce pas Christiane avec polaires, lunettes de soleil et chapeaux ?

Allons-y découvrir toutes sortes les Merveilles de toutes natures !

Tende, "camp de base" pour la Vallée des Merveilles
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:34
MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Bon, je sens que certains de mes lecteurs commencent à penser qu'il n'y a pas que Mozart dans la vie !

Et c'est vrai, il y aussi la rando ! Surtout quand le temps se met subitement au beau et que le thermomètre s'affole. Il fera bien meilleur dans nos montagnes que dans la vallée du Rhône.

Josette a dit du Col des Limouches jusqu'à la Tête Chauve, sans préciser le kilométrage estimé. Ça fait beaucoup ... Mais nous avons biaisé : au col nous avons pris la petite route à gauche et avons parcouru en voiture jusqu'à un endroit bien connu d'une partie d'entre nous. "C'est d'ici que Rachel a souvent démarré des sorties."

Donc allons-y. Mais voici qu'une orchidée me fait des petits signes et des clins d’œil que j'aperçois sous le casque de ses fleurs rose pâle.

C'est l'orchis du Dauphiné, à feuilles étroites tachées de pourpre. Son labelle est à peine échancré.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve
MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Et quelques dizaines de mètres plus loin, c'est au tour d'une rose magenta. Le labelle est nettement divisé en trois parties, c'est l'orchis tridenté.

Et maintenant je rattrape le groupe. Vite, mais pas trop ! Il y a tant à voir sur le bord du chemin et dans les prairies. Pour le montrer je vais consacrer un article à toutes ses fleurs dans la rubrique "Couleurs de la Drôme".

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Nous marchons sur le "sentier des moines". Il reliait l'abbaye de Léoncel au prieuré de Montmeyran qui en dépendait. Enfin, depuis le temps que j'en avais entendu parler !

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Donc sentier des moines, GR93, pas du Touet, Baranquand, je ne sais plus très bien l'ordre dans lequel nous avons passé tous ces lieux, entre prairies fleuries, troupeaux ruminant, forêt en pente, anciennes fermes et enfin troupeaux paissant. Mais là c'est plus délicat. Une vache c'est volumineux, ça a des cornes. Non, pas celles-là, on les leur a coupées. Mais elles allaitent et il ne faut surtout pas les approcher ... Où passer, il y a des buissons de l'autre côté ? En leur parlant tout doucement et en avançant sans avoir l'air d'hésiter ... Finalement celles qui occupaient le chemin s'en vont, le passage est libre !

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve
MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Nous sommes dans un étroit vallon en direction du nord qui va vraiment nous permettre d'atteindre la Tête Chauve que nous entrevoyons de temps en temps.

Encore un effort et nous voici sur un replat, au sommet d'une falaise avec panorama sur la vallée et sur Barbières qui se blottit au pied de ses rochers et se faufile le long du ruisseau jusqu'à la cluse qui ne laisse passage qu'au ruisseau et à la route qui grimpe dans le Vercors par le col du Tourniol.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Le panorama est immense et nous nous en rassasions en attendant que le groupe se reconstitue ou presque.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Car il faut donner encore un bon coup de collier pour arriver jusqu'à la croix plantée au sommet de la Tête Chauve. S'arrêter trop longtemps coupe les jambes. Alors nous repartons.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Et au sommet où le vent souffle légèrement c'est une vue à 360° qui s'offre aux marcheurs : la vallée, je l'ai déjà montrée ; tout au nord voici les lacets de la route qui monte au col de Touniol, et les falaises qui le dominent !

Les souvenirs de courses assaillent les anciens cyclistes nombreux parmi nous (non, pas moi !)

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

A l'est dans le creux on distingue mal le clocher de Léoncel qui est emmailloté par des échafaudages en ce moment.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Nous sommes tous là ? Photo de groupe ! un marcheur solitaire arrive juste à temps pour appuyer sur le bouton !

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Nous sommes redescendus par un sentier de chamois, croyez-vous ? Heureusement les buis sont solidement plantés car nous nous y sommes cramponnés pour descendre de roche en roche à travers les arbustes. Pas aussi chauve cette montagne que son nom le laisserait entendre.

