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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 15:09

Journée très pluvieuse et grise. Excellente pour se rappeler les fleurs de toutes les couleurs du Briançonnais de la fin de l'été ...
J'ai déjà fait part tout au long de mes récits de quelques unes de nos trouvailles quotidiennes, mais je ne peux résister au plaisir de montrer une partie de l'"herbier" que j’ai ramené (photographique bien sûr !).

On feuillette par couleurs ? Et pour commencer les bleues ?

Des campanules trouvées en montant au col de Trancoulette, presque aussi intensément bleues que les ancolies à la corolle incroyablement grande que nos amies avaient trouvées en juin ...

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Bleues encore les gentianes, mais bien différents suivant les variétés. Quelques unes, sûrement des gentianes des neiges (le site évolue un peu tous les jours et les liens sont richement présentés maintenant ...)

qui ressemblent beaucoup à notre gentiane dauphinoise

et c'est pour ça que je ne me suis pas assez penchée sur elle, et ne l'ai pas photographiée pour comparer ...

Par contre J'ai invité mes compagnons à nous pencher ensemble sur la gentiane cillée pour bien remarquer ses particularités : des cils sur le bord des pétales qui sont fermés en vrille pour celles en bouton..

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Je laisse les gentianes champêtres dans les bleues, mais il est fortement teinté de rose ce bleu. Leurs tiges sont à 2500 mètres beaucoup plus courtes que celles que nous avions trouvées dans le Vercors à 1000 mètres. Question d'adaptation.

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Bleue encore la brunelle dite commune parce qu'on la trouve aussi bien dans les bois que sur les pelouses et les landes. Ses touffes sont superbes et même parfois somptueuses.

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Parmi tous ces bleus celui du lin des Alpes, azuréen est le plus discret, et sa fleur une des plus simples que l'on puisse trouver dans cet étage subalpin (entre 1500 et 2000 mètres).

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Si je ne change pas maintenant de couleur, mon article sera trop gros et ne pourra pas passer ! Alors je passe aux fleurs roses,

Voici ma préférée que j'ai crue longtemps rare et dont je m'aperçois qu'elle pousse partout !

C'est la joubarbe. En dessous de 2000 mètres et à l'abri elle est haute, dégingandée et échevelée (à gauche). Plus haut elle est naine, de couleur plus vive, et se blottit au creux des rochers dans de "petits jardins".

Mon herbier briançonnais de fin d'étéMon herbier briançonnais de fin d'été

L'achillée millefeuille aurait de nombreuses propriétés médicinales (cicatrisation et guérison de problèmes gastriques). Ses petites fleurs sont groupées en larges corymbes. Ses feuilles écrasées ont un parfum agréable.

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Voici l'oeillet des bois qui pousse en fait dans les prairies et les lieux rocheux. Joli rose indien, n'est-ca pas ?

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Puis le centranthe à feuilles étroites ou lilas d'Espagne.

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Et une des 37 variétés de vesces (à droite)... encore plus nombreuses que les centaurées qui ne sont qu'au nombre de 31 ! Ici celle des Alpes que butine un papillon .

Mon herbier briançonnais de fin d'étéMon herbier briançonnais de fin d'été

Il parait que la semaine que nous avons passée ici a été la plus belle de l'été. J'espère qu'il n'est pas déjà fini comme le laisseraient envisager les colchiques que nous avons trouvées sur le bord d'un chemin !

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Les fleurs jaunes composées sont si nombreuses que je n'ai gardé que deux des plus simples à identifier.

L'arnica, ici chiffonnée, à qui je dois beaucoup pour soigner mes contusions ... et un salsifis sauvage dans la splendeur de sa simplicité.

Mon herbier briançonnais de fin d'étéMon herbier briançonnais de fin d'été
Mon herbier briançonnais de fin d'été

Pour la digitale à grande fleur, aucun doute possible ! Attention pour les néophytes plutôt toxique que médicinale.

Parmi les fleurs blanches nous avons vu des achillées millefeuille, aux mêmes caractéristiques que les roses du début d'article, des linaigrettes semblables à de petites touffes de coton qui ondulent sous le vent dans chaque creux où une tourbière s'est formée ;

Mon herbier briançonnais de fin d'été
Mon herbier briançonnais de fin d'été

rarement des oxalis des bois

et ma grande découverte de l'année, la reine des fleurs de montagne, l'édelweiss.

Mon herbier briançonnais de fin d'été
Mon herbier briançonnais de fin d'été

Quelques unes ont des particularités plus intéressantes que leur couleur comme ces plantes arctico-alpines. Les campanules du début d'article en font partie, tout comme les aconits dont j'avais vu les toutes premières en Norvège, bien au-delà du cercle polaire. Attention, toxique !

Et l'épilobe que l'on rencontre autant dans les forêts et sur les bords de chemin arctiques que de nos pentes alpines. Voici cependant la variété "épilobe des moraines", plus touffu, moins haut et surtout moins fréquent que la variété "épilobe en épi"

Mon herbier briançonnais de fin d'été

J'ai gardé pour la fin la grande catégorie des chardons. Elle comprend beaucoup de variétés qui piquent toutes. En voici quelques unes.

La carlin acaule qui, comme son nom l'indique n'a pas de tige apparente. C'est aussi une des vedettes des prairies du Vercors. Protégée !

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Le chardon à feuille de carline a des capitules roses en haut de chaque tige. Se rencontre dans les "pelouses écorchées" : c'est sûrement lui qui a fait ça avec les aiguilles longues et rigides de son feuillage.

Mon herbier briançonnais de fin d'été

Parmi les 19 variétés de cirses, je n'en ai trouvé que deux ... Petit tableau de chasse !

Mais ils sont magnifiques !

A gauche le cirse très épineux, et l'on devine facilement pourquoi il porte ce nom,

à droite le cirse laineux couvert de duvet blanc.

