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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 15:48

18 Octobre 2007. A 8h30 nous ne sommes que 18 au point de rendez-vous du groupe de marche Evasion de Beauvallon. Le ciel est très gris de toute part, et le vent souffle. Alors nos meneurs ont choisi une rando un peu à l'abri. Départ à l'est de Mirabel et Blacons pour le sentier 130 des Trois Bornes. Nous montons, montons, montons pendant un peu plus d'une heure. Magnifique et éternel, le massif des Trois Becs au sud.


Nous continuons à monter, et enfin arrivons au bout de cette côte vers 10h30, heure de la pause banane.

Au Serre des Trois Bornes nous prenons à gauche pour la boucle de la chapelle St Christophe. Il est encore tôt et avons largement le temps. Le chemin est plus agréable que pendant l'hiver où les collines étaient plutôt nues et les arbres squelettiques, mais bourrés de cocons de chenilles. Les cocons ont disparu et les arbres sont encore verts.
La chapelle est au fond du vallon, à une altitude de 559 mètres. Construite au 17ème siècle, elle était à moitié "ruiné" au début du 20ème. Et quelques bonnes volontés se sont rassemblées pour sauver la cloche Maria Anna Chritophora car le clocher était en très mauvais état. Après que l'ONF ait ouvert des grands chemins forestiers l'accès à la chapelle a été plus facile et elle a été enfin restaurée. Et le 31 juillet 1983 la cloche ayant été réinstallée, elle a enfin réveillé les échos des collines environnantes. Aujourd'hui, c'est Jean Claude qui a le premier tiré sur la chaîne pour carillonner...


Retour vers le Serre des Trois Bornes. Et recherche d'un endroit à l'abri du vent pour le pique-nique. Et au moment de profiter du soleil et d'un peu de repos, voici qu'un canonnage en règle se déclenche du côté du vent vers le côté ensoleillé. Peut-être que Dominique, Ange et Jean avaient un peu froid et besoin d'exercice pour se rechauffer ? Les pommes de pin qui jonchent le sol sont d'excellents projectiles. Mais cherchons un refuge !


Reprise du chemin tour à tour très ensoleillé, ombragé ou venté et semé de pommes de pin. Combinaison de l'élément vent avec l'un des autres possible à chaque pas. Le paysage est superbe. Nous arrivons vers la vallée de la Drôme et nous escaladons et redescendons les collines qui la surplombent.



Nous sommes aux voitures vers 16h30, et avons marché 19 km avec un dénivellé cumulé de 750 m.

 

 

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 19:17

Jeudi matin 11 octobre 2007. Nous sommes 22 rassemblés devant chez Robert et Nicole pour la randonnée du jour. Le programme est ardéchois, et de découverte pour tous : les balcons de l'Eyrieux . Diretion la vallée de l'Eyrieux. Nous avons la chance d'apercevoir trois hérons avant de traverser le Rhône. La route qui monte jusqu'à St Michel de Chabrillanoux est superbe, et le soleil se dévoile lorsque nous traversons le village qui s'enorgueillit de deux arbres splendides : un acacia auquel on attribue l'âge vénérable de 400 ans, et un marronnier qui n'aurait que 150 ans !

Etude de la carte  par nos meneurs que nous attendons docilement.

Nous partons à travers les prairies et les forêts de chataigniers. Les chemins craquent sous nos pas et les chataignes sont plus nombreuses que les champignons. La morille blanche que René a trouvée ressemble à un petit chou fleur ... Dommage qu'elle soit déjà un peu vieille.

