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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:21

Beau temps avec du mistral, Josette nous a préparé une randonnée abritée, dans les montagnes au nord de Saillans dans la vallée de la Drôme. Sûrement avec la complicité de Michel car Saillans est sa capitale de cœur : le beau village aux airs de Provence, au pied de la Forêt de Saoû est son berceau et il en a parcouru toutes les collines, les garennes et les halliers. C'est donc lui qui prend la tête de la troupe.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Mais pas avant que nous ayons tous admiré le soleil du matin qui illumine les Trois Becs, devenus célèbres dans toute la France depuis que la Forêt de Saoû a été l'une des vedettes de l'émission "des Racines et des Ailes" de la semaine dernière.

Nous avons pris le chemin de Véronne, derrière la mairie

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

où fleurissent des pervenches et dans les jardins, des amandiers.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Il est encore tôt, nous avons quitté Montmeyran à 8h30 alors que nous sommes passés à l'heure d'été dimanche. Le soleil n'effleure encore que les sommets et les ombres sont bien longues. Le creux de la ravine où le Rieussec court en roulant ses eaux claires aux reflets verts est encore sombre et froid. Dans la vigne de clairette une petite maison de pierre qui sert peut-être encore à déposer les outils et à "casser la croute" à l'abri des frimas. Un vigneron attache les ceps après la taille.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Nous avons marché pendant quarante minutes avant d'atteindre la maison forestière de Roury ... Michel y avait un camarade de classe qui faisait ce trajet deux fois par jour à pied pour aller à l'école. A cette époque là nombreux étaient les enfants qui bravaient tous les temps pour apprendre à lire et compter.

Cet emplacement est plus proche des forêts que du village, mais rudement bien exposé en plein soleil. Les fruits du merisier en fleurs n'étaient-ils pas un peu moins acides ici qu'ailleurs ?

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Nous avons suivi le chemin forestier de Saint Christophe de la forêt du Grand Barry qui nous a mené tranquillement, en pente douce jusqu'à la chapelle. Nous avons croisé de nombreux défilés de chenilles processionnaires, que quelques uns d'entre nous ont écrasé de toute la force de leurs talons. Nous en entendions parlé depuis deux jours sur Radio Bleue Drôme-Ardèche, c'est donc un vrai sujet d'actualité. Il faut les craindre, elles sont redoutables pour les animaux, voire mortelles. En ressentant des piqures Claudette s'est demandée si quelques poils urticants n'avaient pas atteint une de ses chevilles, mais non, c'était beaucoup plus anodin.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

De temps en temps les arbres s'écartent et le regard porte sur les montagnes du nord-est. Elles sont encore bien enneigées. Nous avons eu de la pluie dans la vallée la semaine dernière, mais c'était de neige à 2000 mètres d'altitude. A l'arrière-plan le sommet le plus haut sur la photo est le point culminant du Vercors, le Grand Veymont, à droite le Glandasse, à gauche la (le ?) Moucherotte, et devant, toujours plus à gauche les deux sommets noirs sont les Buts de l'Aiglette et de Saint Genis. Superbes ...

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Et c'est ainsi, tout simplement, sans gros effort, que nous sommes arrivés à la chapelle Saint Christophe. J'y suis venue souvent, mais c'est la première fois que j'emprunte cet itinéraire, alors c'est encore une découverte.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Il est tôt pour le pique-nique, mais le cimetière, protégé par des buis est un parfait endroit de pique-nique. Nous allons faire comme en Amérique du Sud, manger avec les morts pour les honorer, et même boire à leur souvenir. Pas de récipient plus petit Jeannette et Denise pour goûter au vin dont Michel nous régale à chaque randonnée ? Vous n'avez pas l'habitude des rando à la journée et ne saviez pas qu'il fallait avoir un verre ?

Josette a pris sa montre GPS qui va devenir la mémoire du groupe, ou du moins sera un instrument pour graver cette mémoire dans l'ordinateur de Josette. Mais pour le moment la notice est trop grosse pour être avalée d'un coup : 50 pages, alors c'est juste pour que nous la voyions qu'elle l'a prise.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Photo de groupe sur le muret du cimetière, un peu avant qu'un autre groupe nous rejoigne.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.
MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Une équipe nombreuse de randonneurs voironnais est arrivée alors que nous avions presque fini de manger. Discussion, échanges ... Ils sont plus de 500 dans leur club de marche, et sont venus en 2 autobus pour randonner entre Mirabel et Saillans. Nous avons l'air d'artisans à côté d'eux. Cependant Jean Paul qui venait avec Monique de Die y est reparti à la course : parmi nous il y a aussi des personnes très performantes !

Nous avons cédé la place et sommes repartis par le GR9.Tout d'abord une pente qui impressionne un peu lorsqu'on la regarde d'en bas. Col de la Tuilerie, le grand chemin forestier se transforme en sentier bordé d'hépatiques en fleurs, qui monte encore mais plus gentiment.

Nous avons passé le Serre des Trois Bornes, et laissé à notre droite le chemin qui monte de Montclar. Celui que nous prenons descend fortement, les pierres sont nombreuses et nous obligent à regarder nos pieds. Col de Pourcheton, Puymorel et nous sommes arrivés à l'altitude des vignes, là où le regard embrasse la vallée et les Trois Becs.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

Saillans est juste au fond de la vallée, où nous y attend une "colombina", gâteau de Pâques italien que Claudette nous a ramené. Délicieusement parfumé, ça rappelle le pannetone de Noël ... Nous avons tout fini, Michel, en pensant à toi qui nous avais quitté depuis bien longtemps.