Mon herbier briançonnais de fin d'étéMon herbier briançonnais de fin d'été

Nous n'avons pas trouvé de cirse féroce (eh oui, ça existe), probablement parce qu'il ne pousse pas au-delà de 1700 mètres d'altitude !

La flore que nous avons découverte était si riche que je savoure encore mon agréable surprise et mon plaisir !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 18:08

Magnifique dimanche matin, comme il y en a eu bien peu cet été. Nous allons en profiter au maximum car demain matin nous refaisons nos valises, procédons au grand rangement et repartons pour Montmeyran.

C'est dans la vallée de la Clarée, que nous passerons cette dernière journée. Nombreux sont les randonneurs et les familles qui ont le même envie que nous : passer cette belle journée dans la mythique vallée de Névache. Le parking de Laval (2030 mètres d'altitude) est complet !

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Mais on peut regarder le paysage de deux façons et voici celle que nous choisissons de voir.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Nous partons vers le fond de la vallée et finalement il n'y a pas autant de monde que ce que nous avions pensé. Le domaine est tellement vaste qu'il y a de la place pour tous les visiteurs !

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Le sentier remonte un ruisselet au lit pavé de pierres noires. Nous traversons des tourbières où les linaigrettes ondulent sous le vent léger. C'est le courant qui fait cet effet aux herbes aquatiques des ruisseaux.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Une heure et demie après notre départ nous arrivons au Lac Long. Plein soleil, quelques nuages d'altitude tout au sud, juste de quoi donner du relief au ciel. Les rives sont très vertes. Une cane nage et semble chercher quelques poissons. Tout comme le pêcheur qui trouve que ça ne mord pas beaucoup aujourd'hui. Un peu de biscuit ou de pain fait l'affaire de la cane, mais nous n'avons rien pour le pêcheur.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Nous reprenons le sentier, en nous retournant de temps en temps. Vue d'ensemble du Lac Long avec les sommets du mont Thabor (j'espère que je ne me trompe pas) en toile de fond à l'ouest.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Il y a des cuvettes au creux de chaque tourbière, et elles ne sont pas des lacs. Elles ne semblent même pas mériter de nom, ou du moins de poteau et de petit panneau pour nous l'indiquer !

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Après avoir marché, gravi des pentes pendant une demi-heure, encore, nous voyons le Lac Rond un peu en dessous de nous. Au creux de la dépression qu'a creusée un glacier il y a quelques millénaires et qu'une moraine a fermée.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

C'est en face que nous serons bien pour notre pique-nique, le soleil dans les yeux et la tête sous nos chapeaux ou turbans ! Un grand rocher tout plat sera parfait pour quatre. Pousse toi un peu, c'est beaucoup trop grand pour toi toute seule qui y es arrivée la première ! Merci de partager.

Il règne autour de nous beaucoup plus de bonne humeur et de rires que vers l'endroit où sont encore des pêcheurs qui semblent bredouilles ...

Soleil, ciel bleu, vent léger, bon repas, repos : quel dimanche ! OK, c'est 400 mètres au-dessus du parking que nous avons trouvé tout ça. Mais que sont 400 mètres au bout d'une semaine où nous aurons grimpé en tout plus de 4000 mètres ? Une simple formalité ? Euh, presque !

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Nous repartons en suivant le torrent et sa grande cascade qui nous conduisent jusqu'au pont de Pierre juste en aval du refuge des Drayères.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond
Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Rejoindre le parking est alors plus facile que d'en sortir car finalement il y a des voitures dans tous les sens.

Nous avons encore le temps de visiter l'église romane de Névache le Haut. Mais je vous la raconterai une autre fois, c'est maintenant le moment gourmand, celui d'une délicieuse tarte aux myrtilles de la boulangerie en face de l'église.

A très bientôt.

Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond
Briançonnais : vallée de la Clarée, lacs long et rond

Oh, pardon, l'impatience me faisait oublier la carte de l'itinéraire !

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 16:15

La randonnée du col d’Arcine, aussi appelée le tour de Combeynot, réserve quelques temps forts qui en ont fait un des points d’orgue de notre semaine dans le Briançonnais.

Briançonnais : col d'Arcine

Il y a plusieurs façons de parcourir ce tour. Celle choisie pour nous fut le départ depuis le col du Lautaret à 2057 mètres d’altitude pour finir 450 mètres plus bas au parking du Casset où nous avions laissé une voiture en montant. Les dénivelés ainsi parcourus sont pour le positif de 450 mètres, et pour le négatif d’environ 900 mètres … C’est mieux que l’inverse !

Nous sommes partis par le sentier de découverte à la limite du parc national des Ecrins au pied du Combeynot. Plein de panneaux didactiques donnent beaucoup d’informations sur l’endroit qui nous entoure. Mais nous n’avons ni le temps de les lire, ni même celui de les photographier. La distance est assez longue aujourd’hui.

Briançonnais : col d'Arcine

Ce sentier conduit jusqu’à un belvédère qui fait face au glacier de la Meije qui diminue à vue d’œil, ou du moins d’année en année.

On aperçoit le refuge de l’Aigle qui domine l’ensemble du glacier. C’est impressionnant et réservé aux très bons alpinistes.

Briançonnais : col d'Arcine

Photos, temps de repos et de méditation et nous suivons le sentier des Crevasses. C’est surprenant une chaîne aide au passage d’une portion qui ressemble à une avenue ! C’est qu’elle fut posée bien avant que le sentier soit consolidé et élargi …

Nous traversons une ardoisière sur une pente à très forte déclivité. Avec les débris qui jonchent le sentier, les ruisselets qui y courent et rendent les cailloux glissants nous portons toute notre attention à nos pieds et à nos pas. Là encore pas de photos de ce paysage vertigineux.

