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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:51
Mardi 13 octobre 2009
En l'absence de Rachel qui s'est cassé un poignet lors d'une promenade avec son chien, de Josette indisponible, c'est Marianne qui mène la sortie. Déjà la semaine dernière alors que nous explorions la Cité de l'Espace à Toulouse, elle avait emmené le groupe de marcheurs de Montmeyran, mon MGM, à Francillon sur Roubion, itinéraire 66.


Départ pour les Tourrettes et l'itinéraire 25. La Chapelle Saint Didier est à l'écart du village, à côté du cimetière. C'est du parking, en haut à droite  que nous partons par un sentier qui longe un champ. Nous traversons et retraversons le lit du Blomard complètement à sec, puis nous engageons dans un sentier tranquille, au milieu de bois de buis très serrés, touffus et sombres. Nous pouvons de temps en temps jeter un coup d'oeil à droite, sur un ravin à la végétation très dense. Nous continuons dans un lit de ruisseau à sec où l'eau doit joliment sauter de pierre en pierre après la pluie. Nous avons les yeux rivés à nos pieds pour éviter les chutes, et nos langues vont bon train puisque la pente est assez facile ...


De grands rires et quelques exclamations jaillissent dans nos dos ! Hubert et Patrick sont derrières nous, sur un sentier et nous apostrophent en nous faisant remarquer que sans eux nous ne savions pas où nous serions allées ! Sûrement jusqu'au sommet du serre, mais pas sans nous égratigner. Nous les suivons presque donc jusqu'à un large chemin qui domine le paysage. Marianne nous dit alors le nom de ce parcours : "le ravin aux loups" !
Vue sur le Serre du Mouton et le Serre Blanc qui dominent Montélimar, jusqu'au grand virage suivant qui nous ouvre la vue sur la vallée du Rhône et la centrale nucléaire de Cruas.


Le chateau féodal classé de Malhurier nous montre sa façade sud pourvue de quelques fenêtres, celle que l'on voit rarement. Depuis l'Ardèche j'avais souvent vu les façades nord et ouest qui n'ont pas d'ouverture, et c'est très étrange ce bâtiment aveugle planté au sommet d'une colline qui semble de là, à l'écart de tout. Nous découvrons qu'un hameau s'étend au sud-est.

Passage par la Trappe du Loup où une grande cage verte pourvue d'une couverture est ouverte sur le bord du chemin.
Il est 16h30 lorsque nous arrivons sur le parvis de la chapelle St Didier, notre boucle est bouclée.
(parcours de 7.2 km, dénivellé de 250 mètres environ° , tracé violet sur la carte.
Ce n'est qu'à la fin que Marianne nous révèle le dicton mis en exergue : "Hume le vent, écoute les branches, peut-être rencontreras-tu le loup !" Nous avions du vent, mais n'avons sûrement pas assez écouter les branches, les loups devaient être cachés au fond des bois sombres.
Curieusement ce matin France Inter nous relatait la capture d'une douzaine de loups trop nombreux dans le parc du Mercantour qui devaient être déplacés dans un parc pyrénéen. Dans quelques années ils seront peut-être de retour vers les Tourrettes !


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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 12:46

Jeudi matin 1er octobre 2009.
Il pleut à Montmeyran à 7h ; dois-je vraiment continuer à préparer mon pique-nique puisque la sortie est annulée s'il pleut à l'heure du départ ? Allez, on verra tout à l'heure !
8h à Beauvallon : il n'a pas plu et certains sont résolument optimistes, Tshirt à bretelles et shorts sont encore de sortie !
Mais nous manquons de chef. Robert et René sont absents ; et les suppléants, Justin ou Jean Claude aussi. Pourquoi Hubert et Claudette ne nous emmèneraient-ils pas au petit Paradis où ils sont allés mardi avec le groupe de Montmeyran ?
Cette randonnée part depuis le Pas de la Roche, à un peu plus de 500 mètres d'altitude, quelques centaines de mètres avant d'arriver à l'abbaye de Valcroissant, au pied du Glandasse, à l'est de Die. Elle emprunt des routes forestières et des sentiers dans la forêt qui couvre les pentes de la montagne.