MGM - La chappelle St Christophe, 15 kilomètres, dénivelé 450 mètres.

En revenant nous avons remarqué que la Drôme est laiteuse et très grosse aujourd'hui, et encore plus cet après-midi que ce matin. Son courant est impressionnant. Est-ce l'effet de la fonte des neiges, ou une forte pluie plus récente sur l bassin versant ?

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:28

Le temps est beau, le vent léger. Robert a choisi une randonnée bien classique, agréable en toutes saisons : la Grande Dent de Combovin. Des narcisses en avril, du muguet en mai, des champignons en automne, et aujourd'hui en mars qu'y trouverons-nous ? Jamais banal le plateau de Marquay et ses voies d'accès.

A peine entrés dans Combovin, il faut prendre la route de Branchet qui va vers les falaises du Vercors. On s'arrête à la ferme d'élevage d'ovins et on continue à pied par une grande route forestière. Il faut monter longtemps en pente plutôt douce jusqu'à parvenir à un carrefour et prendre à droite la grande voie qui part à l'assaut du plateau. Nous quittons la fraîcheur des ombres de la forêt pour des prairies découvertes.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Maintenant le paysage se dégage et nous pouvons voir une partie du chemin parcouru, sous les falaises en face. Nous arrivons sur le plateau, entre des bosquets de buis qui protègent très efficacement du vent. Trop tôt pour pique-niquer ? Alors on poursuit vers le point d'accès du sentier par lequel nous redescendrons. Ce sera plus exposé en face ? On y va malgré les objections. Le paysage sera moins ouvert et moins beau ? Comptons sur Robert pour nous trouver une prairie abritée et en belvédère. En face de nous l'érosion a découpé les escarpements et nous voyons nettement un homme debout de pierre encore dans l'ombre. Mais le soleil lui a déjà atteint les épaules.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Dans le ciel quelques vautours fauves du Vercors tournoient au-dessus de nous. Nous ne sommes pas du bétail dont il faut débarrasser la montagnes, nous sommes des marcheurs au repos ! Allez ailleurs ! Et ils nous quittent avant même que nous nous agitions pour la photo de groupe.

GREB - La Grande Dent de Combovin

A envoyer à Justin. Bien qu'il ne soit pas venu, avec le récit de Denise il arrivera bien à faire un article pour le Dauphiné ! Merci Justin.

Nous reprenons notre ascension vers la ruine. A l'ombre il y a de la neige, et même une congère en appui sur une barre de roches. Voici la particularité de notre randonnée de mars : de la neige tardive.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Et ceux qui sont restés les plus jeunes et les plus taquins préparent quelques boules pour une bataille.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Nous ne sommes pas allés jusqu'au rocher appelé le Grande Dent. Dès que nous avons trouvé le sentier qui dégringole la falaise nous l'avons pris. La distance parcourue par le grand chemin en pente légère est assez longue ; par contre ce sentier dévale dans les failles, à travers les pierriers et les éboulis impressionnants, et c'est très rapidement que nous retrouvons la route forestière parcourue ce matin.

GREB - La Grande Dent de Combovin

Les performances du jour ? Pas de messieurs avec équipements électroniques pour nous les délivrer ? Pas d'informations de ce type.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 06:55

Josette etait retenue par un gros rhume et avait confié la conduite du groupe à Rachèle qui est venue avec les meilleurs marcheurs de l'après-midi, ou les plus disponibles ce jour-là.

Josette avait suggéré d'aller faire le tour de la montagne d'Eson au-dessus du Roubion et de Pont de Barret. Rachèle a préféré celui de la montagne de Briesse. Moi aussi, je ne connais pas encore cette montagne.

Nous avons laissé les voitures près du cimetière, juste derrière l'église Notre Dame le Brune, au chœur tout en rondeurs.

MGM - La montagne de Briesse

Dès le départ le sentier grimpe sur cette montagne sèche, entre les buis et les petits chênes. Le temps est franchement maussade. Il y a même quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais le chemin est superbe.

MGM - La montagne de Briesse

Les oiseaux s'affairent à la construction de leur nid, et lance leurs trilles dans le vallon. Derrière nous la montagne de Saint Euphémie se découpe bien entre les branches nues des arbres.

MGM - La montagne de Briesse

Ça monte bien, et nous profitons des temps de regroupement pour herboriser, Serge et moi. Et tu nous manque Josette aussi pour répertorier les fleurs, chercher et trouver si elles sont mâles ou femelles ! Un peu plus tard, je suis même le "serre-file", car en prenant des macro- photos et en les vérifiant on est vite devancé !

Maintenant je peux ajouter aux fleurs des précédentes randonnées, violettes, primevères, hellébores et lauriers des bois, les hépatiques ou anémones hépatica, une renonculacée des sous-bois dont les feuilles persistantes ressembleraient aux lobes du foie ... C'est une très jolie fleur d'un bleu intense, ponctué du blanc d'une couronne d'étamines.

MGM - La montagne de Briesse

Serge me dit qu'à l'époque où les herboristes étaient ou moines ou sorcières, ils estimaient que les plantes aux propriétés curatives révélaient sur quels organes leurs propriétés s'exerçaient par leur aspect : l'hépatique sur le foie, et la pulmonaire officinale sur les affections des poumons ... Aujourd'hui on lui reconnaît des vertus "émollientes, adoucissantes, expectorantes, dépuratives, diaphorétique (qui facilite la transpiration, et anti-inflammatoires". Pas mal pour cette plante aux feuilles tachées de blanc, et dont la fleur s'ouvre rose et devient bleue après le butinage.

