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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 15:10
Jeudi 24 septembre 2009
Le temps est superbe alors que René prend la direction de l'équipe ce jeudi, et nous emmène sur le plateau ardéchois, au -delà de Saint Pierreville, à la découverte du "Champ de Mars".
Il faut passer Marcols les Eaux, un ancien centre thermal comme il y en eut tant  en Ardèche, laisser les voitures à Mauras,  (831 mètres d'altitude)  C'est à plus de 60 km de Beauvallon, et nous avons presque mis 1h30 pour parcourir cette distance par des routes étroites et sinueuses.
Nous remontons par une large piste les vallées de la Glueyre et de quelques uns de ses affluents. Ils ne sont pas faciles à traverser, non pas que leur débit soit important, mais parce que le marquage parfait par ailleurs, fait cruellement défaut autour des lits des ruisseaux. Marquage abandonné sur la mauvaise rive, dissimulé dans les taillis sur la bonne, chemin modifié par les coupes de bois ... Nous avons perdu du temps, en avons profité pour marquer une pause, et finalement nous sommes arrivés au hameau de la Feuille sur le plateau de Mézilhac.


Vestiges de terrasses abandonnées, et prairies où paissent des troupeaux de moutons. Ils sont répartis en groupe comprenant une nurserie pour les tout jeunes agneaux, une autre pour ceux qui sont un peu plus autonomes, et un vaste espace pour les autres.


A la Feuille, la route sur l' arête nous permet de voir de l'autre côté du col le panarama de la chaîne des sucs dont le Mont Gerbier des Joncs, et l'ombre du Mont Mézenc au fond. Par la piste nous traversons le bois de Rauset, avec vue sur la vallée que nous avons remontée, jusqu'à Marcols les Eaux tout au fond.

Pierres, bruyère et myrtilles couvrent le sol. Attention ici les myrtilles sont propriété privée et il est interdit d'en ramasser. Parmi les fayards et les sapins les sorbiers des oiseleurs offrent leurs grappes de fruits rouges. Je suis ravie de savoir enfin le nom de cet arbre qui a accompagné toutes nos randonnées auvergnates cet été.


C'est aux ruines de Bourlateyron, entre le Suc de Pradou aux orgues basaltiques et celui du Champ de Mars


que nous allons pique-niquer. Callé contre un vieux mur, tourné vers le soleil c'est Ahmed qui semble avoir trouvé la place d'excellence !


Un peu de repos avant de reprendre notre chemin. Ou de papotage car nous sommes aujourd'hui beaucoup plus nombreux (23) que précédemment ; et il y a toujours beaucoup à raconter lors de la rentrée !
Le Champ de Mars porte-t'il ce nom à cause des énormes pierres éparpillées dans la prairie et qui peuvent faire penser aux ruines d'un champ de bataille ?


Elles sont de plus en plus nombreuses alors que nous nous approchons du sommet (1343 mètres) où une "table d'interprétation" de lave émaillée nous rappelle l'Ardèche ancestrale par quelques citations d'auteurs locaux et des dessins évocateurs. Le centre est occupé par une presque rose des vents,
















C'est le moment ou jamais pour la photo de groupe, avant de redescendre par le col des Quatre Vios et ensuite une descente assez rapide vers Mauras.
Belle randonnée pas difficile de 14 km.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:46
Mardi 22 septembre 2009
Josette est revenue et nous emmène au centre équestre des Pialoux, point de départ pour le col de Chalamet. Rachel aussi est revenue de sa cure et  nous avons vraiment une impression de rentrée. Il est bien temps !
Nous empruntons une route forestière en forte pente. Les cailloux nous roulent sous les pieds, le soleil tape. Le paysage est très embrumé et c'est à peine si nous pouvons distinguer la tour de Barcelonne au nord.


Le col de Chalament n'est qu'à 650 mètres d'altitude, nous n'aurions pas dû avoir tant de mal pour arriver à cet endroit maintenant nommé "Danier". Il faudrait faire encore un gros effort pour arriver au sommet de la Raye. Heureusement ce n'est pas l'objectif du jour. Nous prenons un sentier qui redescent vers la plaine.