Ce sera beaucoup plus facile que de monter jusqu'en haut de la falaise, ou même au Comptoir à moutons, à gauche, alors que la ligne de crête redescend.


Première belle surprise du jour, un troupeau en transhumance croise notre route. Deux bergers accompagnent 250 brebis et agneaux vers l'abbaye qui est depuis longtemps une ferme. Ils ont passé l'été vers le col de Grimone et vont couvrir les 30 kms qui les séparaient de leur étable en deux jours, tout en goutant les touffes d'herbes qui bordent la voie.


Encore quelques minutes avant de repartir pour nous aussi. Il n'est que 10h, et si nous nous contentons du petit Paradis nous allons être à nos voitures à midi ! Le sentier pour le Comptoir à moutons s'ouvre juste là à droite que nous empruntons.


Ce n'est pas bien loin, mais que ça monte ! Après beaucoup d'efforts, des centaines de mètres de pente sous les arbres, la traversée de quelques pierriers, nous arrivons presque sous les falaises et nous avons une vue très large sur les montagnes au Sud, et l'ombre des Trois Becs à l'horizon.


Ce sentier que rien ne permet de distinguer de loin doit être encore plus fréquenté par les chamois ou les bouquetins que par les randonneurs. Des filets d'eau permettent à quelques touffes de végétation de verdir, et aussi à quelques animaux sauvages de vivre : depuis longtemps l'odeur de thym a disparu ici remplacée par celle des mâles qui vont bientôt rentrer en saison de reproduction.


Avec ou sans jumelles nous n'arriverons pas à en voir aujourd'hui, et c'est bien dommage. Par contre le Comptoir des moutons est bien en vue. C'est la faille dans laquelle on voit le ciel, entre deux "tours" de pudding, cette matière faite d'un mélange de galets et de sable agglomérés, découpé et entaillé par l'érosion. Il faut encore monter avant de l'atteindre. Certains sont déjà entrain de déballer leurs sacs sur ces sommets.

Les places à l'ombre des pins à crochets sont un peu rare, mais si agréables pour essayer de voir le sentier que nous avons pris. On l'imagine plus qu'on ne le distingue ! Un peu de repos avant de redescendre de l'autre côté.
Bien au-dessus les prairies qui couvrent le Dôme offrent suivant les saisons des orchidées "pied de Vénus" (je n'en ai encore pas vues et elles commencent à hanter mes rêves) des edelweiss, ou des bolets des pins. Il doit aussi être interdit de ramasser des champignons dans les parcs naturels régionaux, non ?
Sur notre itinéraire du jour pas d'animaux sauvages, pas de plantes rares, juste quelques sauterelles aux ailes rouges ou bleues, et des champignons de souche. Et aussi , haut dans le ciel un rapace effectue un vol de chasse. Il est un peu petit pour être un des aigles royaux qui peuple cette montagne.
Comme le couple qui vient de descendre en sautant de pierre en pierre nous prenons le chemin de droite vers l'abbaye pour redescendre. Beaucoup moins aisément, mais nous y arriverons aussi ...


Quelques étapes marquent ce chemin : la carrière d'où furent extraites les pierres nécessaires à la construction du grand bâtiment à 700 mètres au-dessous de nous ;


