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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:40

Savel 00Voici un itinéraire que l'on peut parcourir dans un sens ou dans l'autre. Moi qui suis si souvent absente je l'avais déjà fait exactement comme aujourd'hui en juin 2012.

Je ferai donc un récit assez court de cette sortie.

Nous sommes partis de l'aire de pique-nique de Gigors, dans la vallée où la douceur de la fin de l'hiver a fait fleurir des pêchers.Savel 01L'eau court abondamment dans le ruisseau qui chante au creux du vallon.

En passant par les Bourbous puis les Arthaud nous sommes arrivés dans le quartier haut de Gigors, bien au-dessus de la jolie petite église romane lèégèrement voilée par la brume que nous apporte le vent du midi. Le temps si beau depuis des jours va changer dans les heures qui viennent.Savel 02Nous sommes montés le long des ruines de l'ancienne enceinte du château dont un pan de tour reste debout dans la touffe d'arbres tout au sommet du rocher que nous contournons.Savel 03L'itinéraire se poursuit par un grand chemin forestier, puis nous conduit jusqu'au si beau terrain de golf de Sagnol (quand je dis si beau je ne parle pas technique, mais paysage).

La floraison des églantiers est éblouissante.Savel 04Nous avons continué à grimper pour arriver vers midi au bord de la falaise, en face du rocher se Supierre. Des buis qui nous protègent du vent en font le lieu idéal de pique-nique.Savel 05

Nous dominons la ferme de la Boussière dont l'immensité des toits tout neufs nous impressionne. C'est par un étroit sentier de chèvres que nous y descendons. Et ce que j'aime le plus dans cette ferme, ce sont ses vaches écossaises, des Highlands au pelage long et frisé et aux longues cornes.Savel 07C'est la première fois que j'en vois une claire !Savel 06Nous traversons leur pacage,en restant bien sur le chemin, sans nous approcher pour aller vérifier si elles sont aussi placides qu'elles en ont l'air.

Et tout au sud du vallon, voici la découverte botanique du jour , une primevère hybride aux fleurs semblables à celles des coucous, mais à la tige beaucoup plus courte.03 Mars Primenere hybrideAvant de descendre vers les ruines d'Espéri le panorama de la vallée est superbe sous le ciel qui se couvre.Savel 08Mais nous aurons le temps de rentrer complètement avant que la pluie nous attrappe !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Randonnées
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 15:00

Encore une journée miraculeuse, baignée de soleil entre toutes celles qui sont baignées de pluie. Ciel bleu strié de blanc, quelques lambeaux de nuages étirés par le vent. C'est d'autant plus beau que tout nous dit que c'est précaire, mais ça tiendra la journée !

Alors départ pour Beauchastel et ses sommets, randonnée à laquelle nous avons dû renoncer la semaine dernière pour cause d'intempérie. L'itinéraire choisi par Josette n'emprunte que des grands chemins forestiers ou des champs, et nous ne devrions ainsi pas trouver trop de boue.

Bchastel 02

Sous les ponts les ruisseaux ressemblent à de petits torrents, sautant tumultueusement les rochers et les pierres de leur lit souvent sec. L'eau court dans les fossés, dans les chemins, est canalisée par des rigoles qui les jettent vers le ruisseau du Thouac, au creux du vallon qui ira grossir l'Eyrieux.Bchastel 03La neige a disparu sur les versants de la vallée, et Saint Laurent du Pape se sèche au soleil du matin.

Les baies bleues iridescentes des lauriers-tins chatoient sous le soleil, et celles des lierres semblent ternes à côté. Mais elles offrent d'autres attraits.

Bchastel 01Bchastel 00Si elles sont toxiques pour l'homme, elles sont appréciées par les oiseaux, les lerots et les renards. Les graines rejetées sont d'une belle couleur rosée. Et je trouve qu'il y en a beaucoup ce matin le long de notre sentier de ces rejets laissés par les renards.Bchastel 04

Une superbe trémelle mésentérique, à la masse gelatineuse convolutée et cérébriforme nous retient encore sur le bord du chemin avant d'arriver à un sentier plus petit. Il n'y a que ceux qui ne savent pas regarder qui croient que l'hiver est une saison triste et sans couleurs.Bchastel 05Une petite pause de regroupement nous est accordée avant de commencer à grimper vraiment dans le bois de chênes et de buis qui nous permettra d'arriver très près de Charloubet. En sortant du bois le vent nous surprend et nous cherchons un endroit bien à l'abri pour le pique-nique.

Je n'ai pas vu qui nous a offert quoi avant le repas, je suis barbouillée et je chipote mes artichauts au jambon. Je n'envisage même pas de goûter aux biscuits d'Elisabeth ou aux chardons de Francine, le parfum du camembert de Gérard et Martine me suffit pour terminer le repas !Bchastel 06Le temps est tellement beau que nous avons un moment de sieste ! A la surprise de tous je me suis presque endormie au lieu de discuter avec les uns et les autres. Claudie et Jacqueline (qui est enfin revenue) ont fait provision de vitamines D en se découvrant les jambes, les bras et pourquoi pas, la gorge !Bchastel 07Elles ont presque fait comme les brebis de Charloubet dont la laine récemment tondue les laisse bien blanches au soleil !Bchastel 08Nous avons pris vers l'est, une des fèches Beauchastel (c'est le centre incontournable des randonnées sur ce plateau, toutes les flèches indiquent Beauchastel, seule la distance change ! ) et avons marché en face des Trois Becs et de Rochecolombe ; avons contourné quelques grosses flaques qui occupent tout le chemin si gorgé d'eau qu'il ne peut en absorber plus, comme les terrains tout autour.Bchastel 09Et nous sommes redescendus vers le haut de "Beauchastel, village de caractère" avec sa tour en ruine entourée de terrasses où Elisabeth raconte ... Elle a su passionner son auditoire. Bchastel 10Quelques unes doivent déjà préparer la partie sketches du repas des joyeux randonneurs du mardi ...Bchastel 12Quelle belle journée, tout le monde s'est prêté avec bonne grâce à la photo de groupe dans le théâtre vert, sous la tour et ses jardins botaniques.Bchastel 13Nous n'avons fait qu'une boucle de 10 kilomètres, mais avec 400 mètres de dénivelé. Petite rando, (pour petite forme) mais pas tant que ça, avec des vues superbes comme toujours ! Que celles qui m'ont photographiée aujourd'hui ne répandent leurs images qu'avec parcimonie !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:16