La carte des chemins à la mairie d'Alliandre nous permet de compléter notre boucle qui aurait été un peu courte si nous nous étions limités au projet initial. Prairie (où nous rencontrons une vache de race Salers qui ne prend pour un taureau et qui arrive jusqu'à nous au galop ; heureusement que la cloture electrique la freine, nous aurions eu peur ...), forêts, beaux chemins. Le soleil est un peu capricieux aujourd'hui, et le vent un peu frais. Aussi dès midi, lorsque nous trouvons un endroit à l'abri nous nous installons pour déjeuner. Panorama splendide sur les côteaux de la rive droite de l'Eyrieux. Un bon nombre de sacs portés par les messieurs sont souvent lourds et le repas est un moment de partage et d'échange. Boissons, café, chocolat, biscuits et gateaux maison. Deux patissières nous

 donnent leur recette de dessert à la chataigne. C'est d'une actualité piquante. Mimi propose de réaliser avec 1 kg de chataignes, 200g de chocolat noir à patisser, 1 tasse de sucre (ou plus), de la vanille et 75 g de beurre son dessert. Faire fondre le chocolat avec un peu d'eau et le beurre. Ecraser les chataignes en y ajouter quelques gouttes d'eau et mélanger le tout. Mettre dans un moule à cake et laisser au frais quelques heures avant de déguster.
Le désert que Denise nous a fait gouter se réalise avec 1kg de purée de chataigne, du lait tiède, 2 oeufs, 100 g de chocolat. Le mélange doit être assez liquide. Le mettre à cuire à four moyen (170°) pendant 25 mn. Nous avons gouté un entremet qui a la consistance d'un flan et qui était savoureux.

Nous poursuivons notre tour par la Nove et Béranger. Chataigniers, buis, chènes verts et houx se succèdent en désordre le long d'un chemin escarpé qui surplombe la vallée de l'Eyrieux Puis le terrain devient moins rocheux et nous traversons quelques hameaux perchés. A Chastelard les deux ânes de l'autre côté de la haie nous accompagnent jusqu'au bout de leur espace.


Il est temps de rejoindre le plateau, et nous poursuivons par les anciennes terrasses jusqu'à la forêt. La tentation de ramasser quelques chataignes est forte ...


A 17h30 nous avons fait 18 km, et le cumul de dénivellé est de 623 mètres. Les instruments d'aujourd'hui sont d'une précision redoutable !

A la semaine prochaine le groupe de randonnée Evasion de Beauvallon !

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 18:07

Mardi 9 octobre, 13h30. Nous partons pour la Pierre taillée, randonnée 139, point de départ parking de la salle des fêtes de Vaunaveys.
Il faut bien être enfermé dans un bureau parisien pour se poser avec angoisse la question de l'arrivée de l'automne ! Pour nous, ça ne fait aucun doute. Regardez la végétation autour de Chantal et Angèle

certains feuillages commencent à rougir, et au loin, dans la vallée on aperçoit un champ labouré. Oui, en se promenant on retrouve avec plaisir la ronde des saisons. Il fait très doux aujourd'hui, aussi nous sommes 20 pour la sortie du jour.
La rando de la Pierre taillée faisait une sortie un peu courte, alors à la quasi unanimité Rachel y a ajouté les Crêtes de Crest. Magnifique ce chemin au sommet de la barre rocheuse qui domine les deux plaines au nord de Crest. Il nous conduit presque jusqu'à la tour dont nous apercevons la grosse masse carrée et plate un peu plus bas. C'est une vue inhabituelle de ce donjon que de le voir d'au-dessus, alors que de partout ailleurs on ne voit que sa masse écrasante qui domine la ville. Et au sud-est la forêt de Saou et la Roche Colombe sont toujours là.

Nous reprenons une petite route au pied des crêtes qui nous ramène assez directement jusqu'au village perché de Vaunaveys qui domine les champs et les noyeraies (nous sommes à la limite

occidentale de l'appelation "noix de Grenoble").
17h40, nous sommes prêts à rentrer à Montmeyran après avoir parcouru une quinzaine de km.

Deux rendez-vous pour la semaine prochaine : à 10 h sur le champ de foire pour partir vers Espenel ou à 13h30, place su basket.

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 18:41

Monts du Matin - Pas du Loup ou col de Sonnaize ?