MGM - La montagne de Briesse

Quant au tussilage que l'on reconnait facilement grâce à sa tige assez longue qu'on dirait couverte d'écailles, ses capitules et ses feuilles peuvent être consommées en infusion ou en salade. Elles ont un effet apaisant sur l'asthme, le coryza, la teigne et les éruptions cutanées ...

MGM - La montagne de BriesseMGM - La montagne de Briesse

Nous sommes arrivés au point culminant de notre promenade juste à l'heure du pique-nique. Quelques crocus offraient leur corolle autour de nous. Ils ont eu aussi droit à un examen attentif : plante "trimère" m'a dit Serge. C'est à dire que chaque élément est formé de trois parties semblables : trois sépales, deux fois trois pétales, trois étamines, et un pistil qui porte trois ovaires.

MGM - La montagne de BriesseMGM - La montagne de Briesse

Après quelques gouttes qui ont à peine dérangés notre repos nous sommes redescendus. Devant nous trois personnes n'ont pas eu le temps de voir une plateforme de pierres avec un grand cairn, parfaits pour la photo de groupe incomplet mais .

MGM - La montagne de Briesse

La descente sur Pont de Barret est longue et pleine de pierres qui nous obligent à regarder plus souvent nos pieds que le paysage devant nous, les toits de tuiles romaines du village déjà provençal groupé entre les montagnes, le long du Roubion dont la force motrice était captée par de grandes usines textiles maintenant transformées en appartements et magasins.

MGM - La montagne de Briesse

Dernières fleurs du jour, celles des buis. Mais nous ne nous attardons pas trop, car elles dégagent une odeur désagréable, proche du pipi de chat.

MGM - La montagne de Briesse

Et je vais terminer sur une note originale, le train électrique que nous avons vu dans une grande cour. Impressionnant ! Pour une fois ça vaudra les rondeur d'une abside.

MGM - La montagne de Briesse

Doit vivre dans cette maison un grand enfant !

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 15:20

C'est épatant de retrouver les habitués des randonnées du jeudi à Beauvallon. Ils ne m'oublient pas malgré mon irrégularité ... Qu'ils en soient remerciés.

Le ciel est profondément bleu, le mistral plutôt léger, la journée sera belle !

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Nous démarrons toujours les randonnées dans la forêt de Marsanne, menées par Robert à Fresnau, à côté du grand sanctuaire où des pèlerins viennent rendre grâce à la Vierge pour les bienfaits qu'elle dispense par cette eau qui aurait rendu la vue à une jeune fille aveugle.

Nous partons vers le Serre de Paruel, au sud-est.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Mais n'allez pas croire que nous prenons absolument chaque fois le même itinéraire ! Il est bon de faire une pause aux croisées de chemin, car nombreuses sont les façons d'accéder jusqu'à la partie de forêt tant convoitée dès les premiers jours du printemps. Robert choisit de nous faire faire une grande boucle tout au sud. Choisit ? Pas si sûr d'après ce que lui dit Nicole ! Qu'importe, nous sommes là pour marcher et voir les premiers témoignages du changement de saison. Violettes odorantes ou pas ? Je ne sais pas, le soleil n'est pas assez chaud pour exhaler les parfums des fleurs.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Les asphodèles commencent juste à sortir de terre, nous pourrions confondre leur toupet de feuilles avec celui de crocus si nous ne savions que le long de ce chemin elles sont nombreuses.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Dans cette vaste forêt chaque fleur a ses espaces réservés, sûrement liés à des microclimats et la nature du sol. Voici l'asphodèle la plus avancée que nous avons vue ce jour, voisinant avec des crocus versicolor ou bigarré, à fleur blanche ou lilas, veinée de violet.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Et c'est ainsi que nous sommes arrivés à midi passé au bord du plateau qui domine la vallée du Rhône, Cruas, sa centrale nucléaire et ses carrières de calcaire dont la blancheur en a

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Sur cette hauteur découverte le mistral se fait bien sentir, et nous revenons sur nos pas, dans le creux du chemin pour le pique-nique qui se termine par la "ronde des desserts", biscuit , chocolat, nougat, café ... Merci à tous.

Puis nous reprenons par le chemin bien abrité par les buis qui font un mur épais, que dis-je ? un tunnel étroit où le vent n'arrive pas à pénétrer aujourd'hui. Dans quelques jours ce sera le soleil qui n'y parviendra pas non plus.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Là, sur des centaines de mètres, peut-être des kilomètres les parcelles de buis cèdent la place régulièrement à des arbres plus hauts et moins denses sous lesquels les jonquilles poussent avec exubérance. Jonquilles et buis ne peuvent cohabiter ? Mais aujourd'hui, il n'y a que des bouquets de feuilles avec, en leur milieu, le renflement d'un bouton au bout d'une très courte tige, et de temps en temps, quelques rares fleurs. Ne coupons rien, ne cherchons pas nous perdrions notre temps, laissons tous ces boutons aux randonneurs de mardi prochain, n'est-ce pas Josette ? C'est ce que j'avais aussi envie de dire aux personnes qui avançaient à notre rencontre avec sous le bras panier ou corbeille, et même aux passagers d'un 4X4 qui venaient, motorisés aux jonquilles.

Par contre nous avons trouvé comme d'habitude des lauriers des bois aux fleurs vertes bien ouvertes, des cornouillers mâles et des primevères.

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !
GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !
GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Photo de groupe sur l'esplanade de la "forêt de Robin", l'accro-branche de Marsanne, qui n'est pas encore ouverte. Justin pourra ainsi préparer un message pour le Dauphiné !

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !

Et nous avons rejoint Fresnau par un chemin creux. Nous aurions pu passer par les ruines du château et de l'église qui dominent le vallon, mais Robert a pensé qu'avec la boucle de ce matin, ça allait comme ça !

GREB - Forêt de Marsanne, trop tôt pour les jonquilles !
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:10

Nous avons de la chance, le beau temps va nous accompagner pour cette randonnée. Ciel bleu, pas de vent, les conditions sont idéales pour faire le tour de la Panaulière, entre les communes d'Auriples, de Saoû et de Soyans. En plus des paysages il y aura des vieilles pierres à voir tout au long de la journée.

Avant même de partir puisque, nous laissons les voitures sur le parking en face de la belle église romane des Lombards. Nous en avons une vue complète en cette fin d'hiver alors que les platanes sont encore nus.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

On retrouve la mentionAvant d'être église paroissial ce fut un prieuré affilié à l'abbaye Saint Thiers de Saoû. Pendant des siècles il eut une nef unique, voutée en berceau plein-cintre. Malgré les percements de la travée au 19ème siècle pour y ajouter des chapelles et lui donner un faux transept l'édifice a conservé ses principaux caractères romans : clocher et abside en cul de four.

Le gros clocher carré est percé de "boulins", des trous qui permettaient la mise en place d'échafaudages au moment de la construction ou de travaux.

En regardant de bien près on pourrait voir que différents types de pierres ont été utilisés pour la construction ... mais tout le monde s'est équipé et a bu son café, on part par l'itinéraire 63 vers le sud et la montagne boisée.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Ça grimpe dès le démarrage ! Mais c'est le plus gros effort du jour. Il nous faut arriver sous les remparts du vieux village d'Auriples. Son nom viendrait d'"aura", vent en latin. Cet endroit est très venté, sauf aujourd'hui. Mais en hauteur les stratus sont poussés par le vent du sud. Le beau temps ne durera pas.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Un village médiéval perché et le "châtelard" central sont restés à l'abri derrière ces remparts pendant des siècles. Mais ils sont tombés en ruines au 16ème siècle et continuent. Quelques pierres sont récemment arrivées jusqu'au chemin. Tu as raison Michel de ne pas vouloir rester trop longtemps à proximité de ces murs.

Au sommet, lorsque nous arrivons dans un champ où se perd le sentier le massif de la Forêt de Saoû et le Pertuis s'offrent à nos yeux pour la première fois au cours de cette randonnée.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Descente vers l'élevage de Prémonier, ses chevaux et son étang. C'était juste pour le plaisir de voir car il faut revenir sur nos pas pour aller vers les Jailles.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Le chemin est large, bien empierré, mais de l'eau y court plus vite que nous.A gauche les silhouettes de petits chênes soulignent la crête de la montagne.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Le soleil et la douceur de la température provoquent l'éclosion des premières fleurs du printemps : primevères, hellébores fétides, qui donnent des couleurs aux fougères, mousses et lichens.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de déniveléMGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Nous avons franchi le col de la Panaulière (473 mètres) pour passer dans un vallon qui descend jusqu'à Soyans. Nous apercevons à peine les ruines du château au sommet de son promontoire, à contrejour. Le château féodal de pierre construit en 912 était une des plus anciennes places fortes de la région. Il a été remplacé par un château Renaissance qui fut un refuge de chefs protestants. Il tomba après un siège de cinq jours mené par Lesdiguières et ses troupes.

C'est juste en face que nous nous sommes arrêtés pour le pique-nique et la photo de groupe. Sans trop évoquer les joutes verbales (!) entre amis des deux confessions qui m'ont tant surprise lorsque nous sommes arrivés à Montmeyran. Dans les années 80 les guerres de religion n'y étaient pas encore entrées dans l'histoire passée ...

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Nous avons repris notre descente par un chemin inondé ou par un ruisseau plutôt praticable ? Quel qu'il soit, nos chaussures sont maintenant boueuses.

Nouvelle perspective sur la chaîne de montagnes.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Entre les têtes de Marie-Claire et Michel le col de La Chaudière, à droite le Grand Delmas, à gauche les Trois Becs, le Grand Pomerolle et le Pertuis. Cette vue justifie à elle-seule cette randonnée.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de déniveléMGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Le chemin prend ensuite des allures de route romaine avec ses grandes dalles de pierre où les roues de chariots ont creusé des ornières plus ou moins profondes. Pour retrouver un peu plus loin son double rôle de passage piétonnier et de ruisseau.

Un endroit s'appelle "les chênes" et c'est sûrement autour de cet arbre à l'immense ramure. Nous nous y sommes mis à trois pour en faire le tour. Quel chêne impressionnant !

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Nous sommes passés auprès d'un grand bassin où un couple de cygnes se livrait à une parade amoureuse, les ailes largement écartées, le cou et la tête reposant sur leur dos. Nous les avons sûrement dérangés et n'avons pas pu assister à des enlacements de cous ... Ils se sont séparés à notre arrivée.

MGM - Le tour de la Panaulière, 10 ou 12 km et 300 mètres de dénivelé

Nous sommes revenus jusqu'aux voitures par une petite route tranquille.

C'était une jolie rando de début de printemps sous le ciel bleu qui devrait l'être beaucoup moins demain : les nuages arrivent du sud.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 14:48
MGM - La Chapelle des Nymphes

Je ne vais quand même pas laisser passer toute la semaine sans dire la superbe randonnée archéologique que nous avait préparée Josette mardi dernier ! Nous avions passé quelques jours sous la pluie, avec la burle qui amplifiait le grand froid ... enfin de quoi rester calfeutrés, au chaud, près de la cheminée plutôt que d'aller courir les chemins. Et lorsque nous avons trouvé le message hebdomadaire "Grand beau dans la Drôme Provençale", n,ous n'avons pas laissé passer l'occasion d'aller au Val des Nymphes et vers de vieilles pierres sacrificielles. Moi, je ne résiste pas à de tels appels.