Faux 00Pour trouver l'itinéraire où nous nous étions perdus récemment que faut-il comme chaussures ? Après les très grosses pluies du début de semaine, peut-être des palmes puisque nous recherchons une source. Mais ce matin il a gelé, les patins à glace seraient-ils préférables ? Finalement je vais encore prendre mes chaussures de randonnées, et deux paires de chaussettes, comme d'habitude. Josette nous recommande aussi des sacs poubelle, combien ? Veut-elle nous faire traverser les ruisseaux les deux pieds dans un sac ? Finalement, je me passe des sacs poubelle !

C'est  à quatre que nous sommes allés reconnaître la randonnée suggérée par Alain et Hélène au départ du hameau de Rouveyre, à Grâne. Faux 01

Beau soleil dans le vallon ! Nous démarrons alors qu'une importante équipe de chasseurs se positionne pour attendre des sangliers.Heureusement après quelques centaines de mètres nous les laisons au creux du vallon et montons sur le côteau gauche en suivant la carte car il n'y a pas de fléchage.Faux 02

Parmi les pierres du chemin un superbe rognon de silex nous retient quelques instants. Eh non, ce n'est surtout pas une bombe volcanique car le silex se forme dans des terrains crayeux.

En arrivant au sommet de la colline le pays se découvre, grâce à un ciel très clair. Au fur et à mesure de notre avancée nous allons découvrir juste en face les Trois Becs, Roche Rousse, le col de la Chaudière, le Grand Delmas et la montagne de CouspeauFaux 03puis nous devinerons complètement au nord le Pilat, tout au sud nous l'observatoire du mont Ventoux alors qu'à l'ouest ce seront les scintillements du mont Mézenc auxquels répondront à l'est ceux de tous les plateaux du Vercors dominés par le Grand Veymont qui vaut bien un coup de zoom. Il semble y avoir beaucoup de neige tout autour de nous. La pluie des vallées est devenue neige au-dessus de 1000 mètres.Faux 04Dès que nous avons atteint les sommets de Grâne nous avons retrouvé les fléchages qui nous manquaient tant la première fois et dont cette vaste commune équipe ses sentiers. Photo de groupe à côté des panneaux de la Pierre sanglante qui nous parait aujourd'hui moins importante que les indications.Faux 05Arrivés à la limite de la commune de Marsanne les fléchages sont même accompagnés d'une carte. Il est seulement dommage que les noms des lieux ne soient pas les mêmes sur les flèches, la carte affichée et celle que Josette a mise dans le sac de Serge et que nous regardons très régulièrement pour nous repérer.Faux 06Nous cherchons un endroit ensoleillé et à l'abri du vent du sud qui souffle sur les sommets et dans les chemins droits entre Trois Croix et Coste Herbouze. Faux 07La commune de Marsanne gère sa forêt par affouage dont les bénéficiaires ont laissé des branchages sur le terrain. C'est moins triste que lorsque le sol comme rasé. Mais pas tentant pour le pique-nique. Nous trouvons un peu plus loin un endroit idéal, il suffit de s'assoir en face des Trois Becs, et de laisser les éoliennes tourner et ronfler à notre gauche.

Nous sommes repartis d'un bon pas vers Coste Herbouze, puis vers Fontaine du Faux. Subitement exclamations de Josette et Geneviève derrière nous. Nous devions avoir, Serge et moi, raté quelque chose ! Oui, les branches tombées à terre d'un hêtre mort que nous avions bien contournées sont envahies de polypores versicolores orangés superbes, champignons qui méritent bien leur qualiticatif de saprophytes !

Polypore versicolore Foret Marsanne 09Polypore versicolore Forêt marsanne 08

La chair très fine, parcheminée n'est pas comestible.Polypore versicole FOret Marsanne 10Il y en a jusqu'au sommet du grand arbre mort.

Le chemin choisi est l'itinéraire le plus court, il aurait fallu choisir "itinéraire touristique" pour faire le grand tour. Nous arrivons rapidement vers un endroit qui ressemble plus à une mare qu'à un chemin, mais l'eau court et nous pouvons nettoyer un peu nos chaussures et nos bâtons.Faux 11

Nous sommes à la fontaine de Faux, difficile à identifier comme source. Et pourtant en écartant quelques unes des feuilles qui la cachent on voit à la surface l'eau sourdre entre Geneviève et Serge. Faux 12Et même beaucoup plus qu'on ne pense car elle alimente un ruisselet qui va croiser, traverser et retraverser notre sentier bien des fois jusqu'au creux du vallon d'où nous sommes partis et que les chasseurs ont abandonné.

Nous avons, tout près de la source trouvé l'endroit où nous nous sommes trompés la première fois, si proche du bon chemin ...

A part le Frontignan de Geneviève nous n'avions pas préparé de "gâterie" ni pour le départ, ni pour le retour. Pour une fois nous n'aurons pas un bilan énergétique de la journée positif !

Et de plus Josette peut associer tous les éléments pour prendre le sentier dans le sens qu'elle voudra et nous mener dans la forêt de Marsanne sans hésiter !