la table sacrificielle où de gros animaux devaient être offerts aux divinités des civilisations pré-chrétiennes : la cuvette et le canal d'écoulement sont très distincts ;
la fontaine de juillet, belle source auprès de laquelle un banc invite au repos ou à la méditation.
Cet endroit a favorisé la spiritualité de toutes les époques !
Et les légendes aussi. A terme du chemin un tableau évoque celle de l'ours et des truites "Le 23 décembre 1270 un moine arrive en courant vers le père abbé : Mon père nous n'avons plus de truites. La glace a été brisée cette nuit et tout le tour du bassin a été piétiné par les ours. Le père décide de monter à la Fontaine de Juillet pour parler aux ours. "Ours du Valcroissant depuis que nous, moines sommes venus dans cette vallée, nulle dispute n'a existé entre nous ... et nous n'avons pas de chien pour garder nos brebis ... Ce que vous avez fait cette nuit est un grand dommage pour notre confrerie. Si vous n'êtes pas des mécréants, repentez-vous et continuons à vivre en paix. Ainsi soit-il. Le surlendemain matin les ours avaient remis les truites dans le bassin.
Aujourd'hui les forêts du Glandasse et de sa périphérie demeurent un site intéressant pour une petite population d'ours."
Drôle de conclusion ... Que veut-elle dire ? Est-ce une invitation à réintroduire l'ours, car je n'ai jamais entendu dire qu'il y en a ici !
 
P.S. Je viens de trouver dans ma "documentation technique" la fiche du Sentier du Paradis sur laquelle le Sentier du Comptoir de Moutons ou "la Palle" est très lisible. Au col de Fauchard il faut prendre le sentier à droite, en rose sur la carte. C'est le tour du même cirque, mais à un niveau différent !













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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 14:19
Mardi 29 Septembre
Tout le monde n'a pas pu suivre Josette au "Petit Paradis" pour la journée entière. Ainsi nous nous retrouvons à huit personnes pour une randonnée plus rapide. La tour de Barcelonne et la chapelle Saint Marguerite sont en général réservées pour des journées d'hiver grises.


Aussi parcourir ce chemin sous un grand soleil donne des images que nous n'avons pas l'habitude de voir. Ambiance soleil et feuillages autour de la tour ou de la chapelle.

Merci à  Hélène qui m'a donné quelques uns de ses clichés du jour.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 15:10
Jeudi 24 septembre 2009
Le temps est superbe alors que René prend la direction de l'équipe ce jeudi, et nous emmène sur le plateau ardéchois, au -delà de Saint Pierreville, à la découverte du "Champ de Mars".
Il faut passer Marcols les Eaux, un ancien centre thermal comme il y en eut tant  en Ardèche, laisser les voitures à Mauras,  (831 mètres d'altitude)  C'est à plus de 60 km de Beauvallon, et nous avons presque mis 1h30 pour parcourir cette distance par des routes étroites et sinueuses.
Nous remontons par une large piste les vallées de la Glueyre et de quelques uns de ses affluents. Ils ne sont pas faciles à traverser, non pas que leur débit soit important, mais parce que le marquage parfait par ailleurs, fait cruellement défaut autour des lits des ruisseaux. Marquage abandonné sur la mauvaise rive, dissimulé dans les taillis sur la bonne, chemin modifié par les coupes de bois ... Nous avons perdu du temps, en avons profité pour marquer une pause, et finalement nous sommes arrivés au hameau de la Feuille sur le plateau de Mézilhac.


Vestiges de terrasses abandonnées, et prairies où paissent des troupeaux de moutons. Ils sont répartis en groupe comprenant une nurserie pour les tout jeunes agneaux, une autre pour ceux qui sont un peu plus autonomes, et un vaste espace pour les autres.


A la Feuille, la route sur l' arête nous permet de voir de l'autre côté du col le panarama de la chaîne des sucs dont le Mont Gerbier des Joncs, et l'ombre du Mont Mézenc au fond. Par la piste nous traversons le bois de Rauset, avec vue sur la vallée que nous avons remontée, jusqu'à Marcols les Eaux tout au fond.

Pierres, bruyère et myrtilles couvrent le sol. Attention ici les myrtilles sont propriété privée et il est interdit d'en ramasser. Parmi les fayards et les sapins les sorbiers des oiseleurs offrent leurs grappes de fruits rouges. Je suis ravie de savoir enfin le nom de cet arbre qui a accompagné toutes nos randonnées auvergnates cet été.