Sans balisage, il ne doit pas être très pratiqué. La végétation en a presque  repris possession depuis la dernière taille printanière. L'avance est  délicate. Et subitement nous sommes entourés d'arbres à fruits rouges que Josette a l'air de bien connaître. Les plantes de la région et les chemins qui y conduisent n'ont aucun secret pour elle. C'est une des raisons de sa célébrité ...  Leurs vertus  et comment les accommoder en sont d'autres.



Le noyau de ce fruit est relativement important. Il en faut sûrement beaucoup pour arriver à pouvoir faire des confitures, ou des gelées grâce à l'extracteur de jus que JP Coffe lui a offert à la suite de l'émission qu'ils ont fait ensemble. Alors nous nous mettons à plusieurs pour remplir le sachet qu'elle a toujours dans son sac à dos.


















Le groupe de tête doit s'impatienter alors nous abrégeons notre récolte et Josette se promet de revenir demain avec un parapluie pour récolter plus vite : elle l'ouvrira sous les arbres, et en les secouant légèrement les fruits mûrs tomberont dedans !
Les cornouilles, fruits des cornouillers mâles peuvent aussi s'utiliser fermentées, en vin, distillées ou confites.
Nous traversons des côteaux où le sentier s'est perdu avant d'atteindre une garrique sèche, où quelques feuillages commencent à prendre leurs couleurs rousses.


Nous longeons de prairies du centre équestre où quelques chevaux sont presque isolés par deux ou trois. Ils doivent avoir ici une belle vie !
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:06
17 Septembre 2009
Il a plu pendant deux jours, et ça a cessé pendant la nuit. Une chance, je vais pouvoir rejoindre le groupe de randonnée de Beauvallon dont les sorties sont annulées seulement lorsqu'il pleut à l'heure du départ. Robert et quelques décisionnaires ont choisi de grimper à la Croix de Justin, dans le Diois, car la "cluse" de Pontaix a la réputation d'arrêter tous les nuages et au-delà il fait beaucoup plus beau qu'en aval ...
La chance ne nous a pas accompagnés jusque là : la région de Die est aussi nuageuse que notre plaine valentinoise.
Nous laissons les voitures près de la piscine, dans un quartier qui a beaucoup changé depuis quelques mois, c'est très "paysagé" maintenant.
En temps normal la Croix de Justin se détache très bien au-dessus des collines de la rive gauche de la Drôme. Très au dessus : le point de départ est à 400 mètres d'altitude et le belvédère de la Croix à plus de 1000 mètres. Aujourd'hui Die est dans la brume, les sommets aussi. Nos regards s'arrêtent presque à la rivière dont le débit n'a pas été affecté par la belle pluie fine des 48 heures précédentes.


Nous connaissons cet itinéraire presque par coeur, aussi la question du choix entre "Croix de Justin 2.5 km en 1h05" et "Croix de Justin 3.5 km en 1h15" est vite résolue. C'est le deuxième choix que nous prenons en n'osant même pas penser à la pente qu'il doit y avoir sur l'autre !
Il y a des gouttes de pluie partout : nichées sur les feuilles des arbres, en suspension sur les tiges, et le moindre effleurement les fait glisser sur nos jambes et nos bras ... Ca ne sera pas simple de se faire sécher aujourd'hui !




 











A 11 heures nous arrivons au belvédère, bien aménagé lui aussi : une plateforme de bois, aux parois de verre  surplombe la vallée qui devrait s'étendre tout en bas. Une table d'orientation en verre sérigraphié devrait nous permettre d'identitier tous les sommets en face ... Mais nous n'avons que du brouillard, ou presque. Subitement un coup de vent le déchire et nous apercevons la ville, ainsi que des tranches de montagnes.


Un groupe d'élèves de l'IUFM nous rejoint. Petit à petit les 80 futurs professeurs des écoles en stage plein air au Martoret envahissent l'espace. Il est temps de céder la place, nous ne sommes que 14 ! Nous allons déjeuner vers le col du Lion, en passant par le Bât de l'âne. L'aspect animal de notre sortie s'arrête à ça. Nous nous installons dans l'habituel espace exposé au sud, pour profiter du soleil qui arrive enfin à vaincre les nuages à 14 heures, juste au moment de repartir.


Revenus au-dessus de la vallée nous nous octroyons un moment de contemplation des plissements du Glandasse avant de redescendre par le "chemin des quarante lacets" ... Ca va être sportif aujourd'hui : l'humidité reste longtemps sur ce versant tourné au nord,  et les pierres vont glisser.