Pique-nique dans une clairière et nous sommes repartis sans trop attendre. Vers le col de Tourniol pour prendre ensuite quel itinéraire ? Non, c'est au nord et nous devons aller plein sud.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Quelques minutes d'échanges et de palabres plus tard nous avons pris plein sud par un beau grand chemin qui nous a conduit rapidement jusqu'à nos voitures ...

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve

Intéressant le diagramme de notre parcours du jour. Mince, il est à l'envers et je n'arrive pas à redresser l'image ...

Les performances, ce ne sont pas les meilleures de la saison : 10.8 kilomètres et 340 mètres de dénivelé. Mais c'était très beau.

MGM - du col des Limouches à Tête Chauve
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 16:06
GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

C'est un peu après la grande maison qui n'est ni un hôpital, ni un sanatorium, ni un centre de soins palliatifs, mais une maison de convalescence, qu'il faut laisser la nationale et prendre à droite pour aller dans le village, au parking entre l'église et l'école.

Chaussures enfilées et sac bien sanglé, nous pouvons partir vers le sommet du village jusqu'au panneau qui indique le "parcours des oiseaux chanteurs". Et c'est vrai qu'ils chantent !

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Nous allons ainsi jusqu'à Saint Nazaire en Royans par les Massotiers, entre cerisaie en fleurs à notre gauche et noiseraie à droite, encore dans l'ombre de la première chaîne des montagnes du Vercors.

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de déniveléGREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Après une première côte qui nous a donné chaud tout de suite, nous sommes redescendus juste à la limite entre champs et forêt, puis nous sommes arrivés au canal de la Bourne construit à la fin du 19ème siècle pour irriguer la plaine de Valence.

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

On traverse la route très fréquentée et on passe tout de suite sur la berge, vers la grotte de Thaïs et le bassin de la Bourne qui forme ici un lac superbe. A cette heure-ci on ne voit pas le contraste et la richesse des couleurs, le lac vert, les rochers rouges et l'aqueduc qui se reflète alors que le bateau à aube attend à quai pour reprendre les croisières sur l'Isère dont le confluent est tout proche.

Geneviève a choisi de nous accorder dans ce beau paysage la pause banane. Le ciel est bleu, nous sommes à l'abri. Il fait bon, et que c'est beau !

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Par un passage souterrain et des calades, ces ruelles qui montent en pente raide dans les quartiers médiévaux, nous sortons du village au niveau supérieur de l'aqueduc. Tiens, il est fermé au public ... Je croyais que traverser le village par le passage sur le canal était une attraction touristique ! Me suis-je trompée ou y a t'il une saison d'ouverture ?

Nous longeons la limite d'une carrière dominée par une falaise. Serait-ce notre cible ?

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Non, pour nous c'est le chemin de la Draye, voie empruntée traditionnellement par les troupeaux en transhumance. Les feuillages commencent à apparaître, verts tendres et parfois roses ou rouges, comme pour farder le paysage.

Nous avons pris la direction de Rochechinard. Irons-nous jusque à ce village dont on voit les ruines du château depuis Saint Jean en Royans ?

Par un chemin forestier nous passons les lieux-dits de Tire-Vire, et de la Maison de la Luce, sûrement celle qui est enfouie dans la végétation et dont on aperçoit à peine les pierres grises verdies par des mousses et des fougères ?

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Subitement le paysage s'ouvre sur la vallée du Royans limitée à l'est et au sud par les grandes falaises du Vercors profondément entaillées de gorges et de combes cyclopéennes. A nos pieds voici une leçon de géographie, c'est la Bourne qui est si large. Les barrages sur l'Isère ont eu pour incidence d'en faire un lac qui s'étire de part et d'autre de St Nazaire en Royans ...

Nous avons continué à suivre la flèche vers Rochechinard, mais arrivés à une petite route toute en côte nous avons tourné à droite, à l'opposé. Nous voici à la pointe nord de la première chaîne de montagnes du Vercors, et le vent arrive sans que rien ne retienne son souffle. Nous avons mouillé nos chemises pour monter, attention à ne pas prendre froid maintenant.

Passage à la ferme de Belle Combe. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on ne nous y a pas souhaité la bienvenue. Mais Geneviève a eu les mots qu'il faut pour que nous traversions quand même. Bravo, tu as acquis ton diplôme de meneuse de randonnée !