C'est aux ruines de Bourlateyron, entre le Suc de Pradou aux orgues basaltiques et celui du Champ de Mars


que nous allons pique-niquer. Callé contre un vieux mur, tourné vers le soleil c'est Ahmed qui semble avoir trouvé la place d'excellence !


Un peu de repos avant de reprendre notre chemin. Ou de papotage car nous sommes aujourd'hui beaucoup plus nombreux (23) que précédemment ; et il y a toujours beaucoup à raconter lors de la rentrée !
Le Champ de Mars porte-t'il ce nom à cause des énormes pierres éparpillées dans la prairie et qui peuvent faire penser aux ruines d'un champ de bataille ?


Elles sont de plus en plus nombreuses alors que nous nous approchons du sommet (1343 mètres) où une "table d'interprétation" de lave émaillée nous rappelle l'Ardèche ancestrale par quelques citations d'auteurs locaux et des dessins évocateurs. Le centre est occupé par une presque rose des vents,
















C'est le moment ou jamais pour la photo de groupe, avant de redescendre par le col des Quatre Vios et ensuite une descente assez rapide vers Mauras.
Belle randonnée pas difficile de 14 km.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:46
Mardi 22 septembre 2009
Josette est revenue et nous emmène au centre équestre des Pialoux, point de départ pour le col de Chalamet. Rachel aussi est revenue de sa cure et  nous avons vraiment une impression de rentrée. Il est bien temps !
Nous empruntons une route forestière en forte pente. Les cailloux nous roulent sous les pieds, le soleil tape. Le paysage est très embrumé et c'est à peine si nous pouvons distinguer la tour de Barcelonne au nord.


Le col de Chalament n'est qu'à 650 mètres d'altitude, nous n'aurions pas dû avoir tant de mal pour arriver à cet endroit maintenant nommé "Danier". Il faudrait faire encore un gros effort pour arriver au sommet de la Raye. Heureusement ce n'est pas l'objectif du jour. Nous prenons un sentier qui redescent vers la plaine.



Sans balisage, il ne doit pas être très pratiqué. La végétation en a presque  repris possession depuis la dernière taille printanière. L'avance est  délicate. Et subitement nous sommes entourés d'arbres à fruits rouges que Josette a l'air de bien connaître. Les plantes de la région et les chemins qui y conduisent n'ont aucun secret pour elle. C'est une des raisons de sa célébrité ...  Leurs vertus  et comment les accommoder en sont d'autres.



Le noyau de ce fruit est relativement important. Il en faut sûrement beaucoup pour arriver à pouvoir faire des confitures, ou des gelées grâce à l'extracteur de jus que JP Coffe lui a offert à la suite de l'émission qu'ils ont fait ensemble. Alors nous nous mettons à plusieurs pour remplir le sachet qu'elle a toujours dans son sac à dos.


















Le groupe de tête doit s'impatienter alors nous abrégeons notre récolte et Josette se promet de revenir demain avec un parapluie pour récolter plus vite : elle l'ouvrira sous les arbres, et en les secouant légèrement les fruits mûrs tomberont dedans !
Les cornouilles, fruits des cornouillers mâles peuvent aussi s'utiliser fermentées, en vin, distillées ou confites.
Nous traversons des côteaux où le sentier s'est perdu avant d'atteindre une garrique sèche, où quelques feuillages commencent à prendre leurs couleurs rousses.