Passage au col de Beauvoisin où nous retrouvons les futurs professeurs. Ceux qui sont mal chaussés passent par la route, les autres nous ne les avons pas vu passer ! Un sentier conduit au pic de Beaucoisin que Jean François veut aller voir de près. Trop tentant !
L'automne arrive la semaine prochaine, et nous sommes au moment des baies. Celles du sceau de Salomon sont bleues et presque cachées sous les feuilles,
















celles des églantiers rouges au bout des branches au dessus de nos têtes. Voilà qui va nourrir les animaux des bois aux mauvais jours.
Quant à nous, nous avons trouvé quelques noix tombées sur le sentier et y avons goûté. Toutes fraîches et un peu acres !
Finalement l'après-midi a été superbe, et il y a eu si peu de chutes :



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:36
Mardi 8 septembre 2009
Rachel et Josette, nos meneuses de rando ne sont pas là aujourd'hui, mais ont laissé quelques instructions la semaine dernière : marche autour de Bourdeaux. Sans autre précision.
Riches de notre expérience de juillet, Serge, Camille et moi proposons l'itinéraire 79. Notre erreur nous avait donné l'envie de revenir pour voir exactement où nous nous étions trompés ...
C''était lorsque nous avions traversé le lit de l'oued. Le chemin continue vers le sud, lègérement caché par un bouquet de chênes. Et c'est beaucoup plus court comme ça !
Nous découvrons quels sont les engins motorisés qui roulent sur le circuit de l'ancienne carrière !


Un ensemble de voitures, guimbardes disloquées, portant un logo :  "26 auto-glisse" . A priori le sport auquel on s'adonne ici doit être le dérapage, plus ou moins contrôlé. Tous les jours ne doivent pas être aussi tranquilles qu'aujourd'hui.
C'est  encore plus tôt que nous arrivons à la chapelle Saint Jean dont la façade est simplement ornée de deux pierres sculptées de feuillages de figuier et d'un oiseau au-dessus de la porte.


Le mur nord est ombragé, c'est ici, devant le petit cimetière que nous faisons la halte goûter. Qui se prolonge car des taillis sont couverts de ronces, et les mûres sont à point pour les confitures. Nous aidons Mado à remplir ses récipients, et elle nous promet d'amener la semaine prochaine la confiture qu'elle en fera !
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:17
Mardi 28 juillet 2008.
Il fait chaud, très chaud même depuis quelques jours, et c'est ainsi que nous ne nous retrouvons qu'à  3 prêts à marcher : Serge, Camille et moi. Retour à la maison pour chercher dans nos cartes une randonnée appropriée à la chaleur, et dans un endroit que nous connaissons un peu.
Entre Bourdeaux et Crupies, au départ des Valentins l'itinéraire 79 vers la chapelle Saint Jean nous semble convenir : 6 kilomètres avec un dénivelé maximum de 350 mètres.
Après avoir quitté la route nous devons passer un ruisseau à guet, la passerelle à côté etant privée.


Nous atteignons des collines calcaires boisées et sûrement assez sèches : les arbres, chènes et pins sont petits et voisinent avec des buissons épineux. La vue se dégage sur une petite plaine  au pied de la montagne Couspeau


dont le sommet paraît tout dénudé, ou au moins très sec.

Quelques hameaux et des maisons isolées sont dispersés sur les pentes autour de nous. De temps en temps nous suivons un bout de route goudronnée sans ombre. Ce n'est jamais très apprécié des randonneurs, et aujourd'hui encore moins avec la temprérature que nous avons.
Ombelles et chardons bleus sont visités par des insectes divers, dont un qui ressemble à une brindille. Serge est un amateur de botanique passionné, et j'apprends toujours beaucoup à côté de lui.
Nous avons traversé le lit d'un oued, puis avons perdu le chemin. Revenus sur nos pas pour vérifier que c'est bien un chemin, et avons à nouveau pénétré dans des taillis. La route passe au dessus ! Donc nous ne sommes pas perdus, nous devons la rejoindre en contournant autant que faire se peut les buissons. Nous ressortons sur un flanc plus vert, des forêts occupent les sommets, et des troupeaux les prairies.