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:39

Toulaud 00Il arrive qu'une journée radieuse se glisse entre les jours froids et maussades de notre hiver pluvieux. C'en est une aujourd'hui ! C'est sûrement l'une des raisons pour lesquelles nous sommes partis à vingt pour le Tracol.

Nous avons laissé les voitures à Toulaud, village perché ardéchois pour nous enfoncer dans une combe verte, avec de nombreux filets d'eau, quelques mares, de grands arbres nusToulaud 02vers un endroit d'où venaient des rafales d'armes à feu. Et pas des armes de chasseurs, de celles qu'on entend dans les films de guerre. (Quelle chance de vivre au 21ème siècle en Europe occidentale où règne la paix depuis presque 70 an, et de ne connaître ça que par le cinéma). En effet, nous arrivons rapidement au champ de tir de Toulaud, domaine militaire qui est juste délimité par un panneau "champ de tir, défense d'entrer".

Un panneau à quelques pas nous indique que la direction du Tracol est dans l'autre sens, quelle chance nous avons ! Nous passons un pont sur le Mialan affluent du Rhône qui passe à Saint Peray, arrivons à des ruines, celles de Saint Martin, en face desquelles un sentier très accidenté escalade la colline. Claudette nous assure qu'elle est déja passée par là avec le Greb. Mais il n'y a pas de flèche. D'ailleurs il y en aura toujours très peu tout au long de ce parcours et Josette devra sortir sa carte et la fiche bien souvent. Toulaud 07

Le chemin de pierre monte rapidement sur un versant sec boisé de chênes verts. Il faut marquer quelques petites pauses de rassemblement, de rafraîchissement, Toulaud 04pas de pause-banane, ce n'est pas une habitude du MGM qui a opté pour un café accompagné des biscuits fabriqués par l'une ou (et) l'autre avant le démarrage de la rando.

Nous avons continué à plat sur un large chemin où des panneaux "champ de tir, passage interdit" nous enlevaient l'envie de nous égarer sur la pente à gauche.

Et nous sommes arrivés vers 11h30 au Tracol, point culminant du jour où Josette avait prévu le pique-nique. De part et d'autre du chemin que nous avons choisi les chevaux qui paissaient dans les prairies se rassemblent vers nous.Toulaud 05 Curieux, ils sont restés là jusqu'à ce que nous repartions, pas toujours parfaitement calmes, à tour de rôle ils se mordaient, se chassaient ... Nous sommes restés impassaibles, bien trop occupés à savourer le vin de noix que nous offraient Martine et Gérard accompagné de filet de canard fumé servi dans des petites cuillères en biscuit sec ! On peut maintenant baptiser nos sorties "gastro-rando" ! MaisMartine a une bonne raison pour nous régaler : c'est son anniversaire que nous fêtons ainsi. Chanson et côte de Buzet ! Bravo Marine et Gérard !Toulaud 06Et pour couronner tout ça nous avons une vue magnifique sur les montagnes en face de nous. Couspeau ? Lance ? Et encore beaucoup plus loin, des sommets enneigés scintillent au soleil.

Non, pas de sieste, même si la douceur de la journée et la couleur du ciel nous y invitent. Nous avons juste fait le tiers du parcours alors il faut repartir.

Entre les buis, les grands chênes nus, de vieux châtaigniers qui ont réussi à résister à la maladie qui a ravagée les châtaigneraies ardéchoises il y a quelques décennies, tantôt par un large chemin, tantôt par de petites routes nous sommes arrivés à Violon et avons tourné autour de ce hameau en nous demandant quel était le chemin à prendre. Heureusement qu'un habitant nous a dit qu'il fallait continuer encore un peu avant de prendre complètement à droite ...

Nous avons maintenant vue sur le nord-est, très au delà de l'Isère, et sur les premières collines ardéchoises. Ça nous change beaucoup des paysages habituels, c'est plus rondet moins dramatique que nos massifs du Vercors et du Diois.Toulaud 09Nous traversons une forêt de chênes verts, où des genévriers à gros fruits, les cades rappellent à Michel l'histoire des "enguentiers ambulants" qui allaient par la Provence extraire l'huile de cade du bois de cet arbre, et non pas de ses fruits. Je n'ai pas trouvé trace de ces travailleurs, par contre les fours ont fait l'objet de quelques articles très documentés dans la blogosphère. A quand la rando sur les traces de Marie-Madeleine et des fours à cade ?

Le mois de janvier a aussi ses richesses botaniques, encore un champignon de souche, la Tremelle mésentérique masse gelatineuse d'un beau jaune d'or est convoluté, lobé, plissé et cérébriforme ... Non comestible, mais riche au niveau du vocabulaire qui s'y rapporte ... (j'ai mis en lien un site presque encyclopédique sur les champignons, indispensable aux chercheurs que nous sommes !)  Toulaud 12Et maintenant attention, le sentier descend très rapidement vers le hameau de Fosse. Les pierres ont été lissées par l'eau qui passe aussi par là, par les randonneurs, et maintenant les bikers qui les colorent en noir, et dont nous avons rencontré plusieurs spécimens aujourd'hui.Toulaud 13Prennent-ils aussi ce raidillon qui descend vertiineusement ou font-ils le tour comme nous maintenant ?Toulaud 14Fosse est le cadre de notre photo de groupe, et nous repartons aussitôt pour Toulaud qui est encore à 3.7 kilomètres.Toulaud 15Bien sûr nous aurons quelques interrogations aux carrefours suivants, non fléchés, carte, fiche, Josette veut être sûre de ne pas nous perdre.Toulaud 16Surprise à Labaryn il ne nous reste plus que 3.6 kilomètres ... et pourtant nous venons d'en faire 1.4 depuis le panneau qui nous indiquait Toulaud à 3.7 ! Non seulement les panneaux sont rares, mais en plus ils ne sont pas tous justes.