Nous longeons de prairies du centre équestre où quelques chevaux sont presque isolés par deux ou trois. Ils doivent avoir ici une belle vie !
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:06
17 Septembre 2009
Il a plu pendant deux jours, et ça a cessé pendant la nuit. Une chance, je vais pouvoir rejoindre le groupe de randonnée de Beauvallon dont les sorties sont annulées seulement lorsqu'il pleut à l'heure du départ. Robert et quelques décisionnaires ont choisi de grimper à la Croix de Justin, dans le Diois, car la "cluse" de Pontaix a la réputation d'arrêter tous les nuages et au-delà il fait beaucoup plus beau qu'en aval ...
La chance ne nous a pas accompagnés jusque là : la région de Die est aussi nuageuse que notre plaine valentinoise.
Nous laissons les voitures près de la piscine, dans un quartier qui a beaucoup changé depuis quelques mois, c'est très "paysagé" maintenant.
En temps normal la Croix de Justin se détache très bien au-dessus des collines de la rive gauche de la Drôme. Très au dessus : le point de départ est à 400 mètres d'altitude et le belvédère de la Croix à plus de 1000 mètres. Aujourd'hui Die est dans la brume, les sommets aussi. Nos regards s'arrêtent presque à la rivière dont le débit n'a pas été affecté par la belle pluie fine des 48 heures précédentes.


Nous connaissons cet itinéraire presque par coeur, aussi la question du choix entre "Croix de Justin 2.5 km en 1h05" et "Croix de Justin 3.5 km en 1h15" est vite résolue. C'est le deuxième choix que nous prenons en n'osant même pas penser à la pente qu'il doit y avoir sur l'autre !
Il y a des gouttes de pluie partout : nichées sur les feuilles des arbres, en suspension sur les tiges, et le moindre effleurement les fait glisser sur nos jambes et nos bras ... Ca ne sera pas simple de se faire sécher aujourd'hui !




 











A 11 heures nous arrivons au belvédère, bien aménagé lui aussi : une plateforme de bois, aux parois de verre  surplombe la vallée qui devrait s'étendre tout en bas. Une table d'orientation en verre sérigraphié devrait nous permettre d'identitier tous les sommets en face ... Mais nous n'avons que du brouillard, ou presque. Subitement un coup de vent le déchire et nous apercevons la ville, ainsi que des tranches de montagnes.


Un groupe d'élèves de l'IUFM nous rejoint. Petit à petit les 80 futurs professeurs des écoles en stage plein air au Martoret envahissent l'espace. Il est temps de céder la place, nous ne sommes que 14 ! Nous allons déjeuner vers le col du Lion, en passant par le Bât de l'âne. L'aspect animal de notre sortie s'arrête à ça. Nous nous installons dans l'habituel espace exposé au sud, pour profiter du soleil qui arrive enfin à vaincre les nuages à 14 heures, juste au moment de repartir.


Revenus au-dessus de la vallée nous nous octroyons un moment de contemplation des plissements du Glandasse avant de redescendre par le "chemin des quarante lacets" ... Ca va être sportif aujourd'hui : l'humidité reste longtemps sur ce versant tourné au nord,  et les pierres vont glisser.


Passage au col de Beauvoisin où nous retrouvons les futurs professeurs. Ceux qui sont mal chaussés passent par la route, les autres nous ne les avons pas vu passer ! Un sentier conduit au pic de Beaucoisin que Jean François veut aller voir de près. Trop tentant !
L'automne arrive la semaine prochaine, et nous sommes au moment des baies. Celles du sceau de Salomon sont bleues et presque cachées sous les feuilles,
















celles des églantiers rouges au bout des branches au dessus de nos têtes. Voilà qui va nourrir les animaux des bois aux mauvais jours.
Quant à nous, nous avons trouvé quelques noix tombées sur le sentier et y avons goûté. Toutes fraîches et un peu acres !
Finalement l'après-midi a été superbe, et il y a eu si peu de chutes :



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:36
Mardi 8 septembre 2009
Rachel et Josette, nos meneuses de rando ne sont pas là aujourd'hui, mais ont laissé quelques instructions la semaine dernière : marche autour de Bourdeaux. Sans autre précision.
Riches de notre expérience de juillet, Serge, Camille et moi proposons l'itinéraire 79. Notre erreur nous avait donné l'envie de revenir pour voir exactement où nous nous étions trompés ...
C''était lorsque nous avions traversé le lit de l'oued. Le chemin continue vers le sud, lègérement caché par un bouquet de chênes. Et c'est beaucoup plus court comme ça !
Nous découvrons quels sont les engins motorisés qui roulent sur le circuit de l'ancienne carrière !