Mardi matin, 7 heures et quelques minutes. La météo est optimiste, et le ciel s'annonce bleu et ensoleillé. Alors dans le sac aujourd'hui, malgré tous les principes de sécurité pour la rando en montagne, ni KWay ni polaire. Mais d'ailleurs les Monts du Matin sont-ils vraiment  une montagne ? Réponse à venir ... Ce qui est bien en partant à 10 h le matin, c'est que ça laisse tout le temps nécessaire à la préparation du pique-nique.
Nous nous retrouvons place du Basket à 13 pour participer à cette rando d'une toute petite journée. Départ pour Rochefort Samson, ou plutôt le camping de la combe d'Oyon pour parcourir la rando repérée 99, Pas du Loup, 10.4 Km, départ à 370 m, point culminant 790.

La Drôme ne cessera jamais de nous émerveiller ! Elle commence à prendre ses couleurs d'automne : le roux de quelques feuillages, les marrons des champs fraîchement labourés, la brume du matin au soleil qui va basculer au dessus du col de Tourniol, l'humidité un peu glissante des pierres du chemin ... attention Françoise !
Nous arrivons dans le vallon de St Genis puis commençons à entreprendre la montée vers le col de Sonnaize. Quelle surprise, il y a deux gentianes bleues sur le bord du chemin. Des gentianes en octobre, à 500 m d'altitude ? Les campanules, centaurées et chardons nous étonnent moins. La chaleur du soleil commence à nous gagner, alors que les sonnailles des troupeaux en prairies nous accompagnent. Un peu plus haut, ce sont des arbustes à baies rouges qui occupent les pentes, entre les petits chênes rabougris et les genévriers.

Beaucoup plus haut, nous atteignons enfin le col, et quelques minutes de repos sont les bienvenues avant d'entamer des discussions sérieuses, comme le font Mado et Maguy, sur fond de col de Tourniol


Regroupement et remise en état des troupes, par tous les moyens possibles car la montée a été parfois un peu raide, mais sur le plat tout va mieux. Nous pensons même à Marianne et sa soeur qui vont rentrer la nuit prochaine de leur treck au Maroc, 10 jours de voyage dont 8 jours de marche sur le petit Atlas. Encore une occasion de rêver ...
Arrivée à la cabane des chasseurs où Patrick a installé un siège pour chacun en nous attendant. Et c'est le monment de souhaiter un bon anniversaire à Angéla, la benjamine du groupe.  20 ans de moins que la doyenne. Bon pied et bon oeil pour les deux, et beaucoup de bonne humeur et de caractère. Pour fêter ce grand jour, Mado a amené de la trouspinette, spécialité vendéenne à base de jeunes pousses de prunelliers, et Angéla un flacon bien gardé dans la glace de vin de noix de Jacques, très différent du mien, c'est comment la recette de Jacques ? Tout ça accompagné de  cacahuètes et cake à la ratatouille (Mado) ...

Jour de fête avec la saucisse cuite de Maguy, les Suisses de Claudette et Angéla, accompagnés de la confiture aux citrons que confectionne Mado lors de ses séjours en Corse ... avec trois jours de trempage dans de l'eau fraîche ! Conseils diététiques de Josette car le naturel revient toujours. Nous espérons que prochainement elle nous donnera quelques conseils pour une soupe ou une salade russes à la betterave rouge selon sa belle-fille. Nous attendons avec beaucoup d'intérêt.
Mais ce n'est pas un symposium gastronomique, c'est une rando montmeyranaise, alors après la visite de la cabane des chasseurs (plutôt sympathiques les chasseurs qui s'organisent ainsi, avec un grand abri pour que les chiens puissent eux aussi se reposer), nous reprenons la route. Seulement de la descente, en essayant d'éviter le racourci par la voie 99a qui nous obligerait à de l'escalade dans les rochers de la gorge. Ca descend bien et longtemps, avec des mains parfois crispées sur les bâtons, jusqu'à en attraper des ampoules aux pouces ! Enfin, nous arrivons dans le lit du ruisseau qui semble à sec depuis bien longtemps, examen des sacs et gouter avec ce que nous avions laissé du repas, puis retour vers Montmeyran.

