Jeudi 26 juin 2008
26 juin 2008
Nous sommes 19 volontaires pour le Vallon de Combeau ou Val Combeau à 6 heures 30 ce matin. Ce haut lieu de la randonnée drômoise est si beau qu'il justifie tous les efforts pour avoir le bonheur d'y passer quelques heures.

Nous traversons Die, Châtillon en Diois, montons, entourés d'un paysage grandiose, vers le col de Menée pour arriver enfin au bout de la route, et  passons la clôture qui barre le chemin vers 8h 30. Le ciel était bien clair dans la vallée du Rhône, mais ici il est chargé de nuages et troublé par le brouillard ...



Les troupeaux sont à l'estive : moutons, vaches et chevaux sont dans les prairies autour du chemin qui monte doucement vers la bergerie puis le refuge de l'Essaure.

 Pause obligatoire au refuge qui est occupé ce matin par un couple déçu par le petit nombre d'animaux vus, mais enchanté par la flore. Ici Alain et Rachel ...

Nous aussi d'ailleurs. Nous ne savons où donner de l'oeil et de l'appareil photo. N'avons-nous pas déjà cette trolle dans notre moisson 2007 ? ou cet orchis dans les récoltes précédentes ? Et à l'ére du numérique ne soyons pas avares !
Ici la prairie est bleue, là rose, et un peu plus loin jaune. Et quelques pas de plus nous conduisent à toutes les combinaisons possibles. Qu'elles ont de la chance les vaches, elles peuvent changer de couleur de nappe tous les jours.

On n'a pas le temps de répertorier toutes nos trouvailles, ce sera pour ce soir. Nous sommes déjà à la traîne, car si j'ai fait quelques émules - nous sommes au moins 5 photographes aujourd'hui - tant de détails n'interessent pas tout le monde, et le groupe avance.

Nous arrivons dans une zône où nous pouvons voir de nombreux terriers de marmotte, et en voyons une qui court parmi les pierres, pour bientôt s'arrêter et nous observer. Son sifflement retentit : elle a prévenu toutes ses soeurs de notre arrivée. Mais était-ce nécessaire ? Nous faisons à nous tous tellement de bruit ! Et finalement Angela et Chantal que nous attendons longtemps arrivent avec deux vidéos magnifiques. En marchant bien loin du groupe bruyant elles ont pu ne pas se faire remarquer et surprendre quelques marmottes à deux pas du chemin ! et nous donner une bonne leçon !
Nous passons au pied de la Tête Chevalière (1835 mètres) où nous avions pique-niqué en 2006, la bergerie un peu à l'ouest, étape 2007 pour continuer vers la Bergerie de Chaumailloux, prétendument à 30 mn. C'est sûrement une évaluation de marcheur seulement intéressé par sa performance, et ni par la faune et encore moins la flore ! Nous dominons d'abord le vallon où nous voyons une cabane presque ronde, une bergerie et un monument entre stelle et cimetière.

Le soleil tape fort, et ce sera bien de s'arrêter là. Pas beaucoup d'ombre, seulement des cailloux et des fleurs, les grands pans de murs des falaises calcaires du Vercors, et au fond, le Mont Aiguille dont le sommet est dans les nuages.

Tour de l'endroit jusqu'au monument aux huit résistants qui gardaient le passage un soir d'été 1944 et qui furent tirés comme des lapins au petit jour par des soldats allemands dissimulés sur la crète ouest. Leur sépulture est dominée par une grande stelle. L'histoire tragique du Vercors nous rappelle de temps en temps que cet endroit grandiose et sauvage n'est que depuis peu un lieu de randonnées sportives, et que la vie y fut longtemps aussi rude que ses paysages.
Nous retournons sur nos pas. Prairies bleues de gentianes, asters, grassettes, géraniums, lins, centaurées, raiponces globulaires (les deux dernières magnifiques)

Roses de ciboulettes, gentianes (eh oui, il y en a des roses !), nigritelles noires, orchis globuleux et orchis sureau pourpre superbes


Jaunes des salsifis, des boutons d'or, des arnicas, des trolles, des pissenlits. Les grandes gentianes jaunes sont à peine en bouton.

Blanches ou presque des orchis sureau, des ombelles, des lis de St Bruno, de renoncules et de quelques joubarbes.

Il y a encore beaucoup d'autres fleurs , et le mieux est d'y aller voir ! Ce n'est pas difficile, il y a des cairns tout au long du chemin pour s'y retrouver et on est si récompensé par la beauté du vaste paysage que l'on découvre !


par Camille et Pierrette publié dans : Randonnées
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Jeudi 19 juin 2008
19 Juin 2008
C'est René, l'Ardèchois, qui mène la randonnée aujourd'hui. Aussi partons-nous pour la vallée de l'Eyrieux, jusqu'au Pont de Chervil.
Ce n'est qu'un regroupement des 19 participants, et l'occasion de voir passer quelques cyclistes de l'Ardèchoise. La célèbre course a un tel succès qu'elle est maintenant organisé sur trois jours, de ce jeudi, jusqu'à samedi. Suivant leurs possibilités les 15 000 compétiteurs s'inscrivent pour la durée qu'ils souhaitent, de 1 à 3 jours. L'Ardèche a revêtu son costume de fête tout au long du parcours : jaune et violet, cow-boys et indiens.