Nous n'étions que 6 à avoir pu venir et à profiter du grand soleil sous le ciel d'un bleu profond. Nous les devions au mistral presque redoutable qui nous soufflait dans le nez lorsque nous sommes partis vers le nord-est, depuis les remparts du village fortifié de la Garde-Adhémar. Nous n'avons pas trop pris le temps de regarder le paysage de la vallée du Rhône, qui serait superbe mais qui comprend aussi la centrale nucléaire de Pierrelatte et un large pont du TGV.

Heureusement c'est assez rapidement qu'il a fallu quitter la petite route pour prendre des chemins de plus en plus étroits entre les bosquets de buis et de chênes verts qui formaient une épaisse protection contre le vent. Ils nous cachaient tout, mais à choisir nous préférions ce jour-là ces chemins, beaucoup plus nombreux que sur la carte à partir dans tous les sens, et pas très efficacement fléchés.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Nous avons eu la chance de rencontrer un monsieur qui promenait ses chiens et nous a carrément dit de ne pas prendre le chemin où nous allions nous engager car l'eau à l'autre bout nous empêcherait de passer.

Ébauche de discussion philosophique : qu'est-ce que la chance ? et le hasard ? Existe-t'il une puissance qui préside à la réussite d'un évènement ? Après un grand détour lorsque nous sommes arrivés de l'autre côté, la voie ressemblait plus à un bayou qu'à un chemin. Et qu'importait le mot qui définissait notre rencontre avec le monsieur et ses chiens, nous ne risquions effectivement pas de passer. Merci, monsieur !

C'était tout près du Val des Nymphes, et il était encore un peu tôt. Alors nous avons essayé de trouver un passage vers le sud-est pour l'atteindre, et lorsque nous nous sommes rendus compte que nous nous en éloignions, nous sommes revenus sur nos pas pour passer comme la plupart des visiteurs par la grande rampe d'accès après nous être arrêtés auprès et dedans un grand récipient de pierre creusé dans le rocher du bord de la route.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Réceptacle des eaux pour les diriger vers la source ou pierre à sacrifice ? Rien ne le précise. C'est comme on veut ?

Le Val des Nymphes reste mystérieux. C'est un endroit magique, habité par des mythes, les esprits des populations qui se fixèrent ici pendant plus de 2 ou 3 millénaires : qui avant les Tricastins qui furent suivis des Romains, et dès le Haut Moyen-Âge par des moines attachés à l'abbaye de Tournus ? Des Nymphes ! En voici d'ailleurs une changée en chêne, dénudée par l'hiver. Les cuisses profondément fixées dans le sol, elle s'étire lascivement sous le soleil, les reins cambrés, les seins haut perchés et les bras soulevant sa chevelure longue et opulente.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Visiteurs de l'été vous aurez de la peine à la reconnaître, elle se cache alors pudiquement sous son feuillage ...

Par contre vous pourrez vous aussi voir la merveilleuse source qui ne tarit jamais, qui jaillit des cuisses, non du sexe d'une autre, transformée en rocher pour défier l'éternité.

MGM - La Chapelle des NymphesMGM - La Chapelle des Nymphes

Après tous ces fantasmes païens rappelons-nous que cet endroit extraodinaire fut un lieu de culte, de sépulture, de fêtes de toutes sortes, et de concerts de Saoû chante Mozart ...

Nous avons fait le tour de la chapelle romane du 12ème siècle qui a une belle façade d'inspiration antique, celui de la pièce d'eau où la source canalisée se déverse en bouillonnant,

MGM - La Chapelle des Nymphes

remarqué qu'aux contreforts romans il a fallu ajouter des arcs-boutants inventés pour soutenir les cathédrales gothiques, mais rendus nécessaires ici par l'instabilité du terrain.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Le toit de tuiles de l'abside simplement semi-circulaire cache sa voûte en cul-de four

MGM - La Chapelle des Nymphes

richement décorée de pilastres à chapiteaux reliés par des arcs en plein cintre ... que l'on doit se contenter de voir du portail fermé par une grille.

Maintenant c'est bien l'heure du pique-nique au pied d'un mur parfaitement exposé en plein soleil qui nous chauffe agréablement. Cette étape est si douce que nous y avons tourné et viré jusqu'à plus de 14H et fini par trouver l'endroit idéal pour la photo de groupe. Entre deux grands chênes, c'est parfait.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Nous sommes alors repartis vers les "Cuves lapidaires" de la carte. Nous les avons cherchées pendant quelques centaines de mètres sur tous les sentiers autour du poteau qui les signale, et déçus de ne pas les avoir trouvées nous sommes repartis.

Elles ne sont pas à proximité du poteau, mais un peu plus à l'ouest. Voici la première, sur la pente de la colline, une roche largement creusée, peu profonde, avec une bonde ouverte vers le vide. Pierre à sacrifice ? Bains pour des cultes druidiques ?

MGM - La Chapelle des Nymphes

Même les pieds dans le plat nous n'avons pas pu en apprendre plus sur ces étranges récipients qui gardent tout leur mystère.

