Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 11:37

Gigors 01Le tour du Savel par Gigors que nous a prévu Josette est l'inverse de celui du GREB en mars.

Depuis l'aire de pique-nique de Gigors en face de la montagne de Saint Pancrace nous sommes montés vers les ruines d'Espéri, en jetant de temps en temps un coup d'oeil sur la plaine où nous avons laissé les voitures.Gigors 02 Le paysage est toujours un sujet d'émerveillement. Les Trois Becs se dessinent à l'horizon,à gauche de Saint Pancrace ; à droite, au creux de la vallée un lambeau de brume flotte encore sur la Drôme. C'est l'emplacement pour une photo de groupe, ce beau panorama. Qui finalement n'apparaît pas du tout !Gigors 03 Ce qui devient de plus en plus évident alors que nous montons vers le vallon de la ferme de Boussière, c'est le bleu ! Le bleu des campanules, des vipérines, des scabieuses et des brunelles communesGigors 06Et le bleu du ciel ! Qu'il y a longtemps que nous n'en avions pas vu autant ! là, au-dessus de la prairie cloutée de fleurs bleues il n'y a que l'"azur de la voute céleste" !Gigors 05Auquel s'ajoute dans ce vallon perché une grande gamme de bleus : des lavandins, des chardons et celui de la gentiane croisette que l'on devine dans les boutons qui vont éclater sous peu. Ca va être un régal de les voir si nombreuses dans cette prairie...Gigors 07Il nous a fallu chercher un peu les vaches des Highland d'Ecosse de la ferme de la Boussière qui paissent dans une prairie à l'ombre, et revenir sur nos pas pour prendre le sentier qui mène sur le plateau à l'est. Finalement moins difficile à monter que je le croyais. Peut-être en raison de la pause que j'ai imposée à une bonne partie de l'équipe pour photographier un épipactis helléborine qui méritait que je me mette à genou devant lui et que Monique le maintienne pour le protéger du frissonnement du vent ! 08 Aout Epipactis helleborine GigorsD'accord, il n'est pas bleu ! Et il n'est pas seulà ne pas l'être. Il y a aussi le blanc du sédum blancGigors 04 et celui de boules colossales ! Des pierres ou des vesses de loup ? Disposées en cercle, ce sont bien des champignons, tout frais et jeunes si on en juge par leur fermeté.Gigors 10Renée qui en tient un dans sa main me fait penser à Jean-Louis Barrault-Hamlet qui interpelait le crâne du roi mort de cette façon il y a une cinquantaine d'années !Et le rose indien du cirse acaule (belle couleur et épines aussi nombreuses que redoutables) ;

Gigors 08

...  le jaune de l'ail jaune dont j'ai parfaitement raté les photos ...

Et encore du bleu avec cette très discrète fleurette qui pourrait être une swertie vivace ? La photo n'est pas assez précise et la fleur pas assez ouverte pour l'identifier avec certitude.Gigors 13et surtout celui éclatant des chicorées amères que l'on trouve en abondance le matin, tout au long des chemins et des routes.Gigors 12

Du haut des collines qui dominent le golf du Sagnol voici le plateau calcaire, et ses falaises. Nous allons jusqu'à l'extrèmité sud Gigors 11 pour arriver aux ruines du Savel, un ancien château médiéval dont de nombreux pans de murs restent encore debout.Gigors 14Même les ondes du téléphone passent dans ces ruines !

Le sentier pour descendre jusqu'au village de Gigors est du genre escarpé, que toute l'équipe a parcouru sans fléchir. Récompense en bas : Gigors est un village très fleuri et particulièrement par des roses trémières de toutes les couleurs qui ont fait naître quelques convoitises.Gigors 15Le chemin est maintenant facile pour rejoindre le parking, au fond de la vallée, au pied des falaises.

Mais voici que des nuages sont apparus au nord et que le bleu du ciel est sérieusement amputé et remplacé par du gris.Gigors 16Moi qui aurais bien aimé placer ce récit sous le bleu des "couleurs de la Drôme", me voici déçue. Je le garderai sous la rubrique des "randonnées" où mes amis le trouveront plus facilement.

Au terme de notre tour nous avons savouré le gâteau aux poires de Marie-Claire que Jacqueline a eu la délicate mission de partager en 14. C'est la spécialiste des sciences exactes Jacqueline : détermination des performances et découpages délicats sont pour elle !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 15:55

Crussol 00Je suis sûre que Josette était bien malheureuse au fond de son lit, obligée d'annuler la sortie prévue à la Croix de Justin. Et je suis également sûre qu'elle regrette de ne pas avoir pu participer à la sortie que j'ai proposée : faire le tour du rocher de Crussol pour y voir les orchidées actuellement en fleur.

La Communauté de Communes Rhône Crussol organise des découvertes de la flore jusqu'au 14 juin, donc les plus tardives sont encore à admirer.

Et d'ailleurs dès les derniers virages avant le parking sous le château la pelouse est semée d'orchis globuleux qui présentent tout un dégradé de roses.