Et finalement les routes, lorsque nous avons perdu l'itinéraire, ce n'est pas si mal à suivre, il suffit de prendre la direction de la chapelle que nous avons aperçue il y a déjà longtemps ! C'est ainsi que nous retrouvons les marques "79" et bientôt la chapelle au milieu des prairies.


 Des concerts y ont régulièrement lieu ; Camille est venu chanter ici lorsqu'il participait à la chorale des Deux Vallées, de Crest . Mais nous l'avions découverte lors d'une soirée du Festival de Bourdeaux quelques années auparavant alors que nous avions écouté, allongés dans une prairie voisine, un conteur nous enchanter la nuit étoilée.
Des panneaux didactiques nous donnent tous les renseignements souhaités sur cette petite merveille de l'art roman drômois qui reste malheureusement fermée en dehors des quelques concerts qui y sont donnés.
Retour vers les Valentins par une colline qui nous donne une perspective différente du Couspeau. Quelle surprise de découvrir entre les bosquets, une ancienne carrière transformée en circuit pour engins motorisés !
L'itinéraire 79 se termine par un bout de route que nous avons rejoint à grande vitesse par l'arrête grise qui ressemble à celle d'une dune, plus solide !

Il est encore très tôt alors nous décidons de montrer l'église de Comps à Serge qui ne la connait pas encore. Une autre des merveilles drômoises romanes, que l'on voit de loin, alors qu'on se dirige vers Dieulefit depuis Bourdeau. Comps semble un étrange village, dont le visiteur pressé ne voit que le château, l'école et l'église chacun sur sa colline.

Il faudra envisager quelques randonnées ici pour que nous apprenions à mieux connaître cette commune et ses particularités.
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 16:32
18 Juin 2009
J'ai de la chance d'être venue ce matin : c'est le mythique Val Combeau qui est le but de la randonnée du jour ! La route pour atteindre le point de départ est une belle mise en bouche. Après quelques hésitations et la visite surprise de Châtillon en Diois nous arrivons à pied d'oeuvre.


Au bout du grand chemin qui nous amène à la bergerie nous entrons dans le Parc Naturel du Vercors. Rappel du règlement et de l'interdiction de ramasser et de cueillir des végétaux ... Nos appareils photos nous suffiront pour remporter des souvenirs de la flore éblouissante.  Le ciel est traversé par de gros nuages poussés par le vent, le soleil est intermittent, ça va nous permettre de ne pas avoir trop chaud.
Passé le refuge de l'Essaure nous empruntons un chemin qui évite les scialets (terme local qui désigne les affaissements de terrain dûs à l'effondrement de toits de cavernes et grottes si nombreuses dans le Vercors). Il y a même une mare dans une petite cuvette ... et tant de pierres : combinaison irresistible pour Jean Claude ! Attention aux éclaboussures et à la végétation de la tourbière !


Depuis le pas de l'Essaure nous dominons la vallée de la Triève très colorée par des champs qui semblent avoir plus de coquelicots que de blé.


Les lys martagon sont plus avancés que l'an dernier, mais toujours pas en fleurs. Ils feront le plaisir des promeneurs de la semaine prochaine, et un prétexte pour revenir l'année prochaine !
Une montagne à gravir avant de jouir d'un spectacle superbe qui justifirait à lui seul la randonnée.


 Le plateau qui s'étend devant nous est si grand qu'on peut s'y promener bien des fois sans emprunter deux fois le même itinéraire. Nous nous dirigeons vers la Tête Chevalière en suivant les crêtes.


Les effondrements de falaise ont dû avoir lieu au cours des derniers mois, la couleur est plus vive en dessous des
instruments qui permettent de surveiller les mouvements du sol, et nous obligent à contourner largement cet endroit . La  vallée  autour du Mont Aiguille doit être à 1000 mètres en dessous de nous, et la descenteest presque verticale.


Le Mont Aiguille s'offre à nos regards depuis quelques minutes, toujours aussi étrange et unique. Prairies fleuries et sommets de pierres se succèdent.


Une faille de temps en temps que Jean François escalade. Chacun ses marottes !


Pause photo pour le groupe au complet,

ce qui nous oblige à quelques contorsions, et retours rapides vers nos compagnons.

Nous pique-niquons au-dessous de la Tête Chevalière, bien à l'abri du vent, face aux prairies et au Jardin du Roi. Quelques papillons viennent nous butimer, n'ontils pas assez de fleurs, à moins que ce ne soit notre parfum des villes qui leur paraisse plus exotique ?


