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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:21

Chappe-00.jpgGrand soleil très frais ce matin à l'heure de partir pour Montéléger, premier des quatre villages de cette randonnée dans notre voisinage, les autres étant Beauvallon, Etoile et Beaumont. Pour l'agrémenter Michel et Claudie ont organisé la visite du télégraphe de Chappe d'Etoile. Un télégraphe à Etoile ?

Nous avons laissé les voitures à la salle des fêtes Bernard Cathelin de Montéléger et rejoint la rive droite du Pétochin dont le lit est en travaux de "restauration écologique" afin d'éviter de nouvelles inondations.Chappe 01Nous avons rapidement avancé sur le chemin gelé. Régine est ici chez elle et me raconte les crues du ruisseau dans les champs, autour de la maison de ses grands-parents.

Le parc de Lorient d'où nous allons longer la Véore jusqu'à Beauvallon est encore complètement givré.Chappe 02 Le rythme que nous nous imposons nous réchauffe, et si nous avions tous des gants de soie, comme Josette, Geneviève et Claudie nous aurions chaud jusqu'au bout des doigts. Le nec plus ultra, ce sont les chaussettes de Geneviève : cachemire violet !Chappe 05Michel et Michel trouvent que les deux énormes fayards aux multiples branches de part et d'autre du chemin sont le cadre idéal d'une première photo de groupe. OK, en plein soleil c'est bien. Je prends mon pied et l'installe pour y être aussi.Chappe 03Dans un coude du ruisseau le chemin reste à l'ombre des grands arbres, le givre y est si épais qu'il sera encore là lorsque nous repasserons quelques heures plus tard.Chappe 04A Beauvallon la rue vers le château glissait bien. Attention dans l'escalier qui passe derrière l'église puis dans la montée de Pisse-Rosse.

Il y a quelques années,Rachel nous avait emmenés par ces sentiers, et nous n'avions pas remarqué de télégraphe à côté du château d'eau d'Etoile. L'idée que nous puissions ne pas l'avoir vu nous laisse perplexes.Chappe 08Et pourtant le voici, bien visible en haut d'un petit bâtiment à étage. Deux messieurs nous y attendent pour une visite avec tous les commentaires souhaités. Et nous comprenons vite pourquoi : ces amis de Michel et Claudie travaillent avec eux au sein de l'association APER (les Amis du Patrimoine Etoilien et de la Ruralité), qui "exploite" ici tout un espace ; la vigne pour des vendanges à l'ancienne, un champ de céréales pour les moissons et la fête des battages, et dans un coin ils ont reconstruit, euh, "réhabilité" le télégraphe de Chappe d'Etoile suivant des plans fidèles aux originaux.Chappe 09Nous sommes reçus à "la maison du stationnaire" qui travaillait ici de l'aube au crépuscule. (En fait, je crois qu'ils étaient deux à scruter toute la journée le télégraphe de Valence-Fontlozier pour retransmettre le message à celui de Livron ou inversement). Cependant nos guides ne nous ont parlé que DU stationnaire qui vivait dans la solitude et l'autonomie. Sa maison était entourée de son jardin, de ses volailles, de sa citerne et équipée pour assumer tous ses besoins de célibataire.

Revenons à l'aspect technique de cet équipement destiné à transmettre rapidement les nouvelles sur de grandes distances.Chappe 11Les petits bras que déplaçait le manipulateur étaient dans les mêmes positions que les grands bras placés au sommet du bâtiment.Chappe 10Nous sommes bien en présence d'un élément du premier réseau de télécommunication du monde, créé par les cinq frères Chappe en 1793 ! Le réseau comprenait alors environ 550 stations réparties sur tout le territoire français chargé de la transmission des messages administratifs et militaires, en particulier pendant la Révolution et les guerres napoléoniennes.

Chaque ligne du réseau centralisé à Paris comprenait deux têtes de station et des stations relais installées tous les dix kilomètres sur les points les plus hauts de la région. Le stationnaire observe les signaux émis par la station amont et les reproduisait vers la station aval.

Le moyen était très efficace : lors de l'élection du pape en 1829 la nouvelle a été portée de Rome à Toulon à cheval en 80 heures, alors que la retransmission par le télégraphe de Toulon à Paris a pris 3 heures !Chappe 12

Les bras des machines pouvaient être vus par tous, donc les messages étaient codés. Les bras formaient des nombres de 1 à 92. Le premier signe désignait le numéro de la page du livre des codes, le deuxième la ligne ...

Mais la transmission n'était pas sans quelques erreurs. Aussi lorsque l'électricité est arrivée le télégraphe de Chappe a été abandonné pour être remplacé par la transmission des messages en morse.Chappe 13

Le logement du stationnaire occupait le rez-de-chaussée, paillasse, petit fourneau, table et chaises que nos hôtes ont sorties pour nous offrir le jus de raisin que l'association obtient avec sa vigne. Une deuxième photo de groupe s'impose aujourd'hui, avec eux.Chappe 14

Le soleil chauffe agréablement les vieilles pierres des murs de la maison, et c'est un endroit parfait pour le pique-nique du jour.Chappe 15Les quatre chaises sont prises par les plus rapides ? non, plutôt par ceux qui se lèvent le moins facilement aujourd'hui ... Nous ne flânons pas après le déjeuner et repartons vers Beauvallon et ses bassins de régulation. C'est un ouvrage superbe à trois étages dont on franchit les niveaux par un escalier aux marches basses qui devaient permettre à des équipages de les franchir.Chappe 16Par quelques détours nous sommes arrivés au vieux lavoirChappe 17puis avons rejoint le lac où tous les canards de la région ont dû se donner rendez-vous. Nous avions rendez-vous avec Rachel et ses compagnons, entre le marché de Beauvallon et le pont, et ne les voyons pas. Et c'est seulement un peu plus loin que nous allons les croiser,Chappe 18provoquant sur ce chemin très fréquenté un vrai embouteillage. Alors les discussions continueront à Montmeyran, n'est-ce pas ?