MGM - La Chapelle des Nymphes

Nous avons continué notre boucle vers l'ouest jusqu'à apercevoir le village perché de la Garde Adhémar, sommes alors descendus dans le vallon, avons remonté jusqu'au château, sommes passés par l'église avant de descendre dans le jardin botanique où nous nous sommes installés sous une pergola plantée d'un grand rosier où Martine nous a régalés d'une bonne tarte aux pommes arrosée au choix, de chocolat au lait, thé citron ou thé vert. Bonne conclusion, et je vous garde l'église romane pour une chronique spéciale.

Douceur du soleil ? Non, accompagné du vent il était déjà redoutable et le visage me brulait lorsque nous sommes rentrés. Directement par la N7, sans détours dans les souvenirs de Francine cycliste.

MGM - La Chapelle des Nymphes
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:16

Il n'y a pas de faute de frappe, c'est bien 24 mètres de dénivelé que nous avons fait aujourd'hui !

Le mistral soufflait fort ; il faisait froid ; je tenais à sortir pour prendre l'air, pas des risques en allant dans les montagnes enneigées partout autour.

C'est donc au bord de la rivière Véore, affluent du Rhône que nous avons choisi de marcher. Depuis le parc de l'Orient jusqu'à Etoile. Partir à 13H30 avec les marcheurs de l'après-midi est parfait pour cette sortie.

Nous avons filé d'un pas vif, poussés par le vent. Des corbeaux avaient envahi un champ à la recherche de leur pitance. Le ciel était bien gris, les nuages bousculés filaient comme nous,vers le sud. Nous nous sommes arrêtés à Etoile, devant le portail des anciens moulinages transformés en centre culturel, juste le temps d'une photo collective ...

MGM - le long de la Véore, 9.5 kilomètres, dénivelé 24 mètres !

Et avons changé de rive en espérant que les arbres qui bordent la rivière nous protégeraient un peu. Gagné, il ne nous a presque pas ralentis, mais nous a mis la goutte au nez sur tout le retour. Pas facile de trouver un kleenex au fond d'une poche lorsqu'on a enfilé deux paires de gants pour se garder les doigts au chaud !

Pas facile non plus de prendre des photos ; et ce parcours nous l'avons déjà fait moult fois et nous connaissons par coeur.

Une tasse de thé vert (eh oui, Michel) en arrivant aux voitures et nous étions prêts à rentrer à Montmeyran après avoir pris l'air pendant 2H20. Belle moyenne quand les conditions nous aident !

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:35
MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Les semaines sont de plus en plus courtes, non ? Enfin, je viens de trouver un peu de temps pour parler de notre randonnée dans l'arrière pays de Mirabel-et-Blacons, aussi riche en histoire qu'en beaux paysages.

Nous avons laissé les voitures au parking entre l'ancienne papèterie Latune et l'école de Blacons, et avons traversé les bâtiments de l'ancienne usine, très bien restaurés. Une énorme turbine a été extraite de son atelier pour rappeler aux passants l'histoire industrielle de cette partie de la vallée de la Drôme.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Elle pèse 3 tonnes, il y en avait 5 semblables pour faire tourner les machines qui transformaient les chiffons en pâte à papier. Installées dans la seconde moitié du 19ème siècle elles ont été abandonnées au milieu des années 1950. Elles étaient alimentées par l'eau de la Gervanne acheminée par un canal de dérivation qui laisse encore passer un filet d'eau.

Nous grimpons au-dessus des bâtiments passons le long des vignes de clairette.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

et suivons le chemin vers le village perché de Mirabel. Les premières maisons devant lesquelles nous passons sont si belles qu'elles rendent une visite du village obligatoire ! Dire que presque tout était ruines lorsque nous passions nos dimanches au bord de la Drôme dans les années 1970 ! C'est un vrai bonheur de voir ce que le village est redevenu ! Photo de groupe devant une des plus belles réussites de restauration ...

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Nous sommes montés par des escaliers et des rues en forte pente jusqu'au belvédère et ses tables d'orientation. Tout au long nous avons observé entre les maisons ou par des fenêtres encore crevées (il y a encore des murs à relever !) le massif de la Forêt de Saoû qui se découpait au sud.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres
MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres
MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Les Trois Becs en plein contrejour, l'Encrier au-dessus de Piegros-La Clastre à gauche du sapin, et tout à l'ouest Rochecolombe couverte de nuages ... Et ceux que l'on voit sur l'Ardèche, un peu plus à l'ouest sont terriblement gris. Le vent a tourné et la pluie s'annonce.

On continue la visite ? Un puits est abrité par une construction conique. Sa trace la plus ancienne retrouvée dans les archives date de 1486. Il était le seul dans l'enceinte du village fortifié. L'eau y était une denrée rare. A ce problème s'ajoutèrent au 19ème siècle l'abandon des maisons pour aller vers les ateliers et l'usine dans la vallée et l'obligation de condamner les portes et fenêtres et crever les toits des vieilles maisons délaissées pour ne pas devoir payer double impôt foncier. C'est ainsi que la population du village tomba à 71 personnes pour 26 feux en 1846, 22 personnes pour 8 feux en 1911 et enfin le dernier habitant permanent quitta le village en 1976.

Heureusement des maisons avaient commencé à être relevées dès les années 60, vaste chantiers de résidences secondaires. Depuis 2009 ce sont aussi pour des résidences principales.

On accédait au village par trois portes fortifiées par de grosses tours pleines plaquées contre les murailles. Voici à l'est la Tournelle entourée de beaux jardins.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Des jardins à la végétation exotique : figuier de Barbarie et bigaradier.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres
MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Deux arbres qui se défendent très bien ! Attention aux épines presque invisibles des figues, elles se plantent dans les mains ou dans les lèvres et sont bien délicates à enlever (oui, c'est une expérience personnelle ...). Quant au bigaradier il a maintenant perdu toutes ses feuilles et est couvert de petites bigarades sauvages et d'épines qui semblent si redoutables que Marie-Claire reconnait bien là celles avec lesquelles le Christ a été couronné ... Quant à moi, je suis loin de reconnaître des oranges amères dans ces fruits gros comme des noix, et pourtant !