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Nous avons cherché un sous-bois qui nous protègerait du vent, et de la vue du fermier pour pique-niquer. Et très rapidement nous avons eu si froid que nous avons enfilé nos mitaines pour nous protèger de l'onglée.

Finalement Belle n'est pas l'épithète qui va le mieux à cette combe. Froide serait plus opportun !

Nous avons très rapidement repris notre randonnée par un beau chemin taillé dans la montagne calcaire et bordé de buis. Un trou semble plonger vers des profondeurs célèbres en Vercors. L'antre d'un animal sauvage ? Plutôt l'entrée d'une grotte, car la carte porte la mention d'un scialet par ici.

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Geneviève et Bernard ont bien étudié la carte, le GPS, leur montre et nous ont proposé un détour vers un belvédère afin que nous ne soyons pas aux voitures avant 15 heures. Acceptés à l'unanimité les 80 mètres de dénivelé et 2 kilomètres supplémentaires.

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Au col des Bois Communaux il faut prendre à gauche par des grosses pierres arrangées en escaliers moussus. Le chemin de la crête avec vue sur le paysage du Royans est tracé sur des lapiaz, roches calcaires découpées, façonnées par les eaux de pluie. Peut-être que la montagne que nous foulons est le toit d'un gouffre profond ?

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Pour arriver au belvédère il suffit de suivre la flèche. Encore une belle vue sur le Royans, avec juste assez de place pour la photo du jour. Attention, ne poussez pas Edgar, Michelle ou Thierry tout derrière !

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé

Il ne reste plus qu'à rejoindre le parcours de Oiseaux chanteurs et nous aurons bouclé cette belle randonnée dans une région où nous n'avions pas encore marché !

Découverte intéressante !

GREB - La Baume d'Hostun, Belle Combe : 15 kilomètres, 800 mètres de dénivelé
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 15:37

De la brume, et des nuages gris ce matin au moment de notre départ pour le Teil, c'est au sud il y fera peut-être un meilleur temps ?

C'est Jacqueline qui mène cette randonnée sur le terrain de chasse de Dominique. Après la Rouvière nous avons pris le chemin marqué "Fontlaval" : non seulement un terrain de chasse, mais aussi des terres historiquement familiales, non ?

Derrière nous, superbe contre-jour sur les Trois Becs, le col de la Chaudière et le Grand Delmas, tout au fond.

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Et à nos pieds les premières orchidées ! Incroyable, déjà ? Un ophrys passionis dont la labelle est très large, étalée, d'un rouge très foncé avec une marge plus claire et des pétales légèrement frisés et verts ... et tout ça couverts de gouttelettes de rosée

Non, pas un, en fait une multitude juste en face du parking !

MGM - sur les terres de chasse de Dominique
MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Et derrière des buissons un orchis géant ou orchis à longues bractées. Je n'en avais encore jamais vu dans notre région, par contre beaucoup au-dessus de Castelnou, dans les Pyrénées Orientales l'an dernier.

Ces deux variétés sont identifiées comme espèces méditerranéennes. Et c'est vrai que le climat du Teil, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Montmeyran est assez différent du nôtre.

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Attention, je vais me faire semer alors que nous ne sommes qu'à peine partis. OK, je range mon appareil photo pour le moment !

Nous montons doucement et sûrement par le GR 42, franchissons un col et apercevons dans le lointain le village de Saint Thomé.

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Nous devons contourner de larges flaques, dignes des épreuves de Koh Lanta ? jusqu'à un carrefour nommé Montfaucon.

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Nous redescendons jusqu'à la route dans la vallée de l'Escoutey, et là quittons le GR. Il faut suivre la route en prenant à droite sur les talus qui bordent des vignes ... Tiens, il est encore temps de les tailler ? Bonne nouvelle, il y en a une dans le jardin qui doit l'être ! Et arrivons au pont du ruisseau des Carmes.

Là, il faut prendre à droite le chemin des Carmes qui conduit au gite du Moulinage. Le chemin est encore large comme une avenue, pas de broussaille, mais le ruisseau à traverser plusieurs fois. C'est là que les plus joueurs et les plus lestes se dévoilent : courir dans le cours du ruisseau en faisant jaillir des gerbes d'eau a toujours beaucoup de succès et est salué par de grands cris !