Dès que nous sommes entrés dans le bois nous avons trouvé des limodores, orchidées d'ombre à petites feuilles, dont la tige et les fleurs sont violacées.05 Mai Limodore à feuilles avortées 02 Crussolet un orchis bouc dont les premières fleurs s'ouvraient. En voici un totalement fleuri (de nos sorties de l'été 2013), il est vraiment facile à reconnaître avec son labelle spiralé souvent de plusieurs centimètres.06 Juin Cobonne orchis bouc 0 2Et immédiatement derrière un ophrys abeille aux sépales roses dont le label est beaucoup plus petit que05 Mai Ophrys Abeille 1 Crussolcelui de l'ophrys bourdon que nous avons trouvé en fin de randonnée, presque sous le château.Je crois que sur ces deux photos la différence de forme des labelles se distingue très bien.05 Mai Ophrys Bourdon 1 CrussolIl n'y a pas que des orchidées sur cet endroit sensible et remarquable. Il y a aussi des liserons des monts aux tiges bien dressées. Leurs corolles avaient recueilli quelques gouttes de l'averse qui tombait alors que nous approchions de Valence.05 Mai Liseron des monts Cantabre CrussolLe chèvre-feuille embaumait le sous-bois.05 Mai Chèvre-feuille CrussolAu carrefour de chemins nommé Buisson nous avons décidé de continuer vers Soyons, Crussol 02même si dans cette direction la montagne se dressait bien haut en face de nous.Crussol 01La pente nous a permis d'avoir bien chaud et de nous découvrir un peu. Et finalement au lieu-dit "les Ecoles" (buissonnières sûrement car on ne voit rien qui puisse évoquer une école de la République) nous avions atteint le sommet du rocher.Crussol 03Nous avoins alors pris la direction du nord et du château en sous-bois. Ce sentier ne s'approche qu'une fois de la crête, bien au sud de l'endroit de l'éboulement de cet hiver. D'ailleurs l'accès à la falaise est fermé à l'approche de cet endroit délicat. Le circuit redescend rapidement vers lethéâtre de verdure.

On a alors de belles vues sur le château et le village construit à l'abri des remparts dont les murs semblent remonter petit à petit.Crussol 04Il est trop tard pour l'orchis aurélia que nous avions trouvé l'an dernier.

Que fait Michel ainsi couché dans la pelouse ?Crussol 05Il ne recule devant aucun effort pour obtenir LE  cliché que mérite un groupe d'ophrys bourdon !Crussol 06ou l'ophrys de la Drôme au labelle de velours presque noir avec une macule lisse très foncée qui semble faire miroir.Crussol 08A ne pas confondre avec l'ophrys aurélia moins foncé que nous n'avons pas vu cette année.05 Mai Ophrys aurélia 001 CrussolEncore une image de l'ophrys de la Drôme ? Et le lien que voici.05 Mai Ophrys de la Drôme 1 CrussolIl y a d'autres images de ces orchidées sauvages dans l'album "orchidées des randonnées". Je ne peux plus en ajouter sur l'article !

Je crois que nous allons avoir un adepte de plus, Serge qui est un passionné de botanique et qui a découvert un groupe très porté sur ce sujet.

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 20:26

Chamaloc 00« Il faut battre le fer quand il est chaud » nous a écrit Josette pour nous annoncer la randonnée dans les vallées que nous sommes allées repérer jeudi dernier : de la vallée de ChamalocChamaloc 02 à celle de Romeyer en passant par le col de la Pouterle.

Chamaloc 11A l’heure à laquelle la vallée est emplie du son cristallin des sonnailles des brebis que les bergers mènent à la prairie nous entreprenions de gravir la montagne entre les deux vallées. Chamaloc 03Trop tôt pour les faire monter dans la montagne encore réservée aux randonneurs pendant quelques semaines. En face de nous la spectaculaire route qui monte au col du Rousset par ses si nombreux lacets semble si étroite que certaines ne la reconnaissent pas. C'est juste un effet d'optique. Il faut dire que pour tous, la voir depuis la route forestière est une grande première.Chamaloc 04 Les fleurs sont nombreuses ; certaines sont éclatantes comme les ancolies et les cytises Chamaloc 05alors que les ophrys fausses araignées dont la couleur varie du beige au marron clair sont très discrètes. Même nos appareils photos ont du mal à les reconnaître. J’ai, quant à moi, quelques beaux clichés de cailloux et de brins d’herbes bien nets avec une fleur floue devant ; clichés très personnels, j’en ferai ce que je veux, et je pourrais aller éventuellement jusqu’à les détruire !

Nous n’avons pas retrouvé les sentiers indiqués sur la carte IGN et avons suivi la route forestière qui dessert les points d’eau et citernes disséminés dans la forêt.Chamaloc 06 Nous avons abandonné la vue sur la falaise des vautourset du col du Rousset en tournant à droite vers le col de la Pouterle. Et nous sommes arrivés dans une clairière ouverte sur l’autre versant, le superbe massif du Glandasse.Chamaloc 08 Parfait pour la pause pique-nique puisqu’il est presque midi. Trouver un endroit sans vent, sans fourmis, avec une flore intéressante prend quelques minutes. Oui, cet endroit est parfait en face de quelques orchis hommes pendus.

Après un bref temps de repos, je devrais plutôt dire une discussion animée, nous sommes repartis vers l'est. Il suffit d’amorcer légèrement la descente vers la vallée de Romeyer pour avoir une végétation différente de celle trouvée ce matin. Chamaloc 10Les gentianes acaules ont pris la place du muguet, et les papillons celle des ascalaphes. J’ai grand plaisir à constater que nous sommes une majorité à chercher les nouvelles espèces sur le bord du chemin. Je vais consigner nos trouvailles dans un article spécial qui rassemblera notre récolte photographique. Le sentier escarpé descend en lacets sur le versant découvert. On dirait un jardin où règneraient les aphyllantes de Montpellier petites fleurs d'un bleu intense. Chamaloc 12Au fond de la vallée la route que nous avons suivie jeudi serpente jusqu'au pied d'une montagne dont nous irons bien chercher le nom sur les balises un prochain mardi, n'est-ce pas ? Chamaloc 13Par contre en face le Glandasse, la tête du Faisan, entre les deux le pas de Chabrinel, puis la Dent de Die, et derrière nous le plateau de Beurre évoques des randonnées superbes et toujours de nombreux projets. Chamaloc 07NPhoto de groupe où il ne manque que Michel qui appuie sur le bouton.

Presque au fond de la vallée nous avons trouvé quelques ophrys bourdons et une grande variété d’orchis pourpres dont nous comparons la couleur des casques, celle des labelles, que de différences pour une même plante ... Quelles merveilles auxquelles je vais consacrer un article ! Au fond de la vallée nous sommes passés à quelques pas du hameau des Planeaux et avons pris la direction du col de Romeyer. Chamaloc 15Un cheval qui paissait en compagnie d’un mulet est venu nous saluer, enfin tout particulier venu saluer Michel et cette fois-ci c’est moi qui appuie sur le bouton pour la photo de l’homme et de sa plus belle conquête. Du col de Romeyer vers Chamaloc nous avons repéré et tenté de photographier quelques ophrys mouches très discrètes elles aussi. Décidément c’est une très belle moisson que nous avons faite.