C'est Josette qui a fait des recherches sur la couronne du Christ : une combinaison de prunelier (oui, avec ses épines on peut aussi faire la trouspinette ...), d'aubépine blanche et de nerprun, arbuste qui peut lui aussi être bénéfique.

Nous avons repris notre chemin vers l'est, sommes passés par le Chaylar, à côté de la vieille école, avons choisi la direction du col de l'Armurier et ensuite rapidement quitté la route pour un beau chemin de marne.

Michel m'a donné un petit cours de géologie. Ce sont les intempéries qui ont découvert la belle dalle blanche et l'ont craquelée en carreaux alors qu"elle était restée longtemps à l'abri sous de la terre. Ça me rappelle une plage de Tasmanie, mais nous n'avions pas alors raconté ...

Autre souvenir des antipodes, Michel me parle des "boules de Risans" dans les Baronnies où il serait sûrement bien d'aller randonner un long jour d'été. Des boules ? comme celles de Moeraki en Nouvelle Zélande ?

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Il faudra aussi que j'y emmène Camille pour lui montrer que nous avons aussi en France ce que nous sommes allés chercher bien loin. Et ce phénomène n'est pas si rare !

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Pour compléter les traces géologiques voici une belle empreinte de fossile dans ce chemin de gré.

Et comme nous marchons avec le nez en l'air ou en discutant, nous n'en avons pas trouvé d'autres.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Pause pique-nique auprès d'une vieille ferme qui vient de sortir des broussailles où elle était totalement enfouie lors de mes passages précédents.

On sort chacun notre boite pique-nique de notre sac, à tour de rôle il y a aussi partage et communion avec le vin, le pain et le rompit. Qui a apporté le rompit ? Voici aussi le café, les chocolats et le thé vert de Corée du sud. Oui, j'ai bien dit thé vert et non t'es vert ? Les papillotes ne sont plus ce qu'elles étaient, ce ne sont plus des blagues dignes de l'almanach Vermot mais des citations qui nous permettent aussi quelques vraies réflexions, presque philosophiques. La marche, ça mène à tout.

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Voici la carte de la randonnée autrefois identifiée sous le n° 131. Nous sommes allés jusqu'au col de l'Armurier d'où l'on pouvait voir le synclinal de Saint Pancrace, au-dessus de Suze sur Crest. Je m'aperçois alors que nous sommes sur une ligne de montagnes parallèles au Serre de l'Aigle où j'ai marché jeudi dernier avec le GREB.

Là nous choisissons de prendre le sentier déconseillé par une croix, jusqu'à ce que nous voyons qu'il descend beaucoup. Nous préférons prudemment faire demi-tour, c'est si difficile de monter après le repas !

MGM - Le tour de Mirabel, 11 kilomètres, dénivelé 311 mètres

Nous repassons au col et rentrons à Blacons par les Berthalais, tout simplement.

Dommage qu'il y ait maintenant tant de tronçons goudronnés sur cet itinéraire agréable et facile.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 07:49
GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

Avant de lacer mes chaussures pour repartir enfin avec le groupe que mène Josette il me faut dire quelques mots de la randonnée du GREB de jeudi dernier.

Le Serre des Aigles est un grand classique d'hiver. Je mets en lien l'article où j'avais décrit, autant que faire se peut l'itinéraire à suivre, car il n'y a presque plus de fléchage au départ, et pas beaucoup plus ensuite ...

Après avoir quitté le bourg d'Aouste par le nord nous traversons des vignesde clairette, le cépage qui entre dans la composition de la célèbre Clairette de Die.

GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

Et continuons à flanc de côteau, par un sentier dont on devine tout juste le départ. Il grimpe petit à petit au milieu de buis, de thym et de petits chênes jusqu'au carrefour marqué Ferme des Aubes, chemin privé, en face, chemin de Corneret à gauche et chemin des Crêtes à droite.

C'est ici que traditionnellement nous nous arrêtons pour la pomme, ou la banane. Le temps est encore superbe, soleil et ciel bleu, le froid tonique et le massif de la Forêt de Saoû toujours en toile de fond au sud.

GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

C'est le chemin des Crêtes qu'il nous faut prendre. Il est comme les montagnes russes, à gravir et redescendre les cinq sommets qui vont se profiler devant nous jusque très près de Suze sur Crest. .

GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

Les panoramas de part et d'autre vont de Crest et la Raille jusqu'au sommet du Roc de Toulaud à peine marqué de blanc

GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

On peut changer de prairie pour le pique-nique, mais toujours en vue de la grande ferme au pied de la montagne qui domine Suze sur Crest, juste avant que Cobonne se love dans le paysage à découvrir à l'ouest lorsque nous poursuivrons notre randonnée.

Après une trop longue marche dans un chemin où la boue colle bien aux chaussures nous traverserons la Sye, rejoindrons les montagnes à l'ouest, longerons des champs fraîchement labourés où la terre profondément taillée par les socs des charrues brille sous le soleil avant d'arriver au parking du supermarché où nous terminons notre boucle.

GREB - Le Serre des Aigles, 15.6 kilomètres, dénivelé 440 mètres

Les outils techniques ne sont pas tous étalonnés de la même façon, avec le GPS d'Alain le dénivelé n'est que de 440 mètres, il était de 500 mètres les précédentes sorties !