Toulaud est tout près lorsque nous devons traverser le Mialan à gué. Enfin à gué, c'est pour les jours et les hivers normaux, et en ce moment ce n'est pas un hiver normal, c'est un hiver pluvieux. Les pierres par lesquelles nous devons sauter le ruiseau sont nombreuses sous l'eau. Nous cherchons un autre point de passage ; moins large c'est plus profond et au courant plus vif, et entre les deux il y a trop d'eau ... Allez, on y va !Toulaud 17Même prudemment les pierres roulent et Claudette semble bien avoir un pied dans l'eau ?Toulaud 18D'un pas plus ferme Claudie avance, et elle éclabousse,Toulaud 19mais pas autant que Marie Claire qui court en traversant !

On constate, on s'ébroue, on rit, on s'esclame et on continue jusqu'au deuxième passage du Mialan, aussi délicat. La plaine au pied de Toulaud est suffisamment large pour que le ruisseau y décrive plein de méandres dont trois sont sur notre itinéraire. Alors après le dernier il n'y a plus que deux personnes qui n'ont pas mouillé leurs chaussettes ; les deux Martine dont l'une a réussi à passer les gués sur la pointe des pieds et l'autre a préféré enlever chaussures et chaussettes pour passer cette épreuve.

Merci Josette d'avoir choisi un jour très ensoleillé pour nous emmener ici !

Nous avons bien mérité les deux gâteaux qui nous attendent dans les voitures. Un délicieux cake avec plein de fruits confits et un gâteau de potiron, spécialité périgourdine dont je vous livre la recette.

 

                                                           MILLAS

Préparation : 20 mn, Cuisson : 25 mn.

Pour 8 personnes.

1 kg de potiron                                               250 g de farine de maïs ou 200 g de semoule de blé fine

3 c à soupe de rhum                                    250 g de sucre en poudre

4 oeufs                                                            125 g de beurre

1/4 litre de lait                                                1 pincée de sel

 

Retirez l'écorce du potiron.

Coupez le potiron en gros morceaux et jetez-les dans l'eau bouillante salée (elle doit recouvrir le potiron juste à ras).

Au bout de 5 à 10 mn égouttez-le.

Allumez le four.

Mettez le beurre dans une terrine. Passez le potiron à la moulinette au-dessus du beurre. Mélangez avec une cuillère en bois. Incorporez le sucre. Mélangez bien.

Ajoutez ensuite le rhum, les oeufs préalablement battus en omelette, le lait chaud puis la semoule ou la farine de maïs que vous verserez en pluie. Remuez bien.

Beurrez un moule. Versez-y la préparation. Mettez à four moyen jusqu'à ce que ce gâteau soit bien doré. Vérifiez la cuisson avec une lame de couteau. Servez chaud.

Le millas est également très bon le lendemain. On le mange alors, soit froid, soit coupé en tranches et frit dans du beurre.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:26

Randonnée ou errance ? Je crois que nous avons surtout erré entre Grâne et Mirmande aujourd’hui. Mais ne t’en fais pas Josette, nous aimons bien ça aussi de temps en temps ; ça nous apprend beaucoup de choses, qu'il est beaucoup plus facile de s'égarer dans une fôret aussi vaste en absence de marques que de se repérer alors que sur la carte les éoliennes ne sont pas mentionnées, et qu'un chantier de déboisement a dû bien abîmer les sentiers.Gr 00
Voici le projet initial, défini suivant les conseils d’Alain et Hélène qui n’ont pas marché avec nous depuis bien longtemps …Il faudra les emmener lorsque nous recommencerons ce type de sortie !
Nous avons laissé les voitures au hameau de Rouveyre et sommes parties (pas un homme aujourd’hui dans l’équipe, vous nous manquez les Michel …) vers les éoliennes perchées très au-dessus de nous. Il n’a pas été facile de les atteindre par les chemins humides, boueux et même coupés par d’énormes flaques. On a contourné, on a pataugé !Gr 01
Trop préoccupées par ce qui se passait à nos pieds avons-nous raté quelques panneaux ou flèches ?gr 02
Ou bien est-ce un circuit complètement hors des sentiers battus ? Une invocation céleste et une consultation du groupe nous ont fait faire demi-tour pour poursuivre dans la coupe de bois.
Enfin là j’ai trouvé matière à photographier. Car depuis que nous sommes parties il n’y a pas de paysage autour de nous, complètement bouché par la brume, le ciel couvert de nuages très gris, les arbres et les herbes ployés sous les gouttes de pluie, et l’air saturé d’humidité, la crainte de glisser avec mon appareil photo ne m’ont pas donné envie de le sortir. Mais tous ces champignons de souche sont irrésistibles !Gr 03
Des auriculaires oreille-de-judas, brun taupe semblables à du velours, Gr 06Gr 04des tramètes versicolores aux consoles superposées  vertes, grises, beiges, rousses ou orange quelle richesse de couleurs !