Et voici quelques unes des fleurs pour lesquelles nous sommes venus :


à côté des gentianes acaules, des petites gentianes ou gentianes ciliées, harmonie de violine des asters et de petites "gueules de loup" non identifiées. Toutes ces fleurs voisines avec les lapiaz, parfois les ont complètement colonisés. Il arrive même qu'elles fleurissent au fond des crevasses et des trous que l'érosion a  dessinés dans ces roches calcaires.
des marmottes attirent toujours les marcheurs sur le sentier où ils sont sûrs d'en trouver. Cette fois-ci c'est au retour que nous y passons et marquons là une longue pause contemplative mais jamais assez silencieuse pour ne pas les éloigner.


Nouvelle pause à la bergerie. Ici Robert, meneur des randonnée drômoises, et son épouse Nicole.


Merci pour cette sortie qui réjouit tout le monde !


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:45
4 Juin 2009. Je suis épuisée, l'article sera bref, mais la rando fut grande !
Je n'ai pas participé aux sorties depuis un mois et demi, et de façon surprenante je n'ai pas été accueillie par un "T'es pas venue depuis longtemps, on va en faire une dure aujourd'hui !" de Robert. Seulement  " nous partons à Marignac, en pays de Quint ! " dans le Diois.
Nous sommes au coeur de la vallée réputée pour ses cultures bio qui attirent maintenant les plus grands laboratoires pour ses plantes parfumées et médicinales de réputation nationale. Altitude : 500 mètres.



Les champs de lavande et de céréales colorées de coquelicots sont entourés de sommets de plus de 1000 mètres. Le But de l'Aiglette, objectif de la journée culmine à 1525 mètres, là haut à l'Est !



J'abandonne vite la photographie des fleurs environnantes, ail commun, cranson des Pyrénées ou lamier tacheté, car j'ai un peu de mal à suivre le groupe, et je me suis retrouvée dernière sans être retardée par l'aspect botanique de la sortie. Jean François m'attend avec beaucoup d'élégance : 100 mètres devant, ne s'arrêtant qu'après une courbe pour que son attente soit moins visible, et choississant une minuscule cascade qu'il escalade pour que je le rejoigne et le photographie. Merci Jean François pour ton attention discrète et permanente !


Il paraît que je n'arrive que quelques minutes après tout le groupe au Col de Vassieux (1333 mètres). Enfin une dizaine de minutes !


Je suis autorisée à me reposer moi aussi, et nous repartons vers le But de l'Aiglette. Que les 190 mètres à monter dans une belle prairie m'ont parus hauts, et c'est robert qui m'a accompagnée tout au long de ma pénible progression, avec haltes tous les 30 mètres.


Ouf ! ça y est, on y est arrives ! Mais c'est un peu plus loin dans la prairie fleurie que nous irons pique-niquer, à l'abri du vent ! Je recommence à être capable d'apprécier les myosotis, les orchis qui nous entourent ! Et au loin les pentes boisées. Paysages superbes, devant nous, là où nous allons nous installer.


Impossible de ne pas aller voir de ce qu'il y a au-delà des cimes, même s'il faut monter encore une centaine de mètres, pas si difficie après le repas !


C'est le Glendasse, la route du col du Rousset et la Montagnbe de Beurre qui se révèlent par les échancrures des rochers de Chironne. Oh ! qu'elle est belle notre Drôme ! Et comme elle nous surprend si souvent !
Au point culminant du jour, 1650 mètres c'est au tour du Grand Veymont d'apparaître. Ca y est, cette fois-ci nous avons atteint les 1150 mètres de dénivelé au cours de la journée. Pour moi exploit total. Je n'ose pas dire que je suis rompue car il faut redescendre maintenant !


Narcisses et gentianes diverses éclatent de couleurs dans un petit passage étroit qui laisse à peine passer le soleil. D'ailleurs nous devons traverser un névé.


La descente vers le coeur du cirque montagneux de Die est magnifique.


 Un piton rocheux va nous permettre d'en apprécier mieux l'ensemble.


Plus nous descendons et moins je sens mes jambes. Finalement je crois ne plus avoir d'articulations aux hanches et lancer mes jambes en avant depuis les genoux, dans le sens qui convient pour avancer. Je suis un automate.
Je suis épuisée, mais redescendue !