Ce n'était pas la randonnée des records, mais c'était bien agréable de découvrir un peu de notre patrimoine sous le beau ciel d'automne. A la semaine prochaine !

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 19:18

Rotisson 00J'ai écrit un récit de notre sortie de jeudi dernier que je ne retrouve plus ... Les mystères du monde virtuel.

Donc nous étions 24 personnes, dont certaines avaient un grand besoin de houx pour leurs décors de fêtes. Le houx, c'est dans la forêt de Rotisson que nous le trouvons. Du moins le pensions-nous.Nous sommes allés jusqu'au hameau de Beaumazet, un peu après Saint Laurent du Pape.Rotisson 05Nous avons suivi exactement le même itinéraire que l'an dernier, sommes montés par la rive gauche du ravin jusqu'à BoinierRotisson 12puis vers Pierre Gourde où nous ne sommes pas montés aux ruines du château, il y avait trop de bise. Nous avons continué en laissant le hameau de Chastan sur notre droiteRotisson 01vers le col de Gilhac où les Ponts de Chaussées d'Ardèche semblent attendre beaucoup de neige.Rotisson 02Nous étions à l'orée de la forêt de Rotisson qui s'étend loin de l'est à l'ouest.Nous avons longuement poursuivi vers le col de la Mure jusqu'au hameau de Combeau, où les alentours de la maison de Ginette nous accueillent toujours, même en son absence. Certains ont choisi la cave, d'autres un mur bien exposé à l'abri du vent.Rotisson 03Entre dezux gorgées de bouillon ou deux bouchées de nourriture chaude nous papotons ; les messieurs apportent leur contribution de potins et de vraies nouvelles. C'est ainsi que nous avons su que Robert, notre meneur avait 78 ans.Rotisson 07Bravo Robert et bon anniversaire ! Levons nos timbales de café à ta gloire. Nous te souhaitons de continuer à nous mener pendant les dix prochaines années, tous dans les mêmes conditions physiques. Photo de groupe très particulière cette semaine : Robert au milieu de toutes les dames du groupe. Aucune ne s'est cachée !Rotisson 04Et maintenant demi-tour pour la cueillette du houx convoité. Nous avons pénétré dans le bois de genêts, de pins, de chênes, de broussailles jusqu'au grand houx dont les très nombreuses boules du sommet semblaient nous narguer.Rotisson 08Il n'y en avait pas à notre hauteur ! Nous sommes allés plus loin, les premiers et les plus grands se sont haussés sur la pointe des pieds, se sont étirés et le sécateur prêté par Genevieve est tombé parmi les feuilles mortes. Mais quand, mais où ? Rotisson 10Il a fallu à André beaucoup de temps pour le retrouver, que les heureux cueilleurs ont passé en se partageant le butin, alors que les autres essayaient de ne pas se refroidir en cherchant les rayons de soleil.

 

Rotisson 09Rotisson 11

Robert a sifflé, c'est le signal de rassemblement, nous nous sommes comptés ; Robert a resifflé et André a fini par revenir tout content de rendre à Geneviève son sécateur.

Et maintenant descente rapide jusqu'à Pierre Gourde où nous avons pris le sentier en rouge sur la carte pour rentrer aussi vite que possible.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:03

Gerbe 00Il y a beaucoup de nuages à Beauvallon à l'heure à laquelle nous nous retrouvons devant chez Robert et Nicole, mais la pluie n'est prévue que pour les jours prochains. Nous avons été nombreux à avoir l'impression qu'aujourd'hui est peut-être le dernier jour de cet été de la saint Martin, et qu'il fallait en profiter.

Nous partons à Vaugelas, hameau voisin de Monclar sur Gervanne où le soleil brille.

Alors que nous nous préparons une exclamation retentit, suivie de rires et une voix explique : Mimi a bien deux chaussures, mais l'une est à Gérard ! Il doit chausser du 44 alors que Mimi arrive juste à 36 ... Il faut quelques minutes pour arriver à lui trouver des chaussures qui pourront aller pour la rando plutôt facile du jour. Mais de grâce, Gérard la prochaine fois que tu ne seras pas bien n'essaies pas d'avancer une Mimi endormie en l'aidant !

Des chiffres fusent : 18, 28. 28, 18. Ces chiffres du jour sont 18, la distance à parcourir et 28 le nombre de participants.

Par un chemin large comme une avenue nous sommes arrivés au col de la Croix, avons suivi la flèche chapelle Saint Christophe, sommes passés devant une source sûrement miraculeuse,Gerbe 01et just avant de prendre un sentier nous avons fait la pause banane.Gerbe 02La bas, tout au fond le plateau de la Croix de Vellan domine le paysage.

Le sentier que nous avons pris est profondément creusé, boueux et encombré de branchages. Mais nous arrivons bien avant midi à la chapelle Saint Christophe, où nous faisons un bref arrêt pour ceux qui ne la connaissaient pas encore. Moi, je ne l'avais pas encore vu sous cet angle.Gerbe 04Depuis déjà un moment Alain et Bernard nous rappellent les incendies qui avaient ravagé les collines voisines dans les années 70, mobilisant plusieurs Canadair pour arriver à en venir à bout.

On distingue encore aisément les forêts brûlées et replantées, des vieux arbres à l'est de la Chapelle. Car l'incendie s'est miraculeusement arrêté juste avant de l'atteindre.Gerbe 03

Surtout Robert, épargne-nous de monter après le repas, il faut continuer à marcher et monter jusqu'au col de Gerbe ! Gerbe 05Au sud les Trois Becs sont complètement cachés par les nuages qui se sont accrochés à leurs sommets, et qui couvrent toute la Forêt de Saoû. On aperçoit juste en face Cresta entre brume et nuages.