Nous sommes restés dans le domaine de la flore au moment de la gâterie : j’avais préparé un cake aux fleurs d’acacia. C’est délicatement parfumé et ça a un goût suave de printemps proche du miel !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:02

Diois 00 Les saints de glace sont passés depuis mardi, mais nous sommes toujours en lune rousse. La météo n'est pas très favorable, nuages et grand vent. Nous ne partons donc qu'à 11 heures pour repérer des sentiers sur le haut plateau au-dessus du col du Rousset pour faire aussi une belle moisson photographique de fleurs.

Nous avons laissé la voiture sur le parking juste avant le tunnel du col pour nous engager sur la draille taillée dans la falaise à gauche, au-dessus de la route. Fascinante !Diois 01

Je suis absolument ravie, il y a si longtemps que ce chemin de tranhumance me faisait des signes engageants à chacun de mes passages ici.Diois 02

Il est vertigineux et le paysage autour de la route en lacets qui monte depuis Chamaloc est un des symboles de la Drôme qui en fait de grandes affiches touristiques.Diois 04

Le vent souffle fort et les quelques rares plantes, globulaires, saxifrages paniculées et gentianes acaules, qui réussissent à pousser verticalement dans la roche s'accrochent à la paroi pour résister. Leurs rudes conditions, soleil et (ou) vent, de vie doivent exiger une vigueur particulière.Diois 03Une vraie porte de rochers s'ouvre sur une hêtraie, c'est l'arrivée sur le plateau du Vercors. Et immédiatement le temps change : le vent devient beaucoup plus fort et les nuages sont uniformément gris et couvrent tout le ciel.Diois 05Josette me dit (je suis seule avec elle pour cette sortie) qu'à l'école le maître disait que le col du Rousset est une vraie barrière. Au nord c'est le Vercors avec son climat et sa végétation de montagne, sur le versant sud où poussent les chênes c'est le Diois au climat déjà méditerranéen ... Illustration parfaite aujourd'hui !

Les dentaires digitées et les lamiers pourpres qui fleurissent le sous-bois semblent fatigués. Un peu plus loin dans la prairie les jonquilles sont fanées, les orchis mâles, les orchis sureau et les renoncules de Kuepfer aux feuilles linéaires ploient sous le vent.Diois 06Nous gagnons sans trop de détours la bergerie pour y pique-niquer à l'abri du grand mur sud. Heureusement que Josette a apporté de quoi nous réchauffer un peu ! Nous levons nos verres à nos amis qui viendront avec nous et à notre prochaine exploration sous des cieux plus cléments,Diois 07et repartons sans tarder, le froid nous gagne.

En revenant sur nos pas nous nous arrêtons pour ramasser les jeunes feuilles d'ail des ours, idéales pour le pesto et les quiches bien parfumées.

Le panorama autour du col du rousset, quel que soit le côté où l'on regarde est toujours grandiose.Diois 08Entre les lacets de la route de très nombreux chemins, routes forestières, sentiers, drailles et la voie qui passe sous la falaise des vautours fauves de Chamaloc sillonnent les forêts et les roches autour du bassin de Die.

Deuxième repérage sur cette voie aux vautours,  pour voir d'un peu plus près les oules où les grands rapaces nichent.Diois 09Ces immenses falaises sont vraiment leur habitat type. Mais l'heure n'est pas la bonne pour les voir. Ils quittent leur nid dès le matin pour ne réapparaître que le soir.

Boivent-ils aux sources dont l'eau coule en chantant sur les rochers aux couleurs rousses que l'on aperçoit entre les arbres ?Diois 10Ce chemin n'est pas d'un inérêt majeur pour des randonneurs, sauf s'il les conduit sur le plateau herbeux voisin du col. Josette potassera la carte pour voir exactement où il conduit car il n'est pas balisé.

Je propose un troisième repérage vers une cluse que j'avais aperçue lors d'une randonnée à la Croix de Justin sur les sommets au sud de Die (nous sommes aujourd'hui au nord).L'étroitesse du passage m'intrigue et m'attire et Josette partage vite mon envie d'aller voir la vallée de Romeyer, au nord-est de Die.Diois 11Le Pas de la Roche est si étroit qu'il n'y a de passage que pour le ruisseau et qu'il a fallu construire un pont ancré de part et d'autre de la cluse pour la route !

Les falaises sont abruptes sur notre droite,Diois 12à gauche la montagne semble plus accessible. Un petit pont de bois permet à tous les randonneurs (à pied, en vélo ou à cheval) de poursuivre leur circuit sur l'autre rive.

Les balises indiquent Die, Les Fondeaux, le Col de Ginayes.

Nous poursuivons la route, passons Romeyer, suivons le ruisseau où il doit faire bon se raffraîchir les pieds en fin de journée, et pourquoi pas en savourant la "gâterie" du jour.

Après le hameau des Planeaux le ruisseau s'encaisse et ce sont les fleurs sur le bord de la route qui nous tentent. Nous avons poursuivi la route jusqu'à l'endroit où elle se transforme en route forestière.

Tout est attirant dans ce vallon, même les pentes "dodues" et les sommets enneigés des montagnes dont les rochers sont faits de tant de strates qu'on dirait du papier à musique.Diois 13Les nuages sont ici dispersés, le soleil brille, le vent souffle moins fort. Nous nous laissons séduire rapidement !