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

En haut, tout en haut, même si nous n'y arrivons qu'à 13 heures, Jacqueline a prévu que nous pique-niquions autour de la grande table des chasseurs. Cette cabane est tellement bien équipée et soignée qu'on dirait un pavillon de chasse ! Parfaite pour notre étape, pour un temps de repos plein d'histoires et d'éclats de rires, et pour la photo de groupe. Avez-vous remarqué que le ciel est devenu bleu ?

MGM - sur les terres de chasse de Dominique

Nous avons ensuite rejoint en une heure notre point de départ, sous un chaud soleil.

Merci, Jacqueline et Dominique pour nous avoir permis de découvrir ces collines d'Ardèche !

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 16:22

A Barsac, les vignes qui sortaient de l'ombre du matin étaient encore givrées lorsque nous sommes arrivés au parking du centre de tri du village. Au loin les Trois Becs que je n'avais encore jamais vus de cette façon !

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Barsac est un village vigneron du Diois. Il est merveilleusement placé au soleil du matin, et sûrement de celui de la journée, enchâssé dans les montagnes et la forêt de l'Aup. A l'est des marnes si favorables à la culture des cépages qui entrent dans la composition des célèbres Clairette et Crémant de Die.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Et au-dessus des marnes, les hautes falaises que nous découvrons sont notre objectif du jour : pique-nique sur le sommet à droite, à 1006 mètres d'altitude ! C'est loin et haut !

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Nous avons pris tout d'abord un grand chemin forestier qui montait tranquillement. Geneviève, là à droite, qui mène ce jour-là la randonnée, nous a tout de suite rassurés. C'est après avoir quitté ce chemin que nous allions vraiment monter !

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

En effet, le sentier monte avec une pente très marquée à l'assaut de la montagne Combau en serpentant sous les chênes rabougris. Les conversations sont devenues plus rares, et le groupe s'est étiré. En un peu plus d'une heure nous sommes passés de l'altitude 557 à 969.

Enfin nous sommes arrivés au col, le Pas de Lovas. Quelques centaines de mètres plans sont un vrai plaisir après toute cette montée. Et entre les arbres les panoramas sont superbes. A l'Ouest, la vallée de la Drôme, Vercheny, les montagnes du château du Barry, Les Trois Becs et tout au fond le mont Mézenc, point culminant de l'Ardèche.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

A l'Est, entre les branchages encore nus, le Grand Veymont, point culminant du Vercors (dans le département de l'Isère) semble couvert d'une belle couche de neige.

A la vitesse à laquelle le printemps arrive, dans quelques semaines non seulement il n'y aura plus de neige, mais les jeunes feuilles nous empêcheront de le constater.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Le fléchage de cette randonnée est inexistant ... Seuls quelques cairns sont là pour dire qu'il faut changer de direction, mais ne disent pas laquelle prendre. Heureusement Geneviève et Jean François sont venus en repérage pour rafraîchir leurs souvenirs de sorties avec Robert et Jean Pierre. Un peu de nettoyage autour de celui où il faut laisser le chemin pour prendre un nouveau sentier au sommet des falaises.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Ce n'est pas un plateau qu'il y a au-dessus des falaises, la montagne présente vers l'est une pente à peine moins raide que celle des falaises. Mais elle est couverte de forêt. Le sentier de crête se faufile entre les touffes de thym qui dégagent un puissant parfum et les buissons de buis qui nous griffent et nous giflent si nous marchons trop près les uns des autres.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Le sommet vers lequel nous marchons s'appelle But de l'Aiglette. Tiens, il y en a donc plusieurs des But de l'Aiglette dans le Diois ? Passés un col et arrivés sur les flancs du But de l'Aiglette du jour où de la neige givrée blanchit le sol, nous nous sommes un peu perdus, pas longtemps, juste assez pour apprécier le sens du repérage de nos guides ! Bravo !

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Au sommet le panorama du pas de Lobas est sublimé. Au nord le massif du Vercors avec les Buts de Saint Genys et de l'Aiglette (l'autre !), à l'est la vallée de la Drôme, Die et le Glandasse.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Nous avons eu une incroyable chance : non seulement le ciel est à peine taché de quelques nuages blancs, mais en plus ils passent très vite. Le vent qui nous épargne doit souffler bien au-dessus de nos têtes.

Au-dessus de nos têtes sont également passés, et ont tournoyé maintes fois quelques uns des vautours fauves du col du Rousset. Que le vol de ces oiseaux est impressionnant, et les oiseaux superbes !