Briançonnais : col d'Arcine

Deux heures après notre départ nous rejoignons le GR 54 qui monte de la vallée de la Romanche et nous ne sommes que 20 mètres plus haut qu’à notre point de départ ! Nous laissons le refuge de l’Alpe du Villar d’Arêne à notre droite et continuons à travers les alpages.

Tarines

Tarines

Limousines et AbondancesLimousines et Abondances

Limousines et Abondances

Briançonnais : col d'Arcine

Des marmottes, encore des marmottes, mais surtout des vaches, des tarines aux yeux soulignés de noir, des limousines dont le contour des yeux est beige clair, des abondances à la robe roux foncé et la tête blanche, et même une vosgienne à la colonne vertébrale noire et aux flancs tachetés de blanc.

Les alpages sont parcourus par des ruisselets où nous trouvons une petite grenouille. C’est la bestiole la plus « exotique » que nous ayons trouvée aujourd’hui.

Briançonnais : col d'Arcine

Pique-nique et repos derrière un gros rocher qui nous protège du vent. Au loin devant nous nous attendent le col et le lac d’Arcine. Le lac, 150 mètres au-dessus d’une butte uniformément grise n’est pas très tentant … et c’est avec plaisir que nous le classons « sur option » que je ne choisis pas.

Nos compagnons qui l’ont choisi nous diront lorsqu’ils nous rejoindront que le lac est aussi gris que les rives constituées de déchets de moraines dans lequel il est enchâssé. Donc nous n’avons pas de regret.

Briançonnais : col d'Arcine

Nous avons pris tout notre temps pour descendre le long du Petit Tabuc, le torrent fascinant qui y prend sa source et dont les couleurs changent tout au long de sa course. Il est chargé de « farine de pierre » qui lui donne des couleurs laiteuses.

Briançonnais : col d'Arcine

Elles s’éclaircissent au fur et à mesure qu’il dévale des pierriers ou traverse des bassins qui font l’effet de filtres. J’ai touché l’eau et le fond de l’un d’eux : c’est une poussière extrêmement fine qui en constitue le fond, cette farine de roche. De grisâtre à la sortie du lac l’eau est devenue vert émeraude puis bleu azurin. Un régal pour les yeux jusqu’à ce que nous atteignons le lac de la Douche .

Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.
Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.
Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.
Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.
Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.

Petit diaporama de 5 photos dont le lecteur peut rythmer le défilé.

Et attention aux pierres qui roulent sous les chaussures ! Il faut regarder où poser les pieds même quand le spectacle de la montagne est magique, entre mélèzes et glaciers des Agneaux au loin !

Au terme de notre randonnée nous trouvons encore un tableau didactique qui aborde de nombreux points dont celui des plantes des montagnes dont je remarque qu’elles sont les mêmes que celles qui poussent en Scandinavie, et en particulier au-delà du cercle polaire.

Elles en sont originaires. Elles ont traversé toute l’Europe grâce aux grands bouleversements climatiques survenus pendant des millénaires. Elles ont réussi à s’adapter sous nos latitudes, mais auprès des glaces, du froid et de l’humidité dont ont besoin des plantes artico-alpines …

Mais c’est déjà le sujet d’un autre article, celui où je présenterai les plus belles espèces que nous avons trouvées dans le Briançonnais en septembre !

Pour le moment nous sommes au parking du Casset, les yeux plein de couleurs, même celles de jardinières du village.

Briançonnais : col d'Arcine
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 19:33

Beaucoup trop de nuages cachent les sommets autour du col du Lautaret pour que nous envisagions d'aller par là. Aujourd'hui ce sera au sud, le lac des Cordes, dans la vallée suspendue des Fonts.

Il faut prendre la route du col de l'Izoard jusqu'à Cervières et là celle des Fonts. Assez aérienne, parfois piste, mais superbe, pour arriver au hameau de Bourgea, constitué d'ancien chalets de bois où vivent pendant la belle saison plusieurs familles.

Briançonnais : le lac des Cordes
Briançonnais : le lac des Cordes

Nous laissons là notre voiture, descendons vers le torrent autour duquel quelques poules grattent le sol, le traversons pour commencer presque tout de suite à monter sous les mélèzes par un sentier bordé de rhododendrons et de myrtilles qui ne me retiennent pas. Il n'y a plus de fleurs depuis longtemps, et les vacanciers ont fait main basse sur les fruits !

Et nous voici au pied d'un grand rocher assez lisse, bien incliné, équipé d'une main courante et de calles pour les premiers pas.

Briançonnais : le lac des Cordes

C'est d'en haut que nous regarderons le torrent qui coule à côté et franchit des marches encore bien plus hautes que nous !

Briançonnais : le lac des CordesBriançonnais : le lac des Cordes

Et lorsque nous sommes sur le replat nous nous conditionnons immédiatement en nous disant que vraiment, le lac ne peut être là, mais sûrement tout au fond, à l'étage supérieur, là où on devine le torrent franchissant un déversoir. Eh bien, nous avons bien fait car c'est ça !

Briançonnais : le lac des Cordes

Trois quarts d'heure plus tard nous franchissons les rochers du sommet. Au cours de notre approche quelques marcheurs qui n'avaient rien de retraités nous ont doublés. Et lorsque Francine qui est toujours tellement devant nous, leur a demandé s'ils avaient doublé quelques marcheurs ils lui ont dit "oui, quatre personnes âgées, un peu dans votre genre" sur un ton très condescendant et en allumant leurs cigarettes ... Et l'un(e) de nous a répondu "Ah, moi je croyais qu'ils montaient !" Montants ou descendants nous leur souhaitons à tous de faire dans quelques décennies ce que nous faisons maintenant.

Briançonnais : le lac des Cordes

Rions de tout ça et installons nous sur le banc si bien placé pour notre pique-nique. Il nous permet d'admirer le lac, ses reflets, ceux des rives et ceux des nuages et le cairn en face de nous. Quel cairn, nous n'avions jamais vu un tas de pierres si joliment dressées. Nous ferons le tour du lac pour aller le voir de très près.