D'autant que  nous avons trouvé sur le bord de la route en revenant un régiment d'orchis militaires absolument irrésistibles avec leurs casques roses !Diois 15Des orchis pourpres nous ont donné un peu de mal. Les plus beaux sont juchés bien haut sur le côté de la route. Mes chaussures glissent, il me faut me hisser en m'agrippant aux touffes d'herbe, je monte d'un pas, je redescends de deux. Il me faut aller jusqu'en haut où je peux m'asseoir pour photographier enfin cette fleur qui pousse sous deux ronces. Josette maintient les ronces et je peux appuyer sur le bouton !Diois 16 Il faut aller visiter l'album "orchidées des randonnées" que j'ai enrichi !

Je suis redescendue sur les fesses, solution la moins risquée et nous sommes reparties jusqu'au Planeaux voir les directions indiquées par les balises : le Château, Chamaloc, Col de Romeyer, Col de Pouterle, Grange vieille, Die, Romeyer ...

Josette à tes cartes ! Bâtis nous quelques beaux projets, s'il te plait !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:52

Condorcet 00Condorcet, tout le monde connait ce nom, mais tout le monde ne sait sûrement pas que c'est aussi celui d'un village du sud de la Drôme ! Et c'est là que nous allons randonner aujourd'hui, espérant y trouver un temps plus ensoleillé et  moins de vent qu'à Montmeyran.

Le panneau près de l'église de Condorcet, point de départ du circuit "les Chemins d'Antan" fait référence au marquis du même nom, Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat de Condorcet. Elève de d'Alembert, collaborateur de Turgot et ami de Voltaire, c'est un personnage important du siècle des Lumières. Il est connu pour ses travaux scientifiques et pour ses prises de position contre l'injustice, en faveur des Noirs et des femmes pour lesquelles il prônait l'accès à toutes les fonctions publiques, de l'instruction pour tous, gratuite, laïque et obligatoire.

Opposé à la peine de mort, il ne vota pas celle de Louis XVI. Devenu très suspect il fut arrêté en 1794 et retrouvé mystérieusement mort dans sa cellule quelques jours après.

Je joins deux biographies, une version détaillée    et une très condensée, au choix du lecteur.

Le château de la famille est au sommet de la colline qui domine le village.Condorcet 01En fait, ce ne sont pas que les ruines des châteaux des 10ème et 11ème siècles qui vont nous faire faire une extension, ce sont les ruines du village perché abandonné au 19ème siècle en raison de l'industrialisation de la vallée, du manque d'eau et obstacle final de la fiscalité instituée en 1875 à l'origine de la ruine de tant de villages perchés. Les  600 habitants de 1831 ont fini de migrer en 1916, date de  départ du dernier habitant.Condorcet 02Le village est maintenant occupé par les genets, les euphorbes et le lierre. Mais une association veille à l'entretien d'un chemin d'accès à la plateforme supérieure, avant-cour du donjon.Condorcet 04

Nous l'avons quittée après un coup d'oeil général sur toute la région, de la montagne de Couspeau au nord jusqu'au mont Ventoux au sud. Quel poste d'observation ! Condorcet 08

Un ruisseau dont les eaux ont des vertus thérapeutiques a creusé un ravin dans les marnes que des nuages assombrissent. Nous allons faire le tour de ce site que les nuages assombrissent de temps en temps.Condorcet 03Subitement des grosses bourrasques de vent arrivent à pousser des nuages très gris au-dessus de la ligne des montagnes au nord, et quelques minutes après des gouttes puis une petite averse nous arrosent.Condorcet 06Un double arc-en-ciel à notre gauche (comme à Londres, Céline !), l'un très pâle au-dessus de la vallée, l'autre juste au-dessus du ravin, est un signe très favorable ! Et un voile de pluie fine nous cache la montagne de Cougoir et sa longue couche de roche horizontale qui se termine brutalement en remontant verticalement.

Nous avons profité de la pause casse-croute pour nous habiller près nous être déshabillées au gré du vent, de la pluie ou du soleil, très changeant  ce jour.Condorcet 05Nous ne sommes qu'un petit groupe de neuf dames, c'est plus compact, réactif et bien agréable de temps en temps !Condorcet 07Au bout de la piste principale il faut prendre à gauche, là où une crête coupe le ravin de marnes. Je trouve ce passage assez impressionnant car ce type de terrain me semble très instable, mais je dois me tromper. Condorcet 09

Il y a tant de fleurs bleues, lin de Narbonne (voir l'album "couleurs de la Drôme) ou aphyllante de Montpellier qui attirent nos regards que nous oublions de regarder à nos pieds où des pierres provoquent des chutes. Des sacs sortent un tube d'arnica, des granules, des compresses, qui font avec les mains douées de Josette des petits miracles. Et on continue jusqu'au hameau de Saint Pons où deux plaques rappellent aux passants que sept de ses habitants, résistants, ont été fusillés le 19 mars 1944, "victimes de la barbarie nazie".

Le fond de la vallée abrite des vergers d'abricotiers et le chemin est bordé d'acacias en fleurs. Outre les beignets il parait qu'on peut en faire des clafoutis. Je vous dirai bientôt ce que j'en pense.Condorcet 11Nous avons continué par la petite route jusqu'à le flèche "Langirard" où avons trouvé une prairie à l'abri pour notre pique-nique.

Régine nous a présenté une étrange fleur brune en nous demandant le nom que nous avons été alors bien incapables de lui donner.05 Mai Aristoloche à feuilles rondes CondorcetQui remarque la discrète aristoloche à feuilles rondes après s'être arrêté sur un buisson de bugrane d'un rose éclatant ?Condorcet 10

Et nous sommes reparties après un long repos et avant qu'une bourrasque souffle à nouveau les nuages qui enserrent la montagne de Couspeau jusqu'au dessus de nos têtes où ils se sont gentiment purgés.Condorcet 14

Sur ce versant nous avons trouvé des orchidées parmi lesquelles des ophrys bourdon ? vielle ? bécasse ou abeille ? Elles sont difficilement identifiables car si proches.