Le vent nous attendait au col. Les nuages se sont invités et ont envahi le ciel. Nous nous sommes dispersés pour trouver de petits endroits abrités.  Ahmed a fini son pique-nique seul, en haut du chemin, derrière des genièvres et des sapins, sous le soleil revenu.Gerbe 06Les journées sont beaucoup plus courtes et moins chaudes, alors Robert siffle rapidement la fin du repos. Nous avons encore une longue distance à parcourir, sous le soleil. Les nuages ont été chassés par un vent de hauteur car même les Trois Becs sont maintenant visibles.Gerbe 07

Nous avons traversé la forêt du Grand Barry, de sapins, de petits chênes et de garrigue. Une clairière est le cadre souhaité de la photo de groupe (presque complet) ;Gerbe 08et nous avons poursuivi d'un pas vif le sentier qui traverse le côteau calcaire, ses buissons et sa végétation pauvre jusqu'à rejoindre le grand chemein que nous avions pris ce matin.Gerbe 09Il ne nous reste plus qu'à descendre sur le flanc ombragé de la vallée. En face les vieilles pierres d'une petite cabane des champs sont chauffées par le soleil qui décline. Certaines sont bien entretenues, celle-ci a perdu son toit. Combien de temps les murs tiendront-ils encore debout ?Gerbe 10Et nous voici revenus à Vaugelas où nous voyons un clocher. Il y eu donc une église dans ce village qui dut être beaucoup plus peuplé que maintenant !Gerbe 11Il paraît que les nuages que nous voyons en rentrant nous ameneront de l'eau et de la neige pour demain. Nous avons vraiment bien fait de sortir aujourd'hui !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 19:04

Je suis arrivée sur le champ de Foires à 9 heures moins 1, pas le temps de sentir si la température était froide ou seulement fraîche ! C'est seulement en remontant la D156, celle qui démarre juste avant Bourdeau pour franchir le col de la Chaudière, que j'ai vu la gelée blanche sur les prairies qui n'avaient pas encore été atteintes par le soleil ... Nous nous sommes arrêtés au col de Gourdon, 953 mètres d'altitude, flaques gelées.Gourdon 01

Donc si nos têtes sont couvertes de bonnets rouges, verts ou violets ce n'est pas un signe de contestation, mais seulement pour protéger nos oreilles et nos têtes ! Le café de Marie Claire, les sablés de Maguy et les rochers de Mado sont les bienvenus dans le froid du matin et nous éviteront une pause-banane.

Nous sommes parés pour descendre dans la Combe. Glace dans les flaques, et givre sur toute la végétation. Pas seulement car une épaisseur semblable à celle que nous voyons sur certains feuillages ou mottes d'herbe ça ne peut qu'être des flocons gelés ... Il peut donc faire beaucoup plus froid sur les flancs des Trois Becs que dans la vallée du Rhône même parcourue par un fort mistral. Les aboiements de chiens de chasse qui doivent courir sur les flancs de Roche Rousse, à moins que ce ne soit à l'intérieur de la forêt, vers les Trois Becs couvrent le tumulte du ruisseau qui coule au creux de la combe.Gourdon 04Nous nous arrêtons pour un premier rassemblement, car la marche est délicate sur le chemin à l'ombre, où l'humidité entretenue par les sources, les flaques, la neige ne s'assèche pas. Il faut négocier prudemment les virages en épingles à cheveux, et si en plus on se laisse tenter par quelques lactaires, on a vite fait de prendre du retard. Merci Serge d'attendre et de veiller sur les dernières. Et il ne faut pas se vexer si certains vont plus vite que d'autres : c'est normal que tout le groupe n'aille pas au même rythme !.

Nous approchons le ruisseau de Roland qui gronde  de plus en plus. Un guet est prévu dans le parcours du jour. J'espère que ce n'est pas ici, nous risquerions d'avoir de l'eau jusqu'aux chevilles.Gourdon 06Eh bien, si c'est ici ! Quelques grosses pierres un peu branlantes ont été placées pour sauter le ruisseau au courant très rapide et abondant. Merci Michel et Serge pour votre encadrement.

Nous retrouvons Marianne qui se chauffe au soleil, appuyée sur une énorme pierre, attendant le gros des troupes. Francine a continué son chemin que rien ne peut entraver.

Après la longue descente du début du tour, nous commençons à remonter vers Floréal. Le tour de Gourdon est une toute petite boucle qui a été heureusement allongée jusqu'à la ferme de Fonnderesse, à laquelle Josette ajoute une variante peu fréquentée. Le chemin est assez broussailleux et des pierres encombrent ce qui dut être une route de charroi.Gourdon 08Le paysage s'est ouvert sur les marnes de la colline qui conduit jusqu'à la tour de Bézaudun sur Bine (je croyais que c'était la tour de Mornans). Les marnes me fascinent et de font peur à la fois ; j'ai l'impression que ce sont des terrains très instables qui pourraient engloutir tous ceux qui osent les défier. Rien à craindre pour le moment, elles sont au loin.Gourdon 11Nous sommes arrivés auprès de Fonderesse et de ses prairies  juste pour le pique-nique. Au fond tout à l'est le Grand Delmas, et la petite montagne devant, c'est le Gourdon. Maguy nous sort de son sac une surprise : un cake que Renée nous envoie accompagné d'un message. Gourdon 12Renée, même sans gruyère il est parfait ce cake surprise que Maguy a bien gardé depuis un mois.

Après le repas il m'a été accordé une demi-heure pour aller voir sous les sapins si je trouvais des champignons ... mais j'ai très bien entendu que des conversations continuaient bon train. Il faudra que les dormeurs continuent à chercher qui les empèchent de dormir, moi, je ne dirai pas quelles sont les voix que j'ai reconnues !Gourdon 14

Si nous avons tous un air penché, ce n'est pas un problème de terrain, mais d'inclinaison de l'appareil photo !