Gr 08

Gr 07

 des fines dentelles blanches que je n'ai pas identifiés,Gr 09des spongieux blancs restés également anonymes,Gr 05
des oranges ondulés …Gr 10 Une variété de quoi satisfaire des chasseuses d’images frustrées !Gr 11
Le vent du nord qui souffle depuis cette nuit ronfle ici, sous les ailes des éoliennes. C’est juste en dessous là où les courants d’air sont moins importants que nous nous arrêtons pour pique-niquer. Le bruit des éoliennes fait penser à des vagues très rapides arrivant sur une plage.
Il fait franchement froid et nous avons toutes l’onglet lorsque nous repartons. Il nous aurait fallu garder nos gants pour manger.Gr 12
Plein nord puis à l’est. Et là, prenons-nous ce chemin qui descend ou poursuivons-nous vers Marsanne ? Nous descendons, et puis non, nous revenons vers l’est, et quelques centaines de mètres plus loin nous retournons sur nos pas, croisons un sentier marqué 28, puis beaucoup plus bas reconnaissons un endroit où nous sommes passées ce matin … croyons avoir rejoint celui que nous avons monté ; mais non, la pente est trop forte, nous ne sommes pas passées là …  Josette interroge la carte qui ne nous parle pas aujourd'hui ;Gr 13nous continuons, nous tournons, nous essayons de reconnaître, nous restons perplexes, Gr 14une émissaire part à droite, moi à gauche et j'aperçois une combe ouverte sur une prairie qui semble aller vers le vallon où nous avons laissé les voitures. Au moins en sortant de la forêt nous pourrons nous orienter plus facilement … Le vent du nord nous sert même de repère !
Longtemps après un petit panneau nous indique que nous sommes dans le bassin de Bichet, très à l’ouest de l’endroit souhaité … Plus qu’un kilomètre pour arriver aux voitures où nous nous partageons avec gourmandise le gâteau d’Elisabeth, biscuit roulé groseille-chocolat, à la fois gourmand et frais !
Josette, quand tu veux nous repartons en sens inverse pour essayer de trouver l’itinéraire d’Hélène et Alain !

P.S. J'ai identifié quelques uns des champignons de souche grâce à un site encyclopédique à trouver en cliquant ici.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:00

St Julien 00Retour vers Grâne. Nous passons le ruisseau et montons vers Malaire où nous ne pouvons pas laisser les voitures, la  route est encombrée par de gros engins de chantiers. C’est à pied que nous devons les passer, très au large pour moi car je n’aime pas ça. Comment deviner les mouvements de ce grand bras qui se déplace de façon inattendue ?
St Julien 01Le brouillard couvre la vallée et masque le soleil que l’on devine à peine. Même si nous ne le sentons pas, le vent doit souffler car le paysage change continuellement. Le soleil jette un rayon puis se cache à nouveau, un sommet se dévoile pendant quelques instants, la route monte légèrement et nous sommes sortis au-dessus du brouillard. Voici même les Trois Becs qui se dessinent entre brume et nuages !St Julien 02
Le but de notre randonnée est la chapelle Saint Julien par une boucle dont nous ignorerons les chiffres, Jacqueline est empêchée de marcher par une douleur à un genou, mauvais souvenir de notre sortie à la Commanderie. Elle nous manque, et pas seulement à cause de son GPS !St Julien 03
Josette a judicieusement choisi l’itinéraire 41 qui emprunte de larges chemins empierrés, qui nous réservent de jolies trouvailles telles cette ammonite géante, reliés par des portions de route qui nous évitent la boue des sentiers. Sur les hauteurs de Grâne il y a décidément de vieilles maisons splendides, comme la ferme Plaisance la semaine dernière et maison du Paroissien (enfin je crois que c'est plutôt la maison de la famille Paroissien) aujourd’hui qui sont parmi les plus belles .St Julien 04
De temps en temps nous avons une large trouée sur les montagnes à l’est où les neiges du Glandasse scintillent tout au fond. Mais entre temps une petite bruine qui nous fait sortir nos capes de pluie. Et nous voici déguisés en tortues, et surtout parés pour continuer !St Julien 09
Quelle surprise lorsque sort du brouillard la chapelle Saint Julien ! Agrandie par la grange où Josette avait pensé que nous pourrions nous mettre à l’abri elle est convertie en belle maison spacieuse ! Il ne nous reste plus qu’à continuer en espérant trouver un abri un peu plus loin.St Julien 05
Le crachin s’arrête heureusement car nous ne voyons pas d’endroits où nous pourrions nous abriter. Finalement un tas de pierres fera notre affaire, il nous évitera de nous assoir dans l’herbe trop évidemment mouillée. Le plus délicat est de trouver une place plate et stable où nous poser avec notre sac. Et maintenant nous ne bougeons presque plus, sauf Martine qui fait des photos et distribue des chips pour accompagner le vin de sureau de Claudette servi par Michel, qui reviendra avec le sien,  Jean Paul et Monique qui nous offrent le délicieux fromage de leur Savoie, et le chocolat, qui nous l’a proposé ? Non seulement j’ai perdu le compte mais aussi mon carré dans les interstices des pierres …St Julien 10
Un vol de pinsons des montagnes (répertorié dans cette encyclopédie sous le nom de P. des arbres ou P. du Nord ?) sur le champ en face de nous fait dire à Josette que le froid revient. Ces oiseaux, petits migrateurs chercheraient dans les vallées des températures plus clémentes que sur les hauteurs où ils habitent en belle saison.
Le temps n’est pas à la flânerie, nous poursuivons notre tour par des chemins dont les haies retiennent des gouttes, colliers suspendus aux brindilles et aux ronces.
Le paysage est maintenant largement dégagé et voici du sud au nord : Rochecolombe sur laquelle s’appuie Saoû, le pays de Mozart en France, le grand Pommerol objet d’exploits du groupe qu’il me faudra bien raconter un jour, les Trois Becs et le Diois dont les sommets sont encore dans les nuages, Chabrillan le pays de Josette, non on ne voit pas Saillans, le pays de Michel caché dans les méandres de la Drôme, Crest, tout au fond la tache blanche est le Glandasse, et au premier plan, devant nous Grâne et son beffroi. Superbe ! La place de cette vue est bien en frise du jour !St Julien 07
Autre indispensable, la photo de groupe, une de celles où l'on voit tout les participants ou presque !
Et voici Grâne éclairé par la lumière du soir … Beau panorama au moment de lever notre verre à Michel en savourant le gâteau de Nadine. Joyeux anniversaire ! St Julien 08

PS : les photos des "tortues" et du groupe sur le tas de pierres sont de Martine. Merci !