On descend au fond du ravin pour traverser le ruisseau qui fait de jolies cuvettes naturelles. Le centre thermal qui a accueilli des curistes de 1885 à 1914 est plus en aval, et nous n'avons pas vu son emplacement.Condorcet 15Sur ce versant il y des oliviers, des cerisiers dont les fruits ne sont pas encore mûrs et aussi des vignes dominées par le rocher qui porte les ruines du château et du vieux village. Condorcet 17C'est dans les marnes dessus de nous que des gisements de gypse, de célestine et de plomb argentifère ont été exploités durant le 19ème et le début du 20ème siècles. Quel joli nom "célestine" qui désigne une bien belle pierre qu'on trouve également à Rémuzat.

Dernière découverte de la journée, un baguenaudier qui porte d'énormes gousses de graines. Leur taille est surprenante, sans aucun rapport avec celle de ses fleurs jaunes, assez semblables à des fleurs de genets.05 mai Baguenaudier condorcet

La boucle est bouclée.  C'est le moment de savourer la pogne de Josette avant de revenir dans notre vallée rhodanienne centrale que quelques grosses averses ont bien arrosé. Finalement nous avons eu de la chance !Condorcet 16

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 16:12

Omblèze-Chaffal 00Nous sommes vraiment passés à l'heure de printemps, c'est maintenant à 8 H que nous nous retrouvons sur le champ de foire de Montmeyran. Le ciel est très gris au-dessus de la Raye, mais nous allons au-delà. Nous avons remonté la vallée de la Drôme, passé Crest puis Aouste et ensuite suivi au nord la vallée de la Gervanne jusqu'aux Gorges d'Omblèze.

Paysage grandiose que cette étroite faille entre de grandes falaises grises, ocre, crème et même vertes !Omblèze-Chaffal 01J'ai beau avoir déjà souvent lu des explications sur leur formation tellement simple à formuler, je n'arrive pas à y croire complètement., incrédule que je suis en voyant ces impressions résultats !

Un tableau me l'explique encore une fois, enfin l'explique à tous les curieux.

C'est une chimie toute simple qui est à l'origine de nos paysages drômois : la dissolution du calcaire dans l'eau tout aussi naturellement que celle du sucre ou du sel, et ceci pendant des millions d'années. L'eau s'infiltre dans la roche emportant à chaque passage un peu de calcaire. Elle forme ainsi des rivières souterraines, des grottes, des falaises abruptes, des canyons.

Omblèze-Chaffal 03Omblèze-Chaffal 02

Puis ce calcaire dissous est libéré dans des cascades. Les mousses se plaisent dans cette eau. Elles y sont peu à peu pétrifiées en créant une roche aérée, poreuse et légère, le tuf. Là le résultat est spectaculairement plus rapide : plusieurs mètres cubes sont ainsi créés chaque année. A constater sur la Petite Pissoire, à gauche. A droite, la Grande Pissoire.

Nous avons suivi la route jusqu'au panneau "Cascades de tuf - 594 mètres" et avons emprunté le grand chemin cimenté qui monte à gauche vers la ferme du Pescher. Il fait froid et les gants que nous avons rangés nous manquent. La pente est raide et surplombe verticalement la route. Josette se rappelle que du temps où elle faisait du vélo il fallait la descendre très prudemment.Omblèze-Chaffal 04Du haut du plateau nous apercevons la sortie de la Gorge qui s'ouvre sur la cuvette d'Omblèze, au pied du col de la Bataille où le ciel est très gris;

A la ferme nous faisons notre marché : la production est proposée aux randonneurs dans une petite cabane de bois.
En échange des confitures, sirops, charcuterie et picodons que nous choisissons il faut en déposer l'argent dans un petit tiroir qui contient aussi de la monnaie. Comme à la ferme Terrail il y a quelques décennies.Omblèze-Chaffal 07Nous avons traversé une prairie et continuer dans la forêt aux feuillages vert tendre des feuillus, foncé des épineux.

La flore est variée. S'ajoutent aux coucoux et violettes que nous rencontrons depuis quelques semaines des orchis sureau, jaune pâle et grenat, de petites pervenches, quelques gentianes acaules, un muflier dont la graine a dû s'enfuir d'un jardin, et des sceaux de Salomon.Omblèze-Chaffal 06(Pour les planches précédemment énoncées, il faut aller les voir dans les albums photos "Flore de la Drôme" ou "Les orchidées de nos rando".

L'itinéraire d'aujourd'hui contourne largement le canyon des Gueulards, connu des randonneurs, beaucoup trop glissant pour nous par le temps humide que nous avons actuellement.

Après un long chemin en pente douce nous apercevons une ferme au sud de la Vacherie, hameau de la commune du Chaffal, nous tournons alors vers l'ouest, et vers la route du Paradis.

C'est le moment choisi pour la photo de groupe, entre les deux arbres qui sont marqués "Ferme du Pescher" à gauche et "Chemin du Paradis" à droite, juste derrière Norbert, Jeannette et Claudette. Nous sommes tous fortement imprégnés de la culture reçue pendant notre enfance ... mais résistons et prenons le troisième chemin, celui vers le GR 9.Omblèze-Chaffal 08Presque au sommet le ruisseau de Comberoufle, qui doit prendre sa source à Léoncel, coule dans un paysage idyllique de sapins et clairière.Omblèze-Chaffal 10La faim commence à nous tenailler et nous nous hâtons vers le point culminant (1021 mètres) les ruines du village du Chaffal, ancien bourg qui a ici disparu. On y comptait 352 habitants en 1806, 162 en 1911 et seulement 49 en 2011, maintenant rassemblés au lieu dit la Vacherie.Omblèze-Chaffal 11Il y eut un château dont il reste quelques pans de murs et en face une église enterrée. L'était-elle lorsqu'elle accueillait des fidèles ?Omblèze-Chaffal 12Nous avons trouvé un endroit bien à l'abri du vent du nord tout à fait propice à un pique-nique au soleil qui a enfin réussi à percer.