Un ensemble de voitures, guimbardes disloquées, portant un logo :  "26 auto-glisse" . A priori le sport auquel on s'adonne ici doit être le dérapage, plus ou moins contrôlé. Tous les jours ne doivent pas être aussi tranquilles qu'aujourd'hui.
C'est  encore plus tôt que nous arrivons à la chapelle Saint Jean dont la façade est simplement ornée de deux pierres sculptées de feuillages de figuier et d'un oiseau au-dessus de la porte.


Le mur nord est ombragé, c'est ici, devant le petit cimetière que nous faisons la halte goûter. Qui se prolonge car des taillis sont couverts de ronces, et les mûres sont à point pour les confitures. Nous aidons Mado à remplir ses récipients, et elle nous promet d'amener la semaine prochaine la confiture qu'elle en fera !
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:17
Mardi 28 juillet 2008.
Il fait chaud, très chaud même depuis quelques jours, et c'est ainsi que nous ne nous retrouvons qu'à  3 prêts à marcher : Serge, Camille et moi. Retour à la maison pour chercher dans nos cartes une randonnée appropriée à la chaleur, et dans un endroit que nous connaissons un peu.
Entre Bourdeaux et Crupies, au départ des Valentins l'itinéraire 79 vers la chapelle Saint Jean nous semble convenir : 6 kilomètres avec un dénivelé maximum de 350 mètres.
Après avoir quitté la route nous devons passer un ruisseau à guet, la passerelle à côté etant privée.


Nous atteignons des collines calcaires boisées et sûrement assez sèches : les arbres, chènes et pins sont petits et voisinent avec des buissons épineux. La vue se dégage sur une petite plaine  au pied de la montagne Couspeau


dont le sommet paraît tout dénudé, ou au moins très sec.

Quelques hameaux et des maisons isolées sont dispersés sur les pentes autour de nous. De temps en temps nous suivons un bout de route goudronnée sans ombre. Ce n'est jamais très apprécié des randonneurs, et aujourd'hui encore moins avec la temprérature que nous avons.
Ombelles et chardons bleus sont visités par des insectes divers, dont un qui ressemble à une brindille. Serge est un amateur de botanique passionné, et j'apprends toujours beaucoup à côté de lui.
Nous avons traversé le lit d'un oued, puis avons perdu le chemin. Revenus sur nos pas pour vérifier que c'est bien un chemin, et avons à nouveau pénétré dans des taillis. La route passe au dessus ! Donc nous ne sommes pas perdus, nous devons la rejoindre en contournant autant que faire se peut les buissons. Nous ressortons sur un flanc plus vert, des forêts occupent les sommets, et des troupeaux les prairies.


Et finalement les routes, lorsque nous avons perdu l'itinéraire, ce n'est pas si mal à suivre, il suffit de prendre la direction de la chapelle que nous avons aperçue il y a déjà longtemps ! C'est ainsi que nous retrouvons les marques "79" et bientôt la chapelle au milieu des prairies.


 Des concerts y ont régulièrement lieu ; Camille est venu chanter ici lorsqu'il participait à la chorale des Deux Vallées, de Crest . Mais nous l'avions découverte lors d'une soirée du Festival de Bourdeaux quelques années auparavant alors que nous avions écouté, allongés dans une prairie voisine, un conteur nous enchanter la nuit étoilée.
Des panneaux didactiques nous donnent tous les renseignements souhaités sur cette petite merveille de l'art roman drômois qui reste malheureusement fermée en dehors des quelques concerts qui y sont donnés.
Retour vers les Valentins par une colline qui nous donne une perspective différente du Couspeau. Quelle surprise de découvrir entre les bosquets, une ancienne carrière transformée en circuit pour engins motorisés !
L'itinéraire 79 se termine par un bout de route que nous avons rejoint à grande vitesse par l'arrête grise qui ressemble à celle d'une dune, plus solide !