Briançonnais : le lac des Cordes
Briançonnais : le lac des Cordes
Briançonnais : le lac des Cordes

Un tour complet de ce qui est beaucoup plus une oeuvre de land-art qu'un cairn (mais je n'ai pas trouvé d'information sur ce monument précisément) pour vérifier si quelques pierres ne pourraient pas cacher encore un message, mais non. Nous enfonçons un peu quelques unes de ces pierres si régulières, si judicieusement choisies et qui n'étaient pas bien alignées et fiers de notre contibution nous repartons vers le déversoir car des gouttes tombent !

Redescendre vers la vallée suspendue et ses chalets par le chemin le plus court ça veut dire passer par le point d'escalade ; ou plutôt maintenant de désescalade ... Encore une initiation. Le nez le long de la paroi, le dos au vide, on regarde entre ses jambes pour chercher les points d'appui, ceux des pieds, ceux des mains et on recule pied à pied ...

Super !

Et pour fêter tout ça on va prendre une boisson chaude au café de la Taque, l'un des beaux chalets du hameau.

Briançonnais : le lac des Cordes

Juste à côté de la cheminée où crépite un feu de bois allumé juste pour nous, nous avons bavardé pendant bien longtemps. L'amitié, le goût de l'effort commun, l'impression d'être presque à un bout du monde, nous n'avons pas vu le temps passé ni la pluie s'installer !

Quelques photos de ces chalets de bois croisé, dont certains sont classés et nous voici à la fromagerie.

Briançonnais : le lac des Cordes

Toute la famille passe la belle saison ici, avec tous les animaux de la ferme, troupeaux, cochons et les poules vues tout à l'heure. Tout ce monde repartira lorsqu'arriveront les froids, c'est à dire vers le octobre.

Briançonnais : le lac des Cordes
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 15:06

Après deux jours d'entraînement et de test nous sommes admis à gravir une des montagnes cultes de Serre-Chevalier, le Grand Aréa qui domine toute la partie gauche de la vallée du haut de ses 3000 mètres (ou presque).

Départ depuis l'oratoire Saint Joseph (2170 m), en dessous du col du Granon. Ici les panneaux indiquent aussi le kilomètrage : 2.5 km à gravir en 2 heures. Les évaluations de temps sont pour les meilleurs marcheurs ...

Briançonnais - le Grand Aréa
Briançonnais - le Grand Aréa

A côté des tables pique-nique un bachat permet aux troupeaux et aux randonneurs de faire le plein d'une belle eau de source, rare ici. Nous n'en trouverons plus juqu'à notre retour.

Les plantes qui poussent entre les pierres ne sont, ces jours-ci, arrosées que par la transpiration des marcheurs !

Des marmottes se chauffent au soleil. Même celle qui guette ne siffle pas en vous voyant approcher. Sont-elles totalement apprivoisées en fin d'été ?

Briançonnais - le Grand AréaBriançonnais - le Grand Aréa

Vers le col nous avons un paysage d'alpages jaunissants où un troupeau d'ovins se confond presque avec les pierres.

Briançonnais - le Grand Aréa

Nous nous accordons un temps de repos au col du Petit Aréa, le temps de reprendre notre souffle, de nous déshaltérer, de nous redresser (Pierrette, plus verticale, ça te permettra de mieux respirer !) et de jouir du paysage. Tout en bas la vallée de la Guisane traverse la Villeneuve.

Briançonnais - le Grand Aréa

Ce n'est que 2H30 après notre départ que nous arrivons aux panneaux "Grand Aréa". Pas si mal ...

Briançonnais - le Grand Aréa

Mais nous, nous souhaitons aller jusqu'au vrai sommet, là où une croix est plantée. Avec un joli coffret qui comprend un cahier pour noter ses impressions; et un jeu international de découvertes d'emplacements par GPS dont je n'ai pas retenu le nom.

Briançonnais - le Grand Aréa

Grosse déception de notre hôtesse qui voulait nous montrer le Mont Blanc d'ici : des nuages cachent tous les sommets. Mais ceux qui ne l'ont encore jamais vu d'ici sont subjugués par le panorama.

Briançonnais - le Grand Aréa

Ce sommet n'est pas l'endroit idéal pour un pique-nique car très exposé à tous les vents. En descendant vers le col de Buffère nous avons trouvé un abri de rochers qui a été parfait.

Briançonnais - le Grand Aréa

Au soleil, protégés du vent, et en face des Ecrins ! Superbe, non ?

Briançonnais - le Grand Aréa

Cette face de la montagne est sûrement encore plus minérale que celle ( sud ?) par laquelle nous sommes montés. Le chemin se fraie un passage dans les pierriers bordés par d'immenses murs de roche.

Briançonnais - le Grand Aréa

Nous sommes ainsi arrivés au col de Buffère, lieu de passage entre vallées de la Guisane et de Névache. Un passage si important qu'il montre les traces des armées qui l'ont gardé. Les traces de casemates en cercle, des souterrains, et sur la montagne en face, de part et d'autre du pierrier, une étoile et une lune parfaitement tracés (mais peu visibles sur la photos) ont-ils été assemblés par des soldats en relâche ? Où sont-ils la création d'artistes de land-art ?

Briançonnais - le Grand Aréa

Il ne nous reste plus "que" 4.5 km de mauvaise route empierrée pour retourner à l'oratoir de Saint Joseph où les troupeaux sont rentrés à la bergerie.

Briançonnais - le Grand Aréa

Et pour finir voici la carte de cette randonnée mythique.