Nous sommes repartis par un chemin que les sangliers doivent beaucoup pratiquer car les flaques y sont de vraies bauges parfois difficiles à éviter, surtout pour celle qui a envie de patauger !Gourdon 13Ma carte est difficile à lire, mais le sentier est très bien balisé, il suffit de suivre maintenant la flèche vers la Bâtie Roland puis celle vers les Athénols où une source déverse un généreux flot dans son bassin herbeux.Gourdon 15 C'est le moment de refaire les provisions car il ne nous reste que 1.6 kilomètre mais avec un important dénivelé ... oui, il faut remonter tout ce que nous avons descendu. Curieuse randonnée pour la Drôme où c'est à la fin qu'il faut grimper !

Mais que le paysage qui s'offre à nous est superbe avec le soleil à contrejour qui dessine des ombres chinoises avec la tour au premier plan et les montagnes du sud qui s'estompent de plus en plus dans la brume  !Gourdon 16Nous nous approchons du col et pouvons adlmirer tout le vallon avec la route prise ce matin qui "virouille" depuis Bourdeau jusqu'au col où sont les voitures. Virouille ? C'est un mot d'ici bie simple à comprendre !Gourdon 17Nous sommes à nouveau au col, à 950 mètres d'altitude, et après avoir enfilé nos T-shirts secs (même une sauterelle-couteau a senti notre linge propre !),Gourdon 18 nous être désaltérés, nous sommes dans des conditions parfaites pour apprécier le gâteau que Claudie nous a préparé hier soir avec des pruneaux et des amandes. Voilà de quoi reconstituer toutes les réserves que nous avions perdues.Gourdon 19

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 19:25

Serre meran 00Grand classique de l'automne le Serre Méran que l'on peut atteindre de bien des façons, mais en partant chaque fois de Beauchastel.

La météo du jour est résolument optimiste. Après la pluie et l'humidité des jours précédents, les nuages de ceux à venir, nous sommes nombreux à avoir pensé qu'il fallait profiter du soleil aujourd'hui. Mais il n'avait pas encore pointé son nez lorsque nous avons traversé Beauchastel.Serre meran 01A l'Echine de l'Âne nous avons pris un raidillon, peut-être le lit d'un ru, où j'ai bien craint que nous allions nous couvrir de boue et glisser à qui mieux mieux sur les pierres humides. Même pas ! Nous avons monté pendant trois quarts d'heure sans encombre, mais pas sans effort.

Et enfin alors que nous avons atteint le plateau, sous d'immenses pylones EDF les vallées de l'Eyrieux et du Rhône ne sont pas apparues, envahies qu'elles sont par le brouillard. Le soleil des hauteurs n'en est que plus agréable.Serre meran 02Nous avons poursuivi par Charloubet. La forêt de sapins du Serre Méran commence à se profiler à droite. Grâce à l'humidité et à la douceur de la température le paysage est encore très vert.Serre meran 03Beaucoup de voitures de chasseurs coupent le chemin que nous suivons, une importante battue a-t'elle eu lieu ? Est-elle prévue pour l'après-midi ?

Nous arrivons en lisière de forêt où les narines de nos meilleurs limiers frémissent à la recherche des parfums de bolets. Ils partent en éclaireurs, plutôt guidés par leur expérience que par les odeurs.Serre meran 04Il est encore bien trop tôt pour manger. Jean François préconise que nous laissions nos sacs ici et que nous nous mettions nous aussi à chercher. Mais Robert, notre meneur arrive avec quelques informations sur la partie de chasse en cours : il nous faut redescendre car ils vont se déployer dès leur repas fini sur le sommet des collines. Quant aux cueilleurs, ils reviennent bredouille.

Nous commençons donc la descente, en passant par Boulon où des dizaines de chasseurs et leurs chiens sont réunis. Pas très souriants, nous devons les gêner.

Mais que tout ça ne nous fasse pas oublier le paysage : à l'ouest les ruines du château de Pierregourde où certains pensent que nous aurions pu aller pique-niquer. Trop tard. Serre meran 05

Nous descendons encore sur les conseils pressants d'autres chasseurs, et trouvons enfin une clairière où le soleil nous chauffe avec ardeur. Heureusement il y a un peu d'ombre pour Fanny et moi qui préférons ne pas cuire.

Quelques coups de fusil claquent au creux de la vallée. Nous plions bagage.

Nous suivons le chemin qui descend vers Saint Laurent du Pape. Nous l'abandonnons juste avant d'entrer dans le village en tournant vers Beauchastel, pour un long cheminement en sous-bois. Là les pierres sont très humides et les glissades fréquentes.

Heureusement qu'il y a un cable pour traverser le ruisseau de Thouac dont l'eau chante en dégringolant sur les pierres.

J'ai trouvé que la route était encore bien longue, et ai atteint Beauchastel avec un grand plaisir.

Le temps d'une photo presque collective à laquelle il manque encore deux ou trois membres d'un groupe aussi nombreux,Serre meran 06et nous sommes rentrés sous un ciel très coloré. Quel temps va-t'il nous réserver pour demain ?Serre meran 07

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:58

Saoû 11 00Eternelle la Forêt de Saoû ? Pas tout à fait d'après ce que nos constatons lors de nos randonnées : aujourd'hui les pluies ont provoqué un glissement de roches sur la route forestière, ce printemps nous avions traversé sur l'autre flanc une parcelle de bois dévastée par une tempête qui y laisse un grand trou béant.Elle évolue.

Saoû 11 05Saoû 11 02

Mais heureusement le synclinal est vaste, et cicatrise, à son échelle peu à peu. Des générations de randonneurs, de promeneurs, d'escaladeurs et d'amoureux de Mozart pourront venir encore pendant longtemps pratiquer leurs sports favorits et se rejouir de concerts sous les grands arbres.

Aujourd'hui la randonnée que Josette a prévue est une mise en jambes dans la forêt qui commence juste à jaunir et roussir Saoû 11 01

puisque la pluie est attendue pour cet après-midi ; que nous pourrions aisément prolonger si elle n'était pas au rendez-vous.