Après la troussepinette que Mado nous propose accompagnée de figatellis, le saucisson de Maguy, les deux flacons que Michel a apportés pour célébrer la double béatification papale et nos pique-niques, qu'il a été bon de se reposer dans la douce chaleur retrouvée en face des sommets bien connus.Omblèze-Chaffal 13Complètement à gauche (nord) la Tête de la Dame est dans les nuages, le premier téton en face de nous est le Bec Pointu , dont certains gardent le souvenir de pentes vertigineuses. Et tout au fond, encore enneigés c'est le haut plateau du Glandasse que nous apercevons.

Norbert qui a fait aujourd'hui son grand retour est  impatient de repartir. Nous prenons le chemin de retour à la Côte 999 où un panneau indique "accès aux Gorges d'Omblèze formellement déconseillé aux cavaliers et VTT".

Nous admirons les prairies fleuries de pissenlits et de bouton-d'or, les taillis d'aubepine aux fleurs blanches, Omblèze-Chaffal 14les éboulis d'orchis bouffon pourpre et de globulaires bleu clair, et même de quelques orchis singe, les bien nommées.04 Avril Orchis singe Omblèze

et même de quelques gesses printanières au douces couleures bleues et violines.04 Avril Gesse printanière Omblèze

Quelques lacets en épingles à cheveux sont les obstacles difficiles à franchir les cavaliers et les cyclistes, pas pour les randonneurs bien ventilés et abreuvés.Omblèze-Chaffal 15

L'itinéraire de retour est beaucoup plus rapide que celui que nous avons suivi ce matin, et pas seulement parce qu'il descend. Il est aussi beaucoup plus court et arrive sur la route juste en dessous de la Baume Noire.

Sur la carte de Josette il est représenté en jaune, 3ème trait en partant de gauche, fait une boucle juste en dehors, en haut et revient pour le sentier rouge qu'elle n'a pas encore surligné !

Nous sommes à nouveau dans les gorges d'Omblèze. La partie humide de la falaise tout en haut, brille au soleil. C'est le moment de la gâterie proposée par Claudie cette semaine, un gâteau avec des billes de chocolat et des amandes, tout simplement délicieux ! Omblèze-Chaffal 16

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 17:37

Le ciel est parfaitement dégagé et le restera, la bise souffle si fort qu'aucun nuage ne pourra apparaître. Donc c'est par une journée ensoleillée et fraîche que nous partons pour Crupies, dans la vallée du Roubion, entre Bourdeaux et Bouvières.Crupies 01

Nous laissons les voitures sur la place des écoles et partons vers l'est par la route le long de la rivière que nous quittons avec plaisir au pont du Rif.

L'étroite vallée où le ruisseau serpente est encore dans l'ombre. Les nombreux passages à gué doivent être une vraie difficulté après la pluie, et un lointain souvenir un peu plus tard dans la saison. Assez peu de fleurs dans cette vallée, à l'exception d'une touffe d'ancolies, la première de l'année.Crupies 02

A gauche le sentier flêché "Rif de la Vialle",  monte vers le village perché abandonné où nous passerons sûrement au retour. La route forestière monte confortablement jusqu'à une ancienne ferme avec contreforts et fenêtres à meneauxCrupies 03au pied des Cols (830 mètres) où notre itinéraire continue à gauche. La vue sur la vallée que nous avons remontée est superbe. C'est l'endroit qui a été choisi pour un panneau didactique qui rappelle l'histoire des églises protestantes de la région et les maltraitances qu'ont subies les Huguenots. Mais l'histoire de la Vialle n'a pas commencé au 17ème siècle comme on peut le lire sur le lien que j'ai choisi. Crupies 04Juste au dessus du creux, au sommet d'une croupe ce sont les ruines de ce village perché qui ressemblent à une falaise. Bonne nouvelle : depuis quelques années des restaurations ont été entreprises.

Au col de la Moune nous avons tourné à droite malgré la petite croix jaune, car il est encore bien tôt et nous pouvons donc choisir l'itinéraire le plus long par la fôret domaniale des Tonils.Crupies 10

 

Bel emplacement, à l'abri pour la photo de groupe.Crupies 05Sur ce versant du Jumel la vallée s'élargit et des prairies reverdissent dans les parties les plus bassesCrupies 06alors que les hauteurs de la montagne de Couspeau paraissent encore si peu colorées avec les herbes encores déséchées et les feuillus tout nus. Le Grand Delmas est juste à gauche des branches qui se détachent sur le ciel.Crupies 07

Un abri aux murs et au toit renovés semble être le "siège" des Forestiers méditerranéens.Sur la porte une charte,Crupies 08et à notre gauche un panneau qui explique l'importance de la fôret dans les montagnes et particulièrement ici, dans le bassin versant du Roubion aux fréquentes crues redoutables. Les dégâts des crues et la nécessité de reboiser sont  déjà signalés au 16ème siècle, mais il a fallu attendre le 19ème pour que des plantations soient entreprises.

Quant aux plantations de la forêt domaniale des Tonils, elles n'ont  commencé qu'en 1975, année où "la politique globale d'aménagement du bassin versant du Roubion" a été définie.

Il est aussi rendu hoimmage à Konrad Spittel, d'origine allemande, fait prisonnier en 1945 à Livron, naturalisé français en 1961 qui choisit de vivre à Vesc et qui consacra une partie de sa vie à la "résurrection de la fôret".

Nous sommes sur un sentier qu'on pourrait classer dans "si l'histoire la Drôme m'était contée" !

Un peu plus bas nous nous installons pour pique-niquer au soleil et nous reposerCrupies 09 dans ce qui semble être la dernière prairie que nous pourrons trouver.

L'itinéraire descend encore un peu avant de remonter par la route forestière du col Sabatier et se poursuivre dans la forêt.

Un banc au sommet d'un arbre qui donne à Francine l'occasion de grimper allègrement,Crupies 11une plateforme, en surplomb d'un ravin,Crupies 12 qui fait un joli cadre à Rochecolombe ne doivent pas être des miradors pour chasseurs, mais plutôt pour observateurs de la faune, des oiseaux ?

Crupies 13A la sortie de la forêt la vue s'ouvre sur une vallée et le massif de la Forêt de Saoû au nord. Au sud la Vialle. Mais des douleurs aux genoux, à l'estomac, des crampes aux cuisses nous font renoncer à cette visite.