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 16:41

Tête dure 00Drôle de temps ce matin, si doux à Beauvallon et de moins en moins alors que nous nous enfonçons dans la vallée de la Drôme pour arriver à Die avec une alerte verglas.

Après nous être rassemblés sur le parking de la piscine nous avons passé le pont Rompu pour monter sur le plateau de sa rive gauche. Vers des cols et des sommets qui me font rêver, car je ne connais pas les toponymes que Robert nous a dit, et randonner vers de nouveaux paysages ou de nouveaux points de vue, c'est ce que je préfère !

Tout de suite, sans échauffement la route forestière grimpeTête dure 01vers le sentier des "40 lacets" qui monte jusqu'au pic de Beauvoisin, au creux des montagnes devant nous. Tête dure 02Robert a choisi de nous faire passer par la ravine où coule un ru qui lave nos chassures. Les miennes sont étanches, et je vais bien apprécier cette qualité aujourd'hui car les lacets du sentier sont dessinés de part et d'autre d'une cascade principale et limités par des ruisselets secondaires !Tête dure 03 L'eau est abondante tout autour de nous.Pas étonnant que la Drôme soit si grosse avec tout ce qui doit lui arriver des montagnes qui l'entourent.

Les passages à gué nous semblent délicats et c'est avec beaucoup de précautions que nous les abordons.Tête dure 04Heureux d'arriver sur la route, au lieu-dit Pic de Beauvoisin et de souffler un moment car la première côte que nous venons de grimper en à peine plus d'une heure présente un denivelé de 440 mètres !

Et la suivante pour arriver au col de Beauvoisin sera d'à peine plus de 100 mètres. Essoufflés, en nage,et contents, nous nous regroupons avant de continuer par un sentier presque plat vers la Tête dure, nouvel objectif fixé par Robert, les précédents étant trop loin, trop quoi exactement ?Tête dure 05Le sentier est bordé de pins, de petits chênes, de buis et de bouquets de thym dont le parfum se dégage à chacun de nos pas.Tête dure 09 Quel plaisir de marcher là, en face du sommet de Gavet et du col de Beaufaÿn où Thierry aurait bien aimé aller pique-niquer. Tête dure 06

S'il est un peu tôt pour s'arrêter à la Tête dure, aller jusqu'au col en face doit prendre encore beaucoup de temps et représente pas mal d'efforts. Etait-ce par là que Robert avait pensé aller ? Oh, oui, c'est trop d'efforts pour aujourd'hui !

Nous déjeunons donc assis entre les pierres et le thym, au soleil qui reste un peu frais. C'est un moment agrémenté par les discussions, les plaisanteries et le dessert aujourd'hui offert par Denise. Non merci, je ne veux pas la recette de cette extraordinaire gourmandise faite de chocolat, de beurre, de sucre sur un lit de biscuit aux amandes ; une deuxième petite portion me suffira, et je me lécherai les doigts ! Heureusement que nous avons dû monter jusqu'ici pour nous permettre une telle folie !

Tête dure 07Je récolte un gros bouquet de thym et en arrache deux pieds pour les replanter dans note jardin. Robert m'en donne deux autres auxquels il a laissé une grosse motte de terre, au moins ceux-là n'auront pas de choc dû au changement d'alimentation ... Tête dure 08

Une pause pour la photo de groupe avec la Tête dure à droite qui domine de quelques centaines de mètres l'ensemble du paysage.Puis nous prenons le sentier à gauche qui redescend dans la vallée en nous offrant une vue splendide sur le Glandasse où il reste quelques plaques de neige.Tête dure 10L'exposition de ce sentier est au nord-est et c'est curieux de constater combien il doit recevoir moins de pluie que celui par lequel nous sommes montés ce matin. Pad d'eau qui court, pas de boue qui sèche.

Lorsque nous avons rejoint la route forestière nous nous sommes accordés un moment pour jouir du paysage, vers le nord, le col du Rousset, Chamaloc et une barre rocheuse qui descend jusqu'au creux d'un vallonTête dure 11où un ruisseau a ouvert une cluse étroite. Juste assez large pour laisser aussi un chemin la franchir, passage de troupeaux, d'animaux sauvages et de randonneurs. Robert, n'y a-t'il pas des sentiers à explorer au-delà de cette porte ?Tête dure 12La vue sur les toits de Die n'est pas mal non plus. Les tuiles romaines que le soleil a tantôt décolorées, tantôt recuites offrent tous les tons de rouge.

Tête dure 13Belle journée sur les hauteurs du Diois où nous en avons vu de toutes les couleurs !

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:24

Grane 00Le temps s'est levé, la pluie a cessé, c'est le moment de commencer à se débarrasser des scories des fêtes, cependant sans se brutaliser ! Un petit tour dans la campagne de Grâne est parfait pour ça.

Jacqueiline n'est pas là avec sa montre qui dit tout, donc pas de performances à annoncer. Quant à moi, je ne sais pas qui a frappé, fatigue des fêtes ou Alzheimer, j'ai oublié mon appareil photos : tout simplement incroyable ! Heureusement Martine a pris le sien, et je vais souvent lui dire, "Oh, Martine regarde la couleur de ces vieilles pierres ...". Elle comprend très bien, elle fait la même chose avec Gérard !

Nous avons donc laissé les voitures sur la place du temple à Grâne, et sommes partis vers l'est. Le chemin habituel est actuellement enfoui par des engins de terrassement, un lotissement est en construction autour de sa trace. Nous retrouvons dans la boue l'itinéraire 42 que nous allons suivre longtemps.Grane 01D'abord jusqu'au hameau de Coucourde puis par celui de Jacquemont qui est remarquablement préservé. Des maisons anciennes dont une ferme fortifiée aux pierres dorées et aux cours fermées par des portes de bois travaillé par les siècles. Superbes !