Briançonnais - le Grand Aréa
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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:49

Les plus férus de notre groupe se sont penchés sur des cartes hier soir, ont estimé, supputé et décidé que nous irions aujourd'hui jusqu'au Grand Lac. Ici on ne compte pas en kilomètres parcourus, seulement en dénivelé net : la différence entre les points le plus bas et le plus haut. Les pentes annexes ne comptent pas : 730 mètres. On ne compte pas non plus le chemin de retour au chalet !

Pour aller au Grand Lac nous sommes partis du Pont de l'Alp sur la route du col du Lautaret, 1710 mètres. Heureusement le parking est grand car nombreux sont les candidats aux randonnées et à l'escalade.

On monte le long du torrent vers l'Alpe du Lauzet.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

et au point de confluence du Rif et du torrent du Plan Chevalier nous avons pris à gauche pour aller jusqu'au fond du cirque en sautant de pierre en pierre les ruisseaux.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Carte pour voir un peu mieux l'itinéraire que nous avons suivi ? La voici.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Vous pouvez voir presque aussi bien que nous qu'arrivés au fond il faut parcourir les lacets du sentier qui s'arrêtent à la falaise dans laquelle nous trouvons une cheminée de 40 mètres qu'il ne reste plus qu'à escalader !

Avant, nous nous étions retournés de temps en temps pour admirer le Pelvoux et les Ecrins qui se dévoilent de plus en plus alors que nous montons.

C'est aussi pour voir tout ce que nous avons déjà monté que nous nous retournons. C'est plus positif que de regarder ce qui reste ...

Il y a des fleurs aux couleurs toujours éclatantes plantées sur la pente, mais là, je concentre mon énergie à monter et pas à photographier !

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Nous avons rangé nos bâtons dans nos sacs, formé une équipe avec un encadrant de part et d'autre, et les cloches au milieu. Est-il utile de dire que je fais partie des cloches ? Il faut regarder devant soi, choisir judicieusement les appuis des pieds, la main droite maintient fermement la main courante, la gauche s'agrippe aux pierres les plus solides, celles que des milliers de mains ont poli et fait briller (comme les saintes pierres que les croyants vénèrent) en s'y accrochant avant nous. Une grande respiration profonde et on y va !

Il faut lever bien haut les pieds, mobiliser des muscles des jambes insoupçonnés, tirer sur les bras, franchir quelques mètres et reprendre son souffle bien profondément avant de recommencer avec les encouragements de notre "guide". 40 mètres comme ça, finalement ce n'est pas si long. La concentration est telle que je n'ai pas la moindre idée du temps que j'ai mis pour arriver jusqu'en haut. Une seule certitude, c'est exaltant, intense et j'ai ressenti une belle fierté et un grand enthousiasme. C'est bien la première fois que j'escalade dans de telles conditions ! (2302 mètres)

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Il est temps de se remettre de toutes ces émotions et de se retourner vers le Grand Lac, objectif du jour. Ses couleurs sont superbes, bleu intense et turquoise : le ciel et les berges s'y reflètent et lui donnent des couleurs changeantes. En regardant plus attentivement on aperçoit aussi un peu de rose, du blanc et beaucoup de gris, toute la palette des rives.

Il y a même quelques plages où nous allons nous installer pour pique-niquer. Encore un endroit idéal.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Nous nous demandons comment se vide ce lac, aucun déversoir n'est visible et je n'ai rien trouvé sur son système hydraulique. Infiltration ?

Nous sommes repartis par le sentier à la pente la plus douce, c'est à dire que nous avons suivi la rive est en traversant de nombreux ruisselets aux pierres noires ou rouillées, en apercevant au-dessus des tourbières où les fleurs cotonneuses des linaigrettes oscillent sous le vent.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Tout au bout le panorama est superbe, de gauche à droite les Arêtes de la Bruyère, en arrière plan les Ecrins et le lac aux nombreuses couleurs enchâssé dans les montagnes et quelques nuages pour donner un peu plus de relief au ciel.

Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres
Briançonnais : le Grand Lac, dénivelé 730 mètres

Nous revenons sur nos pas, mais plus haut en direction du Clos de l'Âne (2440 mètres), bavardons un peu avec les personnes rencontrées, et dans un paysage de tourbières et de montagnes aux flancs très arides nous redescendons entre les ruisseaux et les pierres jusqu'au Clot des Vaches (2209 mètres).

Nous prenons le temps d'en regarder certaines, des pierres, ici une aux couleurs de salamandre, or et noir qui brillent sous l'eau éclaboussante.

Au Clot des Vaches il nous faut suivre les ravines du Rif jusqu'aux chalets de l'Alpe du Lauzet et revenir alors sur nos pas pour boucler cette très belle randonnée.

Exaltante ! Merci à ceux qui se penchent sur les cartes.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:57

Depuis le nord de Briançon il faut prendre la direction du sud, passer le départ des télécabines et tourner à droite juste au feu tricolore suivant pour gagner Puy Saint Pierre, Puy Saint André et se garer aux Combes, 1853 mètres.

L'objectif à atteindre, c'est la croix en face de nous !

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Elle n'est pas visible ? Ne cherchez plus et croyez moi, elle est juste sur le point le plus élevé de la chaine de rochers loin au-dessus de nos têtes !

L'itinéraire suit le gros trait rouge, limite de la réserve naturelle des Partias, puis passe entre le P et le a de Partias jusqu'au col de Trancoulette (2293m) où nous suivrons la crête du Dos d'Âne de Passaga jusqu'à la Croix d'Aquila. Puis nous ferons demi-tour et reviendrons par les mêmes chemins.

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Au bout de la route forestière un beau bachas et des clôtures marquent l'entrée dans la réserve. Deux possibilités s'offrent aux randonneurs, la direction du lac de Partias dont nous apprendrons qu'il est une simple flaque en ces jours de sécheresse ou le col de Trancoulette.