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 16:01
23 Avril 2009
C'est René qui conduit la randonnée ardéchoise du jour. L'objectif est Chalencon, en partant du pont de Chervil. Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où se trouve Chalencon. Il me semble qu'il y a un village qui porte ce nom là au sud de la Drôme. Même si c'est vrai, c'est dans la vallée de l'Eyrieux que nous roulons bientôt.
Je me rappelle alors que nous avions fait une petite halte en juin dernier à  cet endroit. C'était durant la course cycliste l'Ardéchoise, et aussi le jour où Gérard et Mimi sont devenus grand-parents !


L'ancienne gare est notre point de départ. Elle ne voit plus passer de train depuis 1968, mais la pendule continue à égrener les heures avec précision. Sûrement avec l'aide de ses propriétaires, retraités d'origine normande.
Peut-être ne suis-je pas la seule à ne pas savoir précisément où se trouve Chalencon ? D'après l'itinéraire que René nous a fait prendre, il semblerait qu'il ait eu un trou de mémoire !


Au  confluent du Glo et de l'Eyrieux par un sentier joliment indiqué, en suivant d'un peu trop près un groupe d'Annonéens qui nous disent que le sentier à droite est fermé par des chaînes et des échelles ...  nous empruntons le GR 420 à gauche.


Les jours d'avril sont favorables aux observations botaniques, et voici une valériane qui commence juste à s'épanouir.


Les genets éclairent et embauchent le chemin.
Au Serre la flèche indiquant Chalencon semble nous conseiller de retourner sur nos pas. Oh, non, nous n'avons pas grimpé tout ça pour revenir en arrière ! Alors nous continuons vers Trible par le GR. A Trible nous passons un col et rejoignons le bassin du Glo. Et les petites cartes nous donnent le choix entre le grand tour de cet amphithéâtre, mais ça doit faire au moins 20 km ou un ... retour en arrière, par une autre voie. Nous trouverons bien un endroit pour  traverser cette vallée !
En attendant nous admirons un troupeau de chèvres qui vient juste de retrouver la prairie après le long hiver passé dans l'étable.
Le bouc est superbe avec ce toupet de poils qui lui redescend sur le nez ! Un deuxième mâle, la tête dans le talus est prisonnier d' un tuyau d'irrigation coincé entre ses longues cornes et son crâne. Nombreuses sont les chèvres qui l'entourent et semblent vouloir le soutenir dans l'épreuve qu'il traverse. Nous signalons cet incident à au patriarche de la ferme. Un jeune fermier arrive et résoud d'un geste vif le problème : il sectionne le tuyau.


Deux chèvres sont restées à l'écart sous un vieux pommier.
... Plus tard, nous voici revenus au Serre, et il semble que la seule possibilité soit de redescendre vers l'Eyrieux ... Aucun chemin à gauche vers Chalencon avant d'être presque revenus au confluent du Glo !
Si nous n'allons pas manger sur le bord de l'Eyrieux il va y avoir un soulèvement populaire dans le groupe. Il est midi et demi !


Et les rochers se transforment en plage juste un peu en aval d'un barrage que la rivière franchit bruyamment. Deux jeunes gens vont et viennent avec des seaux entre les rochers ; ce sont des scientifiques qui étudient la faune amphibie des rives de l'Eyrieux.

Cet insecte carapaçonné de couleurs chatoyantes n'a pas l'air d'apprécier que nous l'ayons trouvé ! Et nous laisse des traces colorées et liquides dans la main.
"Es-tu vraiment sûr René que nous devions repartir maintenant, sous le soleil au zénith vers le village perché de Chalencon ? Juste après le repas alors que le sac est vide, mais les jambes si lourdes ?"


Rien n'y fait, nous reprenons le chemin, et cette fois-ci sans randonneurs annonéens qui redoutent les voies sécurisées. Bien sûr le sentier est étroit au-dessus du petit torrent, mais il est bien pratiquable.


Un âne nous accueille sur l'autre rive par un brayement retentissant, nous accompagne jusqu'à ce que le sentier devienne un escalier le long de murs d'anciennes terrasses maintenant très boisées.