Nous poursuivons notre route dans les montagnes ardéchoises et à Saint Christol nous avons atteint la Haute Ardèche. C'était sûrement un gros bourg, avec son temple qui fut avant l'Empire Napoléonien une église romane, son ex-bureau de Postes immense, et son école qui le reste encore. C'est maintenant un petit village de 92 habitants,construit le long du Talaron, rivière bien claire qui chante en descendant les marches de pierres de son lit. Au fond, un grand atelier de moulinage a été transformé en maison d'hôtes.  Plusieurs chemins de randonnées traversent le village, et René a prévu que nous commencerons par le circuit des Pizes et rejoindrons ensuite lecircuit des Chaumets qui suit partiellement le chemin des Cinq Sens.

Nous atteignons un bois de chataîgniers et sapins qui protège notre montée vers le col des Pizes. Quelques genets, et beaucoup de digitales fleurissent le sousbois. Le chemin est bordé de murs de pierres sèches, et au Col des Pizes des andènes en amphithéâtre entourent une vieille ferme et sa prairie. A Vergnes nous empruntons un sentier plein de pierres qui nous permettra d'arriver au hameau de Talaron à travers les montagnes.

Quelques gués à traverser avant de nous installer au dessus d'une prairie pour le pique-nique. Un moment de repos nous permettra d'avoir moins chaud avant le repas, et de laisser partir les mouches qui nous assaillent. Les troupeaux sont sortis et les mouches revenues ...


Le dépliant de l'office de tourisme qualifie ce circuit de difficile ; ce doit être à cause des nombreuses pierres du sentier, car le dénivelé n'est pas important et se franchit sans effort. Retour à Saint Christol, traversée de la rivière et départ sur le chemin d'art qu'est le "chemin des cinq sens". link
Illustration du passé, du présent et du futur. Des figures de terre cuite au sommet de piquets de bois. Et des souches ou des branches organisés autour laissent comme toujours les uns perplexes, d'autres dubitatifs, et certains enthousiastes ... Il y a même un grand chemin desservant une chataîgneraie bordée de nombreux cairns bien serrés : pas moyen de se perdre !

Nous avons même dû traverser un chantier forestier où une équipe de bucherons abattaient des sapins immenses. Bruits de tronçonneuses et craquements des géants qui s'effondrent ... Et nous qui devons escalader les couches de branchages superposées, ou nous prendre pour des funambules
sur les troncs couchés ! Enfin ce sont quand même de gros fils, et nos chaussures sont antidérapantes !

 Il paraît qu'on peut tout faire au GREB, en voici une petite illustration. Débat sur l'itinéraire de retour à la sortie du bois ... Nous passons enfin par le Fau, et c'est le bon chemin.
 
Il est un peu tard quand nous revenons aux voitures ; les cow-boys et les indiens de l'Ardèchoise ont délaissé leurs postes ; et je vais arriver en retard à ma réunion à La Voulte ! Mais j'ai enfin découvert une partie des Boutières !

par Camille et Pierrette publié dans : Randonnées
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Mardi 17 juin 2008
Mardi 17 Juin 2008
Malgré la couleur du ciel et toutes les menaces des nuages nous sommes 13 téméraires à vouloir prendre le risque d'une sortie pluvieuse. Il a beaucoup plu hier, encore ce matin, les prévisions sont défavorables et le ciel très gris ... Nous refusons d'être condamnés encore une fois en ce printemps difficile à rester à Montmeyran, et Rachel nous emmène à Saillans où une variante de l'itinéraire 125 ne présente pas trop de risques pour ce triste mardi.
Nous allons faire le tour d'une partie du bassin du Rieussec en partant sur sa rive gauche et en revenant par les vignes de clairette dont les raisins entrent dans l'élaboration du vin pétillant célèbre : la clairette de Die.

Les mois de juin où tant d'eau chante sur les cailloux du lit du ruisseau doivent être assez rares, mais cette année nous avons au moins le plaisir de voir nos rivières vives et bien claires. La dernière pluie a laissé quelques gouttes au coeur de la catananche bleue et du liseron des champs ou des monts cantabre. Eh oui, finalement c'est bien un liseron cette si jolie fleur rose, avec un feuillage qui nous surprend ; source sur ce que je considère comme l'encyclopédie de la flore des Alpes et Préalpes, le site florealpes que je vous invite à visiter en cliquant ici :link

Les bugranes buissonantes fleurissent les talus qui nous entourent. Le chant des ruisseaux, la vue des fleurs nous font oublier le gris du ciel.

 Rassemblement sur un petit pont qui enjambe le Rieussec ; c'est le moment de deviser un peu. Mais c'est toujours le moment de papoter quand nous sortons, surtout si le chemin est facile ! Et pourquoi pas s'il est aussi un peu glissant, et s'il nous oblige à un peu plus d'attention de temps en temps ?

Traversée de gués, l'eau saute de marche en marche, et nous nous mouillons à peine les chaussures.

 Nous rejoignons la vallée où se dressent de nombreuses petites maisons des champs qui seraient maintenant protégées et que l'on ne pourrait plus transformer. Certaines sont devenues maisons des bosquets et des fourrés, leurs champs ont été abandonnés !

Saillans se niche au confluent du ruisseau Rieussec et de la Drôme, et nous pouvons admirer les toits de tuiles romaines aux jolies couleurs vieillies par le soleil qui forment un désordre compact. C'est un joli village au pied des Trois Becs qui se libèrent maintenant des nuages. Nous pouvons enfin voir le rocher de la Laveuse ! Quelle emplacement exceptionnel que celui de Saillans !

par Camille et Pierrette publié dans : Randonnées
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