Le plaisir  final, c'est Danielle qui nous l'offre aujourd'hui avec un gâteau de Pâques italien aux amandes délicieusement parfumé. Merci !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 17:26

Trou du Furet 00

Le temps est superbe, l'air un peu vif, la journée sera belle à l'abri !

Nous avons laissé les voitures au sommet de Poët Laval, entre mur d'enceinte et cimetière et sommes partis à la droite du poteau marqué "les Côtes 420 mètres" par un sentier que je prenais pour la première fois.

Il monte tout de suite, de façon sensible. Nous sommes rapidement plus haut que les tours du village derrière nous.Trou du Furet 01Il est tracé entre les buis, les chênes, les pins et quelques feuillus encore nus. De grosses pierres sont souvent retenues par les racines qui maintiennent des marches. Nous sommes à l'abri du vent, bien exposés au soleil et nous avons rapidement chaud.Trou du Furet 02Les jours de pluie il doit être plus ruisseau que chemin !

L'itinéraire que nous avons pris (Trou du Furet 2.8 km) est bien marqué par deux traits de peinture fraîche, rouge et jaune. 2,8 km c'est peu pour franchir un dénivelé de 450 mètres ! Une pause de temps en temps est bien appréciée. C'est une journée faune : un chevreuil dans les prairies le long de la route, un autre entre les derniers bouquets d'arbres du côteau,Trou du Furet 03et enfin un animal plus petit lorsque nous avons atteint le sommet ! Voilà pour les amis des bêtes.

Sur le plateau les amateurs de fleurs ont vu leurs efforts bien récompensés. Christine, Marie, Ahmed et Edgar m'appellent à grands cris, je reviens sur mes pas en courant pour découvrir une merveille, une anémone pulsatille des montagnes ! Il y a plus de vingts ans que je n'en avais pas vu dans les pelouses sèches ! Marie a bien dégagée les herbes sèches qui l'entouraient, moi les crottins des chevaux que l'on trouve sur ce plateau, et allongée devant la découverte je l'ai délicatement photographiée !03 Mars Pulsatille de montagne Trou du FuretIl y en avait une à fleur unique à côté, et à quelques pas une touffe sortait de terre. Ce sont les seules que nous ayons vues. Peut-être seront-elles plus nombreuses dans quelques jours ? Pas sûr, Flore Alpes dit qu'on la trouve juste après la fonte des neiges.

Beaucoup plus nombreuses ont été les ibéris des rochers, beaucoup plus discrètes.03 Mars Ibéris des rochers 1 EyzahutSur le plateau où le mistral peut être redoutable (aujourd'hui il est simplement vif et froid) elles sont rasantes, et sur les rochers solidement accrochées au sol par une grosse tige parfois très ligneuse.03 Mars Ibéris des rochers 2 EyzahutQuant à l'érodium bec de grue il est rare et discret ...

La vue depuis cette prairie perchée est magnifique. C'est la plaine de Montélimar qui s'étend à nos pieds, entourée de montagnes couvertes de forêts, dont la Forêt de Saoû et le Grand Delmas au loin, au nord.Trou du Furet 04

Nous avons fait un grand détour à l'opposé du Trou du Furet pour allonger un peu l'itinéraire, pour attendre que midi arrive et pour trouver un endroit abrité pour notre pique-nique. Le feuillage des buis est particulièrement efficace pour couper le vent, et pour une fois nous nous sommes serrés entre ces arbres pour être à l'abri.

Enfin à midi nous avions presque fini de manger, ça nous a laissé beaucoup de temps pour apprécier le défilé de desserts, de friandises et de café avant que Robert siffle la fin du repos. Sieste papoteuse pour beaucoup, observation des chevaux dans une prairie lointaine pour Michel et Alain, et même vraie sieste pour quelques rares personnes du groupe ... A 13h 30 Robert donne le signal du départ.

Nous nous approchons de temps en temps du bord des falaises, cherchons à reconnaître les villages, Eyzahut, Pont de Barret, Puy Saint Martin, Cléon d'Andran ... Trou du Furet 06En approchant du Trou du Furet la pelouse laisse place à une grande dalle, et nous entrons dans un monde minéral.Trou du Furet 07Coup d'oeil sur les sommets qui encadre ce trou, passage escarpé pour passer sur le plateau depuis Eyzahut, que nos meneurs trouvent trop dur pour un groupe aussi important que celu d'aujourd'hui, 25 personnes. Nous l'avons échappé belle !Trou du Furet 08Car le voici le dernier passage avant le plateau, que Martine et deux "explorateurs" sont allés voir de près.Trou du Furet 09Trop d'air qui arrive en trombe depuis la vallée, et envahit avec puissance ce passage pour franchir la montagne pour tous les autres qui préfèrent que la photo de groupe soit prise juste à côté, où les rochers protègent et le soleil chauffe !Trou du Furet 10Je crois qu'il y a encore quelques personnes qui ont réussi à se cacher ... Et moi j'ai pris la photo.

Nous avons pris pour repartir le chemin par lequel nous étions arrivés les fois précédentes. Après quelques centaines de mètres le sentier devient tout doux, horizontal et couvert de sable fin.Trou du Furet 12A l'énorme cairn il faut tourner à gauche. La plupart des messieurs ont voulu une photo de groupe masculin, "souvenir de nos compagnons si agréables". La réponse donnée fut "attention, vous êtes juste où il faut pour vous faire lapider !"Trou du Furet 13Le sentier descend doucement jusqu'à Font Estrèche, puis remonte dans la forêt d'adret où le soleil a continué à nous chauffer agréablement en ce début de printemps où les arbres sont nus.Trou du Furet 14A 16 heures nous avons bouclé notre randonnée, dont les performances sont approximatives : nous avons découvert que les différents GPS du groupe ne donnent pas les mêmes renseignements. Moi qui croyait que c'était une technique fiable !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:33

ontLa Laupie 00

En ce mois de mars où les giboulées sont aussi soudaines que puissantes lorsque les prévisions météorologiques du matin  sont à la pluie nous nous limitons à une sortie de l'après-midi !