Après le pique-nique, photo de groupe sans le photographe.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Et nous reprenons le chemin de crête jusqu'au Pas de Lovas où nous changeons d'itinéraire, choisissant de passer de l'autre côté de la montagne de Combau, par le col de Barsac.

GREB - Barsac, pas de Lovas. 13 kilomètres, dénivelé 700 mètres

Nous sommes arrivés aux voitures alors que quelques gouttes de pluie commençaient à tomber. Et presque rentrés, lorsque nous n'avons pas vu derrière nous les Trois Becs et tout le massif du Diois, nous nous sommes dit qu'il devait y neiger, suivant les prévisions météo du jour !

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 16:45

Le planning des jeudis du GREB prévoyait pour ce 28 janvier une excursion moyenne au volcan de Chirouze. Pas terrible le temps, mais intéressante la rando !

D’autant que nous l’avons démarrée depuis le Sablas, hameau de la vallée cachée de l’Auzène. On y accède en remontant la vallée de l’Eyrieux jusqu’au Moulinon de Saint Sauveur de Montagut, presque en face des laboratoires des très gourmandes glaces de Terre Adélice. Il faut se faufiler à gauche par la D261 qui remonte l’étroite et profonde vallée. De belles vieilles maisons ardéchoises, d’anciens ateliers de moulinages, de ravissants ponts nous font pousser des exclamations de plaisir. C’est un endroit à redécouvrir par beau temps.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

Nous avons passé le ruisseau sur un de ces ponts de pierre, et avons monté jusqu’à la Place par un grand chemin qui serpente sous des châtaigniers témoins du passé vivrier des terrasses écroulées qui le bordent. Sur notre droite le hameau de Magerouan, où nous passerons à un moment ou un autre. Sur notre gauche une profonde vallée … au fond de laquelle il nous faut descendre pour traverser un ruisseau au pont Merlet.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

Remonter jusqu’à La Pizette avec une charge sur le dos nous fait souffler. Il y a quelques décennies les habitants du hameau devaient le faire très fréquemment pour le besoin de l’exploitation de leurs terres. La Pizette est un hameau médiéval dont non seulement presque toutes les maisons sont restaurées, mais aussi les terrasses les plus proches des habitations !

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres
GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

On ne flâne pas ! Direction plein sud, vers la montagne qui culmine à 767 mètres. En fait, ce sommet n’est pas notre objectif, c’est le pierrier de basalte juste au-dessous. Immense, long de 9 kilomètres, large de 1, épais d’une centaine de mètres, il résulte de l’érosion qui fait tomber par pans entiers des orgues basaltiques formés lors de la deuxième période d’activité de ce volcan (les panneaux didactiques n’en donnent pas l’âge). Les pierres descendent jusqu’au creux des montagnes, dans le ruisseau de Charbonnouze.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

C’est sur ces roches singulières, irrégulières, que nous avons pique-niqué . Nous en avons trouvé d’assez grosses pour nous asseoir, fait attention à ne rien perdre dans les anfractuosités qui les entourent, et sommes repartis dès les boissons chaudes finies. La grande traversée s’est bien passée, pas de chutes sur ces pierres où nous avons fait attention à ne pas nous « poser » trop longtemps.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

L’endroit est superbe, impressionnant.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

Tout comme moi Edgar aimerait bien savoir comment les géologues expliquent la formation des orgues basaltiques que l’on retrouve si souvent dans les coulées volcaniques. Problème posé vers Magerouan, résolu sur wikipedia !

A Magerouan le cimetière privé protestant semble regrouper toutes les familles du hameau, et même plus.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres

Après une halte devant ce lieu de souvenirs nous sommes redescendus directement vers le Sablas et avons pris le temps de regarder les ponts sur l’Auzène en rentrant.

GREB - Volcan des Chirouses, 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 17:13

Surprenantes les performances que l'on peut accomplir lorsqu'on va pique-niquer dans le village voisin ... C'est beaucoup plus loin que ce que j'imaginais !

Et nous n'avons pas été surpris que par l'aspect performances, nous avons aussi découvert des quartiers jamais, presque jamais, visités par une bonne partie du groupe dont moi.