Entre les falaises entrecoupées par le pertuis on aperçoit le village à l'ouest estompé par la pâleur de la brume et le gris des nuages.Saoû 11 04Il fait tout juste 7° ce matin. La pluie des derniers jours dans la plaine s'est transformée en neige sur les hauteurs du Vercors et le Grand Veymont entraperçu en venant est tout blanc. Rien d'extraordinaire pour un début de novembre, mais surprenant après l'étrange douceur du mois d'octobre.

Finalement l'humidité ne nous a pas empéchées de nous assoir sur le chemin pour la photo de groupe sous des aiguilles et lames rocheuses.Saoû 11 06Nous avons emprunté le troisième sentier pour redescendre vers l'Auberge des Dauphins. Des champignons tentent de se dissimuler sous les feuilles de chênes et de hêtres et les rameaux de buis. Facile pour certains, mais quasiment impossible pour ceux dont la robe est faite de rayures marron, orange et jaune ou ceux de satin bleu-violine qui ondulent en longues rangées chatoyantes.

Saoû 11 08Saoû 11 07

Heureusement il y en a d'autres moins étranges et plus connus qui n'ont pas échappé à notre vigilance et à notre quête. Mais si peu !

Un peu déçus nous nous sommes installés dans les stalles des chevaux des éco-gardes pour notre pique-nique, les premiers arrivés sur leur paille, les autres juste à l'abri.Saoû 11 09Les sac étaient lourds ce matin et en sortent une fiole de vin de chicorée (merci encore Claudie et Michel pour la recette réconfortante les jours frisquets que vous nous avez donnée), une bouteille de côte du Rhône, et un peu plus tard des thermos de café, une plaquette de chocolat et des biscuits secs. Encore une fois nous ne manquerons de rien !Saoû 11 10

A qui Josette fait-elle des signes amicaux ? A une personne qui porte précautionneusement un grand panier plein de ... mais oui, plein de champignons ! Elle se fait un peu prier pour passer nous voir, et nous taquine : depuis ce matin à l'aube hors des sentiers battus, dans les taillis pentus elle a récolté ce panier de pieds de moutons, et rangés dans le sac à dos, un sachet de girolles et un autre de trompettes, et de quelle taille ! Les champignons sont triés, bien rangés et nettoyés.

Saoû 11 12Saoû 11 11

Nous n'osons pas lui montrer nos piètres récoltes. Ses yeux pétillent de plaisir et elle me laisse photographier de bonne grâce ses prises.

Pendant nos discussions et notre repas la pluie s'est mise à tomber, fine et régulière. C'est le moment de sortir nos capes de pluie pour terminer notre tour !Saoû 11 13En face de la maison des éco-gardes nous avons l'air d'un groupe de corbeaux organisant nos nouveaux plumages autour du dominant provisoirement perdu sous des mètres de toile.Saoû 11 14Ça y est, nous avons réussi à ranger nos capes par dessus nos sacs et nous serons prêts à franchir les kilomètres qui nous séparent des voitures après une dernière inspection. Pourquoi ai-je une si grosse bosse, ou plutôt une double bosse ?Saoû 11 15Parce que ma cape, doublée d'une couverture de survie sur laquelle est inscrit un grand "SOS" orange est aussi équipée d'une grande poche dans laquelle j'ai pu ranger mes champignons à l'abri de la pluie et des soubresauts de la marche ! Qualité France, même si ce n'est que la conception ;).

Maintenant on rentre. A combien ? 5 devant, nous sommes 6 et Michel est derrière : ça fait 12.

Mais Josette avait compté 11 ce matin : prévu 12, une défection il reste 11 participants ...

Epreuve du chocolat : 10 carrés dans la plaquette, dont 3 restent lorsque le paquet revient à Claudie et Michel. Qui n'en a pas pris ? Ni moi, ni toi ; ça devient impossible à calculer, pire qu'un problème de robinets ...

Et maintenant quelqu'une se serait-elle lancée dans une tentative de séduction de ramasseur de champignons pour que nous soyons 12 ?

Mais enfin combien y avait-il de passagers dans ta voiture ? Et dans la tienne ? Et dans celle de Marianne ? Finalement nous nous sommes rendus compte au moment de repartir que nous avions été 12 depuis le départ. Mieux vaut tard que jamais. Mais heureusement que Geneviève ne s'est pas perdue lors de ses recherches, nous aurions pu l'oublier .... surtout que maintenant le brouillard est bien accroché dans la forêt et que les Trois Becs ont disparu derière le rideau de pluie.

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 19:35

Brame 00Nous en parlions depuis longtemps du brame du cerf,moment mythique des forêts du Vercors. Chaque fois que nous visitions un refuge autour du plateau d'Ambel l'affiche bien visibleBrame 04

alimentait nos rêves qui un jour ou l'autre allait bien devenir projet, voire plus.

Eh bien nous y étions à "voire plus" ! Rendez-vous à 14 heures pour aller entendre les cerfs bramer à la ferme d'Ambert.

Je pensais que ces appels résonnaient le soir et que nous allions avoir le temps de marcher un peu sur le plateau après avoir laissé les voitures au belvédère qui domine Bouvante. Brame 01

Je photographiais des gentianes cillées qui fleurissent en nombre juste au-dessus de la route lorsqu'un appel lointain a retenti sur les flancs du Roc de Toulau ! Il était à peine 15H30. Je commençais à mieux comprendre pourquoi toute une partie de la forêt de Malatra est interdite aux randonneurs du 15 septembre au 15 octobre.Les cerfs sont en rut pendant toute cette période, et pas à heure fixe.

Un mot d'ordre passe dans notre groupe : "Chut !". L'après-midi va être dure et longue s'il faut se taire jusqu'à 20H30, heure prévue de notre retour ! En fait les échanges ont continué, mais en chuchotant et j'ai ainsi appris que nous ne venions pas ici que pour entendre le long cri rauque des cerfs en rut, mais aussi pour essayer d'en voir ...