Et rapidement la pente devient raide ... Nous marchons en sous-bois, des massifs de rhododendrons et de myrtilles bordent le chemin ; puis dans une clairière où les fleurs sont nombreuses, butinées par de nombreux papillons ... je ne me rappelais pas qu'il était possible d'en voir autant ! Ici une achillée millefeuilles blanche et un papillon orange. Les papillons sont très soucieux de leur intimité et ne se laissent pas bien photographier.

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Les sons de la montagne sont aussi clairs que le ciel est bleu : les élytres des coléoptères crépitent, des insectes traversent le sentier de fleur en fleur en bourdonnant, les clarines des troupeaux égrainent leurs tintement, les ruisselets chantent en sautillant de pierre en pierre, les marmottes sifflent et quelques oiseaux lancent leurs trilles. Et l'écho les répète de montagne en montagne.

Mais quel est ce ronflement de machine à vapeur qui devient de plus en plus distinct ? Erreur, ce n'est pas une machine, mais un jeune homme qui monte en courant. Parcourir les chemins de randonnée en courant est un nouveau sport. Extrème, je ne sais pas, mais bruyant c'est sûr. Je dois ajouter que l'effort évident ne nuit pas aux bonnes relations, ce monsieur nous a tous salué d'un gai "bonjour".

Nous sommes un peu admiratifs, mais préférons monter à notre rythme en regardant les fleurs sûrement moins nombreuses qu'en début d'été mais aux couleurs tout aussi intenses qui attirent tous mes regards, et sûrement de façon plus pratique tous les insectes.

Une touffe d'adénostyles à feuilles d'alliaires sur fond d' alpages lointains est une scène bucolique.

Une touffe d'adénostyles à feuilles d'alliaires sur fond d' alpages lointains est une scène bucolique.

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Au col de Trancoulette où nous arrivons après une rude montée en lacets ponctués de cairns le vent souffle et c'est un petit peu plus bas, à l'abri que nous nous allongeons dans la prairie pour souffler un moment en regardant vers Vallouise au sud.

Nous choisissons d'aller pique-niquer derrière les premiers rochers du Dos d'Âne qui nous protègeront.

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètresBriançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres
Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

C'est l'endroit idéal pour observer les animaux de la montagne. Des marmottes pas sauvages du tout nous observent ... Un troupeau composite, charolaises et abondance, rumine au loin sous l'oeil placide d'un taureau qui se tient lérègement à l'écart.

Dans chaque creux de rocher, de pierre, un "petit jardin" de succulentes nous présente ses fleurs, minuscules joubarbes rose vif, sédums blancs ou jaune ...

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Nous repartons vers la Croix, à 170 mètres plus haut, en suivant la crête fleurie. La flore, je vous en parlerai dans un article spécial. Pour le moment je perds assez de temps à les photographier et ne peux aussi les raconter !

Je dois rejoindre mes camarades qui sont déjà arrivés !

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres
Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Chaos de roches, pont de pierres, végétation dans les interstices, tout est matière à me retenir ... mais je finis par arriver !

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

J'avance sur ce sommet presque en rampant car la vue est impressionnante sur la vallée de Briançon et le vent se fait sentir.

Le guide de randonnées précise que la vue sur la ville de Briançon et les vallées est superbe et justifie les efforts déployés. C'est vrai, mais que c'est loin, tout en bas !

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Nous reprenons encore notre souffle, échangeons quelques impressions avant de redescendre vers la prairie juste au pied de la Croix d'Aquila (2466 mètres). Heureusement que quelque chose m'a retenue là ; et m'a permis de voir ces drôles de petites fleurs blanches dispersées sur la pelouse ... Voyons de plus près ... Je ne rêve pas ! Ce sont des edelweiss. Mes premiers edelweiss, ces fleurs mythiques associées aux légendes et contes de fées !

Briançonnais : Col de Trancoulette et Croix d'Aquila Dénivelé 613 mètres

Que demander de plus pour couronner cette randonnée ? Absolument rien. C'est vraiment la cerise sur le gâteau, l'édelweiss sur la randonnée. Et la joie est collective, même si certains d'entre nous en avaient déjà vus.

Nous rentrons face aux névés qui brillent aux sommets du Pelvoux et des Ecrin.

Première randonnée de rêve. A demain !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 17:08

La météo est plutôt mauvaise pour ce mardi. Il est quasiment certain qu'il pleuve. Alors, prudente Josette a choisi un parcours proche et plutôt court que nous couvrions dans l'après-midi lorsque Rachel nous guidait, il y a quelques années, dans la forêt d'Autichamp.

Départ depuis le haut du village, du replat où fut construit le château des marquis de Beaumont. On admire le paysage depuis la place de l'église la plus ancienne dont il ne reste que le clocher, vue sur la vallée et jusqu'à Rochecolombe, pas au-delà, les nuages camouflent les sommets.

MGM -Autichamp

Nous avons choisi une calade entre village et jardins pour arriver sur la route. Attention, les jardins d'aujourd'hui ne sont pas les jardins d'agrément du 16ème siècle. Leur emplacement est en dessous de la route, ils ont été convertis depuis longtemps en jardins potagers et sont cachés par des haies.

MGM -Autichamp

On traverse la Grenette par le pont dit "romain", transformation du qualificatif "roman" car s'il est vieux, il n'est que du 11ème siècle. Eh oui, 1000 ans quand même que les arcatures soulignent le niveau du chemin ...

MGM -Autichamp

Et nous poursuivons après la Font que Bout à travers bois. Que nous connaissons bien pour les avoir parcourus par tous les mauvais temps.http://voyagesfilippiens.over-blog.com/article-26789697.html.

C'est vrai que j'ai insisté, OK, beaucoup, pour prendre le chemin vers le sud, en suivant toutefois une flèche. Mais que de doutes émis sur ce fléchage, si bien que lorsque le village de la Roche sur Grane est apparu au loin, nous avons opté pour l'"Aventure", en prenant à droite et encore à droite ... pour revenir sur un chemin forestier que nous avions parcouru dans l'autre sens une demi-heure plus tôt ! Ouf, nous n'étions pas perdus, nous avions seulement fait une boucle de 2 (?) kilomètres non prévue par l' itinéraire 47 ... Mais qu'est-ce pour des marcheurs comme nous ?