Par contre très familiers à d'autres.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

C'est le cas de la vieille école des Dinas que fréquentait la petite Josette ... Elle est fermée depuis que Mr Roger Marty, maire de 1965 à 1977 a fait construire un grand groupe scolaire public qui rassemble les élèves du primaire de tous les quartiers de la commune. Ce n'est pas si vieux ...

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Le quartier des Rorivas a été entièrement racheté par la SNCF lors de la construction du TGV, et depuis sa population s'est renouvelée. C'est un très agréable hameau ... enfin, bruyant lorsque les trains passent. Et il y en a beaucoup.

Nous avons passé la voie de chemin de fer, la Paillette, commencé à monter les collines. Le regard portait alors loin vers le nord, bien au-delà de la tour de Barcelonne, point au sommet d'une montagne.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Montmeyran est un endroit plein de spiritualité, avec le très bien situé centre de vacances des Chênes de Mamré qui serait l'émanation d'une église d'obédience américaine, et plusieurs cimetières privés protestants qui accueillent toujours ceux qui le souhaitent.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Nous sommes passés par le lac de retenue d'un barrage d'irrigation. Entièrement fermé, ce n'est pas un endroit de baignade. Par contre des guêpiers d'Europe sont venus nidifier sur ses rives. Jetez un coup d’œil ou passez un moment sur le lien, ce sont des oiseaux superbes !

Nous sommes montés presque jusqu'au sommet de la colline au sud-est du lac (c'est là que nous avons fait une bonne partie de notre dénivelé du jour) et redescendus très rapidement.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Là, au pied des montagnes, nous entrons dans la partie de Montmeyran qui semble consacrée aux chevaux. Élevages, pension, maison de retraite, centre équestre, cette partie du village est hippo-active !

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres
MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Tout doucement nous sommes arrivés à La Baume Cornillane, centre de la Pangée ...

J'ai l'impression qu'il a fallu de très bonnes lunettes et des instruments de travail exceptionnels à l'équipe qui a pu situer ici, en toute impartialité, le centre de ce supercontinent formé au Carbonifère de la collision de la Laurussia et du Protogondwana et regroupant l'ensemble des terres émergées. Vous n'avez pas repéré ce qui est devenu la France ? Seriez-vous de mauvaise foi ?

Cliquez sur "supercontinent" pour avoir une illustration de la dérive des continents vue depuis le centre de la Pangée ...

Beaucoup plus calmement, à l'abri des polémiques, en toute certitude et quiétude , aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Martine que nous célébrons en partageant ces filets de canard fumé (qu'elle a ramenés de son sud-ouest) sur des chips et le vin rouge qu'a porté Gérard. Merci beaucoup à tous les deux et à Claudie qui participe au service.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Il fait beau, mais pas assez chaud pour que nous prolongions notre halte au-delà de la photo collective pour laquelle il semblerait que deux personnes ont prié. Que ça ne prenne pas trop de temps, que personne n'aille coller son nez sur l'objectif, que je n'aie pas oublié d'appuyer sur les bons boutons, ou quoi encore ? Quelles sont les incantations secrètes de Josette et Claudie ?

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Nous avons quitté La Baume, son terrain de boules, son temple, ses rochers en lames, son donjon en ruine, et son superbe emplacement au pied de la Raille pour rentrer à Montmeyran par des chemins devenus petites routes, ou des chemins de champs dans lesquels les laboureurs s'activent.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Ce mois de janvier ne sait pas très bien s'il est l'hiver ou déjà le printemps. Les amandiers sont en fleur depuis bien longtemps déjà et on peut se poser la question de savoir ce que sera la récolte cette année. Celle des amandes est sûrement maintenant marginale, mais celle des abricots et des pêches dont les bourgeons vont bientôt éclater, base de l'arboriculture drômoise, a encore beaucoup à craindre d'éventuelles gelées.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Avant de rentrer dans notre village où nous attendent les galettes préparées par Martine, nous nous retournons pour jouir du panorama du village voisin. C'est à peu près celui qu'ont les enfants qui fréquentent l'école et la périscolaire.

MGM - Pique-nique à la Baume Cornillane, 17.7 km, dénivelé 234 mètres

Dommage que l'entêtement de nos élus ait privé les bébés et petits bambins de cette perspective en lui préférant celle de la rue Jean Malosse !