Quelques sceaux de Salomon cachent leurs fleurs sous leur feuillage.
La route est longue avant d'arriver sur le plateau, sous un soleil de plomb. Il y a un peu d'air, ce sont des conditions idéales pour attrapper un coup de soleil. Arrêt sanitaire nécessaire pour dissiper les malaises et retrouver un rythme cardiaque normal. Peut-être que ce malaise va obliger à une consultation chez un médecin ...
Chalencon commence à ressembler à un mirage. En bas c'était à 7 km, quelques kilomètres plus loin, c'était encore à 7 km et maintenat il n'y a plus de renseignements ...
Il est largement 4 heures lorsque nous arrivons à un col et que nous découvrons un village, un peu plus bas à gauche, alors que la vallée de l'Eyrieux est beaucoup plus bas à droite. René nous certifie que c'est Chalencon, approuvé par les plus anciens marcheurs du groupe.


Le chemin qui y descend est bordé de monnaie du pape en fleurs, nous n'en avions jamais tant vu !


Et enfin nous foulons les pavés de Chalencon. Il y a un nombre impressionnant de visiteurs dans cet ancien  village qui a su conserver ses portes d'accès, ses ruelles et ses mesures à grains du 15ème siècle, qui servaient aussi pour le paiement des redevances au seigneur ou à l'église.


Nous flanons un long moment avant que René, Nicole et  Bernard se mettent à peu près d'accord sur le chemin à suivre pour rejoindre le pont de Chervil. Suivre la route romaine est le plus directe, ce qui semble acceptable après la boucle que nous avons faite ce matin !
Vues sur les chataigneraies, les vergers, les vieilles terrasses et les hameaux dispersés dans la colline au-dessus de l'Eyrieux.


René a réussi à nous transformer cette sortie tranquille en une randonnée de 18 km et 920 mètres de dénivelé cumulé ! Finalement Bravo René et nous aussi !


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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 16:44
Mardi 21 avril 2009
Le soleil du matin a disparu derrière quelque chose qui est entre des nuages et du brouillard, qui rend l'air opaque et gris. Drôle d'ambiance, mais il en faut plus pour décourager les 25 personnerassemblées sur le Champ de Foires .
La randonnée choisie par Rachel est une grande classique. Même moi, malgré toutes mes absences je l'ai déjà parcourue plusieurs fois, mais pas au printemps. Nous partons pour l'itinéraire 153, dit de l'Orme. Départ depuis les Banchet, au pied des falaises du Vercors, à l'est de Combovin.


Le grand chêne sous lequel passe le groupe de tête est encore bien nu, alors que la prairie reverdit, et que les flancs des collines se parent d'un camaîeux de verts qui varie du jaune au rouge. Oui, regardez bien autour de vous, toute la richesse de la palette ces jours-ci !


Un peu plus loin les bourgeons à peine éclatés nous permettent d'admirer les sommets dentelés de la falaise.


La présence d'une dentaire digitée presque blanche (j'ai retrouvé son nom le soir dans mes notes photographiques sur la randonnée du pas de la Pierre de l'an dernier) nous pose beaucoup de questions. Non seulement nous avons un recueil des principales plantes fleuries de nos montagnes, mais aussi depuis quelques mois un nouveau participant, Serge, qui semble passionné et féru en botanqiue. Et les tentatives de découvrir l'identité de cette belle fleur précoce nous prennent beaucoup de temps. La queue tarde.


Et quelques contemplatives en profitent pour admirer les arbres, le vallon, les cimes.


Un petit groupe des derniers se reforme, et Chantal veut-elle jeter un coup d'oeil sur le livre des fleurs ? ou mieux regarder alentour ? ou régler son appareil photo ? Elle ne le peut : elle a perdu ses lunettes ... Nous cherchons, recherchons, remontons un peu. En vain. Tu es bien sûre de les avoir prises ?


Nous nous partageons alors. Quatre reviendront sur nos pas, alors que les autres rattraperont le groupe de tête et signaleront notre retour en arrière.

Danièle et moi passons devant, en ne quittant pas le large chemin des yeux. Pas assez bien car subitement nous entendons des exclamations joyeuses d'Angéla derrière nous : elle a retrouvé les lunettes de Chantal.

Nous continuons à revenir sur nos pas. Angéla est si contente qu'elle file comme une flèche et doit nous attendre.
Les connaisseurs apprécieront ...