MGM -Autichamp

On met nos capes, on les enlève, on se fait piquer par des insectes nombreux par un temps orageux ... On pique-nique à la croix que j'ai failli ne pas voir malgré sa taille, mais je lui tournais le dos.

Trouvailles botaniques du jour : la pomme d'épines, datura sauvage toxique qui envoie ses nombreuses graines dans toutes les directions lorsqu'elle explose à maturité, et la chanvrine ou eupatoire à feuilles de chanvre. Attention, elles ne se fument pas !

MGM -AutichampMGM -Autichamp

Nous avons bouclé au pont romain d'où nous avons une superbe vue sur le village et son aspect de village perché. Nous sommes rentrés dans le village par la porte de France, après un petit arrêt aux fontaines où une grenouille semblait troublée par notre visite.

Eh bien, finalement nous avons à peine été mouillés, et comme il est très tôt il nous reste beaucoup de temps pour aller ramasser des mûres au-dessus du tunnel du TGV ...

MGM -Autichamp
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 19:02

Trois becs 00Beau cadeau qu'a fait Robert à Hélène, la fille de Laurence et Claude en vacances pour quelques jours encore chez ses parents : monter aux Trois Becs. Que ce soit par le Pas de Siara ou par un autre passage monter aux Trois Becs est un cadeau pout tout le monde, mais qui se mérite !Trois becs 01

Is n'impressionnent pas les 1589 mètresdu Veyou  quand on le regarde depuis le parking (990 m d'altitude) au départ du pas de Siara. Tellement pau que nous avons vu des personnes en sandales, en chaussures de ville à talon ou en tong emprunter le sentier aujourd'hui ... C'est un parcours toujours très fréquenté, rouvert depuis 3 ans après que le département l'a restauré en améliorant la sécurité à la suite de deux accidents mortels.

Boue au démarrage, il a plu hier après-midi sur le massif de la forêt de Saoû, mais aujourd'hui la météo a prévu la plus belle journée de la semaine.Trois becs 02

Ça monte tout de suite rapidement. Derrière nous le Grand Delmas semble faire le dos rond. Mais Robert nous assure que monter jusqu'en haut c'est une randonnée de 24 kilomètres avec un dénivelé de 1200 mètres ... à condition de partir des Tonils. J'ai connu il y a bien longtemps une version moins longue en partant comme nous venons de le faire depuis le col de la Chaudière.

Le paysage s'ouvre au sud de façon de plus en plus vaste alors que nous montons. Voici au deuxième plan, à droite en haut les falaises de Roche Rousse.Trois becs 03 Le pas de Siara se cache derrière la hêtraie que nous devinons et que nous traversons presque à plat.

Il a fallu au groupe de queue dont je fais partie 50 minutes pour atteindre le Pas de Siara à 1300 mètres. Un troupeau de brebis égrène le son de ses clochettes sur le prè de l'Âne. C'est une belle diversion pendant les minutes où nous soufflons.Trois becs 04A l'appel du berger et grâce aux cercles que décrit son chien les bêtes affluent telles des ruisselets vers le fond pour se diriger jusqu'à l'orée de la hêtraie  où nous les trouverons en revenant, se reposant très allongées dans un enclos.

Il ne nous reste plus qu'à affronter les 300 mètres de dénivelé du sentier qui va nous mener au sommet du Veyou. C'est en juste une heure que ce groupe de queue les parcourt, en lacets car vraiment ça monte trop pour le faire en suivant le tracé qui monte tout droit  !Trois becs 06Jean François nous attend au sommet, où les randonneurs sont nombreux à admirer le fabuleux paysage : non seulement avec vue sur les deux suivants, le Signal au dessus du blanc de la casquette puis au fond Rochecourbe mais sur toute la région. Nous sommes sur un des toits de monde régional ! Le Dévoluy et les Alpes à l'Est, le Glandasse au Nord, les pentes internes de la Forêt de Saoû à l'ouest jusqu'à Rochecolombe,Trois becs 05et au loin le Massif Central, et au sud des crêtes et des montagnes dont j'ignore le nom ...

Nous redescendons jusqu'à 1473 mètres pour remonter jusqu'au sommet du Signal, 1559 mètres. Au passage dans les infractuosités des falaises nous apercevons le village de la Chaudière, le hameau des Auberts.

Trois becs 07On ne s'attarde pas car le vent souffle pour redescendre jusqu'à 1446 mètres et remonter au sommet de Rochecourbe, 1545 mètres. Trois becs 08Là c'est la vallée de la Drôme qui se dessine tout en bas avec Saillans et Crest que l'on distingue en se forçant un peu,Trois becs 09 et il faut  continuer pour atteindre une prairie tranquille vers le Rocher de la Laveuse. Juste avant de pénétrer sous une nouvelle hêtraie, à l'abri du vent où nous pourrons manger et nous reposer.Trois becs 10 Nous avons trouvé en route un 15ème compagnon, ou lui nous a trouvés ! Pascal le photographe qui visite pour la première fois la Drôme est curieux de notre expérience de randonneurs et de notre connaissance des montagnes qui nous entourent . Il discute avec chacun, de ses expériences de randonnées ici et là, et en Ecosse où les cieux sont fabuleux à photographier. Superbe album ...