La semaine prochaine nous partirons à 13h30.

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 18:02

AUTICHAMP et sa MONTAGNE
Mardi 25, 13h30. Nous nous retrouvons 17 autour de Rachèle accompagnée de Thalie. En effet, la matinée a été nuageuse, mais sans pluie contrairement à la prévision météo, donc Thalie a eu le droit d'accompagner sa maîtresse. Direction Autichamp, randonnée balisée en jaune et portant le numéro 47.
Autichamp est un village perché, en grande partie restauré, qui a fière allure en haut de sa colline  et autour de son château et de ses clochers.

Avec vue magnifique sur la Roche Colombe et le massif de la Forêt de Saoû (eh oui, on tourne encore autour du nombril de la Drôme...) , et plus proche les champs fraîchement labourés et quelques forêts.

Passage du vieux pont de pierre au bas du village et regroupement avant d' aller vers "la Fon qué Bout"
Nous cheminons sous les feuillages de chènes ou de conifères, nous traversons des champs que Thalie parcourt à la course, à la recherche de quelque gibier, passage aux Chirouze, à Deloule, à la Montagne qui doit être le point culminant de la colline, puis retour vers la Croix St Sylvestre que nous atteignons juste à l'heure du goûter. Comme d'habitude beaucoup de dames offrent les gourmandises qu'elles ont confectionnées le matin : biscuits, gateau à la noix de coco, au chocolat, pâte de coing, pruneaux, fruits secs, ...et encore une fois, les marcheurs seront bien récompensés de leurs efforts ! Je résiste en serrant les dents et je vais voir les dernières fleurs de l'été, et ce chardon qui est parcouru par un insecte qui ressemble un peu, par sa forme, à une punaise. 

Angela et moi prenons le temps de quelques photos sur la végétation et ... la Forêt de Saoû. Et nous rejoignons le groupe avant le pont, juste pour prendre quelques photos du village d'Autichamp si fier, en face. A 5h15 nous sommes revenus aux voitures, après avoir traversé le village par la calade des fontaines,  et échangé quelques timbales d'eau à la volée. Ca rafraîchit bien sous le beau soleil que nous avons eu le long des 9,5 km de notre randonnée !

Pour le retour,c'est chacun à sa guise ; pour nous, occupants de la voiture d'Hubert nous avons fait une visite rapide de la zône d'activité sud-ouest de Crest. Ca tombait bien, c'est une vue générale tout à fait intéressante.

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 12:45

ARDECHE VERTE
Ce jeudi matin je rejoins enfin les randonneurs de Beauvallon que j'avais quittés 4 mois plus tôt pour cause de voyages divers et quelques empèchements. Là aussi c'est la rentrée et nous nous retrouvons 22 au point de rencontre habituel. C'est Max qui prend la direction aujourd'hui. Il nous emmène dans les côteaux de l'Ardèche verte, entre les plaines du Rhône et Annonay. Regroupement à Sarras, et nous laissons les voitures au hameau de Cance.
Tout de suite nous grimpons la colline et reprenons notre souffle en admirant la vallée du Rhône qui s'étend à nos pieds, avec quelques unes de ses grosses usines papetière et de céramique, et au sud-ouest le confluent de la Cance, le long de laquelle nous rentrerons cet après-midi.
Les  vendanges ne sont pas finies, et nous en profitons pour goûter quelques grappes de Syrah bien sucrées qui finissent de se gorger de soleil, avant d'arriver à Talencieux.