Brame 02

Et d'ailleurs voici déjà une biche qui broute dans la prairie tout en haut entre la forêt et le muret qui protège du précipice. Vous ne la voyez pas ? A l'oeil nu nous non plus !Brame 03

Il a fallu des jumelles auxquelles Dominique et Jacqueline avaient pensé et qu'ils nous ont  prêtées, et toutes les possibilités de mon zoom pour arriver à transformer un point roux en biche.Brame 05

Nous avons fait le tour du refuge pendant qu'Alain méditait auprès de la source, puis sommes allés nous installer juste en dessous, entre le chemin et les colchiques là où la prairie offre un vaste lieu d'ébats.Brame 08Brame 06 Brame 07Y voir quelques cerfs et ou biches, même tout à fait en lisière, ça aurait été vraiment bien ...

Tout à droite, là où la prairie semblait vide de nombreux meuglements de vaches s'étiraient et cachaient les appels de cerfs. A 5H, heure de la traite ça se calmerait. Des randonneurs que nous entendions de loin traversaient la prairie. Il y eut même un important groupe d'ado, cahier sous le bras qui semblaient venir s'installer au refuge. Un peu bruyants tous ces jeunes gens. Nous commencions à envisager de changer de lieu d'observation pour être plus tranquilles lorsqu'une interjection péremptoire a jailli de nos rangs, se répendant dans toute la prairie ... je ne pensais pas que la voix était ainsi amplifiée ici. C'est un phénomène dont jouissent aussi les cerfs pour lancer leur appel.

Et justement juste en face de nous un bramement a retenti long, rauque, immense. J'ai imaginé un énorme animal surgir du bois. Il n'avancerait pas jusqu'à nous ?

Pour occuper le temps qui ne passait pas bien vite nous avons mangé nos sandwichs tout en gardant les yeux sur l'orée du bois.

Heureusement que quelqu'un s'est retourné vers les nombreux brames émis depuis le Roc de Toulau car dans une clairière, une biche, un faon, une autre biche broutaient.

Branle-bas, repérage, jumelles, ça bougeait tout le temps et c'était très loin ... Alain a même vu les impressionnants bois d'un cerf, parmi toutes mes photos la dernière est bien lisible : le toupet blanc de la queue d'une biche, sa tête et ses grandes oreilles se voient distinctement. Pendant tout ce temps Alain a enregistré les sons autour de nous. Comprenions-nous bien quand il disait qu'il avait plein de pintades ?Brame 09Nous sommes restés longtemps à entendre les cerfs, et à chercher à les voir en vain. Josette a donné le signal de la retraite un peu tôt à mon goût, mais elle a bien fait car après quelques centaines de mètres une biche et son faon ont traversé notre chemin. Qu'ils étaient beaux !Brame 10 Ils se sont vite mis à l'abri d'un bouquet d'arbres, puis ont poursuivi leur course tout en observant nos mouvements.

Le faon reproduisait exactement ce que faisait sa mère ; ils marquaient l'arrêt, écoutaient, tournaient la tête, repartaient dans un parfait synchronisme.

Brame 11

Brame 12

 

Et finalement nous ne les intéressions plus du tout, ils sont repartis vers la forêt et nous vers les voitures.

Claudie avait préparé un clafoutis aux pêches de vignes vraiment délicieux que nous avons partagé dans la nuit noire, au-dessus des lumières de Bouvant.

Quel bon moment nous avons ainsi passé !

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:34

Desse 00Eh bien, on n'aurait pas dit qu'il n'y avait que 348 mètres entre le moulin de Martignac en Diois et le sommet de la montagne de Desse lorsque nous montions la pente raide sous le chaud soleil du matin !

Desse 04

Peut-être parce nous l'avons faite plus courte que ce qu'Alféo (qui se découpe sur la chaîne entre le But de Saint Genix et le But de l'Aiglette) avait proposé à Josette ...Desse 02nous n'avions pas la carte et avons continué par le chemin qui montait tout droit sur le flanc de la montagne de Desse au lieu de décrire le Z de la carte, juste à gauche du R de Vercors au lieu de suivre l'itinéraire rouge ...Desse 03Une fois regroupés au point où les chemins se rejoignent, et après avoir repris notre souffle nous avons suivi la ligne de crêtes vers l'ouest,  une corniche au sommet des falaises qui dominent la vallée de la Drôme.Desse 05

De l'autre côté les Trois Becs commencent à apparaître derrière la première ligne de montagnes. Les arbres peu à peu laissent la roche nue où des fossiles d'animaux marins nous rappellent que la mer recouvrait ces roches il y a quelques millions d'années.Desse 07

Aujourd'hui par endroit il n'y a pas grand chose, la vue plonge verticalement à notre gauche, parfois devant aussiDesse 06et à droite la pente est assez raide. Nous sommes sur une lame de calcaire qui nous rappelle un peu les sommets du synclinal perché de la Forêt de Saoû.Desse 08Nous montons, nous contournons les crevasses et les failles, redescendons un peu, un peu plus ... Et nous mesurons combien le mot "vertigineux" est subjectif et ne veut pas dire la même chose pour tous. Le belvédère est impressionnant et la vue nous éblouit, nous tous qui venons ici pour la première fois, hormis Alféo, coureur de cols qui en a franchi plus ou presque 2700 dont quelques uns autour de nous.Desse 09Voici le village de Ponet à nos pieds qui marque le début du pays de Quint qui s'étire au nord-ouest vers la Tête de la Dame et le plateau d'Ambel. C'est une des terres drômoises où l'on cultive des plantes aromatiques bio, les vignes de clairette, des noyers, de la lavande.Desse 10A notre droite le village de Marignac-en-Diois et au dessus le But de Saint Genix 1628 mètres, un des sommets du Vercors sud. Le chemin embaume le thym et ... mais que sont ces touffes de fleurs bleu éclatant ? pas des lavandes fin septembre ?Desse 12Leur parfum puissant attire les papillons qui butinent nombreux autour et ne veulent pas prendre la pose pour la photo ! C'est le soir à la maison que je trouverai qu'il s'agit d'hysope, plante qu'un texte protège en Île de France et heureusement pas dans nos montagnes. Elle sert à la préparation de vins, de liqueurs, et de plats ! J'espère que mes plants vont prendre.