Reprendre un chemin à l'envers nous fait toujours découvrir un autre aspect du paysage. Nous profitons beaucoup plus du vers de la prairie en redescendant. Ponctuée de milliers de fleurs de pissenlit elle est superbe.

Ils ont une vigueur exceptionnelle !

Je ne peux me priver du plaisir de montrer encore une prairie éclatante de jaune des pîssenlits et du blanc de quelques pâquerettes. Les jeunes agneaux qui y gambadent sont-ils aussi heureux dans cette enclos bien fleuri que Chantal qui a retrouvé ses lunettes ?
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:20

Jeudi 26 Mars 2009
Un vrai bonheur de marcher avec ce club : lorsque j'arrive Robert m'accueille en disant  "Pierrette est là, nous allons à St Benoit en Diois. " Pourtant le ciel est gris à l'Est et plus dégagé vers l'Ardèche, mais je ne vais pas faire d'objection alors que mon voeu d'aller marcher vers la Roanne va se réaliser !


St Benoit est un petit village de caractère perché sur un éperon rocheux. Est-il possible de se promener sur la route qui mène vers le Désert sans s'arrêter pour l'admirer ?


La rue principale suit l'arête de l'église au château puis descend vers la Roanne, alors que quelques "calades" perpendiculaires permettent de gagner l'autre versant du rocher.


Ca va être une fameuse journée ! Alors que nous devons atteindre le sommet de la montagne nous commençons par descendre jusqu'à la si jolie rivière verte qui est au moins 50 mètres plus bas que le village situé à 389 mètres d'altitude.


Sa population est de 32 habitants. Mais l'exode rural est sûrement stoppé par la culture de la vigne et la production de la célèbre "clairette de Die" qui permet aux agriculteurs restant de gagner leur vie.


Au dessus des vignes les coteaux au soleil sont souvent nus ou couverts de garrigue, alors que des forêts d'épineux recouvrent les versants à l'ombre.


Durant notre ascension le paysage s'élargit, St Benoit devient un village de poupées ou de santons, au dessus du ruban chantant de la rivière Roanne. L'eau a la si belle couleur verte des rivières de Drôme qui intrigue tant. Quel est le phénomène qui la leur donne ?


Les montagnes alentour se révèlent de mieux en mieux, la Lance au Sud-Est, la montagne de Couspeau au Sud-ouest, et enfin les Trois Becs à l'Ouest apparaissent au dessus de la depression du ruisseau Courance.


Nous méritons bien un temps d'arrêt pour profiter pleinement de ce paysage !


Et nous arrivons enfin à Rimon. Jumellé avec Savel ils forment une commune de 29 habitants juchée sur un replat à 1000 mètres d'altitude.


Je suis épuisée d'avoir tant monté ! Je crois que le passage des ponts en dos d'âne d'Amsterdam ne constitue pas un entraînement suffisant pour randonner dans les montagnes drômoises ! Et après un tour du village, de ses gîtes tous neufs aménagés au-dessus de la mairie, un regard sur le paysage que nous dominons, nous continuons à gravir la montagne.
Je n'en peux plus lorsque nous arrivons enfin dans une prairie bien à l'abri du vent qui a chassé les nuages. Ce sont des moutons qui paissent ici, ils ont laissé des brins de leur laine sur les buissons disséminés autour de nous.
La montagne de la Lance et le Grand Delmas sont encore blancs de la neige qui est récemment tombée sur les sommets.
Nous repartons au plus court à travers les maigres prairies pour rejoindre un grand chemin qui longe des falaises.


Puis redescendons par de jolis sentiers jusqu'au pas de la Poustèle où nous marquons un temps d'arrêt pour nous regrouper et souffler un peu !


Nous rejoignons le chemin des vignes puis le village. La porte de l'église est ouverte et nous invite à y monter.


Le cimetière l'entoure et réserve quelques surprises : au cours de travaux d'aménagement  le sol a été travaillé par une pelleteuse et l'on peut voir ici ce qui ressemble à un fragment de boite crânienne, et là à celui d'une hanche ! Mais il faut vraiment bien observer, on peut ne pas les voir si l'on redescend directement de l'église !
Voici un site à consulter pour découvrir l'ensemble des villages de la vallée de la Roanne, et le pays du Désert. link

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Published by Camille et Pierrette - dans Randonnées
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