Il faut éviter les flaques assez nombreuses après les fortes pluies des derniers jours. Franchir une colline donne chaud par cette journée bizarrement douce.Grane 02Douce et grise, le vent du sud souffle et nous ramène son lot de nuages qui devraient passer sans se déverser. Nous redescendons toujours en suivant les flèches "42" vers le pont des Sansouzes. Oh, la belle flèche artisanale, immédiatement suivie d'une autre étrange, mais moins accueillante, presque menaçante : "tolérance précaire" késako ?Grane 04Grane-03.jpg

    Au pont des Sansouzes nous rejoignons des chemins connus, que Rachel nous a souvent fait prendre. Nous montons vers le Bois de la Dame où le talus du chemin fait un siège parfait pour le pique-nique. Photo de groupe.Grane 05Penchée ... Ce n'est pas encore l'effet des élixirs que nous avons partagés, mais celui du manque d'habitude.

Après le repos nous revenons vers Grâne et nous redescendons. Curieuse plaque posée sur un poteau : "les tontons atomiques", qui doit être le pseudo d'un personnage ou d'une équipe assez sympathique.

En apercevant le flot de la Grânette nous avons souhaité trouver un pont. Jamais nous ne l'avions vue ainsi, quelques rapides tourbillonnent et s'agitent en amont du pont caché par les taillis.Grane 06Sur les flancs de la combe voici la ferme de Plaisance, exceptionnelle ! une ferme fortifiée peu commune, avec des ouvertures qui font penser à un système de relevage de pont-levis, des tours à chaque angle : quelle allure que cette demeure qui a appartenu aux Poitiers, seigneurs du Dauphiné. Date-t'elle de la première période des Poitiers ou de celle de Diane à qui Grâne fut restitué en 1548 ?Grane 07C'est une simple passerelle un peu fléchie qui permet de poursuivre le chemin bordé de platanes énormes. Nous arrivons tout juste à en faire le tour à trois ! Sur l'autre rive du ruisseau maints arbres sont tombés (bouleaux ?), abattus par des castors dont nous ne voyons pas où ils ont installé leur hutte.Grane 08 Nous arrivons rapidement à Grâne que nous avons encore le temps de visiter. En passant le long d'une demeure très impressionnante, avec ses pavillons à toitures vernissées, son pont au-dessus de la route pour aller dans le parc,Grane 09et ses multiples cours. Quand la famille Grimaldi de Monaco l'a-t'elle fait construire ? Lorsqu'ils sont devenus seigneurs du Valentinois en 1642 ou plus tard ?

Nous laissons le beffroi et continuons par les calades du vieux village pour remonter jusqu'à l'époque féodale, celle de la construction d'une forteresse dont il ne semble plus rester grand chose. Là nous sommes bien dans la première période des Poitiers, avant qu'ils se soient dépossédés par l'évêque de Valence aidé du seigneur de Saint Vallier. Nous sommes restés dans le présent et avons surtout profité des paysages qui s'offrent d'ici aux curieux et aux habitants de ce quartier.Grane 10Le Glandasse enneigé, que les nuages évitent, est illuminé par le soleil. Tout comme le Grand Veymont qui se profile derrière le But de Saint Genis.Grane 11Marianne nous a chanté un bel air de Mozart et un autre de Fauré dans le théâtre de Verdure où des concerts sont donnés en été. Et Martine nous y a dansé la mort du cygne. Nos sorties sont divinement culturelles !

Derniere image de la journée : les Trois Becs pris dans un peu de brume.Grane 12A la semaine prochaine !

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 19:29

St Vincent 00C'est le houx de Noël que nous allons chercher à Saint Vincent de la Commanderie, à 2.8 km à l'est vers les Monts du Matin. C'est la première ligne des montagnes du Vercors qui portent ce nom en raison de leur situation, juste au soleil levant. St Vincent 01Il n'a pas encore franchi le sommet des Roches de Treillaras, mais on devine son ascension derrière la ligne de falaises. Un curieux phénomène se produit au faît, juste là où se profilent des arbres aux branchages nus. Un halo les entourent complètement. Coup de zoom.St Vincent 02Est-ce le givre qui produit une évaporation que le soleil illumine ? Que ce soit ça ou autre chose, c'est une vision féérique dans la lumière contrastée matin.

Nous montons dans l'ombre, sur le sol gelé. Un peu plus haut il reste de la neige sur le chemin. Lorsque nous passons sur le flanc exposé au nord-ouest la neige se transforme en glace.St Vincent 05Ça nécessite des regroupements réguliers pour avancer ensemble ou presque.St Vincent 04Nous suivons bien sur les parties dégagées,St Vincent 06jusqu'au moment où nous atteignons une couche assez épaisse de neige givrée. Pour un peu nous supporterions des raquettes !St Vincent 07Des raquettes ? et aussi des palmes ... La température relativement douce provoque la fonte de la neige, alimente des ruisselets qui cascadent au creux des montagnes, s'étalent sur les chemins et les descendent en chantant.St Vincent 08Michel se décarcasse à amener une très grosse pierre pour rendre la traversée du gué plus facile, que nous n'utilisons même pas ! Allez, les pieds dans l'eau ... Nous n'avons pas encore aperçu de gui ni de houx, mais à défaut nous pourrons chanter "au gué l'an neuf" car nombreux sont les ruisseaux à traverser. C'est vraiment une randonnée "tout terrain" aujourd'hui. Qui nous a dit un peu plus loin que la terre est amoureuse et s'attache aux chaussures ?St Vincent 09Le chemin décrit un grand coude au dessus de la vallée. De ce belvédère on aperçoit les gorges qui traversent la toute première ligne de collines et par lesquelles nous sommes arrivés, au delà la vallée du Rhone et derrière l'Ardèche où les nuages qui nous arrivent du Languedoc n'ont pas encore atteint le Mont Gerbier des Joncs.