Rachel et Claudette ont choisi une sortie de 2 H 1/2 dans la forêt communale de La Laupie, sur le flanc sud de la forêt de Marsanne.

Le point de départ, à 3 km du village perché, dans la direction de Marsanne n'a pas été si facile à trouver ... Rachel n'était pas venue là depuis longtemps, et nous n'avions pas de carte pour repérer la D 107 ! Enfin nous y sommes arrivés !La laupie 01Le très large chemin est entouré de cèdres, de hêtres et de chênes.La laupie 02Lorsqu'un peu plus loin les bois cèdent la place à des champs nous découvrons avec surprise une orchidée ! Fin mars ! Ce sera sûrement la plus belle découverte de la journée ! Vue générale, et d'un peu plus près pour voir les sépales.

03 Mars Orchis ovalis La Laupie 0203 Mars Orchis ovalis La Laupie 01

Et ce n'est pas, comme nous l'avions supposé Serge, une épipactis mais un orchis ovalis ou orchis mascula speciosa ou encore orchis superbe. Ses sépales qui se dirigent vers l'avant la différencie nettement des épipactis. Petit à petit nous apprendrons à les reconnaître sans devoir consulter "Flore Alpes" !

Nous quittons le grand chemin un peu plus loin pour un sentier marqué "itinéraire 18" qui monte pendant 2 kilomètres jusqu'à la Borne Rousse, un autre grand chemin forestier et une cabane de chasseurs.

La laupie 03Les premiers arrivés traverse pour rejoindre l'itinéraire 22, chemin de crêtes bordé de buis qui domine la vallée du Rhône, le barrage du Pouzin et la montagne de Baix juste en face.La Laupie 04C'est aussi le moment du goûter. Rochers de Chantal (ceux de la cantine de Montmeyran), les biscuits à la crème d'Angéla (ceux que sa grand-mère faisait avec la crème prélevée sur le lait) et quelques autres friandises auxquelles je n'ai pas succombé !

C'est à ce moment que je me rappelle qu'Hubert a trouvé que MGM est l'acronyme de "Marcheurs Gourmands de Montmeyran" alors que nous dégustions un cochon de lait rôti. J'accepte entièrement cette signification.

il ne reste plus qu'à redescendre. Facile ! Mais c'est totalement à l'ombre et comme la température a cruellement baisé depuis quelques jours je regrette d'avoir enlevé mes gants de mon sac, et je ne suis pas la seule.

La vue porte maintenant vers l'Est et le Nord, nous apercevons tout au loin le Glandasse et le Grand Veymont recouverts de neige toute fraîche, et alors qur le paysage s'ouvre sur les montagnes plus proches, voici le col de la Chaudière entre les Trois Becs à gauche et le Grand Delmas tête de la montagne de Couspeau à droite, eux aussi enneigés. La fin de l'hiver ressemblait à un chaud printemps, mais voici un début de printemps qui nous ramène à la réalité !La Laupie 05Au creux du vallon un champ fraîchement labouré fait un grand aplat roux au milieu des forêtsLa laupie 06et en particulier celle à droite où nous avons laissé nos voitures.

Pas de sortie (oun presque) sans photo de groupe que voici. Qu'elles sont chahuteuses et indisciplinées les deux de devant !La laupie 07Pas grand monde de l'équipe de Josette, n'est-ce pas ? Peur de la pluie ou besoin de la présence de Josette ? Mystère que nous essaierons d'éclaircir !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:40

Savel 00Voici un itinéraire que l'on peut parcourir dans un sens ou dans l'autre. Moi qui suis si souvent absente je l'avais déjà fait exactement comme aujourd'hui en juin 2012.

Je ferai donc un récit assez court de cette sortie.

Nous sommes partis de l'aire de pique-nique de Gigors, dans la vallée où la douceur de la fin de l'hiver a fait fleurir des pêchers.Savel 01L'eau court abondamment dans le ruisseau qui chante au creux du vallon.

En passant par les Bourbous puis les Arthaud nous sommes arrivés dans le quartier haut de Gigors, bien au-dessus de la jolie petite église romane lèégèrement voilée par la brume que nous apporte le vent du midi. Le temps si beau depuis des jours va changer dans les heures qui viennent.Savel 02Nous sommes montés le long des ruines de l'ancienne enceinte du château dont un pan de tour reste debout dans la touffe d'arbres tout au sommet du rocher que nous contournons.Savel 03L'itinéraire se poursuit par un grand chemin forestier, puis nous conduit jusqu'au si beau terrain de golf de Sagnol (quand je dis si beau je ne parle pas technique, mais paysage).

La floraison des églantiers est éblouissante.Savel 04Nous avons continué à grimper pour arriver vers midi au bord de la falaise, en face du rocher se Supierre. Des buis qui nous protègent du vent en font le lieu idéal de pique-nique.Savel 05

Nous dominons la ferme de la Boussière dont l'immensité des toits tout neufs nous impressionne. C'est par un étroit sentier de chèvres que nous y descendons. Et ce que j'aime le plus dans cette ferme, ce sont ses vaches écossaises, des Highlands au pelage long et frisé et aux longues cornes.Savel 07C'est la première fois que j'en vois une claire !Savel 06Nous traversons leur pacage,en restant bien sur le chemin, sans nous approcher pour aller vérifier si elles sont aussi placides qu'elles en ont l'air.

Et tout au sud du vallon, voici la découverte botanique du jour , une primevère hybride aux fleurs semblables à celles des coucous, mais à la tige beaucoup plus courte.03 Mars Primenere hybrideAvant de descendre vers les ruines d'Espéri le panorama de la vallée est superbe sous le ciel qui se couvre.Savel 08Mais nous aurons le temps de rentrer complètement avant que la pluie nous attrappe !

Repost 0
Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
commenter cet article