Il a été difficile de trouver un peu d'ombre pour le pique-nique,seuls les plus rapides ont été servis.

Le chemin continue toujours au sommet de la montagne de Desse jusqu'à une cheminée étroite et profondeDesse 13qu'il fallait passer délicatement, en choisissant bien les endroits où poser les pieds, où accrocher les mains sans gêner la personne devant ni celle derrière. On s'écarte un peu pour ne pas marcher les uns sur les autres ! et le vélo, Alféo comment l'as-tu descendu ici ? Sur le dos : bravo !

Au col de Ponet et Marignac nous avons pris le chemin au nord-est vers Marignac, avons traversé des marnes qui ne sont pas bien stables, et descendu rapidement jusqu'au point qui rejoint le sentier du matin.Desse 14Regroupement et repos, coup d'oeil au Glandasse qui ferme l'horizon à l'estDesse 15 et nous retournons aux voitures où nous attendaient le gâterie, deux biscuits préparés par Josette : chocolat et noisettes. Un vrai délice tout à fait approuvé par Claudie et Marianne !Desse 16Merci de tous les participants, même celle qui n'est pas sur la photo prise ce matin avant de partir !Desse 01

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 20:42

Trois Bornes 00Un grand classique pour mon retour au club de rando de Beauvallon : le Serre des Trois Bornes jusqu'à la chapelle Saint Christophe ! Terrain connu, avec mes compagnons qui m'ont reconnue malgré mes absences si nombreuses cette saison ...

L'itinéraire est le même que celui emprunté en octobre 2007 et en février 2011. Seuls change le temps et le vent. Ce matin il fait frais pour une fin d'été et le vent ne souffle pas encore assez fort pour dégager le ciel. Dans une fenêtre entre une clématite sauvage et un pin nous aimerions voir les Trois Becs mais ils sont emmitouflés dans des nuages. Euh, en regardant mieux ce n'est pas une liane à gauche, donc pas une clématite ...Trois Bornes 01

Je ne me rappelais plus que nous montions sans discontinuer pendant 1H45 pour arriver au carrefour des Trois Bornes. Parfois j'ai cru que nous arrivions à un plat, mais non, une courbe du sentier, un bouquet de chènes rabougris en masquaient  la pente qui continuait régulièrement vers le point culminant du jour : 660 mètres. Ce n'est pas un record, mais ça m'a paru un peu long.

De là il faut descendre légèrement pendant quelques kilomètres avant d'apercevoir la chapelle Saint Christophe sous le soleilTrois Bornes 02au bout de la piste. Le paysage est vaste, balayé par le mistral qui maintenant a réussi à dégager le ciel de ses nuages juste à temps pour notre pique-nique sur le flanc sud de la chapelle, bien à l'abri. L'odeur des pins et du thym chauffés par le soleil est portée par le vent. La chaleur est redevenue estivale. Nous sommes bien et pouvons souhaiter la bienvenue à Laurence et Claude, nouveaux Drômois et derniers adhérents au GREB Trois Bornes 04avec qui nous avons partagé les plaisirs du moment. Nous savourons le temps de repos en même temps que les canistrellis qu'Irène a préparés et que Jean François nous offre.Trois Bornes 05Le tour de la chapelle s'impose. Michel l'a fait en arrivant le premier et en sonnant de la cloche joliment baptisée "Maria Anna Christophora" qui a ainsi salué notre passage. Trois Bornes 03C'est avant de repartir que je préfère en faire le tour. Depuis notre précédente visite les génoises ont été refaites, des vitraux ont été posés aux deux petites fenêtres latérales. Le soleil joue avec les couleurs au sud.Trois Bornes 06Un tableau en conte l'histoire. Construite au début du 17ème siècle, elle a été un lieu de pélerinage pendant longtemps. Elle fut vendue sous la Révolution puis rachetée par la commune de Véronne en 1874. En 1971 les topoguides la mentionnaient comme étant "à demi ruinée". A l'initiative de Saillans des bénévoles ont réussi à sauvegarder le clocheton et la toiture. Le relais a été pris par Véronne et depuis que l'ONF a ouvert une large piste et qu'il n'est plus nécessaire de porter les matériaux à dos d'homme elle est entretenue régulièrement. La cloche a retrouvé sa place en 1983 pour le petit bonheur des randonneurs qui traversent les montagnes arides environnantes.

Il nous faut maintenant revenir sur nos pas jusqu'au Serre des Trois Bornes pour passer ensuite au col de Pourcheton afin de rejoindre la première ligne de collines surplombant la vallée de Drôme.

Robert nous a trouvé une variante : grimper tout droit un tertre très pentu pour améliorer les performances de la randonnée ! C'est le troisième mamelon qui reste dans toutes les mémoires : alors que nous avons déjà parcouru une quinzaine de kilomètres c'est le dernier coup de collier du jour, plus impressionnant en vrai qu'en photo.Trois Bornes 07Le chemin de crêtes que nous suivons ensuite nous récompense bien avec ses panoramas sur SaillansTrois Bornes 08ou sur les Trois Becs que je si heureuse de revoir après chacune de mes échappées hors de Drôme.Trois Bornes 09Particulièrement splendides aujourd'hui !

Encore quelques efforts dans des chemins caillouteux pour redescendre vers la maison aux volets bleus d'où nous sommes partis.

Nous avons parcouru 17.5 kilomètres avec un dénivelé cumulé de 795 mètres, deux fois la différence d'altitude entre le point de départ 260 mètres et les Trois Bornes 660 ! Heureusement que Robert a ajouté une colline pour arriver à cette performance !