Il est encore très tôt alors nous décidons de montrer l'église de Comps à Serge qui ne la connait pas encore. Une autre des merveilles drômoises romanes, que l'on voit de loin, alors qu'on se dirige vers Dieulefit depuis Bourdeau. Comps semble un étrange village, dont le visiteur pressé ne voit que le château, l'école et l'église chacun sur sa colline.

Il faudra envisager quelques randonnées ici pour que nous apprenions à mieux connaître cette commune et ses particularités.
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 16:32
18 Juin 2009
J'ai de la chance d'être venue ce matin : c'est le mythique Val Combeau qui est le but de la randonnée du jour ! La route pour atteindre le point de départ est une belle mise en bouche. Après quelques hésitations et la visite surprise de Châtillon en Diois nous arrivons à pied d'oeuvre.


Au bout du grand chemin qui nous amène à la bergerie nous entrons dans le Parc Naturel du Vercors. Rappel du règlement et de l'interdiction de ramasser et de cueillir des végétaux ... Nos appareils photos nous suffiront pour remporter des souvenirs de la flore éblouissante.  Le ciel est traversé par de gros nuages poussés par le vent, le soleil est intermittent, ça va nous permettre de ne pas avoir trop chaud.
Passé le refuge de l'Essaure nous empruntons un chemin qui évite les scialets (terme local qui désigne les affaissements de terrain dûs à l'effondrement de toits de cavernes et grottes si nombreuses dans le Vercors). Il y a même une mare dans une petite cuvette ... et tant de pierres : combinaison irresistible pour Jean Claude ! Attention aux éclaboussures et à la végétation de la tourbière !


Depuis le pas de l'Essaure nous dominons la vallée de la Triève très colorée par des champs qui semblent avoir plus de coquelicots que de blé.


Les lys martagon sont plus avancés que l'an dernier, mais toujours pas en fleurs. Ils feront le plaisir des promeneurs de la semaine prochaine, et un prétexte pour revenir l'année prochaine !
Une montagne à gravir avant de jouir d'un spectacle superbe qui justifirait à lui seul la randonnée.


 Le plateau qui s'étend devant nous est si grand qu'on peut s'y promener bien des fois sans emprunter deux fois le même itinéraire. Nous nous dirigeons vers la Tête Chevalière en suivant les crêtes.


Les effondrements de falaise ont dû avoir lieu au cours des derniers mois, la couleur est plus vive en dessous des
instruments qui permettent de surveiller les mouvements du sol, et nous obligent à contourner largement cet endroit . La  vallée  autour du Mont Aiguille doit être à 1000 mètres en dessous de nous, et la descenteest presque verticale.


Le Mont Aiguille s'offre à nos regards depuis quelques minutes, toujours aussi étrange et unique. Prairies fleuries et sommets de pierres se succèdent.


Une faille de temps en temps que Jean François escalade. Chacun ses marottes !


Pause photo pour le groupe au complet,

ce qui nous oblige à quelques contorsions, et retours rapides vers nos compagnons.

Nous pique-niquons au-dessous de la Tête Chevalière, bien à l'abri du vent, face aux prairies et au Jardin du Roi. Quelques papillons viennent nous butimer, n'ontils pas assez de fleurs, à moins que ce ne soit notre parfum des villes qui leur paraisse plus exotique ?


Et voici quelques unes des fleurs pour lesquelles nous sommes venus :


à côté des gentianes acaules, des petites gentianes ou gentianes ciliées, harmonie de violine des asters et de petites "gueules de loup" non identifiées. Toutes ces fleurs voisines avec les lapiaz, parfois les ont complètement colonisés. Il arrive même qu'elles fleurissent au fond des crevasses et des trous que l'érosion a  dessinés dans ces roches calcaires.
des marmottes attirent toujours les marcheurs sur le sentier où ils sont sûrs d'en trouver. Cette fois-ci c'est au retour que nous y passons et marquons là une longue pause contemplative mais jamais assez silencieuse pour ne pas les éloigner.