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 06:31

Effort. C'est ce que nous voulions faire pour nous remettre en jambes après les fêtes et même quelques mois sans randonner.

Bonheur. C'est ce que fut cette journée du 6 janvier sur le plateau au nord du Poët-Laval, sous le soleil.

Frivolité essayer de le raconter dans ces jours de deuil, de terreur ? Je me pose la question depuis mercredi ... Et je me dis ce matin que ce sont ces petits bonheurs qui aident à supporter les jours d'angoisse et de malheur. Alors voici le récit et les images de cette randonnée.

Brouillard givrant sur Montmeyran lorsque nous avons démarrés à 9 heures. Le soleil s'est cependant rapidement montré, tout blanc au dessus du Vercors. Au Poët-Laval, en Drôme provençale il illuminait les murs de la commanderie des Hospitaliers de Saint Jean et de l'église. Mais ne nous fions pas seulement à la belle couleur dorée : il faisait -2° !

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Nous avons pris le chemin à côté du cimetière qui part vers Eyzahut et le Trou du Furet. A la première patte d'oie nous avons pris à gauche, vers Eyzahut. Le chemin de droite monte trop vite sur le plateau, et nous souhaitions en gravir lentement les degrés.

Nos ombres sont très longues sous le soleil rasant, même à 10 heures.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Un peu plus loin nous avons atteint le sentier bien tracé et plat, entre les chênes et les pins. Après un chemin bordé de murets que le temps a abimés et dont les pierres qui ont roulé jusque là nous obligeaient à regarder nos pieds plutôt que le superbe paysage qui nous entoure, c'est reposant. La vallée scintille de givre, et une légère brume en voile les dessins.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Nous sommes allés ainsi jusqu'à Font Estrèche où nous nous sommes regroupés avant de repartir vers la Font la Molle.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

A la croisée des chemins suivante, mes compagnons m'ont bien fait remarqué que j'avais choisi le chemin marqué d'une croix. Après leur avoir confirmé mon choix, approuvé par Claudette, nous sommes tous repartis en grimpant la montagne jusqu'à un énorme cairn, lieu presque idéal pour une photo de groupe.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Là nous avons pris le chemin qui monte à droite sous la ligne électrique. C'est une route forestière construite lors de la rénovation de cette ligne avec de grosses pierres prêtes à rouler partout. Avec un bon effort, la pente est forte nous franchissons ce tronçon et arrivons à un sentier de sable, plein d'empreintes d'oiseaux. De grandes dalles de roche lui succèdent avant d'arriver à la portion empierrée qui précède le Trou du Furet.

Nous décidons de pique-niquer avant le sommet, bien exposés au soleil et à l'abri du vent qui souffle toujours comme par magie au bord de la falaise.

En partage sont sortis des sacs tout au long du repas le vin de Michel, le chocolat et le café de Geneviève, et mon thé vert. C'est l'initiation pour Marguerite et Marcel au fonctionnement de ce groupe.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Après un moment de repos et de bavardages, autre type de partage nous repartons. Dernier coup de collier dans le chemin pentu, presque un escalier de pierre qui permet d'arriver par surprise au Trou du Furet.

C'est une première pour quelques uns d'entre nous. Et la découverte de cet endroit que l'on se raconte avec gourmandise, est pour tous un évènement. Les plus aguerris sont descendus dans le couloir pour aller voir le sentier qui monte d'Eyzahut.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.
MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.
MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Lorsqu'ils nous rejoignent ils ont de nouveaux projets en tête, et surtout revenir par un sentier plus direct. OK, mais après un bon entraînement, pas en début de saison ou en redémarrage !

Il ne faut pas croire que nous sommes arrivés au point culminant. C'est le Serre Gros que nous visons !

Le tour d'horizon y est fabuleux. Vue à 360°.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Pour illustrer je choisis les Trois Becs, le col de la Chaudière et le Grand Delmas, et à l'horizon le Glandasse enneigé.

Que nos montagnes sont belles !

En continuant vers l'est nous avons petit à petit une vue plus détaillée de la voie d'accès par la Roche-Baudin qui se termine par l'escalade de la cheminée entre le rocher et le plateau. Encore un itinéraire qui fait rêver ... à réserver pour le plein été, lorsque nous serons en possession de tous nos moyens.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

Il faut parcourir plusieurs kilomètres sur le plateau, dans les prairies, entre des hêtres échevelés que le vent a ployés, accrochés avec vigueur à leur rocher. Imaginez en la taille, c'est moi qui suis dessous !

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

A l'horizon, sur une crête, les chevaux que nous rencontrons régulièrement sur ce plateau ne sont que de petits points.

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.

A la croisée des grands chemins forestiers nous prenons celui de droite qui descend, descend encore, descend toujours vers le Poêt-Laval. Oh ! il n'en finit pas de descendre. Avec des pierres qui roulent sous les pieds, des nids de poules énormes creusés par les pluies de l'automne, il continue à descendre ... C'est là que nous nous rendons compte que nous avons bien monté 700 mètres. Mais quand va-t'il s'arrêter ? Ça dure longtemps, et encore plus. Finalement c'est vraiment la partie la plus difficile de cet itinéraire.

Et quand il finit enfin de descendre, eh bien, il faut remonter pour arriver au parking en dessous de la commanderie !

Mais que c'était beau !

Autre itinéraire possible : aller de Dieulefit au Poêt-Laval, mais il faut s'organiser et laisser une voiture à l'arrivée ...

MGM - Le Trou du Furet, 15 kilomètres, dénivelé 700 mètres.
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