Coups d'oeil sur la croix qui doit participer à la vie du village depuis beaucoup plus longtemps que le clocher.
Le soleil est chaud, pas de vent, les chemins sont bordés de ronces avec mures, de quelques figuiers et noyers. Aujourd'hui pas de halte casse-croute, nous avons grapillé tout au long du chemin, ce qui nous permettra d'attendre 13 heures pour déjeuner. Mais nous avons d'abord traversé un joli

village dissimulé au creux de son vallon, Thorrenc. On aperçoit d'abord le pont de l'ancien chemin de fer que nous emprunterons plus tard, puis le donjon du 12ème siècle, le clocher et enfin, en arrivant sur la route le village et son auberge. Nous quittons vite la route domine les maisons aux toits de tuiles rondes et les  jardins pour prendre un grand chemin pavé de larges pierres qui monte sur l'autre versant du vallon. Surprises préparées par Max : après les ponts de la voie du train Tournon - Annonay, ce sont les tunnels que nous traversons. Et longs ces tunnels, presque parfaitement noirs. Heureusement que Nicole a sa lampe de poche pour éclairer un tout petit peu des portions. Quelques autres personnes s'accrochent à la queue-leu-leu derrière Robert pour éviter de trébucher sur les cailloux. Cette portion de voie est impressionnante par le nombre d'ouvrages d'art qu'elle comportait. Nous arrivons au bord du lac de Vert, réserve d'irrigation et domaine de la "canne annonéenne". Un héron doit être effrayé par notre arrivée et s'envole vers la rive opposée.

Pique-nique à la carte, soleil ou ombre selon le goût de chacun. En cette fin d'été les  fleurs sont rares, et mon herbier photographique ne s'enrichit pas beaucoup

Nous repartons à travers les vignobles qui vont produire des Condrieu et St Joseph, et rejoignons la Cance, jolie rivière sans beaucoup d'eau au terme de ce drôle d'été pas bien chaud, mais sec quand même. Chemin en corniche au dessus de la gorge avant de regagner la vallée du Rhône.

A 17 heures après 18 Km et 730 m de dénivellé (les instruments de René et Ahmed nous permettent de suivre parfaitement nos performances) nous avons rejoint les voitures et rentrons sur Beauvallon.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 19:25

BARBIERE ET LE COL DE LA SAMBIE

Mardi 13h30. Rachel rassemble ses troupes et nous emmène vers Barbière. Le temps est très couvert et il a beaucoup plu la nuit dernière, il faut éviter les chemins boueux. Le sentier du col de Sambie sera parfait pour un jour humide. Nous sommes 18.  Maintenant beaucoup de personnes sont rentrées et revenues pour les sorties hebdomadaires.
Le col de Tourniol arrive à se dégager de ses nuages de temps en temps,

et nous faisons une petite halte de regroupement avant que quelques gouttes ne tombent.

Nouvel arrêt au col de la Sambie pour sortir nos équipements de pluie et faire le point sur le plus vaste, le plus léger, le plus neuf , le plus vieux, le plus féminin, le plus séyant, et ceux qui sont restés à la maison et qui encore sera... celui qui n'a  jamais servi ! Et descente vers la plaine  avec quelques beaux coins de ciel bleu. Prairies avec de beaux animaux d'élevage, et carrières en arrière fond qui donnent de belles couleurs ocre ou crème. Le ciel est encore bien gris, mais finalement


nous sommes presque passés à travers les gouttes. Après 3 heures de sains efforts nous avons bouclé notre tour. A la semaine prochaine !
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 16:57

