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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 12:08

cath 00Troisième plus grande du royaume d'Espagne par ses dimensions, la cathédrale de Burgos est considérée  comme le joyau de la ville. Inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1984 c'est autant un musée de l'art religieux qu'un lieu de culte.

La nef et les portails furent construits en quarante ans à partir de 1221 par des architectes locaux et d'après des plans ramenés de France. Le superbe cloître à deux étages ne fut construit qu'au 14ème siècle. Au 15ème siècle, nouvelle tranche de travaux et nouveau style. Gothique fortement teinté de Renaissance sous influence mudéjare travaillé par des artistes venus du nord,  Felipe Bigarny, bourguignon, Gil de Siloé , flamand et Jean de Cologne, rhénan qui fondèrent à Burgos des dynasties familiales de sculpteurs-architectes-décorateurs dont nous avions vu quelques chefs d'oeuvres à la chartreuse de Miraflores. C'est à cette époque que furent érigées les flèches de la façade, la chapelle du connétable et que la décoration des chapelles latérales fut renouvelée.

Et maintenant il est temps d'en faire la visite ! D'abord le tour extérieur.

Les architectes se sont joués du relief et toute quelques escaliers permettent d'accéder aux différentes portes qui s'ouvrent sur trois niveaux.

Depuis la place du roi San Fernando, passage obligatoire, une volée de marches permet d'arriver devant la façade principale, dont les décors sont de plus en plus riches alors que les niveaux s'élèvent.cath 01 Au dessus de la rosace et entre les tours il y a, dans le style français, une galerie des rois (ceux de la Bible) due à Jean de Cologne.cath 02 En continuant à monter le regard commence à porter sur l'ensemble des toits, et la forêt de flèches, pinacles, dentelles et festons de pierre. cath 03La tour-lanterne de la croisée du transept est somptueuse et illustre parfaitement "l'horreur du vide" qui s'imposait aux architectes et décorateurs du 16ème siècle !cath 04Au nord, point d'accès le plus haut, la porte de la Coroneria construite au 13ème siècle présente Jésus, Marie et Saint Jean en grand dans le tympan. Au-dessous Saint Michel pèse les âmes, à gauche les sauvés parmi lesquels le roi Fernando III et la reine Béatrice de Souabe ... Des séraphins occupent l'archivolte alorsq ue les douze apôtres sont répartis sur les côtés. Que le passage semble étroit entre toutes ces représentations !cath 06Nous continuons vers le choeur. Les ajouts plateresques (16ème siècle) de la porte de la Pellejeria, de la chapelle du Connetable dont la coupole-lanterne est richement décorée sont visibles de part et d'autre des fenêtresgothiques du déambulatoire .cath 05Nous finissons le tour par la rue Paloma, en longeant le mur aveugle du cloître pour arriver à la porte du Sarmental où le tympan est occupé par Jésus entouré des quatre évangélistes à leur table de travail (c'est la première fois me semble-t'il que je vois cette représentation) accompagnés de leurs symboles, au dessous des apôtres, alors que les les Anciens de l'Apocalypse occupent les voussures. Je ne sais plus qui sont représentés de part et d'autre de la porte, ni quel est l'évêque devant le meneau.cath 10Et puisque nous avons notre billet d'entrée, nous allons maintenant faire le tour intérieur, la porte du Sarmental étant l'accès des touristes.

Elle permet de commencer tout de suite sur le mode "émerveillement": Au-dessus de la croisée du transept l'étoile à huit branches de la tour-lanterne déverse la lumière dans la nef et en particulier sur les dalles funéraires du Cid et de Chimène qui sont là, au centre.cath 15Nous avons passé les stalles de chêne, l'escalier de la Coroneria de style Renaissance à double volée er rampe dorée,cath 14 le retable du maître-autel aux sculputures de pierre polychromes, les panneaux du déambulatoire  pour arriver à la somptueuse chapelle du Connétable de style isabelin. De magnifiques grilles d'accès ferme une chapelle somptueuse ... C'est même beaucoup trop somptueux à mon goût !cath-08.jpgQu'avait donc à se reprocher le connétable de Castille Hernàndez de Velasco pour faire élever cette chapelle qui rassemble tant d'oeuvres d'art ? N'a-t'il pas ajouté une grosse faute d'orgueil à ce qu'il avait déjà sur la conscience ? Sommes-nous dans le domaine des indulgences ? C'est splendide, mais totalement indécent !

Nous avons atteint la galerie supérieure du cloître où les nombreuses fenêtres permettent de voir le jardin,cath 17et sommes arrivés au musée de la cathédrale, installé dans la salle capitulaire et les salles voisines. Les pièces qui y sont présentées sont comme tout ce qui est rassemblé ici, d'une valeur inestimable. Voici le fac-similé d'une bible wisigothe de 960 !cath 18Nous sommes revenus sur nos pas, remarquant ici une coupole très travaillée,cath 16là une représentation inattendue de la Passion, et finalement presque étourdis par toutes ces richesses et pourtant nous n'avions pas fini car chaque chapelle est un musée en soi !

Dans la chapelle Santa Ana le grand retable gothique retrace la vie de la mère de la Vierge.cath 13La rencontre d'Anne et de son mari occupe le centre de l'arbre de Judée dominé par la Vierge tenant son enfant.cath 12Mais dépêchons-nous, Papamoscos va bientôt taper sur sa cloche pour nous donner l'heure, tout près de la grande porte, juste sous la voute.cath 11Et c'est lui qui nous fait savoir qu'il est temps d'aller voir de l'autre côté de la place si nous pouvons déjeuner !

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Published by Camille et Pierrette Filippi - dans Belles romanes et autres
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