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:32

Jaubernie 00Quel plaisir de se retrouver dans la fraîcheur un peu grise de ce matin qui ressemble déjà à l'automne ! Nous nous sommes munis de sacs de toile, sait-on jamais il a plu récemment et il fait chaud dans la journée ...

Nous partons en Ardèche, vers le lieu dit "Les grottes" juste au dessus de la Jaubernie, à Coux. Le chemin traverse une grande dalle de gré où des bruyères ont fleuries à l'abri de taillis de genévriers. Jaubernie 01Nous prenons la direction du ravin des Baumes, et arrivons rapidement à la première grotte fortifiée dont il reste une grande partie du mur de clôture et de la porte d'accès. Car ces cavernes aménagées aux 15ème et 16ème siècles en abris fortifiés ont servi de refuge aux protestants pendant les guerres de religions.Jaubernie 02On voit très nettement dans la falaise des murs qui en opturent certaines, avec des portes de pierres bien appareillées et surmontées de machicoulis. Des galeries permettaient de passer d'un abri à l'autre.

Trop haut perchées pour que nous essayions de trouver le sentier d'accès, et nous sommes au tout début de notre randonnée, il ne faut pas nous laisser distraire trop longtemps !

Nous nous sommes cependant arrêtés à la dernière aux pierres joliment travaillées.Jaubernie 03Le tour des ouvertures et les appuis de fenêtres sont sculptés. Cet abri qui devait comprendre trois étages, avec cheminées et peut-être bien une source au fond de la grotte devait accueillir les dignitaires des communautés qui ont occupés ces lieux, régulièrment sous Louis XIV, puis plus épisodiquement. Josette nous fait remarqué un détail : le coeur à l'envers en haut d'une fenêtre aurait été un signe de reconnaissance entre protestants.Jaubernie 04A la sortie nous avons passé un mur qui devait constituer la première protection de l'ensemble, et sommes remontés jusque sur la dalle qui lui sert de toit. De là la vue sur Coux, Privas et le Coiron est superbe, surtout sous le bleu du ciel qui commence à poindre.Jaubernie 05Josette et Orchidia sont déjà venues en reconnaissance, mais avec l'aide de la fiche pour les renseignements historiques, et les repères que sont les flêches et les cartes posées à chaque carrefour nous poursuivons le route vers le Serre de Gruas, en passant par Jaubernie 06les Courtiolles, nous reviendrons par les Plaines.

Le chemin de pierres où les roues de bois cerclées de fer des charrettes des siècles précédents ont creusé des ornières est maintenant au soleil. Bordé de bruyères, de haies envahies de ronces et de chataîgniers il est très agréable, mais attention aux pierres qui roulent !Jaubernie 07Quelques instants d'arrêt ici ou là ; sous un chataîgnier pour voir que les bogues sont superbes et encore bien accrochées ; à côté d'un mirador de chasseurs où Michel se prend pour le Tout-Puissant ... ou simplement à un carrefour avec panorama.Jaubernie 08Comment pourrait-on ne pas voir les ruines de la ferme fortifiée de Saint Quintin ? Même de loin elles sont imposantes. Et comment peut-on laisser aller en ruines un tel ensemble dont certaines parties telles que la tour sont médiévales ? Trop chargées d'histoire tragique ?

Nous y reviendrons au retour et nous y arrêterons alors.

Le Serre de Gruas n'est plus qu'à 500 mètres, mais le vent qui souffle fort à la Croix de Gruas nous fait préférer chercher un endroit à l'abri plutôt qu'au sommet pour notre pique-nique.

Le temps de repos passe diversement : Michel (I) a posé genou à terre à côté de Josette, que peuvent-ils bien lire ainsi ? Laissons Claudie et Michel (II) à leur repos conjugal et tournons nous vers

Jaubernie 11

Jaubernie 10

 Jacqueline, Jeannette, Renée et Danielle qui partagent quelques recettes. Valeurs sûres des conversations et pas seulement entre dames !Jaubernie 12Nous sommes repartis, poussés par le vent, en grappillant des mûres le long de chemin. Nous avions pensé en juillet qu'il n'y en aurait peut-être pas, les fleurs étaient à peine formées. Et il semble qu'il n'y en ait jamais eu autant, mais elles sont souvent petites et un peu sèches.Jaubernie 13La photo de groupe devant les ruines de Saint Quintin s'impose, juste avant de prendre le sentier qui dévale la pente rapidement. Les marches sont hautes, des sillons ont été creusés par la pluie, et des pierres roulent : il faut regarder où nous posons les pieds.

Bientôt le chemin s'élargit, mais il est entièrement labouré. Combien de sangliers composaient la harde qui a fait un tel travail sur plus de cent mètres ? Ont-ils trouvé des vers, des graines germées ou des truffes ?

Les figues de la vieille ferme aux volets bleus des hauts des Plaines ne sont pas encore mûres. Nous croisons les personnes rencontrées ce matin : elles font la même randonnée que nous, mais en partant depuis Gruas. Nous allons d'un bon pas, le soleil est chaud, nous nous sommes dévêtus. Et nous arrivons sur la dalle de gré qui couvre les grottes. Des meules de moulin ont été prélevées sur cette immense pierre et ont laissé des creux en amphithéâtres. Irrésistiblement il faut faire une autre photo de groupe où Mado ne se cache que derrière ses bâtons !Jaubernie 14Un coup d'oeil sur le ravin et sur Privas Jaubernie 15avant de rejoindre les voitures où nous attend le gâteau préparé par Francine. Remarquons qu'il est de la même couleur que sa tenue ! Délicieux ce gâteau savoyard. Merci Francine.Jaubernie 16Avec le GREB de Beauvallon j'avais déjà randonné autour de la Jaubernie. Mais nous étions allés jusqu'au Serre de l'Eglise, et avions gardé les grottes pour la fin de la journée !

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