Nouvelle pause à la bergerie. Ici Robert, meneur des randonnée drômoises, et son épouse Nicole.


Merci pour cette sortie qui réjouit tout le monde !


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:45
4 Juin 2009. Je suis épuisée, l'article sera bref, mais la rando fut grande !
Je n'ai pas participé aux sorties depuis un mois et demi, et de façon surprenante je n'ai pas été accueillie par un "T'es pas venue depuis longtemps, on va en faire une dure aujourd'hui !" de Robert. Seulement  " nous partons à Marignac, en pays de Quint ! " dans le Diois.
Nous sommes au coeur de la vallée réputée pour ses cultures bio qui attirent maintenant les plus grands laboratoires pour ses plantes parfumées et médicinales de réputation nationale. Altitude : 500 mètres.



Les champs de lavande et de céréales colorées de coquelicots sont entourés de sommets de plus de 1000 mètres. Le But de l'Aiglette, objectif de la journée culmine à 1525 mètres, là haut à l'Est !



J'abandonne vite la photographie des fleurs environnantes, ail commun, cranson des Pyrénées ou lamier tacheté, car j'ai un peu de mal à suivre le groupe, et je me suis retrouvée dernière sans être retardée par l'aspect botanique de la sortie. Jean François m'attend avec beaucoup d'élégance : 100 mètres devant, ne s'arrêtant qu'après une courbe pour que son attente soit moins visible, et choississant une minuscule cascade qu'il escalade pour que je le rejoigne et le photographie. Merci Jean François pour ton attention discrète et permanente !


Il paraît que je n'arrive que quelques minutes après tout le groupe au Col de Vassieux (1333 mètres). Enfin une dizaine de minutes !


Je suis autorisée à me reposer moi aussi, et nous repartons vers le But de l'Aiglette. Que les 190 mètres à monter dans une belle prairie m'ont parus hauts, et c'est robert qui m'a accompagnée tout au long de ma pénible progression, avec haltes tous les 30 mètres.


Ouf ! ça y est, on y est arrives ! Mais c'est un peu plus loin dans la prairie fleurie que nous irons pique-niquer, à l'abri du vent ! Je recommence à être capable d'apprécier les myosotis, les orchis qui nous entourent ! Et au loin les pentes boisées. Paysages superbes, devant nous, là où nous allons nous installer.


Impossible de ne pas aller voir de ce qu'il y a au-delà des cimes, même s'il faut monter encore une centaine de mètres, pas si difficie après le repas !


C'est le Glendasse, la route du col du Rousset et la Montagnbe de Beurre qui se révèlent par les échancrures des rochers de Chironne. Oh ! qu'elle est belle notre Drôme ! Et comme elle nous surprend si souvent !
Au point culminant du jour, 1650 mètres c'est au tour du Grand Veymont d'apparaître. Ca y est, cette fois-ci nous avons atteint les 1150 mètres de dénivelé au cours de la journée. Pour moi exploit total. Je n'ose pas dire que je suis rompue car il faut redescendre maintenant !


Narcisses et gentianes diverses éclatent de couleurs dans un petit passage étroit qui laisse à peine passer le soleil. D'ailleurs nous devons traverser un névé.


La descente vers le coeur du cirque montagneux de Die est magnifique.


 Un piton rocheux va nous permettre d'en apprécier mieux l'ensemble.


Plus nous descendons et moins je sens mes jambes. Finalement je crois ne plus avoir d'articulations aux hanches et lancer mes jambes en avant depuis les genoux, dans le sens qui convient pour avancer. Je suis un automate.
Je suis épuisée, mais redescendue !

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