FORET DE SAOU ET TROIS BECS
Il est difficile de parler de la forêt de Saoû en termes strictement objectifs. Les scientifiques disent que c'est le plus bel exemple de synclinal perché d'Europe, et le plus haut. Que c'est un extraordinaire lieu (extraordinaire peut dans son sens strict, être un mot scientifique) protégé par ses barrières naturelles, la flore et la faune y sont riches et variés.  Au centre de la Pangée, ce continent unique qui a éclaté il y a 200 millions d'années, le synclinal ne serait apparu qu'il y a 80 millions d'années, au moment de la formation des Pyrénées. Et c'est maintenant la partie la plus occidentale des monts du Diois.
Pour les Drômois, c'est un endroit mythique qui appelle à l'aventure à tout âge.  Depuis les pique-niques dominicaux et les parties de ballon sur la pelouse autour de l'Auberge des Dauphins, aux promenades tranquilles sur les chemins forestiers qui en font le tour, aux randonnées plus sportives autour de la Roche Colombe à l'ouest et des Trois Becs qui culminent à 1589 mètres à l'est, jusqu'à l'escalade supervisée ou non par une division du Club alpin français.
Et pour le promeneur de la vallée de la Drôme ? Une surprenante montagne vertigineuse que l'on voit de loin et qui aide à se repérer. Qui intrigue par ses hautes falaises et invite à la découverte. Alors de là-heut s'ouvre l'horizon sur tout un paysage impressionnant de pics, avec le Grand Veymont au nord-est  et au sud le Mont Ventoux, de vallées, celles de la Drôme juste en dessous,  du Rhône à l'ouest et de la Valdaine au sud. 
Quelle que soit la route par laquelle ce promeneur arrive, le spectacle est grandiose : la Roche Colombe en arrivant de l'ouest, le pas de Lauzun en venant d'Aouste, les Trois Becs depuis la vallée de la Drôme et depuis la route du col de la Chaudière, et le village de Saoû d'où qu'on vienne : c'est toujours très beau.

 Et moi , j'alimente mon mythe Forêt de Saoû-Trois Becs par des lectures sérieuses comme les Etudes drômoises, ou un peu plus faciles : Détours de France qui a fait un très bel article sur la faune et la flore il y a quelques années ; "Il était une fois la forêt de Saoû" et "La petite musique de Saoû" écrits par Pierre Vallier et illutré par Yvon Tardy pour le second, un curieux polar "Prise de Becs" écrit par Jean Yves Loude et la population de Saillans lors de la longue négociation de rachat de ce lieu par le département de la Drôme, les livres de photos de Didier Chapuis "Les quatre saisons de la forêt" et de Jean Louis Gonterre "Passion de la Drôme" avec quelques pages écrites par Henry Fuoc.
Et j'espère bien que ce n'est pas fini !

Et j'aime  partager mon bonheur à me promener ou à randonner dans cet endroit. Avec de nouveaux venus ou avec des personnes qui le connaissent bien mieux que moi.

VERS LES TROIS BECS
Alors, lorsque au cours de notre randonnée de mardi dernier au nord de Saillans, Marianne m'a parlé de sa prochaine sortie vers les  Trois Becs le vendredi suivant, je lui ai demandé de l'accompagner.

Cet endroit ne fait  pas rêver que moi. Sa réputation est si bien établie que lorsque nous avons montré ce massif à Wendy (l'Australienne d'Adélaide qui nous avait accueillis l'an dernier chez elle, cf les articles de la catégorie Océanie) dès son arrivée à Valence, elle nous a répondu : " Ah, les fameux 3 Becs, la montagne que tous les Dromois regardent le matin en se réveillant, et qui détermine l'humeur de la journée !"

Départ à 3 vers le pas de la Motte vendredi matin : Marianne, sa soeur Thérèse qui préparent un grand treck au Maroc et moi. Depuis la ferme des Auberts, point de départ classique des marcheurs de Saillans. Quelques minutes après la mise en route nous longeons une clairière où les charbonniers brulaient le bois récolté sur cette pente pour le transformer en charbon de bois. Les fours de métal restent ici abandonnés.


Après 2 heures de montée en sous-bois, en apercevant de temps en temps le point à atteindre à droite, et sur la gauche la haute falaise à franchir nous arrivons avec plaisir au pas de la Motte, où quelques feuilles commencent à changer de couleur.Un magnifique cairn renforce la signalisation du GR. Bien d'autres avant nous ont dû être heureux d'arriver là.

 Encore quelques pas et nous voici en face du "val perché" et des pentes vertigineuses qui font le tour intérieur du massif. Je ne me rappelais plus bien ces reliefs impressionnants. Le chemin en corniche nous dévoile quelques paysages variés : le Vercors au nord, la plaine de la Valdaine bien au sud, le Diois à l'est et tout le synclinal jusqu'à la Roche Colombe. Pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs à ce moment là !

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