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:36

Pas terrible encore une fois le ciel ce mardi 20 octobre alors que nous prenions la route vers Die. On l'a quittée au pont sur la Drôme en direction de Sainte Croix pour s'arrêter au pont de la Sûre, point de départ de cette randonnée en pays de Quint.

Je n'ai pas de carte à afficher, l'itinéraire est simple : il faut partir vers les Morins, par la route bordée de haies aux couleurs automnales.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Alors que nous commencions juste à monter, le soleil a éclairé de lumière dorée le village de Sainte Croix jusqu'alors caché derrière des arbres.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Mais le plaisir que nous avons éprouvé a été modéré quelques pas plus loin lorsque le regard a pu se porter jusqu'aux montagnes sur l'autre rive de la Drôme, leurs sommets disparaissaient dans les nuages encore très bas.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Au-dessus de nos têtes le ciel était gris. Nous avons décidé de regarder autour, de ne pas nous retourner et de ne plus lever la tête. Ce ci pendant les 2 heures que nous avons mis pour arriver à Pallaire, 400 mètres plus haut que notre point de départ.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Visages tendus ? Non, c'était juste le reflet des questions qui se posaient !

Et maintenant quel chemin prenons-nous ?

Nous allons vraiment à Ramias, à la rencontre des nuages ?

Les champignons, où allons-nous les trouver ?

C'est quand qu'on mange ? Ça c'était juste en hommage à Claudie qui n'était pas là ! Car nous savons bien que le pique-nique, c'est au sommet, 150 mètres plus haut !

Nous avons trouvé ensemble les nuages, l'humidité et les champignons.

Et au sommet, le soleil ! Nous avions franchi la couverture nuageuse ! Ramias et les Trois Becs se présentaient comme des oasis au-dessus d'océans blancs.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

A flanc de montagne nous avons trouvé une clairière avec quelques roches affleurantes sur lesquelles nous nous sommes calés. Nous nous sommes réchauffés avec les soupes de nos pique-niques qui ont refait leur apparition, sous les doux rayons du soleil d'automne.

Photo de groupe 1

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Photo de groupe 2. Cherchez la différence !

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Nous sommes repartis vers Combe Mare, au bord d'une falaise. La vue sur le vallon de Ponet et la vallée de la Drôme, enfin dégagés était superbe. Mais en choisissant l'option "Belvédère" indiquée par un panneau, ça serait encore mieux !

Et ça a ajouté au moins 40 mètres au dénivelé prévu.

Les Buts de Saint Genix et de l'Aiglette était au centre du grand décor en face de nous, avec le col de Vassieux encore enveloppé de nuages.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Devant nous lorsque nous redescendions, Die se dessinait dans un écrin de montagnes, au fond de la vallée.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Combe Mare est au départ d'une très longue descente en sous bois. Cinq kilomètres sans plat, c'est assez éprouvant pour les genoux.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

A la sortie de la forêt, on arrive dans les vignes, celles de clairette car celles de muscat qui entre aussi dans la composition du célèbre breuvage drômois perdent leurs feuilles beaucoup plus tôt paraît-il. Coincées entre la montagne et la Sûre que l'on entendait sauter les roches ou se prélasser dans ses gours.

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres

Au bout du chemin, lorsque nous avons "bouclé la boucle" les biscuits roulés d'Elisabeth nous attendaient ...

Pourquoi avions-nous une petite lourdeur en repartant ? La descente, le dénivelé ou les gâteaux dont pas une miette n'est restée?

MGM - Ramias depuis Saint Croix - 12 kilomètres, dénivelé 550 mètres
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 17:05

Alain et Hélène m'envoient quelques photos pour nous aider à trouver la Pierre branlante, la prochaine fois que nous voudrons y aller !

1 - Suivre la flèche

MGM - La Pierre branlante, près d'Alboussière (Ardèche)

Mais enfin, faut-il encore passer devant, ce que nous n'avions pas fait ...

2 - Nous pourrons alors arriver devant ce mégalithe, au pied duquel nous pouvons alors trouver un piquet, enfin un levier qui va nous aider à le faire branler ...

MGM - La Pierre branlante, près d'Alboussière (Ardèche)

Il faut dire qu'Hélène est native de la région d'Alboussière !

N’empêche, merci Hélène et Alain de la part de tous les membres du groupe des Marcheurs Gourmands de Montmeyran.

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