Dans les miens qu'on trouve en cliquant dans la colonne à droite, 08 Aout Gentiane champêtre Trois becsj'ai ajouté dans "Couleurs de la Drôme" trois photos de mes trouvailles botaniques du jour, d'autant plus précieuses qu'elles commencent à devenir rares. La première est une gentiane champètre. Il semble qu'elle commence juste à fleurir. Il faut être attentif, elle est plutôt discrète, avec sa tige très courte dans cet endroit où elle doit se protéger du vent.08 Aout Oeillet virginal Trois BecsVraie chance d'avoir un si bel oeillet virginal ! D'abord parce qu'il est en toute fin de saison de floraison. Et ensuite parce que sa tige assez haute, se ploie constamment au vent  ça le rend presque impossible à photographier.

08 Aout Campanule carillon - Les Trois BecsEt enfin en grimpant le long de la falaise extérieure ce matin il fallait lever la tête pour voir cette campanule carillon aux énormes fleurs bleu intense. Trop haute pour aller vérifier s'ils y a des cils ou des poils dans les corolles, mais leur taille ne permet pas l'erreur d'identification. Trois becs 12

Que les trois sommets paraissent lointains et hauts vus de cette clairière !

14 H Robert siffle deux fois pour dsonner le sigal du départ vers le Rocher de la Laveuse et son oeil ouvert au-dessus de Saillans.

Nous continuons un peu jusqu'à une grande faille garnie de rochers ruiniformes Trois becs 11qui dégringolent vers la vallée de la Drôme.

Pas surprenant qu'il y ait tant de monde qui veuille voir la Drôme depuis le haut du synclinal perché de la Forêt de Saoû. C'est à couper le souffle !

Il faut bien en profiter car le retour est beaucoup moins exaltant : on suit un grand chemin forestierqui descend beaucoup dans le vallon jusqu'au virage du Pré de l'Âne. Là il faut remonter jusqu'au Pas de Siara pour redescendre par le sentier pris ce matin.

C'est sur un replat assez grand pour y construire un immense cairn que nous avons fait la photo-souvenir de groupe. C'est Pascal-le-photographe qui a fait le "shoot" sur mon appareil où nous sommes tous avec lui-même, et Jean François qui a réussi à ne pas faire tomber de pierres du cairn où il est grimpé. Merci !Trois becs 13Il faut aller chercher sur des sites extérieurs pour les performances du jour : altitude 1125 mètres, durée 1 journée !

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 14:29

Gresiere 00Ça fait quatre bons mois que je n'avais pas marché avec mes amis du GREB et la reprise a été dure. Justin nous a emmenés à la Grésière, dans le Diois.

A l'inverse de l'itinéraire que nous avions suivi en septembre 2010 et de celui que j'ai choisi en lien. Au départ des Gallands (altitude 672 mètres) il suffit de prendre la direction du col de Mian et ensuite de continuer en remontant les lignes de l'itinéraire et les cols.

La distance est assez courte alors les pentes sont raides. Plus difficiles pour moi que pour tous les autres qui ont continué à marcher pendant que j'étais ailleurs. La difficulté ne m'empèche pas d'admirer la beauté du paysage. Au col de Mian le Glandasse offre ses rondeurs.Gresiere 01Beaucoup d'efforts plus loin, au col de Fays (1302 mètres) le regard porte sur les montagnes au sud.Gresiere 02Pour arriver à la crête de la Grésière le sentier est maintenant taillé dans les rochers, les arbres ont cédé le terrain à une végétation plus rase et encore bien verte grâce à toute la pluie que nous avons cet été.

Je suis encadrée par Laurence et Jean-François qui m'attendent avec beaucoup de patience. Je peine, j'admire aussi le paysage au loin et les fleurs sous mon nez. Le beau mélange de roses et de jaune de ce bouquet de mélampyres vaudois (fleurs jaunes et bractées violettes au dessus des feuilles vertes) et d'oeillets de Montpellier exige un cliché.Gresiere 03Et enfin, totalement épuisée je franchis le passage qui ouvre sur la lande qui couvre tout le versant oriental de la Grésière (1492  mètres). Mille mercis à Laurence et Jean-François pour leur accompagnement sans faille.Gresiere 04Après un pique-nqiue reconstituant, un temps de repos, un autre pour photographier quelques uns des sommets qui nous entourent de toutes parts et noter leurs noms que me dicte Justin, montagne de Bellemotte, Jocou, et .. non, je ne note plus, je ne peux plus ...Gresiere 05 sauf celui du point culminant de la Drôme, le Rocher Rond (2456 mètres), tout à l'est dans le Dévoluy et pas si rond que ça vu d'ici. Il me reste quelques minutes pour un petit tour botanique. Mais pas trop loin, il me faudra remonter pour partir.

D'ailleurs ici il n'y a pas tant de fleurs. Quelques véroniques en épiGresiere 06et beaucoup de joubarbes des toits tout juste écloses.Gresiere 0714 heures, on repart ! Après un dernier coup d'oeil vers le sud et la montagne du Pic de Luc dont une partie qui s'écroula en 1442 fut l'origine de la formation du Clap de la Drôme Gresiere 08montagne dont une partie est nue au centre-droit et en troisième plan de la photo. Au premier plan sédum blanc, brunelles communes et joubarbes dans des herbes rèches et les buissons ras.

Tout de suite nous descendons vers le col de Pinet qui n'est plus qu'à1196 mètres. Photo-souvenir rare, on y voit ou devine presque tout le monde.Gresiere 09 Deux éboulis et quelques kilomètres plus loin nous arrivons au tunnel qui permet de passer une barre rocheuse qui fut longtemps un obstacle infranchissable.Gresiere 10Les quelques dizaines de mètres suivants du sentier sont qualifiés d'"aériens" et un cable d'acier permet de se maintenir sur cette partie assez vertigineuse.Gresiere 11Ça continue à descendre beaucoup pour arriver jusqu'aux Gallands et aux voitures. Les graines de très nombreuses roses trémières aux couleurs vives sont très tentantes.

Et d'ailleurs je laisse mon récit pour aller prendre une aspirine qui m'évitera des courbatures et préparer quelques semis !

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