C'est un peu plus loin que nous avons trouvé deux houx superbes avec plein de boules rouges. Nous commencions à désespérer, car les arbres que nous avions vus lorsque nous arrivions à quitter le sol des yeux pour éviter les obstacles du chemin étaient seulement verts, d'un beau vert brillant, mais uniformement vert. On ne peut pas cueillir des brassées de houx, on ne tient pas les branches à pleins bras, on fait des bouquets qu'on accroche par les sangles des sacs à dos. Et puis c'est assez rapidement que les branches deviennent trop hautes pour qu'on puisse les couper. Nous avons fait une première cueillette, et sommes arrivés à un large endroit ensoleillé du chemin. Parfait pour le pique-nique.St Vincent 10

Nous y avons passé une heure délicieuse. Pas seulement à cause du soleil. Mais aussi à cause des fromages savoyards de Monique, des bouteilles de Jacqueline et de Geneviève, des nombreuses friandises tirées de beaucoup de sacs ... Non, merci, nous n'en pouvons plus ! Et voici heureusement les cafés léger, plus corsé, avec sucre, sans ... Presque aussi bien que dans les cafés de Vienne !St Vincent 11Devinez qui se cache sous ce bonnet rouge ? On plaisante et c'est à peine si certains ont remarqué un grondement sur le versant à l'ombre, suivi de bruits de bois cassés : une petite avanlanche a dû s'y produire. Finalement impressionnante sur cette montagne;

Et nous comprenons toutes les branches qui barrent le chemin, parfois des arbres entiers comme celui que Michel et Michel ont dégagé quand nous avons eu fini de le franchir ! St Vincent 12Attention aux chutes, même si elles sont bien amorties ici.

Nous sommes rapidement descendus dans la combe, avons essayé en vain de trouver un gué sans descendre jusqu'au lieu dit les Gorges, avons dû revenir sur nos pas et passer la prairie aux chevauxSt Vincent 13pour enfin trouver le pont ... des Gorges ! Et ça aurait été dommage de pouvoir passer ailleurs car les Roches de Treillaras, entre le Pas de Saint Vincent et celui du Touet et les montagnes devant sont vraiment très belles vues de la route sous le soleil bas de l'après-midi.St Vincent 14Nous avons rencontré deux messieurs de Saint Vincent qui ramassaient des feuillages pour la vingtaine de crèches qui vont décorer tout le village à partir du week-end prochain. Belle idée de promenade, n'est-ce pas ?

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 19:40

Aigles 00

Le Serre des Aigles, c'est le même itinéraire qu'en mars, sans aucune variante. Seules les circonstances et les participants changent .

Circonstances : ce matin surprise, le ciel est couvert, la température s'est bien radoucie dans la vallée du Rhône. Après des jours de grand froid les nuages nous arrivent par le sud ; mais cette douceur n'a pas atteint la vallée de la Drôme où la bise souffle en tourbillonnant. Un rayon de soleil arrive à percer les nuages de temps en temps sur les montagnes du Diois, à côté des Trois Becs, derrière les vignes de Clairette des collines d'Aouste, repérées, numérotées, une rangée sur deux labourée où ont été abandonnées des grappes de raisin. Culture biologique ?Aigles 02A l'ouest nous allons garder la tour de Crest longtemps en repère. Elle est au fond, entre les messieurs, juste un point noir au dessus des bois.Aigles 01Il ne faudrait pas croire que tout le monde prend le mot "pause-banane" au pied de la lettre, il y a aussi quelques pommes et barres de céréales !Aigles 03L'allure que nous imposent les premiers est vive et ne nous permet pas de vérifier s'il n'y aurait pas des petits gris sous les pins le long du chemin que le dégel a rendu boueux. L'argile humide s'accroche à nos chaussures qui pèsent alors des tonnes.Aigles 04Les collines sont longtemps restées vertes avec l'étrange automne que nous avons eu jusqu'en novembre, mais depuis le début de décembre les gelées ont roussi les feuillages et les prairies.Aigles 05Au Serre des Aigles alors que le paysage à l'est s'élargit une question essentielle nous divise : quelle est la montagne qui fait le dos rond tout au fond ? Elle ressemble au Grand Veymont mais certains pensent que c'est le Roc de Toulaud. L'avis de nos meilleurs montagnards est définitif. Ils nous donnent les repères de la vallée d'Omblèze, des montagnes de Fond d'Hurle, c'est donc le Roc de Toulaud.

C'est vrai que nous ne sommes que sur la deuxième ligne de montagnes du Vercors, la première est juste derrière Cobonne qui mérite un coup de zoom sur sa tour éventrée et l'abri voisin que la commune offre aux randonneurs. Nous passerons juste à côté en début d'après-midi.Aigles 06Nombre de participants ont changés par rapport à mars. Il y a beaucoup de nouvelles cette saison.Aigles 07Martine, Geneviève(s), Lucie, Lucienne, Françoise, Christiane plus celles qui ne veulent pas passer dans le journal ... Gérard, il y aura quelques absences dans tes photos souvenir !

Sur le chemin du retour un champ d'oignons nous a intrigués. Pourquoi sont-ils aussi gros et aussi serrés ?Aigles 08Nous n'avons pas attendu très longtemps pour avoir la réponse, les semeurs sont autour du tracteur : ce semis est fait pour obtenir des graines. Je me souviens, en effet avoir vu il y a quelques années sur cette colline un grand champ d'oignons en fleurs, gros pompons bleus qui ployaient sous la brise : superbe !Aigles 09Tout au fond, au sud les nuages se sont  rassemblés au-dessus de la Forêt de Saoû. Dans une demi-heure nous serons revenus à Aouste, village construit à proximité du passage de Lauzun, un des deux points d'accès au synclinal.

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